Vue d'ensemble - Filler Guide


> Olive et Tom

Titre original : Captain Tsubasa
Genre : football tendance WTF
Anime : 1983~1986, 128 ép (7)
Manga : 1982~2015, 90+ vol (3)
Auteur : Yoichi Takahashi



I] Le résumé intégral de Captain Tsubasa (37 tomes, 45 ko de texte).
Spoiler :

Avertissement : les résumés qui suivent contiennent par moments des remarques sarcastiques (parce que les excès de l'auteur m'amusent). Si pour vous Captain Tsubasa est le meilleur manga jamais crée ou plus simplement que vous préférez lire des résumés wikipediesques (neutres), vous voilà prévenu. En outre, ces 114 chapitres sont pour la plupart résumés très rapidement, car la majorité des internautes aura au moins déjà vu les épisodes de la série, contrairement aux autres parties qui n'ont pas été adaptées. A noter que l'intégralité des résumés a été relue plusieurs fois, certains éléments supprimés, précisés ou nuancés quand jugé nécessaire, si bien qu'il n'y aura plus de modifications apportées, même pour d'éventuelles fautes d'orthographe oubliées, hormis celles que l'on m'aura signalées. Le lien suivant renvoie vers la galerie des personnages de Captain Tsubasa.

Un rappel des noms originaux et ceux de la version française de la série s'impose.

Tsubasa Ozora (Olivier Atton),
Genzo Wakabayashi (Thomas Price)
Katagiri (Kirk Pearson), Mikami (Freddy Marshall)
Kisugi (Johnny Mason), Urabe (Jack Morris)
Takasugi (Bob Denver), Nitta (Patrick Everett)
les Tachibana (les frères Derrick), Sano (Sandy Winter)
Kojiro Hyuga (Mark Landers), Jito (Clifford Yuma)
Ken Wakashimazu (Ed Warner), Izawa (Paul Diamond)
Sanae (Patty), Yayoi (Tippy, la copine de Misugi)
Misugi (Julian Ross), Matsuyama (Philippe Callaghan)
Takeshi (Danny Mellow), Morisaki (Alan Crocker)
Soda (Ralph Peterson, le tacleur fou), Taki (Ted Carter)
Ryo Ishizaki (Bruce Harper), Taro Misaki (Ben Becker)
Kozo Kira (Jeff Turner, le coach alcoolique de Meiwa)
Nankatsu (la Newpie / Newteam), Meiwa (la Muppet)
Musashi (la Mambo), Furano (la Flynet)

Captain Tsubasa résumé chapitre 01 : Tsubasa Ozora (le prénom signifie "aile" et le nom "ciel") est le héros de ce manga. Alors âgé d'à peine 2 ans, il fut victime d'un accident de la circulation. Echappant à la vigilance de ses parents, un camion le heurta de plein fouet alors qu'il jouait avec un ballon de football. L'année de ses 11 ans, sa famille déménage pour la ville de Nankatsu. De par sa profession, le père est constamment sur les mers. Tsubasa ne quitte jamais son ballon d'une semelle, pour la simple et bonne raison qu'il lui a sauvé la vie. En effet, il avait absorbé le choc par deux fois lors du fameux accident : contre le camion puis contre le sol. Depuis ce jour, le ballon est pour notre héros son meilleur ami, et il rêve d'évoluer un jour au Brésil mais surtout d'apporter la coupe du monde au Japon. Dans sa nouvelle ville, des enfants se disputent un terrain de football. Genzo Wakabayashi, gardien (réputé) de son état, met au défi les membres des clubs rivaux de son école de lui marquer un "but" en dehors de la surface de réparation. Et ni des joueurs de rugby, de handball et de baseball n'y parviendront, laissant alors le terrain à son équipe. Même Tsubasa, qui assistait à la scène, n'en revient pas.

Il demande plus tard au jeune Ishizaki de lui indiquer le domicile du gardien prodige, pour lui lancer un défi à son tour. Depuis une colline située à un peu plus d'une centaine de mètres de la maison en question, Tsubasa décoche un tir surpuissant. Wakabayashi capte le ballon et découvre l'inscription figurant dessus. Mikami, son coach personnel, a du mal à croire que le ballon soit venu d'aussi loin, mais un certain Roberto, qui passait par là, vient lui confirmer le point de départ. Ishizaki pense que Tsubasa ira comme lui à l'école publique de Nankatsu, tandis que Wakabayashi est lui à l'école privée de Shutetsu, leur rivale. Les croisant au détour d'une rue, Wakabayashi veut mettre les choses au clair et envoie un boulet de canon en direction de Tsubasa, qui le réceptionne habilement et se paie le luxe de le renvoyer sous un bus passant au même moment. Les 4 témoins n'en croient pas leurs yeux...

02 : le défi de Tsubasa à Wakabayashi. Il marque de la tête suite à une intervention de Roberto, un ancien joueur brésilien de renom (avec des origines japonaises), futur entraîneur personnel et de Nankatsu. Il avait dû mettre un terme à sa carrière suite à des problèmes de vue, et a décelé en Tsubasa les signes d'un futur génie du ballon rond. Wakabayashi, qui vit ce but comme une humiliation, met à son tour Tsubasa au défi de lui en marquer un lors d'un match officiel.

03 : on apprend que Roberto a été invité par le père de Tsubasa à passer quelque temps en sa compagnie, afin de lui enseigner les rudiments du football. Nankatsu, dans lequel joue désormais notre héros, rencontre le club de Nishigaoka en match amical. Par le passé, Nankatsu avait perdu sur le score de 30 à 0 face à Shutetsu. Tsubasa marque les 4 premiers buts, dont un depuis son propre goal, tandis que le dernier est inscrit par Ishizaki, pour un score final de 5 à 2. Dans un autre match amical, Nankatsu bat par 7 à 0 l'équipe de Mizukoshi.

04 : c'est le 26ème tournoi des écoles entre Nankatsu et Shutetsu. Plusieurs clubs de sports sont en compétition. Avant le match de foot, il y a égalité parfaite, 20 partout.

05 : début du match Shutetsu vs Nankatsu. Kisugi ouvre le score.

06 : Tsubasa égalise d'un retourné acrobatique.

07 : en prolongation, un certain Misaki remplace Ishizaki (blessé) au pied levé. Il vient juste d'emménager à Nankatsu avec son père, un artiste peintre itinérant. Le jeune garçon est lui aussi un passionné du ballon rond. A la suite d'un corner, Wakabayashi donne l'avantage à son équipe.

08 : Tsubasa égalise à nouveau après une passe décisive de Misaki. Ce dernier s'adapte à merveille au jeu de notre héros, et leur duo sera plus tard qualifié de paire en or. Le match se termine sur ce score de 2 partout.

09 : cette année, une sélection des joueurs des clubs des écoles de Nankatsu (Nankatsu, Nishigaoka, Shutetsu, etc.) sera formée, afin de disputer le championnat départemental de Shizuoka, son vainqueur obtenant un ticket pour le championnat national.

Captain Tsubasa résumé chapitre 10 : défi de Hyuga pendant un match pour décider de la sélection officielle de Nankatsu. Il marque un but à Wakabayashi. Hyuga n'a pas la vie facile que peut avoir Tsubasa, qui ne pense qu'au football, puisqu'il doit épauler sa mère en s'occupant de ses frères et soeurs, en plus de mener divers petits boulots.

11 : Nankatsu débute son championnat départemental par un match contre le Fuji FC. Tsubasa marque les 3 premiers buts, pour un score final de 7 à 0.

12 : 1er tour : Nankatsu vs Fuji FC (7 à 0). 2ème tour : Nankatsu vs Ikawa (10 à 0). 3ème tour : Nankatsu vs Kakegawa (11 à 0). 4ème tour : Nankatsu vs Atsukura (8 à 0). 5ème tour : Nankatsu vs Nakana (9 à 0). En quart de finale, Nankatsu affronte la Hamana (7 à 0). En demi-finale, contre la Shimada, Wakabayashi n'est pas titulaire en raison d'une blessure. Morisaki le remplace. La Shimada mène 2 à 0.

13 : sur un centre de Misaki, Tsubasa réduit l'écart. Il égalise ensuite d'une tête plongeante, et marque le 3ème but en fin de match.

14 : la finale oppose Nankatsu (45 buts marqués, 2 encaissés en 7 matchs) à Shimizu (44 buts marqués, 1 encaissé), avec Wakabayashi opérationnel. Tsubasa ouvre le score, suite à un long dégagement de son gardien.

15 : Tsubasa marque 2 autres buts et Nankatsu remporte le championnat départemental sur le score de 3 à 0. Chez les Ozora, Roberto se demande s'il serait vraiment sage d'emmener Tsubasa avec lui au Brésil, alors qu'il semble s'épanouir auprès de sa mère. Plus tard, lors d'un entraînement, il lui explique qu'il peut très bien jouer au football ici, au Japon. Tsubasa entend protester, mais il est interrompu par Wakabayashi.

16 : sa blessure étant plus grave que prévu, Wakabayashi lui apprend que sa participation au championnat est très incertaine pour le moment. Ayant encore à l'esprit l'affront de Hyuga, il fait promettre à Tsubasa de remporter tous leurs matchs afin de rencontrer son équipe. En privé, la mère de Tsubasa répond à Roberto qu'elle serait heureuse de voir son fils accomplir ses rêves, dont celui d'évoluer au Brésil. Ce souhait, Roberto s'était initialement proposé de le réaliser, si bien que plus rien ne semble s'y opposer. A l'entraînement, en l'absence de Wakabayashi, Tsubasa est désigné capitaine de l'équipe.

17 : le championnat national, qui se tient chaque année durant les vacances d'été, peut commencer. Quarante-huit équipes, réparties en 8 poules, y participent. La compétition s'étalera sur 6 jours.

18 : en phase de poule, Nankatsu affronte Meiwa, l'équipe de Hyuga. Wakabayashi, blessé, ne jouera(it) que la finale. Tsubasa ouvre le score.

19 : Hyuga égalise puis délivre une passe décisive à Takeshi.

Captain Tsubasa résumé chapitre 20 : Misaki égalise à son tour, sur une passe de Tsubasa (2 partout). S'ensuit un but de Hyuga sur un centre de Takeshi (2 à 3). Tsubasa égalise d'une tête plongeante, sur une passe de Misaki. Les deux équipes en sont à 5 partout, avant que Hyuga ne donne l'avantage à Meiwa de la tête.

21 : Tsubasa permet à Nankatsu de recoller au score (6 partout).

22 : Meiwa l'emporte finalement 7 à 6, grâce à Takeshi. Tsubasa fond en larmes. Dans le même groupe, Hanawa, où jouent les frères Tachibana, écrase Osu par 10 à 0. Nankatsu défait Osu par 9 à 0 et gagne 2 autres matchs. Meiwa fait intentionnellement match nul 5 partout contre Hanawa. Hyuga espérait ainsi que Nankatsu soit éliminé en phase de poule, lors de sa confrontation à venir contre Hanawa.

23 : Meiwa totalise 4 victoires pour un nul, Nankatsu 3 victoires pour une défaite, Hanawa 3 victoires pour un nul. Par conséquent, Nankatsu doit obligatoirement battre Hanawa pour espérer aller plus loin. Tsubasa ouvre le score mais les frères Tachibana égalisent grâce à leur Triangle Shoot. Cette technique consiste pour l'un des deux frères à sauter plus haut que tout le monde en prenant appui sur un poteau, pour pouvoir remettre à l'autre, qui est censé conclure l'action.

24 : Hanawa mène au score, grâce à un but contre son camp d'Ishizaki. Sur une déviation d'un tir de ce même Ishizaki, Misaki égalise (2 partout).

25 : Nankatsu reprend l'avantage d'un retourné acrobatique de Tsubasa. Le prodige s'est inspiré de la technique des jumeaux en prenant appui sur le poteau, mais en sautant ensuite carrément depuis la barre transversale (no comment). Il n'y avait évidemment personne pour le marquer à une telle hauteur.

26 : le score en restera là. Roberto remarque que Tsubasa ne peut s'empêcher de reproduire les techniques des autres joueurs et que même s'il ne l'entraînait pas, il deviendrait plus fort au fil des matchs. Place aux 8èmes de finale, avec Nankatsu vs Naniwa. Ce dernier mène grâce à un but suite à un long dégagement de son imposant gardien. Tsubasa égalise sur une passe d'Izawa. Sur des passes décisives de Tsubasa, Kisugi, Izawa et Misaki creusent l'écart. Nankatsu gagne la rencontre sur un dernier but de Tsubasa (5 à 1).

Place maintenant aux quarts de finale : Meiwa bat Kasai par 5 à 1 (les stats de Hyuga indiquent 24 buts et 4 passes décisives), la Furano bat Yonago par 3 à 1 (11 buts et 8 passes décisives pour Matsuyama), Nankatsu bat Shinjo par 7 à 0 (25 buts et 6 passes décisives pour Tsubasa, et respectivement 9 et 12 pour Misaki).

27 : la Musashi de Misugi bat Hitachi par 6 à 2.

28 : demi-finale Meiwa (Hyuga) vs Furano (Matsuyama). Hyuga ouvre le score, mais Matsuyama égalise sur penalty, après une faute de Hyuga. Les deux joueurs marquent une nouvelle fois. Suite à une main d'un joueur de Meiwa dans la surface de réparation, Matsuyama s'élance pour tirer le penalty, mais est stoppé net dans son élan par Wakashimazu qui annonce lui-même un changement de gardien (drôle de règles). Il arrête le tir. Meiwa l'emporte sur un dernier but de Hyuga (3 à 2). Wakashimazu est un gardien atypique, qui a su mettre à profit sa passion pour les arts martiaux pour défendre au mieux ses cages. Son habileté lui permet en effet de réaliser les arrêts les plus spectaculaires de tout le manga, souvent à base de projection à partir d'un poteau.

29 : demi-finale entre Nankatsu et la Musashi. Misugi, un joueur fort talentueux à la santé plus que fragile (il souffre de problèmes cardiaques), ouvre le score.

Captain Tsubasa résumé chapitre 30 : Tsubasa réplique d'un retourné acrobatique. Et marque à nouveau, avant d'être signalé hors-jeu, une stratégie que va répéter Misugi. Celui-ci donnera l'avantage à son équipe d'un retourné acrobatique.

31 : à la mi-temps, Tsubasa confie à ses partenaires que Misugi est encore meilleur que lui. Misugi demande à parler à Yayoi (qui sera plus tard sa petite amie) et... la gifle. Il lui reproche d'avoir mis le capitaine de Nankatsu au courant de sa maladie, si bien qu'il n'a pu se donner à fond pendant cette première période. Sans ça, la Musashi aurait été menée. Yayoi lui avait même demandé de laisser Misugi gagner le match. Peu après la reprise et sous un ciel pluvieux, la Musashi mène 3 à 1, sur un but de Sanada. Quelques secondes plus tôt, Tsubasa semblait avoir perdu tout espoir, les genoux à terre, comme s'il venait de se prendre une claque. C'est alors que Wakabayashi le sermonne, et lui rappelle la promesse qu'il lui a faite d'accéder à la finale, pour prendre leur revanche sur Hyuga. Roberto et Sanae, une supportrice fidèle et acharnée, l'encouragent également. Tsubasa repense à tous ses amis ainsi qu'au chemin parcouru jusque-là, et s'excuse de son comportement. Dorénavant, il jouera au maximum de ses possibilités.

32 : Tsubasa réduit l'écart sur une passe de Misaki. Et permet à son équipe de recoller au score (3 partout).

33 : but de Misugi.

34 : Misaki égalise d'une tête plongeante, après une passe en retourné acrobatique de Tsubasa, qui marque le but de la victoire en fin de match (5 à 4).

35 : la finale se jouera donc entre Meiwa FC, l'équipe entraînée par le coach Kira (très porté sur la boisson) et qui représente le département de Saitama, et Nankatsu FC, celle de Shizuoka.

36 : le match commence et les deux gardiens (Wakabayashi a repris sa place) sont mis en valeur.

37 : Nankatsu ouvre le score sur un tir simultané de Tsubasa et de Misaki.

38 : 5 tirs de Hyuga en dehors de la surface de réparation sont captés par Wakabayashi. Le 6ème, dévié par Takeshi, est lui aussi renvoyé.

39 : face à la désapprobation de Takeshi, Hyuga abandonne l'idée de marquer en dehors de la surface de réparation. Lors d'une nouvelle occasion, Wakabayashi, qui s'était avancé, est projeté dans son but mais parvient tout de même à garder le ballon en dehors.

Captain Tsubasa résumé chapitre 40 : après un tir dévié par Wakabayashi sur son poteau, Hyuga reprend de la tête en force face à deux joueurs qui essayaient de dégager du pied (1 partout).

41 : Wakabayashi, Misaki et Tsubasa étant blessés, leurs partenaires se donnent à fond. Ishizaki bloque de la tête un tir de Hyuga (sans perdre une dent).

42 : à bout portant, Hyuga marque le but du 2 à 1. Wakabayashi, qui avait les mains sur le ballon, n'a rien pu faire.

43 : après un retourné acrobatique de Tsubasa mal renvoyé par Wakashimazu, et un tir de Kisugi contré par le gardien, Wakabayashi (après avoir activé son mode furtif, bien sûr, car là bizarrement le terrain ne fait plus que 20 mètres ^^) chipe le ballon des pieds de Hyuga, tire au but et est dévié d'une tête plongeante non cadrée de Misaki. Tsubasa conclut l'action d'une figure acrobatique et égalise. C'est la fin du temps réglementaire. Il y aura deux prolongations de 5 minutes.

44 : une première prolongation qui se déroule sous une chaleur accablante, où les gardiens sont toujours autant sollicités et les 3 blessés puisent dans leurs réserves. Ce qui n'empêche pas Tsubasa de tirer d'un retourné acrobatique à effet qui percute Wakashimazu et... rentre dans le but 1 seconde après que l'arbitre ait sifflé la fin de la première prolongation. Le but n'est pas accordé (c'est quoi cet arbitre de m*** ?!).

45 : à la reprise, sur une passe de Takeshi, Hyuga y va lui aussi de son retourné acrobatique. Wakabayashi rattrape le ballon et s'écrase sur le poteau, souriant. La 2ème prolongation s'achève sur cette action.

46 : les organisateurs étant de grands sadiques aimant voir des enfants souffrir sur un terrain sous 35°C, deux dernières prolongations de 5 minutes sont décidées. Si personne ne prend l'avantage à leur terme, les deux équipes seront désignées vainqueures. Après une averse de 10 secondes qui revigore les joueurs, le match reprend. Misaki et Tsubasa économisent leur force, tandis que Hyuga se fatigue en vain. Au point que Wakashimazu se décide à intervenir, en tirant au but. Wakabayashi répond présent. La défense de Nankatsu a tenu bon et son duo d'attaquants vedettes s'apprête à aborder les 5 dernières minutes plein de détermination. La 6ème édition de ce championnat va bientôt toucher à sa fin.

47 : Misaki et Hyuga tentent de récupérer le ballon en effectuant un retourné acrobatique, mais ne sont pas dans le bon timing. Misaki n'était cependant qu'un leurre pour laisser le champ libre à Tsubasa, qui marque d'un retourné acrobatique (3 à 2). De son côté, Wakabayashi annihile plusieurs tentatives de Meiwa, et ce malgré ses blessures.

48 : même la figure acrobatique de Wakashimazu échoue, contrée par Misaki, qui finit par se cogner la tête violemment sur le poteau. Plutôt que de mettre le ballon en touche pour que ses partenaires aient accès aux soins, Tsubasa en profite pour contre-attaquer. Une victoire ne lui suffit pas, étant donné la défaite en match de poule (7 à 6 et 2 à 3 = 9 buts partout). Après avoir dribblé les joueurs de Meiwa, être passé en force face à Hyuga et feinté Wakashimazu, il tire dans le but vide. Le ballon transperce le filet et s'envole dans le ciel (rien que ça, et pourquoi pas des feux d'artifices aussi ! ^^). L'arbitre siffle la fin du match sur ce score de 4 à 2. Le championnat est terminé. Tsubasa et Hyuga se serrent la main.

49 : Roberto, qui avait promis d'emmener Tsubasa au Brésil s'il remportait le championnat national, s'en va finalement sans lui. Le jeune prodige, qui avait tout donné dans cet unique objectif, ne peut retenir ses larmes en apprenant la nouvelle.

Captain Tsubasa résumé chapitre 50 : Roberto a laissé un manuel d'entraînement à son protégé. Misaki s'en va avec son père pour la France. Ses partenaires et amis lui offrent un ballon dédicacé en souvenir. Wakabayashi, quant à lui, leur annonce qu'il accompagnera son coach personnel, muté en Allemagne de l'Ouest. En guise d'adieu, Tsubasa et lui organisent un dernier duel (en référence au chapitre 2). Tsubasa tire de l'extérieur de la surface de réparation. Wakabayashi est trop court mais le ballon rebondit sur le poteau. Tsubasa le reprend d'un retourné acrobatique. Ishizaki reconnaît là la technique de Roberto. Wakabayashi parvient à l'arrêter, invoquant la chance. Il les quitte enfin, en emportant sa casquette Adidas dédicacée par ses amis. Avec ce chapitre, prend fin la partie "école primaire" du manga. La suite se passe deux ans plus tard.

51 : après avoir remporté le championnat national (des collèges) deux fois consécutivement, Tsubasa a enchaîné sur un stage de préparation avec des lycéens. Il entame sa 3ème année de collège. Son objectif est de remporter la compétition une 3ème fois d'affilée, ce qui serait un record.

52 : le championnat départemental de Shizuoka va bientôt avoir lieu.

53 : 104 collèges y participent. Certains, comme Nankatsu, sont exemptés de premier tour.

54 : Nankatsu bat Itoh par 6 à 0, puis Kawane par 3 à 0, Hamanaka par 7 à 1, Otaichi par 4 à 0 et enfin Okabe par 5 à 1. L'équipe accède à la finale, de même que la Otomo où joue Nitta. Le gagnant représentera Shizuoka au championnat national.

55 : ouverture du score par Tsubasa. Qui arrête plus tard une occasion franche de Nitta, en imitant la technique de Wakashimazu (projection à partir d'un poteau). Nitta finit par marquer mais Tsubasa réplique. Nankatsu mène 2 buts à 1. Tsubasa tire au but mais c'est en fait une passe qui trompe le gardien. Taki reprend d'une tête plongeante et marque. Le score final est de 3 à 1. A Hokkaido, la Furano remporte la finale de son championnat départemental (7 à 0). L'équipe de Hyuga jouera elle contre la Musashi de Misugi. A Akita, les frères Tachibana gagnent leur finale. A Osaka, la Naniwa la perd contre la Azumaichi de Soda, par 1 but à 0.

56 : la finale de la préfecture de Tokyo se joue entre la Toho, nouvelle équipe de Hyuga, et la Musashi, celle de Misugi. La Musashi défend en première période, avec Misugi sur le banc, toujours diminué par ses problèmes de santé. Hyuga plante tout de même 3 buts. Misugi rentre peu avant la mi-temps et réduit l'écart. La Toho mène 3 buts à 1.

57 : Misugi réduit encore l'écart d'un retourné acrobatique mais doit finalement sortir à cause de ses problèmes de coeur. La Toho l'emporte sur le score de 3 à 2. Le coach Kira (il n'entraîne pas la Toho) critique vertement son ancien protégé qui a semble-t-il perdu ses griffes. Pendant ce match, il avait en effet été le seul sur le terrain que la vue de Misugi au sol à cause de ses problèmes cardiaques avait préoccupé, voire troublé, puisqu'il était resté auprès de lui. Contrairement aux autres, équipiers comme adversaires, qui continuaient à jouer (du très grand n'importe quoi !).

58 : plus qu'une semaine avant le championnat national. Tubasa reçoit une lettre d'Allemagne de la part de Wakabayashi. Son ami lui donne également des nouvelles de Misaki. A l'académie de Toho, Hyuga est introuvable.

59 : cérémonie d'ouverture du 16ème championnat national de football (collégiens). Le 1er match se jouera entre Nankatsu et la Azumaichi de Soda. Du côté de la Toho, le coach Makoto, furieux, annonce à ses joueurs que Hyuga ne participera pas au championnat pour s'être absenté sans prévenir. Il est en effet parti s'entraîner à Okinawa avec le coach Kira, qui lui avait reproché son manque de détermination. Là-bas, il a pu développer sa puissance de frappe en enchaînant les tirs contre des vagues déchaînées, à l'approche d'un typhon. Satisfait, il pensait rejoindre les siens à temps, mais il se heurte au refus catégorique de son coach.

Captain Tsubasa résumé chapitre 60 : ouverture du score par Soda, un joueur qui n'hésite pas à tacler violemment. Nankatsu égalise d'un but de Takasugi de la tête, sur un centre de Tsubasa.

61 : score final 2 à 1, sur un but de Tsubasa.

62 : la Toho et la Furano remportent elles aussi leur premier match.

63 : Nankatsu vs Nishigaoka. Kisugi ouvre le score. Les joueurs veulent préserver Tsubasa, blessé à la jambe mais tout de même sur le terrain. Igawa marque, de même que Tsubasa, pour un score final de 6 à 0. Le match suivant est entre Nankatsu et la Hanawa des frères Tachibana. Taki ouvre le score sur une passe de Tsubasa. Ishizaki annihile la technique du rebond sur le poteau des frères Tachibana, en les faisant vibrer. S'ensuit un but de Kisugi, sur une passe de Tsubasa. Mais les jumeaux ne s'avouent pas vaincus et marquent grâce à leur nouvelle technique de la catapulte (Skylab Hurricane) : sans doute celle qui aura le plus marqué les téléspectateurs.

64 : Tsubasa bloque une nouvelle tentative en prenant appui sur le poteau. Il se blesse à l'épaule en voulant protéger son adversaire, qui allait retomber sur la tête, et sort pour se faire soigner. Nankatsu défend alors en bloc, avec même deux joueurs stationnés sur la barre transversale pour contrer d'éventuelles catapultes (c'est réglementaire tout ça ?!). Mais les jumeaux ajustent leur technique et égalisent. Ils se vautrent complètement sur leur essai suivant, leurs jambes ayant été trop sollicitées. Tsubasa rentre en jeu. Les frères Tachibana tentent un tir simultané, dévié par l'épaule du gardien, puis la tête d'Ishizaki. Tsubasa marque le but de la victoire (3 à 2).

65 : place aux quarts de finale. Meiwa Higashi, qui comporte d'anciens joueurs de Meiwa, défait Kanamura par 2 à 0. La Toho bat Chubu par 3 à 0. La Furano bat Minamiuwa par 2 à 1. Nankatsu va affronter la Hirado, une équipe dont le maillot m'a toujours fait penser aux frères Dalton dans Lucky Luke.

66 : Sano ouvre le score de la tête, sur un tir de Jito. Ishizaki en bloque un de la tête. Jito, d'une puissante frappe, envoie Morisaki dans ses filets. Sano alourdit l'addition après un tir à effet de Jito. La Hirado mène 3 buts à rien.

67 : Tsubasa réduit l'écart d'un tir de loin avec effet qui laisse tout le monde pantois : le Drive Shoot. Il réitère quelques secondes plus tard. Après avoir dégommé, de son tir surpuissant, Sano puis Jito, Tsubasa marque le 3ème but en envoyant Jito dans les cages par la même occasion (on remarquera qu'il rend coup pour coup).

68 : Kisugi marque le but du 4 à 3, Tsubasa étant un peu cuit. L'arbitre siffle la fin du match.

69 : Meiwa Higashi contre la Toho. Meiwa ouvre le score d'un but collectif de ses joueurs qui poussent tous le ballon jusqu'au fond du filet.

Captain Tsubasa résumé chapitre 70 : Sorimachi égalise sur une passe décisive de Takeshi. Wakashimazu marque le but du 2 à 1, score qui en restera là. La Toho accède à la finale pour la 3ème fois consécutive.

71 : Nankatsu contre la Furano. Ouverture du score par Matsuyama.

72 : Tsubasa égalise d'un retourné acrobatique. Izawa donne l'avantage d'une tête plongeante, sur une passe de Tsubasa.

73 : la Furano se met à 3 joueurs pour bloquer un tir de Tsubasa et, sur une passe de Matsuyama, s'y met à 6 pour marquer (2 partout). La Furano mise tout sur son collectif.

74 : Tsubasa décoche un tir surpuissant depuis le rond central : le ballon se cogne contre le poteau, rebondit sur le sol, mais file ensuite au but grâce à l'effet mis dans le tir. Nankatsu gagne par 3 buts à 2.

75 : à genoux, Hyuga présente ses excuses au coach de la Toho. Mais ce dernier, invoquant ses convictions personnelles ainsi que sa fierté, ne les accepte pas. Hyuga est alors à deux doigts de le frapper, quand ses camarades interviennent pour l'arrêter à temps. Ils se mettent à leur tour à genoux pour supplier leur entraîneur de le laisser jouer. Sorimachi, Takeshi et Wakashimazu ayant porté leur équipe jusqu'à la finale, il accepte de réintégrer Hyuga à la condition qu'il marque face à ces 3 joueurs. Ce qu'il fait en tirant son Tiger Shoot (Tir du Tigre) depuis le rond central, en laissant Wakashimazu sur place. Le coach annonce alors la composition de l'équipe pour le dernier match, et le "Tigre" en fera bien partie.

76 : le coach Kira présente lui aussi ses excuses à genoux. Le coach de la Toho remettra plus tard sa lettre de démission. Deux ans plus tôt, la finale voyait la victoire de Nankatsu sur la Toho par 2 buts à 1 (Tsubasa et Hyuga). L'année dernière, Tsubasa avait inscrit l'unique but de la rencontre. La finale commence. Dès le coup d'envoi et donc du rond central, Tiger Shoot de Hyuga qui vient s'écraser sur le poteau. Le ballon se dégonfle. Réplique rapide de Tsubasa qui percute aussi le poteau. Là encore, le ballon se dégonfle (bouh, qu'il était jaloux ! Il le voulait son crevage de ballon ! ^^).

77 : sur le 2ème Tiger Shoot de Hyuga, la Toho ouvre le score. Tir de Tsubasa : Wakashimazu l'attrape d'une main, mais l'effet rotatif l'envoie dans ses filets. Les deux équipes sont à égalité.

78 : Tiger Shoot de Hyuga qui dégomme 6 joueurs, tels des quilles, et finit même par transpercer le filet. La Toho mène 2 buts à 1. Encore un Tiger Shoot, qui envoie valser Tsubasa au passage, et cela fait 3 buts à 1. Du rond central, Hyuga décoche un Tiger Shoot que Tsubasa renvoie. Le ballon transperce les filets de Wakashimazu, qui n'a pas bougé. Pour l'auteur, l'équilibre de l'univers est rétabli et son héros pourra bien dormir ce soir (1 ballon crevé et 1 filet transpercé partout ^^).

79 : des actions ou occasions, mais pas de buts (il faut bien reprendre son souffle).

Captain Tsubasa résumé chapitre 80 : sur une passe lumineuse d'Ishizaki aux prises avec Hyuga, Tsubasa marque d'un retourné acrobatique (3 partout). Ishizaki bloque ensuite un Tiger Shoot... de la tête. Oui, oui, le fameux tir qui déglingue 6 joueurs et s'en va transpercer les filets. Et avec le sourire s'il vous plait.

81 : on assiste à une partie de tennis entre les deux rivaux. Tsubasa décoche un puissant tir, que Hyuga renvoie, que Tsubasa renvoie. Wakashimazu est éjecté avec le ballon vers sa cage, mais est rattrapé in extremis par Hyuga. C'est la fin du temps réglementaire et deux prolongations de 10 minutes sont à venir.

82 : Tsubasa marque d'un tir à effets multiples. Nankatsu mène par 4 buts à 3.

83 : à quelques secondes du coup de sifflet final, Hyuga s'apprête à décocher un Tiger Shoot qui sera vraisemblablement repoussé par la défense adverse. Quand Takeshi intervient d'un tacle glissé pour l'empêcher de tirer en vain...

84 : c'est le déclic pour Hyuga. Il envoie le ballon par-dessus la défense et se sert du pied de Takeshi comme d'une catapulte pour s'envoler dans les airs (dans une belle chorégraphie sans doute enseignée par Rei du Nanto (cf. Hokuto no Ken)). S'ensuit un Tiger Shoot en retourné qui envoie Morisaki dans ses filets, malgré l'intervention de Tsubasa. Il reste 1 minute à jouer et les deux équipes seront désignées vainqueures en cas d'égalité. L'avant-dernier Tiger Shoot, dévié des cheveux par Tsubasa, finit par rebondir sur la barre transversale. Tsubasa jette aussitôt ses dernières forces dans une ultime tentative, contrée par Hyuga à l'aide d'un Tiger Shoot. Le ballon s'envole au-dessus d'eux et c'est la fin du match ! Nankatsu remporte sa 3ème victoire d'affilée et la Toho sa 1ère. On annonce la liste des 24 meilleurs joueurs du championnat, dont 17 participeront à la coupe du monde junior (à Paris), à l'issue d'un stage de préparation. Misugi, lui, rejoint le staff. Il jouera aussi sur de courtes périodes.

85 : Tsubasa, blessé, ne participe ni aux entraînements ni aux matchs de préparation de la sélection junior. Personne ne sait s'il sera de la compétition. En attendant, la sélection remporte ses matchs contre des équipes lycéennes par 3 buts à 1 (Hyuga), 2 buts à 0 et enfin 2 buts à 1 contre l'équipe lycéenne championne en titre (Toho).

86 : en Allemagne, le Japon (U16) va jouer un match de préparation contre Hambourg, le club de Wakabayashi. Karl Heinz Schneider, le Tsubasa allemand (même design), ouvre le score face à Wakashimazu, puis creuse l'écart.

87 : coup du chapeau de Schneider et Hambourg mène donc 3 buts à 0. Hyuga et Matsuyama refusent que Tsubasa entre en jeu, les sélectionnés ayant dû mériter leur place à l'issue du stage de préparation. Wakabayashi est pourtant formel : sans lui, ils ne gagneront jamais !

88 : Morisaki remplace Wakashimazu, blessé à la main. Hambourg mène désormais par 5 buts à 0, toujours grâce à Schneider. Hyuga marque enfin (Wakabayashi avait tout arrêté jusque-là), mais à l'intérieur de la surface de réparation et à bout portant, transperçant le filet. Le gardien n'a même pas pris la peine de bloquer le ballon et se moque de Hyuga qui a semble-t-il ravalé sa fierté en tentant de marquer d'aussi près. L'attitude un rien provoquante du gardien fait qu'ils en viennent très vite aux mains. Hyuga part alors s'entraîner pour pouvoir rivaliser avec les tirs de Schneider. Le coach Kira lui confie un ballon 3 fois plus lourd que la normale pour mettre au point son Neo Tiger Shoot. Les matchs amicaux continuent et la sélection japonaise affronte l'équipe du Werder Brême (Allemagne), qui mène 3 buts à 0 à la mi-temps. Morisaki est toujours gardien en remplacement de Wakashimazu. A la reprise, Hyuga réduit l'écart, imité par Soda. Mais le Japon perd finalement par 3 buts à 2. C'est au tour de la sélection italienne d'affronter le Werder Brême.

89 : l'Italie remporte la partie par un unique but. Et refuse ensuite de jouer contre l'équipe nippone, jugeant son niveau bien trop faible. Ce qui énerve Tsubasa, qui dans un coup d'éclat se met à dribbler l'intégralité de l'équipe italienne et marque un but, le gardien adverse étant pourtant un des plus réputés d'Europe. Le message est clair : ne sous-estimez pas le Japon ! Enfin plutôt... Tsubasa ! Suite à cette action, même Hyuga est d'accord pour que son ancien rival intègre l'équipe (il fallait l'unanimité). Tout le monde s'entraîne durement avant le début de la compétition. Lors des derniers matchs de préparation, Tsubasa est donc titulaire. Contre l'équipe du Bayern, il marque dès les 1ères secondes. Hyuga creuse l'écart, tandis que Matsuyama inscrit le but du 3 à 0, score final. Tsubasa a délivré deux passes décisives. Contre l'équipe d'Amsterdam, le Japon gagne par 4 buts à 0. Contre la sélection belge, le score est de 3 buts à 1.

Captain Tsubasa résumé chapitre 90 : 4 groupes prennent part à la coupe du monde junior. L'Argentine est avec l'Italie et le Japon. La France est avec l'Angleterre et la Malaisie. L'Espagne est avec l'Uruguay et la Belgique. L'Allemagne (de l'Ouest) est avec le Portugal et le Canada.

91 : l'Italie et le Japon ouvrent le bal. Wakashimazu a repris sa place de gardien. L'Italie ouvre le score après pas mal de tentatives nippones, qui ont surtout servi à mettre en valeur le niveau de son gardien, Gino Fernandes. Misaki entre en jeu.

92 : passe de Misaki à Tsubasa, qui lui renvoie d'un retourné acrobatique, qui lui renvoie d'une tête plongeante. Tsubasa marque finalement d'une tête plongeante. Après plusieurs tentatives contrées de Tsubasa, Hyuga reprend le ballon et marque le but de la victoire de son Neo Tiger Shoot. L'Allemagne bat le Canada par 4 buts à 0 (hat trick de Schneider). L'Uruguay bat la Belgique par 3 buts à 1. La France bat l'Angleterre sur le même score.

93 : l'Allemagne bat le Portugal par 4 buts à 1 (hat trick de Schneider). L'Argentine écrase l'Italie par 5 buts à 0. Gino n'a cependant pas joué ce match. Les tirs de Tsubasa et de Hyuga lui ayant cassé plusieurs doigts, la guérison complète devrait lui prendre un mois.

94 : le Japon affronte maintenant l'Argentine. Roberto assiste à ce tournoi et prévoit d'emmener Tsubasa au Brésil en cas de victoire. Diaz trouve les filets à 3 reprises. Hyuga réduit l'écart sur une passe de Tsubasa. Les frères Tachibana, toujours sur une passe de Tsubasa, font de même d'un tir simultané. Tsubasa reproduit la technique de Diaz, le prodige argentin, mais ce dernier intervient et bloque l'occasion. Sur une passe de Tsubasa, Misaki permet au Japon d'égaliser (3 partout). Rappelant Maradona et ses buts légendaires, Diaz dribble 8 joueurs et marque : l'Argentine prend l'avantage. Sur une quatrième passe décisive de Tsubasa, Hyuga marque une nouvelle fois. Misugi entre en jeu.

95 : passe décisive (la 5ème) de Tsubasa à Misugi, qui marque d'un retourné acrobatique. Le Japon gagne par 5 buts à 4. Il affrontera la France en demi-finale, tandis que l'Allemagne rencontrera l'Uruguay.

96 : l'Allemagne et l'Uruguay sont à égalité, 1 partout. Les vedettes des deux équipes ont marqué : Ramon Victorino a ouvert le score, et Schneider lui a répondu de son Fire Shoot. Wakabayashi compare ce tir à une boule de feu, le ballon donnant l'impression de chauffer.

97 : avec leur autre gardien en renfort, Muller, et 4 buts de Schneider, l'Allemagne écrase l'Uruguay par 6 buts à 1.

98 : le Japon affronte la France, menée par Pierre Alcide et Napoléon. Tsubasa ouvre le score sur une passe de Hyuga.

99 : Pierre égalise rapidement d'un Slider Shoot, qui laisse Tsubasa bouche bée. Quelques secondes auparavant, Soda et Napoléon en venaient aux mains à cause d'un tacle un peu trop appuyé du premier. Les deux écopent d'un carton jaune, et Pierre gifle même son partenaire, lui reprochant d'avoir déclenché les hostilités et oublié l'intérêt de l'équipe. Tsubasa voit en son comportement la marque des grands joueurs. Sans perdre de temps, il réplique en reproduisant la technique du buteur français, au final pas très éloignée de son Drive Shoot. Mais il trouve le poteau. Roberto remarque que Tsubasa copie les techniques quasiment immédiatement (des fois que le lecteur ne l'aurait pas déjà compris ^^). Soda, dans la surface de réparation, écope d'un 2ème carton, synonyme d'expulsion. Les Japonais jouent donc à 10. Tsubasa conteste la décision arbitrale et se prend un jaune. Le penalty est transformé et la France mène par 2 buts à 1. Hyuga marque un but, mais il est refusé pour une position de hors-jeu. La France mène désormais par 3 buts à 1. A son tour, Tsubasa voit son but refusé car son retourné acrobatique est jugé dangereux pour le défenseur. Mais loin de se démotiver, il dribble ensuite 8 joueurs (comme Diaz, tiens donc !) et marque, mais le but est refusé car l'arbitre a sifflé la fin de la 1ère période (no comment). Hyuga marque ensuite sur une passe de Tsubasa. Les Français se voient refuser un but pour une faute. Misugi entre en jeu. Tsubasa égalise mais la France reprend l'avantage (4 à 3).

Captain Tsubasa résumé chapitre 100 : sur une passe de Tsubasa, Misaki remet les équipes à égalité. Il y aura deux prolongations de 10 minutes. Hyuga renvoie un tir adverse et marque... mais après le coup de sifflet de fin de 1ère prolongation (no comment (bis)).

101 : le vainqueur sera finalement connu à l'issue de la séance de tirs au but. Japonais et Français en sont à 2 partout.

102 : Wakashimazu bloque le 5ème tir, en n'hésitant pas à sacrifier sa main droite, ensanglantée. Les Français le savaient diminué et c'est donc un acte héroïque de sa part, comme en est rempli ce manga. Tsubasa marque le 5ème et le Japon accède à la finale. Tous vont fêter la victoire en rejoignant Soda.

103 : Wakabayashi fournit à ses partenaires des notes relatives à leurs adversaires, étant donné sa connaissance de leur jeu. Il accepte d'être le gardien pour la finale. Hyuga confie à tous et devant l'intéressé que son (à Wakabayashi) comportement pour le moins critique, à leur arrivée en Allemagne, devait leur servir de déclic et les pousser à devenir plus forts. La finale commence. Muller bloque successivement et sans problème les tirs de Hyuga, Tsubasa, Nitta, Matsuyama, Soda (qui joue alors qu'il a été expulsé en demi-finale) et à nouveau de Hyuga à bout portant. De son côté, Wakabayashi bloque le Fire Shoot de Schneider depuis l'extérieur de la surface de réparation, puis un autre tir d'un de ses équipiers. Avant le match, il avait prévenu les siens qu'ils pouvaient laisser les joueurs allemands démarqués, à l'exception de Schneider (ça va les chevilles ?).

104 : flashback sur l'entraînement de Muller. Il a passé des mois à arrêter des cailloux que son coach lui lançait. Tsubasa se prend un dégagement du gardien allemand en pleine face et saigne. Il reste au sol quelques instants et Schneider en profite pour ouvrir le score. Tsubasa garde néanmoins le sourire en rappelant à ses équipiers que le ballon est son ami.

105 : plus tard, Tsubasa et Hyuga combinent leur spécialité dans un tir simultané, le Drive Tiger Twin Shoot. Flashback sur l'entraînement de Muller : il devait rattraper des ballons en évitant des rochers, au moins aussi gros qu'un ballon, envoyés par son coach en hauteur. D'une droite, il pulvérisa même un énorme bloc de pierre (mais bien sûr). Il intercepte le ballon. Moment de grand n'importe quoi à venir. Hyuga et Takeshi frappent le ballon en même temps. C'est une passe pour Misaki qui reprend d'une tête plongeante en face du but allemand. Muller bloque le ballon sur la tête de Misaki mais Tsubasa le propulse (Misaki) en le poussant pied sur pied, faisant ainsi penser à une variante de la technique de la catapulte des frères Tachibana. Le Japon égalise sur cette action. La réplique de Schneider réduit en morceaux la casquette de Wakabayashi, mais le ballon heurte la barre transversale et... éclate ! La mi-temps est sifflée.

106 : à la pause, Tsubasa apprend que Roberto assiste au match. Le Brésilien s'est arrangé pour qu'on lui rappelle une certaine page de son manuel d'entraînement. Le jeu reprend. Wakabayashi réalise plusieurs parades décisives et repousse même un 2ème Fire Shoot. Schneider en conclut qu'il ne peut plus lui marquer de buts depuis l'extérieur de la surface de réparation, sa probabilité d'y arriver à l'entraînement étant de 50% avant ce match. L'ancien gardien de Shutetsu nous confie qu'il peut en fait arrêter les tirs de tous les partenaires de Schneider, ce que ce dernier confirme. Un joueur allemand, Kartz, tente de le lober mais Wakabayashi éloigne le ballon de sa casquette. Kartz n'est pas n'importe qui, puisqu'il complète le trio de choc qu'ils formaient au club d'Hambourg. Tsubasa file au but en nous expliquant que la page en question concerne le plaisir que procure le football (jouer avec ses amis, etc.). Après un clash avec Schneider, le ballon (son ami) lui revient dans les pieds grâce à l'effet. Il est à 5 mètres du but et s'apprête à tirer. Mais le choc passé a diminué sa puissance de tir, si bien qu'il choisit de servir Hyuga. Celui-ci décoche un Neo Tiger Shoot qui envoie valser Schneider, réduit en miettes le gant de Muller et termine sa course au fond du filet. Le Japon est devant (2 à 1).

107 : à quelques mètres du but, Ishizaki bloque un Fire Shoot de Schneider de... la tête. Mais l'attaquant reprend et égalise malgré l'intervention de Tsubasa, qui y mettait lui aussi la tête. Izawa remplace Ishizaki, sorti sur civière.

108 : Wakabayashi réalise une parade en se propulsant une première fois d'un poteau, à la manière de Wakashimazu. Etant trop haut et toujours dans son mouvement, il ajuste sa trajectoire en tapant la barre transversale du pied. Au terme d'un duel aérien en deux temps qu'il finit par remporter face à Schneider, Tsubasa tire au but. Le gardien est trop court mais le ballon lui revient après avoir tapé la barre transversale. Le Japonais reprend d'un retourné (façon Roberto) et marque sur le coup de sifflet final. La sélection nippone est championne du monde des moins de 16 ans sur le score de 3 buts à 2. Tsubasa fait un discours où il annonce que son équipe espère bien remporter la coupe du monde lors des prochaines échéances. Roberto rentre sur le terrain, félicite son protégé et lui fait part de son souhait de l'accueillir au Brésil. Tsubasa va enfin réaliser son rêve.

109 : au collège, de retour au Japon, une fille dévoile ses sentiments à Tsubasa. Il décline, reconnaissant aimer Sanae. Elle le pousse à le lui faire savoir. Un prétendant de Sanae, un brin envahissant et violent, provoque Tsubasa en duel. Celui-ci encaisse plusieurs coups jusqu'à répliquer d'un coup de pied en pleine tête qui mettra KO son opposant, lui brisant au passage un ou deux os. Après cette défaite, il admettra la valeur du jeune footballeur. Tsubasa annonce alors à Sanae qu'il l'aime, mais qu'il s'envolera pour le Brésil une fois sa dernière année de collège terminée (il suit des cours de portugais).

Captain Tsubasa résumé chapitre 110 : un mois s'est écoulé depuis la finale du dernier tournoi. Misaki va retourner au Japon. La Otomo de Nitta remporte le tournoi départemental de Shizuoka, mettant fin à la série de victoires de Nankatsu (évidemment sans ses cadres). Hyuga et Wakashimazu peuvent déjà s'entraîner avec l'équipe lycéenne de la Toho. Wakabayashi (15 ans) décroche un contrat professionnel avec l'équipe d'Hambourg. Il demande toutefois à garder sa nationalité, pour pouvoir défendre les couleurs nippones le moment venu. Tsubasa s'entraîne dans un club d'entreprise (le niveau lycéen, c'est bon pour Hyuga), et épate son entourage. Comme Katagiri le pensait, le prodige est déjà au niveau des joueurs pros. Le Japon est battu par la Chine par 3 buts à 0 lors des éliminatoires de la zone Asie pour la coupe du monde. Face à cet échec, Katagiri souhaite reformer la sélection nationale avec les meilleurs collégiens du moment. Misaki s'inscrit au collège de Nankatsu.

111 : les collégiens se préparent activement pour leur examen d'admission au lycée de leur choix. Suite à une demande de Katagiri, on refuse à Tsubasa, qui n'était pas au courant, d'intégrer si jeune la sélection nationale. Katagiri lui apprend ensuite la nouvelle et l'intéressé affiche sa surprise, ne se sentant pas apte lui non plus (tu parles !). L'homme répond que rien n'est impossible pour notre jeune prodige, et qu'il veut absolument réaliser son rêve (de voir le Japon gagner la coupe du monde) à travers lui. Pour la seule fois de tout le manga, nous le voyons alors retirer ses fameuses lunettes noires, laissant apparaître sa cicatrice à l'oeil l'ayant contraint à arrêter sa carrière de footballeur. Tsubasa doit comprendre que son rêve est aussi celui de tous les supporters de son pays.

112 : match amical entre la sélection nationale et une sélection universitaire, où Tsubasa s'incruste. Il dribble plusieurs joueurs et fait face au coach Okudera, meilleur joueur du pays (9 ans en Bundesliga). Il est envoyé en l'air puis s'excuse de son intrusion et s'apprête à partir, mais le coach l'invite à continuer. Il juge son niveau à la hauteur de celui de la sélection. Les journaux relatent l'épisode. Tsubasa est à 15 ans le plus jeune joueur à avoir sa place en équipe nationale. En Allemagne, Schneider (15 ans) joue désormais avec le Bayern, dont le coach est son propre père. Avec Hambourg, où joue Wakabayashi, les deux équipes occupent la tête du classement. Lors de leur confrontation, le Bayern est mené 2 à 1. Le Japon a 3 matchs internationaux au programme.

113 : leur gardien s'étant blessé, Wakabayashi rentre en remplacement. Il rattrape un tir de Schneider et Hambourg gagne la partie. Le portier nippon fait des débuts particulièrement remarqués. Au Japon, le match contre le Gremio FBPA, un club brésilien, commence. Tsubasa est sur le banc des remplaçants. Le Gremio ouvre très vite le score, puis double la mise. Le Japon est désormais mené par 3 buts, quand la foule en appelle à Tsubasa. Ce dernier entre alors en jeu et remotive ses partenaires. Il ne tarde pas à dribbler 4 joueurs brésiliens, passer, récupérer le ballon et dribbler à nouveau pour enfin marquer. Le Japon égalisera sur un coup franc et sur son retourné acrobatique bien connu. Tous les journaux du pays lui rendent hommage.

Captain Tsubasa résumé chapitre 114 : Tsubasa fait ses adieux à Sanae et s'envole pour Sao Paulo au Brésil. Seuls Ishizaki et Urabe ont raté leur examen, mais ils comptent sur des désistements. Sans Tsubasa, Hyuga espère bien devenir le numéro 1 du Japon, et les différents tournois deviennent plus ouverts.

Saikyo no Teki! Holland Youth : cette histoire est un one shot, qui se situe entre la fin de Captain Tsubasa et la série World Youth. "Saikyo" est un mot que l'on entend très souvent dans les anime en vostfr, qui signifie "le plus fort / ultime" et "teki" renvoie à l'adversaire, c'est-à-dire ici les Pays-Bas. Pour la partie World Youth, il faut juste noter que le Japon a complètement dominé le match, puisqu'il l'a remporté par 10 buts à 1. Le capitaine des Pays-Bas, Cruyfford, n'avait pas participé à cette rencontre, et ce one shot s'achève donc sur sa promesse aux siens de les venger de cette cuisante défaite, lors de la prochaine compétition. Ce chapitre a fait l'objet d'un film (avec pour score 11 à 1). Je ne suis pas vraiment convaincu qu'il vaille la peine que je le résume.


II] Le résumé intégral de World Youth (18 tomes, 52 ko de texte).
Spoiler :

World Youth résumé chapitre 01 : la série commence par un flashback sur le match nul 2 partout entre le Japon et l'Irak lors des éliminatoires de la zone Asie pour la coupe du monde 1994. L'Irak étant revenu au score dans les toutes dernières secondes, le Japon voyait s'envoler sa qualification. Cet épisode sera vécu comme un drame par le pays. De retour au présent, nous découvrons un jeune Japonais de 15 ans (de taille modeste), Shingo Aoi, qui rêve d'évoluer en Serie A italienne et de ramener la coupe du monde au Japon. Après s'être déroulée en 1994 aux Etats-Unis, en 1998 en France, son pays accueillera l'édition de 2002. Les débuts d'Aoi en Italie sont laborieux puisque non seulement son vieil oncle (qui devait lui ouvrir des portes) est mort peu avant son arrivée, mais il se fait aussi escroquer ses économies par un imposteur qui prétendait avoir des contacts avec le coach de l'Inter (équipe junior). L'adolescent ne baisse cependant pas les bras, se rappelant le conseil de Tsubasa de ne jamais abandonner, lors de leur rencontre à l'aéroport.

02 : un mois plus tard et à force de persévérance (il cire les chaussures pour gagner sa vie), Aoi devient l'assistant du responsable des équipements du club de l'Inter (Milan). Lors d'un match d'entraînement des juniors, on lui permet d'entrer sur le terrain pour pallier la sortie d'un blessé. Snobé par les Italiens, il marque tout de même un but à Gino Fernandes d'un retourné acrobatique dans le style de Tsubasa, après une série de dribbles.

03 : Aoi rejoint l'équipe junior et se lie d'amitié avec Gino. Lui reprochant le départ d'un des leurs et ayant de lourds préjugés sur le football nippon, les autres joueurs ne lui font aucun cadeau à l'entraînement. On se souvient que l'Italie avait refusé de jouer un match contre le Japon, jugeant son niveau trop faible. En réaction, le Japonais se concocte un programme d'exercices draconien. De son côté, Tsubasa décroche un contrat pro avec le Sao Paulo FC et fera ses débuts le mois suivant.

04 : lors du derby entre les juniors de l'Inter et ceux de l'AC Milan, dernier match de Gino avant de passer chez les pros, Aoi entre en jeu alors que son équipe, défaitiste, est menée 1 à 0. Il fait la démonstration de ses progrès et inscrit un doublé permettant à l'Inter de l'emporter. Il fait désormais l'unanimité.

05 : deux ans plus tard, l'Inter d'Aoi mène 2 buts à 0 contre la Juventus. Mais Salvatore Gentile (Juventus), évoluant en Serie A la semaine suivante, demande à entrer en jeu. Au stade Maracana de Rio, un des plus beaux stades du monde, Tsubasa s'apprête à disputer un match.

06 : le championnat brésilien se jouera entre le Sao Paulo FC de Tsubasa (18 ans) et le CF Flamengo de Carlos Santana (18 ans), un prodige surnommé le joueur cyborg en raison de son côté impassible. Il s'est écoulé 3 ans depuis les retrouvailles avec Roberto, qui entraîne désormais l'équipe junior de Sao Paulo. Tsubasa ouvre le score d'un retourné acrobatique.

07 : Santana, surnommé aussi le fils du dieu (du) football, a été abandonné bébé sur un terrain de football et recueilli par un vieux couple. Pour lui également, le ballon est son (seul et) meilleur ami. Après s'être défait de Tsubasa grâce à une technique spéciale, il part égaliser d'un retourné acrobatique. Le Japonais reproduit ensuite la "spéciale" de Santana, se fait contrer par lui mais est tout content d'apprendre comment bloquer cette technique pour les prochaines fois. Ou comment ruiner des années d'entraînements en l'espace de 10 secondes. Peu avant la mi-temps, Tsubasa donne l'avantage aux siens de son nouveau tir : le Flying Drive Shoot. Le match étant retransmis dans plusieurs pays dont le Japon, il fait savoir lors d'une interview son rêve de remporter la coupe du monde des moins de 20 ans (World Youth). Un flashback nous apprend que l'attitude glaciale de Santana provient de la mort par accident de ses grands-parents adoptifs au cours de son enfance. Se sentant abandonné par Dieu, il s'est alors littéralement donné au football en ne comptant que sur lui-même. En réaction, ses partenaires choisissent de l'ignorer sur le terrain mais se font chiper le ballon par Tsubasa, qui en profite pour marquer (3 à 1).

08 : grâce à l'entrée en jeu de Leo, qui est pour lui ce que Misaki est à Tsubasa, Santana réduit l'écart d'une frappe des 30 mètres. C'est une réplique améliorée du tir de Tsubasa. On apprend que Santana a passé 10 ans de sa vie uniquement à jouer au football, isolé dans un gymnase (torturé en cas de fuite), sans recevoir d'éducation et sous la supervision de 3 coachs et du tyrannique propriétaire du Bara FC, Barsole Bara, qui en avait fait son fils adoptif. Tsubasa tente de bloquer la spéciale de Santana, mais ce dernier se montre supérieur. Et égalise face à 6 joueurs venus défendre, toujours sans exprimer la moindre émotion. Tsubasa se défait de Santana mais celui-ci parvient ensuite à rattraper son coup franc qui filait droit au but, en s'élevant quasiment jusqu'au niveau de la barre transversale, pour ensuite carrément tenir la pose sur celle-ci (no comment). A son tour, Tsubasa bloque le coup franc de son rival qui était bien parti. Mais le Brésilien reprend le ballon et explose le bras gauche du Japonais au passage, qui souffre. Son tir tape la transversale. Il reprend ensuite d'un retourné acrobatique que Tsubasa bloque de la tête (no comment). Ce match est une opposition de styles entre le jeu collectif et plaisant de Tsubasa et le jeu individualiste et inexpressif de Santana.

09 : face au but, Tsubasa fait une passe en retrait à un équipier, qui tire. Santana le bloque, mais Tsubasa reprend d'une reprise de volée et marque le but du 4 à 3. Le Sao Paulo FC gagne le championnat sur cette action. A 17 ans, Santana avait remporté la coupe du monde des moins de 20 ans. Après la victoire, il avait révélé à tous la vérité sur son traitement inhumain, gagnant désormais sa liberté. Leo fait la leçon à son ami qui, en larmes, admet ses erreurs et promet de changer la nature de son football. Lui et Tsubasa s'échangent leur maillot et se donnent rendez-vous pour la prochaine édition de la coupe du monde (World Youth).

World Youth résumé chapitre 10 : Misaki et Hyuga, qui a remporté 3 fois d'affilée le championnat lycéen, sont en conférence de presse. Ils annoncent leur intention de rejoindre un club étranger (et non la J. League, Japan League) mais surtout de se concentrer cette année sur la coupe du monde. L'audience ne comprenant pas cette attitude, Hyuga ira jusqu'à briser une table du pied, comme pour afficher son assurance. On annonce la liste des 22 joueurs retenus pour le stage de préparation.

11 : la sélection s'entraîne. Un dénommé Hino Ryoma provoque Hyuga sur le terrain en revendiquant son poste, tandis que celui qui l'accompagne (on en entendra plus parler par la suite) vise celui de Tsubasa.

12 : Misugi, qui avait suivi 3 années en école de médecine loin des terrains, peut désormais rejouer. Wakashimazu refuse d'être gardien uniquement durant la phase préliminaire, pour laisser ensuite la place et l'attention des projecteurs à Wakabayashi. Il s'en explique au sélectionneur Mikami en brisant son bureau sous le coup de l'énervement.

13 : le coach lui confirme sa préférence pour Wakabayashi. Wakashimazu quitte alors l'équipe, la larme à l'oeil, malgré les demandes de ses partenaires et un Tiger Shoot de Hyuga au niveau de la tête qu'il arrête d'une main (c'est plus ce que c'était ^^). Wakabayashi est lui indisponible en phase préliminaire, à cause de ses blessures aux mains causées par le Néerlandais Bryan Cruyfford et le Suédois Stefan Levin. Bryan Cruyfford lui avait blessé la main droite en tirant à bout portant lors d'un match entre les Pays-Bas et l'Allemagne, auquel Wakabayashi participait exceptionnellement, tandis que Stefan Levin avait visé, à bout portant lui aussi et à dessein, la main gauche lors d'un match important en Bundesliga. Morisaki hérite donc du poste.

14 : Urabe et les deux joueurs du chapitre 11 font partie d'un groupe de 50 ayant suivi un entraînement spécial infernal avec un autre coach, Gamo. Sept sont sortis du lot et 3 intégreront la sélection nationale. Cette équipe de l'ombre (surnommée "Real Japan 7") dispute donc un match à 7 contre 7. Ces nouveaux venus ont du répondant et Urabe ouvre le score. Trois périodes de 30 minutes sont décidées, pour que tous les sélectionnés participent. Si ceux-ci perdent les 3 matchs, les 7 joueurs de l'ombre auront leur place. Hyuga égalise.

15 : Hyuga double la mise. Son équipe est rejointe au score puis menée 3 à 2, score final. Hyuga et Misaki étaient pourtant sur le terrain. Sans prendre de pause, l'équipe de l'ombre remporte ses autres matchs par 5 à 0 et 6 à 0. Le coach de cette équipe, Gamo, espère que Hyuga et Misaki auront retenu la leçon, après leur coup d'éclat mal accueilli en conférence de presse. Le coach Mikami, souffrant d'appendicite, insiste pour que Gamo prenne la relève. Un flashback sur un match de phase préliminaire contre la Corée du Sud, perdu 3 à 0, nous montre Katagiri en attaquant, Mikami en gardien et Gamo en capitaine. Wakashimazu s'engage avec une équipe de Yokohama, en J. League. En le voyant s'y épanouir, Misaki confie regretter son attitude. Gamo dévoile la liste des 7 joueurs qui vont quitter le stage de préparation : Misaki, Hyuga, les frères Tachibana, Soda, Jito et Nitta. Roberto annonce à Tsubasa qu'il quitte le club de Sao Paulo et prend les rênes de la sélection nationale. Il entraînera donc Santana et espère bien remporter la coupe du monde.

16 : Roberto montre (enseigne) un dernier tir à Tsubasa, qui transperce le filet. Le coach Gamo donne ses raisons : Hyuga doit aider ses équipiers à marquer, le football de Misaki ne vaut pas grand-chose sans Tsubasa, les Tachibana misent trop sur leur duo, etc. Les 7 exclus ne joueront pas le 1er tour de la phase préliminaire mais pourront réintégrer leur rang au 2ème tour, s'ils battent l'équipe de l'ombre. En attendant, Gamo fait subir aux restants un entraînement draconien auquel Hyuga demande à participer.

17 : des joueurs apprennent que le coach Gamo s'était fait licencier plusieurs fois pour ses méthodes controversées, à la limite de l'épuisement. Matsuyama fait comprendre à Hyuga qu'il est préférable qu'il s'entraîne seul de son côté et lui promet de passer le 1er tour. Les 7 exclus suivent leur propre chemin.

18 : Sanae rend visite à Tsubasa à Sao Paulo. Il a prévu de retourner au Japon pour le 1er tour de la phase préliminaire.

19 : le 4ème groupe de la zone Asie est composé du Japon, de la Thaïlande, de Guam et de Taiwan. Seul le 1er est qualifié pour le 2ème tour. A l'aéroport international de Narita (Tokyo), Tsubasa est accueilli par un tir d'un joueur thaïlandais, effectué après une catapulte de ses deux frères (tant qu'à faire). L'intéressé capte le ballon de la main. Sur le terrain d'entraînement, il trouve tous les joueurs au sol, complètement exténués. Bien sûr, il les remotive et tous se relèvent. Une semaine plus tard, la Thaïlande atomise Guam par 12 à 0. Le Japon va rencontrer Taiwan. Le public est surpris par la composition de l'équipe et des nombreux bandages et pansements des joueurs, encore bien diminués.

World Youth résumé chapitre 20 : Taiwan ouvre le score. Le Japon, avec un jeu collectif perfectible et sans les joueurs de l'ombre restés dans les tribunes, égalise malgré tout par Matsuyama. Tsubasa marque à son tour et son équipe gagne. En Italie, Aoi s'entraîne avec deux pneus derrière lui reliés à sa taille par un filet. En dépit des demandes du coach Gamo l'invitant à rejoindre la sélection, il préfère d'abord monter en Serie A, pour prendre sa revanche sur Salvatore Gentile qui l'avait humilié en renversant le score pour l'emporter par 3 buts à 2. Il apprend par les journaux le sort de l'équipe et les derniers résultats : la Thaïlande a battu Taiwan par 11 à 0 et le Japon s'est défait de Guam par 4 buts à rien. Le match décisif va avoir lieu.

21 : les Japonais ont étudié le jeu thaïlandais grâce à des notes et une vidéo que leur avait fait parvenir Misaki. Celui-ci a mis à profit son exclusion pour parcourir différents pays et récolter des informations sur leurs potentiels adversaires. Après avoir contré un coup franc dangereux d'une combinaison avec Ishizaki, Tsubasa s'en va ouvrir le score.

22 : les Thaïlandais égalisent grâce à leur trio et leur technique de la catapulte (que ne mentionnait pas Misaki) qui propulse le buteur à près de 6 mètres de hauteur. Les frères ne tardent pas à doubler la mise.

23 : les 3 frères marquent à nouveau. Le Japon est mené 3 à 1. Bunnark, un joueur athlétique loin d'être impressionné par Tsubasa, qu'il met d'ailleurs plusieurs fois au sol, inscrit le 4ème but. Suite à un violent choc, le prodige nippon est sorti sur civière. Katagiri ayant indiqué à Wakashimazu que son nom figurait toujours dans la sélection, ce dernier se précipite dans l'idée d'aller prêter main-forte. Wakabayashi retrouve Tsubasa à l'infirmerie et les deux amis s'accordent pour remporter la partie, malgré leurs évidentes blessures (un grand classique).

24 : Wakashimazu s'arrête net en voyant Wakabayashi remplacer Morisaki (j'aime bien cette scène). L'ex coach Mikami nous apprend que le gardien d'Hambourg peut toujours boxer le ballon mais pas s'en saisir, les blessures n'étant pas encore guéries. En effet, lors d'une tentative de triple retourné acrobatique simultané des frères, le gardien boxe le ballon des deux poings. Il repousse les assauts répétés des Thaïlandais jusqu'à ce que Shingo Aoi se présente sur le terrain, prêt à jouer.

25 : s'entendant parfaitement avec Tsubasa, Aoi marque juste avant la mi-temps (4 à 2). A la reprise, se servant de la spéciale de Santana pour passer Bunnark, Tsubasa et Aoi marquent en réalisant simultanément et respectivement un retourné acrobatique et une reprise de volée. Sur une passe de Tsubasa, Misugi permet au Japon de recoller au score (4 partout). De son côté, Misaki étudie le football africain directement sur place.

26 : Aoi sauve son équipe en repoussant un ballon à deux doigts de franchir la ligne, mais s'écrase la tête sur le poteau (y a comme un air de déjà vu). Sans séquelle, puisqu'il marque ensuite d'un retourné sur une passe de Tsubasa. Le Japon bat la Thaïlande par 5 buts à 4. Le second tour verra les deux finalistes, parmi les vainqueurs des 10 groupes du 1er tour, se qualifier pour la coupe du monde. Ces matchs auront lieu en Indonésie, en août. Tsubasa retourne au Brésil. Aoi reste au Japon et tous continuent leur entraînement.

27 : Hyuga s'entraîne à Okinawa. Il a atteint l'objectif fixé par Gamo mais veut surtout développer un tir encore plus puissant que le Neo Tiger Shoot et a pour cela passé plus d'un mois dans les montagnes. Jito, Soda et Nitta refont leur apparition au stage de préparation, tandis que Hyuga veut abattre un arbre avec son nouveau tir.

28 : Hyuga a mis au point sa nouvelle technique. Son Raiju Shoot (Tir du Tigre Foudroyant) découpe l'arbre en deux, comme si la foudre s'était abattue sur lui. Il s'est au passage fait une admiratrice (Akamine Maki), qui l'avait mis sur la voie, lors de son séjour à Okinawa.

29 : les frères Tachibana reviennent également, accompagnés d'un ancien partenaire d'Aoi, Ide Tamotsu. Avec le retour de Misaki (qui avait aussi parcouru l'Europe et l'Amérique du Sud) et de Hyuga, le match décisif contre l'équipe de l'ombre peut commencer. Sur une passe de Hyuga, Jito ouvre le score. Ryoma égalise. Nitta marque à son tour. Ryoma réalise un doublé. A peu près depuis le rond central, Hyuga décoche son Raiju Shoot qui s'en va déchirer les filets. Il tire à nouveau. Ryoma ne parvient pas à le contrer et le ballon fait un 2ème trou dans les filets. Au bout de 30 minutes (sur les 60 prévues), les exclus mènent 10 à 2. Le coach Gamo interrompt la partie et leur permet de réintégrer l'équipe. Il confie à tous, ainsi que l'on s'en serait douté, que le rôle de l'équipe de l'ombre était de servir à l'entraînement en leur mettant la pression au passage. Ryoma, né en Uruguay avec des origines japonaises, décline l'invitation à former un duo avec Hyuga et en profite pour annoncer qu'avec l'arrivée du nouveau coach uruguayen, il jouera pour la sélection de son pays natal. Au second tour des préliminaires, nous avons d'un côté la Corée du Sud, le Koweit, la Syrie, l'Indonésie et l'Irak. Le Japon, la Chine, l'Arabie Saoudite, l'Ouzbékistan et les Emirats Arabes Unis (EAU) constituent le groupe B. Au Brésil, Tsubasa s'entraîne ballon aux pieds, en courant sur des poteaux au-dessus de la mer. Le Japon, avec ses cadres surmotivés, va affronter l'Ouzbékistan.

World Youth résumé chapitre 30 : le coach Gamo a demandé à Hyuga de garder son nouveau tir pour la coupe du monde. Aoi ouvre le score.

31 : les mains de Wakabayashi ne sont toujours pas guéries. Il se contente de repousser le ballon. Sur une passe de Soda, Hyuga marque à son tour. Nitta ouvre son compteur. Morisaki entre en jeu et le Japon gagne finalement 8 à 1. L'Arabie Saoudite bat l'Ouzbékistan par 3 buts à 0. Avec un 2ème coup du chapeau de Hyuga, le Japon bat les EAU par 6 à 0 et va jouer contre son principal rival du groupe B, l'Arabie Saoudite.

32 : Mark Owairan feinte Misugi et tire. Wakabayashi repousse le ballon mais l'attaquant reprend et ouvre le score pour l'Arabie Saoudite. Misaki égalise sur coup franc de son tir boomerang mis au point en Afrique. A la mi-temps, le coach Gamo autorise Hyuga à utiliser son nouveau tir. En 2ème période, Barkhan, un joueur de plus de 2 mètres et 120 kilos, pousse Wakabayashi (toujours blessé) à prendre des risques.

33 : Tsubasa reproduit la technique de feinte à angle droit d'Aoi pour passer Barkhan. Puis celle de Santana pour dribbler Owairan. Ce dernier la bloque mais Misaki récupère le ballon. Hyuga marque de son Raiju Shoot qui transperce les filets. Tsubasa remarque que ce tir est identique à celui que lui avait montré Roberto, mais qu'il avait pour le moment abandonné l'idée de le maîtriser, cette technique mettant ses jambes à rude épreuve. Sur une passe à effet de Tsubasa, Hyuga marque encore, en expédiant Barkhan dans les filets.

34 : quelques secondes avant le coup de sifflet final, Hyuga inscrit son 3ème but. Le Japon gagne par 4 buts à 1. Le coup d'envoi est donné entre l'Irak et la Corée du Sud.

35 : le match se termine par un nul, 1 partout. La mère de Hyuga étant à l'hôpital pour surmenage, la petite amie de Misugi propose ses services, de sorte que Hyuga puisse jouer son dernier match contre la Chine. Un nul suffirait au Japon pour aller plus loin. Pour ce match, Wakabayashi a refusé de se faire injecter des anti-douleurs, pour pouvoir se saisir du ballon. Tsubasa ouvre le score. Puis sur une passe de ce dernier, Matsuyama marque à son tour.

36 : le ballon échappe des mains de Wakabayashi après un tir. La Chine récupère et réduit l'écart. Hyuga marque le but du 3 à 1 juste avant la mi-temps.

37 : Sho Shunko, connu comme étant le "tueur d'As", rentre en jeu à la reprise. Il commence par tacler violemment Tsubasa, puis contre un tir de Hyuga et finit par planter un but à Wakabayashi. Hyuga s'apprête à tirer mais Sho renvoie le tir qui, symbolisé par un dragon, s'en va transpercer les filets de Wakabayashi. Les deux équipes sont à égalité. Tsubasa arme son tir, tandis que Sho va répéter la manoeuvre vue précédemment. Mais le Japonais retient son pied de la main, si bien que le Chinois frappe le premier. Tsubasa renvoie le tir qui s'en va transpercer les filets. Il a pris Sho à son propre petit jeu et maitrise désormais l'art de l'école du Shunko no Ken. Sho se venge de Tsubasa en l'envoyant voltiger lors d'un contre mais son tir est dévié par Wakabayashi. Sa main droite est dans un sale état mais il refuse de prendre d'autres buts en dehors de la surface de réparation.

38 : Tsubasa fait mine de tirer mais il passe en retrait pour Hyuga qui décoche un Raiju Shoot. Sho renvoie le ballon, que Tsubasa renvoie aussitôt à son tour. Il s'envole tel un phénix, rebondit une fois puis perce les filets en direction des tribunes. Sho, qui avant le tournoi devait soigner sa jambe, doit sortir après le choc causé par le tir de Hyuga. Wakabayashi sort aussi. Sur une passe de Misaki, Hyuga marque d'un retourné acrobatique. Le Japon gagne par 6 buts à 3. La mère de Hyuga est hors de danger.

39 : Hyuga rend visite à sa mère à l'hôpital. Pour subvenir à leurs besoins, il s'apprête à choisir au hasard un des clubs de J. League l'ayant approché. Le téléphone en main, il est arrêté par Wakashimazu qui lui rappelle alors son rêve de jouer dans le championnat italien, en Serie A. Le gardien prête un peu d'argent à son ami, qui lui demande de remplacer Wakabayashi. Les demi-finales opposeront l'Irak au Japon et l'Arabie Saoudite à la Corée du Sud. Hyuga ramène Wakashimazu avec lui.

World Youth résumé chapitre 40 : le Japon affronte l'Irak. Wakashimazu a choisi de se différencier de son rival (quelqu'un sur lequel on peut compter en défense), en devenant plus actif en dehors de sa zone, en tirant ou marquant lui-même (à force de fumer, l'auteur a oublié que Wakabayashi faisait déjà preuve de ces qualités par le passé). Il en fait très vite la démonstration puisqu'il est à l'origine d'une action collective menant à l'ouverture du score par Aoi.

41 : Hyuga double la mise, tandis que Santana et son équipier Pepe (un ami de Tsubasa) assistent au match. Schneider observe lui aussi la partie. D'autres délégations en font de même, appelant à se méfier du Japon et... de Tsubasa qui vient de marquer le 3ème but.

42 : le match est terminé et le Japon se qualifie pour disputer la coupe du monde. Dans la 2ème demi-finale, l'Arabie Saoudite mène 1 à 0 face à la Corée du Sud.

43 : la Corée du Sud finit par l'emporter sur le score de 2 à 1. La finale a lieu deux jours plus tard. Sans leur meilleur joueur (Cha), blessé en demi-finale, la Corée du Sud perd par 2 à 0. Sur le dernier but, Tsubasa reproduit la technique de Santana.

44 : les joueurs retournent au pays et sont accueillis en héros. Tsubasa rend visite à sa mère et à son petit frère. Le matin suivant, il est réveillé par Ishizaki qui lui apporte une mauvaise nouvelle : la coupe du monde des moins de 20 ans risque d'être annulée en raison des troubles qui secouent le pays hôte.

45 : Katagiri soumet à sa fédération l'idée que le Japon accueille la compétition. Au stage de préparation, Gamo présente aux joueurs l'ex préparateur physique du Sao Paulo FC ainsi que l'entraîneur de Wakabayashi en Allemagne. Le coach veut bâtir la meilleure équipe du monde autour de son pilier Tsubasa. Avec un soutien financier assuré par les grandes entreprises du pays, la FIFA autorise le Japon à organiser l'édition qui aura lieu dans deux mois.

46 : Tsubasa est écarté du Sao Paulo FC, puisqu'il a décidé de rester au Japon pour travailler le schéma tactique du coach. Gamo, Mikami et Katagiri déballent une bonne dizaine de cartons contenant des cassettes vidéos des rivaux étrangers de la génération de Tsubasa. Ide Tamotsu est chargé d'analyser les données et d'en faire des synthèses. Ailleurs, Schneider et Muller sont impatients d'en découdre, de même que Cruyfford pour les Pays-Bas, Pierre pour la France, Levin pour la Suède, Salvatore Gentile et Gino Fernandes pour l'Italie. Une voyante prédit l'apparition et la consécration d'un "roi du football" lors du tournoi. Ide, les larmes aux yeux, visionne les prouesses dudit roi et s'en émeut auprès des 3 hommes. Il est catégorique : quoi que le Japon entreprenne, il ne pourra pas battre ce prodige, non identifié, la vidéo étant floue et en noir et blanc. Tsubasa veut développer son propre tir pour surpasser son maître : le Sky Dive Shoot.

47 : Misaki rend visite à sa mère qu'il n'a pas vue depuis plus de 7 ans. Au retour, sa soeur trébuche devant un bus. Il la sauve mais sa jambe est prise dans l'accident et saigne abondamment. Gamo annonce à l'équipe que Misaki ne jouera pas la coupe du monde. Sa carrière serait même compromise. Toutefois, un médecin affirme qu'il pourra retrouver les terrains après une période de réhabilitation. En Italie, Aoi joue contre Akai Tomeya et, devant son esprit combatif qui ne lâche rien, lui propose de rejoindre la sélection.

48 : Urabe rejoint l'équipe, de même qu'Akai. Une pensée pour Misaki, tous se donnent à fond à l'entraînement. Les 4 groupes sont désormais connus. Dans le groupe A, le Japon affrontera d'abord le Mexique, puis l'Uruguay d'Hino Ryoma et enfin l'Italie. L'Allemagne est avec les Etats-Unis, la Colombie et la Suède. Les Pays-Bas sont avec la Corée du Sud, l'Argentine et le Ghana. Le Cameroun est avec le Brésil, la France et l'Arabie Saoudite, qui a pris la place libérée par l'ancien pays organisateur.

49 : le stage de préparation s'achève et Gamo félicite ses joueurs. Une réception pour les participants à la compétition est organisée. Aoi fait le show, ballon aux pieds, mais Salvatore Gentile se moque de sa prestation. Aoi sort de ses gonds et le provoque en duel. Mais sa feinte à angle droit, étudiée à la vidéo par son rival, est tenue en échec. Les Mexicains voulant eux aussi montrer leur savoir-faire, Tsubasa et Schneider interviennent pour faire cesser ces enfantillages. Cela se règlera sur le terrain. Mais les Mexicains déversent néanmoins leur rancoeur : ils détestent le Japon (un pays riche) ainsi que Tsubasa qui a pu aller au Brésil, se payer des cours de portugais et même se permettre de quitter son club pour réaliser son rêve. Alors qu'eux ont eu à peine de quoi se payer un ballon et voient le football comme un ascenseur social. Ils crachent sur le ballon et le dégonflent d'un coup de pied. S'ensuit un flashback sur leur enfance miséreuse. Tsubasa récupère quand même le ballon, le nettoie et l'envoie rejoindre son cimetière des ballons usagés qu'il a aménagé dans un placard chez lui.

World Youth résumé chapitre 50 : le leader mexicain, Ricardo Espadas, n'est pas le seul à vouloir battre le Japon. Les participants à la coupe du monde junior d'il y a 3 ans veulent eux aussi saisir cette occasion pour prendre leur revanche. Kartz conseille à Wakabayashi de se méfier du Neo Fire Shoot de Schneider, sa nouvelle technique. Muni de deux béquilles et avec la jambe gauche plâtrée, Misaki s'entraîne à jongler dans l'espoir de retrouver les terrains. Tsubasa est sur le point d'achever son Sky Dive Shoot.

51 : le match du Japon contre le Mexique va commencer. Hyuga demande à Tsubasa s'il a complété sa nouvelle technique, pour laquelle il s'est entraîné chaque soir, et se voit répliquer que la réponse sera donnée sur le terrain.

52 : le capitaine (et gardien) mexicain, Ricardo, refuse de serrer la main de Tsubasa, son homologue nippon. Le coup d'envoi est donné. Tsubasa passe à Aoi qui tire en retourné acrobatique. Rapide et doté de bons réflexes, Ricardo est sur la trajectoire. Il sort de sa zone et évite le tacle de Hyuga. Il dégage ensuite mais son équipe se retrouve en position de hors-jeu. Au départ loin de son but, il parvient quand même à revenir et arrêter le tir de Hyuga. En attaque, le jeu aérien des Mexicains est contrecarré par les frères Tachibana, sur une idée d'Ide Tamotsu qui avait bien étudié leur jeu. Wakashimazu répond présent, fort de son entraînement au dojo de son père où il a affronté 100 personnes l'une après l'autre. A la pause, Aoi remarque que Tsubasa se tient l'abdomen depuis le début du match. A la reprise, Garcia (un géant) est à la lutte avec les Tachibana dans les airs. Son tir précédent ayant échoué et ses équipiers ne pouvant plus sauter depuis son dos (désormais ensanglanté), il attrape les jumeaux par les jambes et s'écrase intentionnellement sur elles. Il écope naturellement d'un carton rouge. Il ne jouait de toute façon au football que pour ses amis, préférant la lutte.

Les Japonais jouent en cet instant à 9 contre 10. A l'issue d'une bataille aérienne qu'on pensait remportée par Wakashimazu, le gardien mexicain trompe son homologue en tirant du droit pour dévier du gauche. Le Mexique ouvre ainsi le score après 35 minutes en 2ème période. Nitta et Sorimachi remplacent les deux blessés pour renforcer la pointe de l'attaque. Mais Ricardo est intraitable. On apprend que Tsubasa s'était blessé au niveau de l'abdomen en retombant mal sur une haie lors de son entraînement particulier, la veille de la compétition. Dès lors et compte tenu de l'absence de Misaki, le coach Gamo visait le nul (Hyuga appréciera). Ricardo dévie de justesse en corner un Raiju Shoot tiré de loin et saigne légèrement. Ce sont les arrêts de jeu et Aoi s'empresse de le tirer. Plutôt que de passer le ballon à Hyuga, il vise son idole Tsubasa, l'air pourtant mal en point et se tenant l'abdomen d'où s'écoule du sang. Très grand moment de n'importe quoi à venir. A l'image de son entraînement au Brésil à courir sur des poteaux au-dessus de la mer, Tsubasa esquive les tacles des joueurs adverses en sautant sur leur pied et comme si le ballon était collé aux siens. Misugi comprend la manoeuvre et permet à Tsubasa de rebondir sur son pied pour passer le dernier défenseur. Sa blessure l'empêche cependant de terminer son Sky Dive Shoot, si bien qu'il se contente de lober Ricardo. Ce dernier dévie le ballon sur la barre transversale mais Aoi reprend d'une tête plongeante et égalise. Pour Tsubasa, il remplace Misaki à la perfection.

53 : Tsubasa saigne encore mais sa motivation demeure intacte. Cela rappelle à Ricardo son enfance où même blessé et sans aucun enjeu, il refusait de quitter le terrain. Finalement, il trouve que le Japonais aime le football autant que lui. Hyuga reçoit une passe mais ne peut décocher son Raiju Shoot dans ces conditions. Il tire alors un Tiger Shoot en reprise de volée que Ricardo va arrêter sans problème. Prévoyant cela, Tsubasa bloque le ballon de la joue pour donner une 2ème chance à son partenaire. Le Tigre marque de son plus puissant tir, explosant au passage la main du gardien. Le Japon l'emporte par 2 buts à 1. Tsubasa a perdu conscience suite au choc et est sorti sur civière. Ricardo le retrouve à l'infirmerie et ils sympathisent. Le gardien demande à récupérer son ballon. Ils s'échangent leur maillot. Le jour suivant, l'Italie, une des favorites du tournoi, est battue 3 à 2 par l'Uruguay de Ryoma. Etant donné les blessures de Tsubasa, Hyuga sait qu'il devra prendre ses responsabilités lors des prochains matchs. Bien qu'ils aient joué un match officiel, les Uruguayens continuent de s'entraîner jusque tard dans la nuit, avec leur coach aux origines japonaises. En rajoutant Roberto et Ryoma (ses parents sont Japonais), tout porte à croire que le sang nippon fait parfois des miracles...

54 : Ricardo récupère son ballon et fait part à Tsubasa de sa défaite en match amical contre l'Uruguay par 5 buts à 1. Le match a lieu. Dès le coup d'envoi et du rond central, Ryoma fait la démonstration de son Tornado Shoot. Hyuga est obligé de plaquer Aoi au sol, qui s'élançait pour contrer. Tsubasa bloque le tir de ses deux pieds joints. Ses crampons sont arrachés sous l'impact. Hyuga ouvre le score d'un Raiju Shoot. Aoi se remémore sa défaite écrasante (11 à 0) face à Nankatsu et du conseil de Tsubasa de ne jamais baisser les bras quoi qu'il arrive. Misaki est à la recherche d'un spécialiste qui pourra le remettre sur pied pour pouvoir participer à la compétition (là, on nage en plein délire). Aoi double la mise. L'Uruguay, sans leur coach faiseur de miracles ni Ryoma, avait été humilié sur le score de 10 à 0 en match amical contre le Brésil. Ramon Victorino est le seul joueur d'alors à avoir résisté à l'entraînement infernal du coach nippon et croit beaucoup en Ryoma. Les deux se défont de Tsubasa, Aoi, Matsuyama et enfin des derniers défenseurs. Victorino réduit l'écart à la fin de cette action. Du rond central, Tsubasa marque le but du 3 à 1, d'un Super Long Flying Drive Shoot. Takeshi passe à Hyuga qui marque d'un Raiju Shoot (4 à 1). Dans les tribunes, Levin apprend grâce à des instruments de mesure que le tir de Hyuga a le même impact que le sien (qui a blessé la main gauche de Wakabayashi). Mais celui du Japonais aurait selon lui un défaut. Ryoma envoie valser Aoi et se confronte à Hyuga. Après leur clash, Ryoma parvient quand même à tirer son Tornado Shoot et marque. Wakashimazu n'a pas esquissé le moindre mouvement, n'ayant même pas vu le ballon. Les données du tir montrent qu'il surpasse de peu celui de Hyuga. C'est maintenant au tour de Tsubasa de partir au clash avec Ryoma. Il fait jeu égal mais le ballon atteint son abdomen. Ryoma l'appuie d'un coup de genou sauté et Tsubasa s'écroule violemment. L'Uruguayen marque d'un Tornado Shoot en retourné. Il rabaisse Hyuga en lui faisant remarquer que son Tornado Shoot peut aussi bien être déclenché dans les airs, alors que le tir ultime de son rival a besoin du sol pour donner sa pleine puissance. Le Japon ne mène plus que par 4 buts à 3 avant la mi-temps.

55 : à la reprise, Ryoma envoie valser Aoi avec son Tornado Shoot. Il passe ensuite à Victorino qui marque d'une tête plongeante. Jito marque contre son camp en essayant de couper la trajectoire du ballon. Il est très surprenant que Wakashimazu, connu pour ses réflexes et sa détente de félin, se soit laissé avoir. Mais passons. Hino refait son tir en retourné mais le gardien le bloque de ses deux pieds. Il est envoyé vers ses cages mais s'arrête en tapant la transversale du pied (comme d'habitude, du grand n'importe quoi). Comme Ricardo, il sort ensuite de sa zone pour aider son équipe. Voulant réparer son erreur, Jito propose à Hyuga de se servir de son dos pour pouvoir déclencher son Raiju Shoot en reprise de volée (ahhh cette notion de sacrifice si chère aux auteurs de shonen. Kurumada a dû kiffer ce passage !). Tout le monde pense que l'attaquant nippon va sacrifier son partenaire, mais il se propulse seulement à l'aide du dos pour contrôler le ballon dans les airs. Une fois à terre, il décoche son tir et permet au Japon de revenir à 5 partout durant les arrêts de jeu, malgré un fort vent de face. Ryoma modifie sa technique de tir mais Tsubasa anticipe le timing et indique à Nitta, Aoi et Takeshi le bon moment pour la contrer. Le prodige nippon récupère ensuite le ballon en sautant bien plus haut que Ryoma. Hyuga réalise ensuite un Jumping Raiju Shoot en s'aidant des crampons de Tsubasa. Une chaussure de l'ancien capitaine de Nankatsu s'en va taper la barre transversale, mais le ballon finit bien au fond des filets.

Le Japon l'emporte sur le score de 6 à 5. Les relevés indiquent que le dernier tir de Hyuga était plus puissant que celui de Ryoma. Celui-ci et Hyuga se quittent en bons termes, en se promettant de continuer leur duel tant qu'ils joueront au football. Le Mexique fait quant à lui match nul 0 à 0 contre l'Italie. Par conséquent, le Japon est assuré de sortir de la phase de poules grâce à ses deux victoires. L'Uruguay bat le Mexique par 2 buts à 0 et se qualifie à son tour. Le Japon affronte l'Italie, sans Gino ni Salvatore, blessés par le fameux tir de Ryoma. Aoi est déçu mais Tsubasa lui demande de quand même se donner à fond. Il marque et offre deux passes décisives à Nitta et Hyuga. Alors menés 3 à 0 à 15 minutes de la fin du match, les deux blessés veulent répondre à la fougue du Japonais en entrant en jeu. Aoi passe Salvatore grâce à une feinte à angle droit améliorée (en s'inspirant du tir tornade de Ryoma, lui-même mis sur la voie par Ide Tamotsu) et enchaîne avec un tir en retourné acrobatique. Blessé, Gino ne peut s'emparer du ballon. Aoi récupère et marque. Le Japon bat l'Italie par 4 buts à 0. La phase préliminaire s'achève. Dans les autres groupes, le Brésil et la France sont qualifiés, de même que les Pays-Bas et l'Argentine. L'Allemagne de Schneider a perdu 5 à 3 contre la Suède de Levin mais les deux équipes rejoignent les 8 meilleures de la compétition.

56 : si le sort semble s'acharner sur les Japonais en ce qui concerne les blessures ou autres accidents, en revanche, il leur est favorable au niveau des confrontations. Ils auront en effet l'occasion d'affronter les équipes des deux bourreaux de Wakabayashi, en commençant par la Suède de Levin. Le gardien étant complètement rétabli, il remplacera Wakashimazu. Comme souvent, on a droit à l'histoire tragique du capitaine suédois. Il a perdu sa fiancée lors d'un accident de la circulation, ce qui l'a profondément atteint. Il ne trouve aucun plaisir à jouer au football et arrêtera même après cette compétition. De son côté, Misaki poursuit son programme de réhabilitation accélérée. Son médecin lui précise qu'une fois terminé, il ne pourrait jouer que durant seulement 30 minutes lors de la finale. La copine de Matsuyama ayant été victime d'un accident de la route, il préfère rester auprès d'elle à l'hôpital et ne jouera donc pas le quart de finale.

57 : Ide Tamotsu prévient l'équipe que la Suède a suivi un entraînement scientifique (les fameuses données des tirs) et qu'ils ont des informations détaillées sur leurs rivaux. Le coach Gamo choisit alors de remplacer Matsuyama par Akai Tomeya, un inconnu du public qui joue en Italie. Wakabayashi est impatient de prendre sa revanche sur Levin. Le match va commencer.

58 : grâce à leur étude minutieuse du jeu nippon, les Suédois se débarrassent facilement d'Aoi et de Misugi. Même le Raiju Shoot à bout portant est bloqué du ventre par un de leurs joueurs (on parle juste du tir qui avait découpé un arbre en deux). N'ayant pas d'informations sur lui, Akai, qui excelle au marquage, pose des problèmes à Levin à qui il subtilise à deux reprises le ballon. Levin se défait ensuite de Hyuga d'une feinte à angle droit puis d'Akai avec une de ses spécialités. Il décoche son Levin Shoot, un tir meurtrier à cause de son fort effet rotatif. Wakabayashi a la parade et l'envoie en corner. Il réalise également 3 arrêts sur 3 joueurs différents. Grâce à son entraînement à la boxe, il défend encore son but face à Levin. Cela devient excessivement redondant à ce stade, mais c'est ainsi : Tsubasa reproduit parfaitement la feinte spéciale de Levin. Mais son tir qui suit ainsi que les tentatives de Nitta, Aoi et Hyuga sont repoussées. Akai coupe ensuite une longue passe suédoise de la tête. On siffle la mi-temps.

59 : Levin est resté sur le terrain pendant la pause. A la reprise, un changement tactique du coach lui permet de se retrouver à 10 mètres du but nippon. Tsubasa bloque le tir et sa chaussure finit en l'air, tandis qu'Akai pare la 2ème tentative en se prenant le ballon dans l'estomac à bout portant. Akai bloquera l'instant d'après une 3ème tentative de l'épaule (no comment) et enfin une 4ème de la tête (ils ont déjà tous préparé leur testament ou quoi ?). Tsubasa récupère le ballon et tout le monde pense qu'il va se venger de Levin en lui envoyant un Levin Shoot made in Tsubasa. Mais le ballon étant son ami, il se refuse à s'en servir pour blesser autrui. Il lance la contre-attaque.

World Youth résumé chapitre 60 : Levin se souvient qu'avant la mort de sa fiancée, il considérait lui aussi le ballon comme son ami. Sur le terrain, il admet qu'elle n'approuverait pas une telle attitude. Les tirs de Hyuga et d'Aoi sont contrés. Levin récupère le ballon sur une passe en profondeur. Il n'a devant lui qu'Akai, gisant au sol, et le gardien. Le buteur suédois, dans un geste plein de fair-play, tire en touche pour qu'Akai puisse être soigné. Evidemment, les Japonais étant des joueurs kamikaze pour qui marquer ou défendre au péril de sa vie est un acte censé, cela ne leur serait jamais venu à l'esprit (de dégager en touche). Levin l'aide même à sortir, tandis que ses partenaires saluent son esprit sportif retrouvé. La copine de Matsuyama est tirée d'affaire. Akai retrouve le terrain et Levin tire désormais sans effet de rotation, donc sans intention meurtrière (l'auteur veut nous faire gober que les tirs nippons qui transpercent les filets sont sans danger pour les gardiens ?!). On siffle la fin du temps réglementaire sur ce score nul et vierge. L'issue se jouera sur la mort subite ou but en or : la 1ère équipe à marquer gagne. Matsuyama remplace Akai, celui-ci ayant quelques os fracturés. Il passe à Hyuga qui remet à Tsubasa. Le prodige tire de la dernière technique enseignée par Roberto, celle-là même que Hyuga a développé presque tout seul : le Sky Wing Shoot ! Le ballon transperce le filet (mais sans intention meurtrière, nous voilà rassurés) et s'envole dans le ciel. Le Japon accède aux demi-finales.

61 : après Levin (chapitre 59) qui remarquait que Tsubasa était le genre de joueur à pouvoir copier n'importe quelle technique, Hyuga (re)fait le même constat : son ancien rival a maitrisé son propre tir. Tsubasa est déçu d'avoir dû utiliser le football de Roberto pour gagner la rencontre, mais il se fait une raison étant donné les circonstances (le sacrifice d'Akai et ce qui est arrivé à Matsuyama). Levin revient sur ses déclarations et compte sur une revanche en coupe du monde. Les autres résultats sont connus : le Brésil a écrasé l'Uruguay par 6 à 0, l'Allemagne a battu l'Argentine par 3 à 2 et les Pays-Bas ont éliminé la France sur le score de 3 à 1. Des replay montrent Santana tirer le Sky Wing Shoot de Roberto. Il transperce là aussi le filet. Il faudra se méfier également de leur capitaine Alberto et de leur gardien Salinas qui rattrape les Tornado Shoot d'Hino Ryoma sans souci. Surplombant les tribunes, un homme non identifié prédit la victoire finale du Brésil.

62 : les journaux relatent la victoire du Japon sur les Pays-Bas. Tsubasa a inscrit l'unique but lors de la deuxième prolongation, d'un Sky Dive Shoot. Il est très étonnant que l'auteur ait zappé la demi-finale de cette manière, alors qu'on a eu droit aux phases préliminaires et de poules quasiment dans les moindres détails. On imagine volontiers que son éditeur est pour quelque chose dans cette brusque accélération. Mais est-ce un mal ? D'autant que ce match aurait fait doublon avec celui contre la Suède, concernant la rivalité entre Wakabayashi et Cruyfford. De plus, le Japon avait déjà affronté les Pays-Bas en match amical (voir le film 5 : Saikyo no teki ! Holland Youth). Les Brésiliens ont eux étrillé l'Allemagne par 5 à 0. Ils n'ont encaissé aucun but de toute la compétition et en ont mis 30, avec à chaque fois des coups du chapeau de Santana. En interview, Roberto prédit à Tsubasa son isolement sur le terrain et une humiliante défaite pour la 1ère fois de sa vie. Ide Tamotsu a beau visionner les vidéos, il ne leur trouve aucune faille exploitable. Tsubasa lui-même reconnaît leur supériorité écrasante. Ide lui montre alors la vidéo du roi du foot, vidéo dont ni Katagiri, ni Mikami, ni Gamo ne connaissaient la provenance. Ce dernier avait d'ailleurs interdit à Ide de la montrer aux autres, de peur qu'ils perdent confiance en leur jeu. Le médecin de Misaki reconnait qu'il lui a menti et lui affirme qu'il n'aura pas son feu vert pour jouer la finale. Le coach Gamo confirme la nouvelle à ses joueurs. Misaki a quitté la clinique après une dispute avec son médecin qui lui conseillait de faire l'impasse sur le match, n'étant pas suffisamment remis. Mais le joueur a voulu lui prouver le contraire en projetant violemment un tabouret au plafond, du pied gauche.

L'arbitre siffle le coup d'envoi de la finale. Tsubasa entreprend son Sky Dive Shoot mais ne passe même pas le 1er joueur brésilien. Toujours au sol, il se fait sèchement critiquer par Roberto pour sa technique par trop personnelle (qui lui a quand même permis de gagner tous ses matchs jusque-là). Les passes pour Tsubasa sont toutes interceptées, si bien que la tactique mise au point par Gamo et bâtie autour du prodige ne peut s'exprimer. Santana se défait de Misugi et Matsuyama avec sa spéciale puis tire en retourné acrobatique. Wakabayashi capte le ballon sans problème grâce aux informations données par Ide Tamotsu. Dans un flashback, Roberto apprend à ses joueurs que le football évoluant, celui qu'il a enseigné à Tsubasa est déjà obsolète. Il brûle devant eux un maillot de numéro 10, comme pour symboliser l'inutilité d'un tel joueur dans son football. Misaki est aux abords du stade. Tsubasa bloque une tentative de Santana et passe à Hyuga qui décoche son Raiju Shoot. Salinas capte le ballon sans difficulté. Wakabayashi en fait de même pour le Sky Wing Shoot de Santana. Après 40 minutes de jeu, le Japon est toujours impuissant et tant Gamo que Tsubasa en viennent à regretter l'absence de Misaki, seul à même de pouvoir débloquer la situation. Mais leur souhait va être exaucé puisqu'il vient d'enfiler un maillot de numéro 11, la jambe gauche intégralement bandée. La mi-temps est sifflée. Les Japonais n'ont tiré qu'une fois au but tandis que les Brésiliens l'ont fait à 18 reprises (ce sont eux qui devraient avoir honte !). Misaki rejoint ses partenaires à la pause. Dans les tribunes, l'inconnu parle avec la mère de Santana, surprise d'être identifiée. Il lui explique que Santana s'était rendu dans son village reculé au Brésil pour rencontrer celui qu'on appelait le roi du foot. Mais ce dernier, jeune frère de l'homme en question, était absent.

A la reprise, Pepe, l'ancien partenaire de Tsubasa au Sao Paulo FC, entre en jeu. Après environ un quart d'heure, Santana tire un Sky Wing Shoot en direction de Tsubasa. Pepe le devance et remet à Leo qui renvoie pour Santana. Le nouvel entrant a pour mission d'empêcher le prodige nippon de jouer les trouble-fête. Santana tire à nouveau. Le ballon échappe au gardien et le buteur brésilien le reprend et le met cette fois au fond. Misaki entre en jeu et porte en lui tous les espoirs du pays. Comparant son rival à une marionnette manipulée par Roberto, ce qui le démotive d'un coup, Santana s'en va tirer de sa technique ultime : le Tornado Arrow Sky Wing Shoot ! Wakabayashi arrête le ballon mais ses mains sont dans un sale état. Encore une fois, il ne permettra pas qu'on lui marque un but en dehors de la surface de réparation. Cette fixation ressemble fort à celle des chevaliers de bronze de Kurumada pour qui une technique déjà vue ne pourra plus fonctionner à nouveau. On se souvient qu'un certain Ikki avait d'ailleurs particulièrement abusé de cette règle. "T'es peut-être vachement balèze mais manque de bol pour toi, j'ai déjà vu ta technique" ! En somme, le niveau zéro scénaristiquement parlant. Le gardien dégage en direction de Tsubasa qui, remotivé par ses partenaires, engage la contre-attaque. Allez Tsubasa, on est tous avec toi (sur fond de Moete Hero, on pardonne tout) !

63 : Aoi vient prêter main-forte au tandem de choc que forment Tsubasa et Misaki. Il remarque, en voyant le prodige reproduire sa feinte à angle droit, que Tsubasa peut faire sienne n'importe quelle technique (l'auteur ne radote pas du tout). La paire en or reçoit le ballon et décoche un tir en double retourné acrobatique simultané. Salinas est à la réception mais ne peut saisir le ballon. Misaki propulse alors Tsubasa du pied droit. Le prodige, ne voulant pas tirer sur un ballon bougeant dans tous les sens, le bloque contre son ventre à l'aide de ses genoux. L'objectif est de rentrer dans le but avec le ballon sur lui (c'est du football ou du rugby ?!). Pour ce faire, 5 équipiers se jettent avec lui en direction du but brésilien. Le Japon égalise grâce à son jeu collectif et nous avons ici sans doute l'action de but la plus pathétique vue jusque-là. Un peu comme si devant la supposée décision éditoriale de zapper la demi-finale, l'auteur avait décidé de se lâcher (encore plus) pour la finale. Roberto reconnait que Tsubasa l'a surpassé et avoue que dans son équipe de rêve, il tiendrait le rôle de numéro 10. On apprend qu'il avait rencontré Natureza au Brésil voilà des années, le fameux roi du foot en devenir. Il avait eu la même impression que lorsqu'il avait rencontré Tsubasa (tiens donc ^^). C'est lui qui l'avait filmé. Dans le vestiaire brésilien, quelqu'un s'apprête à revêtir le maillot du numéro 10.

Hyuga passe à Tsubasa et Misaki en tirant un Raiju Shoot. Le duo légendaire reprend de volée à pleine puissance. La jambe gauche de Misaki se remet à saigner abondamment. C'est un triple Raiju Shoot imparable qui s'en va transpercer le filet. Misaki doit sortir et le Japon devra terminer la rencontre à 10. Il mène 2 à 1 à une minute de la fin du match. C'est alors que Natureza, qui n'avait pas spécialement envie de quitter son village, entre en jeu. Santana est le seul à le reconnaître, lui qui avait demandé à Roberto de porter le maillot du numéro 10 alors qu'il était réservé au roi du foot. Il avait pu visionner à son tour la fameuse vidéo. Du rond central, Natureza défie Tsubasa. Il utilise la feinte de Levin tandis que son rival lui sort une parade Leviniesque. Le Brésilien le passe. D'un retourné acrobatique si haut que personne ne peut le contrer, il frappe depuis l'extérieur de la surface de réparation. Le ballon rebondit une fois au sol mais son effet trompe le gardien et c'est le but ! Le prodige brésilien, pour qui la nature est son amie, vient de mettre fin à la légende du portier nippon. Hyuga et Tsubasa s'inspirent du duo formé par Santana et Leo mais Natureza chipe le ballon des pieds du premier et les laisse tous deux au sol. Grâce à Ishizaki qui a bloqué de la tête un centre de Santana, Tsubasa peut revenir et tenter de contrer un tir de Natureza. Le clash s'annonce des plus violents mais Wakabayashi s'empare le premier du ballon. Ses mains saignent de plus belle. La 2ème période s'achève et on jouera les prolongations avec but en or. A l'infirmerie, on refait le bandage (des mains) du gardien nippon. Ishizaki doit céder sa place à Urabe, Misaki rentre à nouveau et Wakashimazu remplace Wakabayashi.

Le match reprend et déjà l'ancien gardien de la Toho se distingue en sauvant une bourde d'Urabe. Wakabayashi confie qu'il a le même niveau que lui (les statistiques montrent pourtant le contraire) et qu'il le surclasse dans le jeu offensif. Aoi dribble plusieurs joueurs mais finit par être encerclé. Hyuga le tacle alors violemment par derrière pour faire sortir le ballon (no comment !). Aoi se dit que si cette action les mène à la victoire, alors peu importe qu'il sacrifie une ou deux jambes (no comment !). Misaki récupère et tire de sa jambe gauche avant Santana, qui lui met un coup dans son élan. Le numéro 11 nippon se remet à saigner. Dans les airs, Tsubasa tire mais Natureza le bloque du pied. Le prodige nippon ne veut laisser à personne ce ballon qui porte en lui les sacrifices de ses amis. Toujours dans les airs, il bloque le ballon sur son pied. Natureza tire de son autre pied mais rate la cible car son rival a envoyé le ballon en l'air. Il termine son action par un retourné acrobatique et marque. Le Japon remporte la coupe du monde des moins de 20 ans. Tsubasa a une pensée pour Roberto à qui il doit la victoire. Roberto, lui, se promet de continuer leur duel. Actuellement, le prodige nippon est le roi du foot et le Japon le champion du monde, comme l'admet volontiers le frère de Natureza. Dans son discours de clôture de la compétition, Tsubasa remercie bien sûr le public pour ses encouragements. Il a une pensée également pour le pays qui devait organiser l'événement, secoué par une guerre civile. Il rêve d'un monde en paix et d'un monde où les conflits se régleraient sur un terrain de football. Tout le monde l'applaudit. Santana retrouve sa mère et, malgré la défaite, vit le plus beau jour de sa vie. Natureza annonce à son frère et à Roberto qu'il compte quitter son village pour se confronter à son nouveau rival. Sur le terrain, par une nuit étoilée, Tsubasa remet à Sanae une bague de fiançailles et l'embrasse.

64 : en guise d'épilogue, nous apprenons qu'Aoi est retourné en Italie où il s'entraîne assidûment pour ses débuts en Serie A avec l'Inter. Hyuga a décroché un contrat avec la Juventus et fera lui aussi ses débuts prochainement. Wakabayashi récupère de ses blessures en Allemagne et Misaki en France, espérant rejoindre plus tard un club de Première Division (Ligue 1). Les autres, dont Wakashimazu, évoluent dans leur championnat national (J. League). Santana a reçu des offres de clubs européens mais ne s'est pas encore décidé. Tsubasa s'est engagé avec le FC Barcelone en Espagne, où il vit avec Sanae. Natureza a, lui, rejoint le Real Madrid, le club rival historique. Le manga se termine par la photo du mariage de Tsubasa, avec tout le staff et tous les joueurs réunis (pour ce dessin, l'auteur s'est clairement assis sur les proportions ^^).



III] Le résumé intégral de Road to 2002 (15 tomes, 77 ko de texte).
Spoiler :

Road to 2002 résumé chapitre 01 : Tsubasa va disputer son dernier match avec le Sao Paulo FC. Discutant avec Roberto de son départ prochain pour un club européen, il le remercie chaleureusement pour tout ce qu'il lui a enseigné. Pour son match d'adieu, le public lui rend un vibrant hommage. Il se remémore, à son arrivée au Brésil à ses 15 ans, l'entraînement difficile que lui avait fait subir le numéro 10 d'alors, Radunga. Tsubasa suit ses traces, tel un modèle, et s'engagera donc dans un club du Vieux Continent. Le Brésil est le seul pays à avoir participé à toutes les éditions de la coupe du monde et le parcours de ses vedettes n'y est certainement pas étranger. De retour au match, Tsubasa passe à Pepe, qui lui remet. Il décoche son Flying Drive Shoot et marque. Il double la mise puis délivre deux passes décisives. Plus tard, Pepe se rate et tape la transversale mais son partenaire, les larmes aux yeux, reprend d'un retourné façon Roberto et marque encore, en passant le ballon au dernier moment de son pied droit au pied gauche. La foule de spectateurs est en délire, tandis qu'il ôte son maillot pour laisser apparaître sur son T-shirt : "Road to 2002" (la coupe du monde 2002 sera organisée au Japon et en Corée du Sud).

02 : Tsubasa rend visite à Wakabayashi à Hambourg. Les deux amis se disent qu'il serait excitant, en évoluant dans des clubs différents, que la finale de la Ligue des Champions se joue entre deux joueurs japonais. Tsubasa n'a pas encore arrêté son choix mais il apprend que Hyuga a fait le sien. Il évoluera à la Juventus aux côtés de Salvatore Gentile. Comme à son habitude, Hyuga a fait une déclaration fracassante devant les journalistes italiens : son objectif est de devenir le meilleur buteur au monde, c'est pourquoi il a rejoint un club de Serie A, le championnat italien étant réputé pour sa solidité défensive. Tsubasa visite l'Italie, l'Angleterre, la France, les Pays-Bas et termine son tour d'Europe au Camp Nou, un stade de renommée mondiale, en Espagne. Il s'y voit déjà portant le maillot du numéro 10 et acclamé par des dizaines de milliers de supporters. Sa réputation le précédant, il annonce à un responsable que son choix est fait : il jouera pour le FC Barcelone.

03 : dans la foulée, il en profite pour observer l'équipe B à l'entraînement. Trois défenseurs de l'équipe A (Almieja (27 ans), Fonseca (28 ans) et le costaud Gonzales (32 ans)) mettent les B au défi de les dribbler, avec comme enjeu une recommandation au coach Van Saal. Mais la différence de niveau crève les yeux. Bien entendu, Tsubasa, une recrue pour la saison à venir, relève le défi et s'élance à 1 contre 3. Ou plutôt à 3 contre 3, le ballon et le terrain étant ses alliés...

Note : le nom du coach est inspiré de Luis van Gaal, un célèbre entraineur ayant passé quelques saisons à la tête du Barça. Il n'y a toutefois aucune ressemblance physique, puisque dans le manga, le personnage est d'un âge avancé.

04 : il goûte à la solide défense européenne mais ridiculise tout de même les 3 joueurs. Avec l'acharnement qu'on lui connaît, il se prendra un coup de crampons sur la figure, le faisant saigner. Le prodige conclut son action en marquant d'un retourné acrobatique.

05 : les 3 défenseurs saluent sa performance mais pour eux, quel que soit son potentiel, avoir sa place en équipe A immédiatement relève de l'utopie. D'autant que le Barça a déjà un joueur talentueux de la trempe de Tsubasa : Rivaul, le capitaine de la sélection brésilienne, porteur du numéro 10 et détenteur du Ballon d'Or. Le FC Barcelone officialise l'arrivée de sa nouvelle recrue (20 ans) et le monde est désormais au courant. Hyuga continue de s'entraîner à Okinawa et espère bien jouer sous le ciel européen avant Tsubasa. A Hambourg, Schneider annonce à Wakabayashi qu'il est temps pour lui de quitter son club.

06 : il apprend à son ami le souhait du Bayern de le recruter. Avec le gardien nippon, le buteur allemand compte bien remporter la Ligue des Champions, après avoir remporté la Bundesliga la saison dernière. Mais Wakabayashi décline l'invitation, se sentant redevable envers son club formateur, relégué en 7ème position à cause de ses blessures l'ayant empêché de jouer. Schneider ajoute que Sho Shunko et Stefan Levin viendront renforcer l'effectif du Bayern. Plus que jamais motivé à l'idée d'arrêter les tirs de ces 3 attaquants et de gagner le championnat, avant d'affronter Hyuga et Tsubasa sur la scène européenne, le portier confirme son choix. Nous sommes au mois de juillet. Pour briller en 2002, Tsubasa sait pertinemment qu'il devra être plus fort et plus talentueux. Il s'entraîne pour cela à Hawaï. Son assistant remarque (attention, c'est très important pour la suite) que contrairement à la plupart des joueurs qui ont développé leur puissance seulement dans un bras ou une jambe, Tsubasa est parfaitement équilibré des deux côtés. Il s'entraîne à dribbler en portant sur ses épaules un préparateur physique. Et se muscle le haut du corps pour répondre au jeu agressif qui l'attend en Liga et en Ligue des Champions.

07 : Hyuga présente à sa famille la maison qu'il leur a achetée. Ses amis Takeshi, Wakashimazu, Sorimachi et une foule de supporters sont là pour son départ à l'aéroport en direction de l'Italie. Sa copine lui remet un porte-bonheur à son effigie (à lui). Le championnat allemand reprend un mois avant ceux d'Espagne et d'Italie. Wakabayashi déborde d'énergie à l'entraînement et arbore fièrement ses gants marqués de son surnom : SGGK (Super Great Goal Keeper). En Espagne, Tsubasa se présente à son premier entraînement avec 2 heures d'avance et parle au ballon, tout excité. Rivaul, le meilleur joueur du monde, va à sa rencontre. Lui aussi désirait fouler la pelouse au plus tôt.

08 : Rivaul propose à Tsubasa de jouer. Plus tard, les autres joueurs arrivent au vestiaire et parlent de la recrue nippone. Pour eux, sa seule chance d'être titulaire serait que le coach Van Saal fasse tourner l'effectif (turn over). Ainsi, Tsubasa jouerait uniquement lorsque Rivaul serait laissé au repos. Le prodige nippon reconnait le potentiel de l'actuel numéro 10 et, voulant devenir le meilleur joueur au monde, se met en tête de le surpasser. Il lui propose un duel. Toujours dans le vestiaire, on doute que Tsubasa soit du genre à se contenter d'être la doublure de Rivaul. Le coach du Barça, Erick Van Saal (un Néerlandais), est à son poste depuis 6 ans avec 3 Liga et 2 Coupes du Roi à son actif. Il interrompt la lecture d'un manga (Captain Tsubasa) dans son bureau et s'en va rejoindre le terrain. Arrivé sur les lieux, c'est le choc ! Rivaul se tient debout le pied sur le ballon, tandis que le prodige nippon est à genoux, avant de s'effondrer et de perdre connaissance. On demande une civière de toute urgence.

09 : Tsubasa se ressaisit à l'infirmerie. Il n'a pas pu passer Rivaul ne serait-ce qu'une fois. Le médecin lui déconseille de retourner à l'entraînement mais les journalistes sur place ont déjà pris la photo choc (Rivaul debout, lui au sol). Tsubasa s'est en fait pris un coup de coude de la part du numéro 10. Comme toujours, il ne montre aucune séquelle et rejoint à toute vitesse le terrain en sautant tel un félin par-dessus un grillage de 3 mètres. Les journalistes captent la scène et modifient leur une en titrant : "la résurrection de Tsubasa !". A l'aéroport de Turin, Hyuga est accueilli par Salvatore Gentile qui lui rappelle que jouer à la Juventus n'est pas donné à n'importe qui.

Road to 2002 résumé chapitre 10 : Hyuga va passer une visite médicale. Dans les vestiaires, il aperçoit les noms (légèrement modifiés) des Italiens Alessandro Del Pierro et Filipo Inzaghi ainsi que des Français Zinedine Zidane et David Trezeguet (171 buts en 320 matchs). Des joueurs ayant marqué l'histoire de ce club et dont il espère bien faire partie. A Barcelone, le coach Van Saal décide d'un match d'entraînement entre les titulaires et les remplaçants, que rejoint Tsubasa. Grâce à son entraînement personnel, il se défait du marquage avec encore plus de facilité qu'auparavant. Hyuga passe la visite médicale sans problème. On demande ensuite à voir sa condition physique. La salle d'entraînement provoque sa surprise : elle est suréquipée et possède même du matériel informatique pour analyser, traiter et stocker les données des joueurs. A la vue des résultats, M. Mazzantini, le préparateur physique de la Juventus, n'en revient pas, jusqu'à donner un coup sur un bureau. Son club a signé un contrat avec un homme qui n'a rien, physiquement parlant, d'un joueur de football. Le verdict est dévastateur : son corps a un équilibre à la rue et jouer en Serie A dans ces conditions est tout bonnement impossible !

11 : le responsable met en cause son mauvais régime alimentaire, sa façon de s'entraîner et les matchs joués. Hyuga s'emporte et le saisit par le col mais finit par s'excuser devant le coach Carlo Monetti (un sosie de Carlo Ancelotti, champion de France 2013 avec le PSG, 2 Ligues des Champions avec le Milan AC et une avec le Real Madrid en 2014). Apprécié de ses joueurs, il explique ne pas s'arrêter aux données physiques ni à l'équilibre du corps, aussi mauvais soit-il, dès lors que son attaquant enchaîne les buts. Sur le terrain, Tsubasa passe en retrait à Gonzales qui lui remet l'instant d'après. Le Japonais est maintenant libre d'affronter Rivaul mais ce dernier avait anticipé l'action. Il en résulte un clash aérien où les deux rivaux frappent le ballon en même temps. Tsubasa est éjecté mais parvient à emmener le ballon avec lui. Grâce à son équilibre, il retombe sur ses pieds, plein d'assurance. Quand sa jambe gauche se met soudainement à trembler...

12 : Tsubasa se met à douter l'espace d'un quart de seconde mais grâce à son entraînement personnel, le voilà déjà reparti à l'attaque, complètement remis du choc ! Il se met à feinter Rivaul en utilisant sa (à Rivaul) propre technique. Tout le monde en est stupéfait et commence à croire que Tsubasa est effectivement capable de faire sienne n'importe quelle technique, comme le prétend sa légende (et c'est reparti pour un tour). Ne s'avouant pas vaincu, Rivaul réussit à reprendre possession du ballon en combinant des techniques dont lui seul a le secret (mais pour combien de temps encore ? ^^). Hyuga fait la connaissance du reste de l'équipe, composée essentiellement d'internationaux, et l'entraînement commence.

13 : suite à son duel aérien, Tsubasa s'écrase sur la pelouse. Interrogé par son rival, il répond que son objectif est de devenir le meilleur joueur du monde. Le numéro 10 l'encourage et lui conseille de chercher à élever son niveau de jeu à tout instant. Katagiri observe la scène de loin et s'en va, la tête tournée vers l'année 2002. Hyuga prolonge son entraînement dans les rues de Turin. Une semaine plus tard, Tsubasa confie à Sanae être heureux d'avoir autant à apprendre de Rivaul, un joueur complet tant d'un point de vue technique que physique. En Allemagne a lieu le match d'ouverture de la Bundesliga entre Hambourg (Wakabayashi) et le Werder Brême.

14 : Wakabayashi doit faire face au triangle offensif du Werder, où l'on retrouve un certain Ramon Victorino. Il réalise plusieurs arrêts dignes de son rang et offre même une passe décisive menant à l'ouverture du score. En fin de match et prenant exemple sur Wakashimazu, il va jusqu'à la limite de sa zone pour s'emparer du ballon, initiant une défense proactive. Hambourg l'emporte sur ce score de 1 à 0 et le Japonais se promet de garder ses cages inviolées jusqu'au 5ème match, celui contre le Bayern. Le Bayern qui a dominé Schalke par 5 buts à 1 avec un coup du chapeau de Schneider et des réalisations de Levin et de Sho Shunko. Le jour suivant, le coach Van Saal veut voir comment évolue Tsubasa en milieu droit et dans l'équipe des titulaires, toujours à l'entraînement.

15 : le coach veut le voir au poste qu'occupait Fago (le Portugais Luis Figo), avant son départ pour le Real Madrid. L'idée est qu'il forme un tandem avec Rivaul. A Turin, les joueurs s'entraînent à une séance de tirs au but. L'as de l'équipe s'appelle Delpi. Inzars, Tresaga et d'autres font trembler les filets. Hyuga est admiratif. A tel point qu'il en oublie son tour et se rate sur la réception, étant trop tendu. Ne voulant attendre un 2ème tour, il en vient à bousculer Delpi et, considérant qu'il ne pouvait compter uniquement sur le Raiju Shoot qui lui posait trop de contraintes physiques, il décoche son nouveau tir : le Wild Tiger Shoot. Une technique mise au point en s'entraînant à shooter des ballons de futsal et des balles de softball et de tennis, l'objectif étant de gagner en efficacité en visant le centre du ballon pour un rendement optimal. Le gardien est resté figé sur sa ligne. Mazzantini reconnait que sa jambe droite, elle au moins, est du niveau de la Serie A. A Barcelone, Tsubasa fait tout pour se mettre à la hauteur de Rivaul. Ce dernier lui envoie une passe délicate mais le prodige nippon reprend directement d'un Flying Drive Shoot et marque. Liga et Serie A vont bientôt débuter.

16 : un an s'est écoulé depuis l'accident de Misaki. Il a pleinement retrouvé ses moyens, après l'aggravation de sa blessure en finale, grâce à son médecin. Il décide cependant de rejoindre un club de J. League avant de s'envoler pour la France et sa Première Division (Ligue 1). En Espagne, en match amical de 3 sessions de 30 minutes, le coach Van Saal teste Tsubasa dans différentes positions (milieu gauche, etc.) mais le prodige se montre à l'aise en toutes circonstances. Sa complicité avec Rivaul est excellente. Leur équipe l'emporte par 8 à 0. Le coach convoque sa recrue dans son bureau. Encore en train de lire un manga (Captain Tsubasa), il lui demande à quel poste il désire évoluer.

17 : ayant eu au cours de sa vie une expérience dans pratiquement tous les postes, le dilemme se résume vite à devenir la doublure de Rivaul ou son partenaire. Il répond qu'il veut être meneur de jeu (milieu offensif). Plus que 2 semaines avant le début de la Liga. En Italie, Delpi et un autre joueur doivent se remettre de diverses blessures, ce qui laisse entrevoir pour Hyuga une titularisation. Wakabayashi a remporté ses deux matchs suivants. Tsubasa déjeune en famille chez Rivaul qui lui demande l'objet de sa discussion avec le coach. Il l'interrompt avant d'en avoir les détails (le poste choisi). Il confiera à sa femme considérer le Japonais comme un rival puisqu'il ne peut y avoir qu'un seul joueur de son poste au sommet du monde. Le prodige nippon a hâte de remporter la Liga avec Rivaul. Une semaine plus tard, le coach Van Saal s'apprête à dévoiler en conférence de presse le poste qu'il a choisi pour sa recrue. Dans un couloir, il apprend sa décision à Tsubasa, décision qui lui cause un choc.

18 : les journalistes présents n'en croient pas leurs oreilles. Le coach leur a annoncé que Tsubasa jouera en équipe B ! Il est encore trop jeune pour prétendre à une place de titulaire. Bien que l'équipe B vienne tout juste de monter d'une division et est composée de jeunes joueurs, le coach a assigné au Japonais l'objectif de 10 buts et 10 passes décisives en l'espace d'un an. Toujours est-il que les journaux font de cette affaire leur une et rapportent déjà des offres de transferts des clubs du PSG, d'Arsenal, de Milan, etc. Ses amis sont secoués en apprenant la nouvelle et Hyuga lui propose même de le rejoindre en Italie. Mais Tsubasa ne se décourage pas et, les larmes aux yeux, se jure de prouver au club sa vraie valeur.

19 : lors de son dernier match d'entraînement contre une équipe de Serie B, Hyuga marque un but de son Wild Tiger Shoot. Il a en fait marqué dans tous ses matchs d'entraînement avec la Juventus. Son coach décide d'en faire un titulaire pour leur match d'ouverture de la Serie A.

Road to 2002 résumé chapitre 20 : une bouteille à la main, le coach Kira débarque à Turin pour encourager son poulain. Il y retrouve l'ancien coach de la Toho (Kitazume Makoto), Gamo et Katagiri. La famille et les amis de Hyuga s'apprêtent à regarder la retransmission du match. Dans le tunnel menant au terrain, Hyuga marche derrière Zedane et Inzars. La rencontre entre la Juventus et Parme est sur le point de commencer.

21 : Kira et Makoto s'accordent pour dire que sans sa rencontre et sa rivalité avec Tsubasa, Hyuga n'en serait pas là aujourd'hui. A Barcelone, Tsubasa salue ses nouveaux partenaires de l'équipe B, avec un regard vif qui en dit long sur sa motivation. Hyuga donne le coup d'envoi. Zedane, l'équivalent de Rivaul pour le commentateur, mène l'attaque. Le Néerlandais Davi (Edgar Davids) remet en direction du Japonais qui s'est démarqué. Mais ce dernier est vite rattrapé par Cannavaru (Fabio Cannavaro) et Thoram (le Français Lilian Thuram).

22 : pris en sandwich entre les deux joueurs, il perd l'équilibre. Son coach admet que Mazzantini n'avait pas tout à fait tort. Il parvient quand même à délivrer une passe décisive pour Inzars qui fait donc trembler les filets suite à cette action. A Barcelone, Tsubasa conseille ses partenaires à l'entraînement pour mettre en place son jeu, et ceux-ci comprennent vite, à le voir jouer, qu'il n'a strictement rien à faire en équipe B. Malheureusement pour la Juventus, Inzars était en position de hors-jeu. Le joueur, déçu, félicite malgré tout la nouvelle recrue pour sa superbe passe. Thoram et Cannavaru, eux, ne lui feront plus de cadeaux.

23 : les deux équipes ne lâchent rien. Zedane reçoit le ballon. Hyuga ignore tout de sa façon de jouer et, pour pouvoir anticiper la passe à venir, s'imagine alors Tsubasa à la place du Français (on ne rigole pas). Et ça marche ! Thoram est au marquage mais se fait déborder. En fin tacticien, le coach explique que le mauvais équilibre de sa recrue peut être un atout quand il s'agit de surprendre le défenseur, la différence d'accélération d'un pied à l'autre étant de fait anormalement élevée. Hyuga esquive un tacle de Thoram en sautant, et s'apprête à décocher un Wild Jumping Tiger Volley !

24 : au dernier moment, Cannavaru touche de la main la semelle gauche de Hyuga. Cela a suffi pour que le tir, bien parti pour rentrer, aille s'écraser contre un poteau (on l'a compris que l'auteur n'aimait pas Hyuga !). A Barcelone, l'entraînement du jour s'achève mais Tsubasa veut le prolonger d'une séance de coups francs. Séances de coups francs que Misaki a enchaînées durant sa réhabilitation qu'il a maintenant terminée. Le match d'Hambourg contre Stuttgart, où joue Muller, s'est conclu par un score vierge. A Turin, Thoram ne sous-estime plus du tout Hyuga et lui promet un marquage dont il se souviendra.

25 : le champion du monde français ne se fait plus avoir par les brusques accélérations du Japonais qui finit plusieurs fois au sol. Le défenseur n'a pas mis longtemps pour trouver la faille et le lui fait même savoir : une jambe droite puissante pour une jambe gauche à la peine. Son verdict est le même que celui de Mazzantini. Après Tsubasa, Hyuga goûte à son tour à l'une des plus grandes humiliations de sa vie de footballeur. Il est sorti de ses pensées négatives par un appel de Salvatore qui lui envoie un long ballon. Le Japonais reprend d'un somptueux retourné mais Thoram est encore là et le bloque du front.

26 : Hyuga retombe sur le dos et Thoram, dans sa chute, lui écrase le ballon sur l'estomac (purée, c'est une caillera ou quoi ?!). Le défenseur sourit et annonce que leur duel est terminé. Il dégage en touche et demande une civière. Le Japonais, qui a bien failli vomir ses tripes, est déjà debout. Mais c'est peine perdue, puisque nous jouons depuis à peine 25 minutes qu'il est déjà cuit. Il décide de jeter ses dernières forces pour enfin marquer et file tout droit vers le but. Il sait son avenir étroitement lié à cette dernière action sur le terrain, c'est pourquoi il décoche un Raiju Shoot... que Thoram s'apprête à bloquer.

27 : Thoram se prend le tir en plein dans l'estomac. Au moins Hyuga se sera-t-il vengé. Il frappe une nouvelle fois mais le défenseur le bloque de la semelle, en enfonçant ses crampons dans la pelouse. Avec son équilibre à la rue, le Japonais est éjecté lors du clash alors que le Français reste solidement debout. Hyuga est sans solution en Serie A. Après seulement 31 minutes de jeu, son coach le remplace par Tresaga. Thoram regrette ce changement, ayant apprécié cette confrontation, et donne même une tape sur l'épaule du Japonais, qui laisse s'échapper quelques larmes.

28 : Hyuga s'efforce de quitter le terrain la tête haute. Mazzantini et Thoram constatent qu'en plus de sa jambe droite, sa fierté et son état d'esprit sont dignes de la Serie A. Mazzantini félicite le joueur et lui apprend qu'il va concocter un programme d'entraînement pour corriger son équilibre et ainsi en faire un vrai attaquant. Le match s'est terminé par une victoire de la Juventus, sur un but de Tresaga. Thoram était diminué à cause de douleurs à l'abdomen et à la jambe gauche suite à ses clash avec Hyuga. Ce dernier est au repos pour 3 semaines pour des blessures au cou, à l'abdomen et à la jambe droite. A Barcelone, Tsubasa continue de s'entraîner jusque tard dans la nuit, à tirer des coups francs. Il fera ses débuts en 2ème division espagnole dans une semaine.

29 : avec Nestlé comme sponsor maillot, Urabe et Ishizaki s'entraînent au Japon au sein de leur club du Jubilo Iwata. Misaki les rejoint et compte bien y décrocher une place de titulaire, y faire ses preuves puis s'envoler pour un club étranger. Au club des Antlers (J. League), deux recrues de poids font leur apparition : Leo et Pepe. Suivant les traces de leurs prédécesseurs brésiliens, ils comptent se frotter aux équipes de J. League et se venger des joueurs de la génération dorée qui les ont humiliés en finale de la World Youth.

Road to 2002 résumé chapitre 30 : à Turin, Mazzantini, avec une pointe d'ironie, félicite le coach pour sa stratégie payante lors du dernier match. Il s'est servi de Hyuga et de son rythme particulier pour venir à bout de Thoram une fois Tresaga entré en jeu. Mazzantini n'approuve pas vraiment cette façon d'utiliser un joueur non apte pour la Serie A. Le coach lui confie l'entraînement du Japonais dans l'optique d'en faire plus tard un des piliers de son attaque. A Barcelone, au Mini Stade (Mini Estadi) de 15 000 places réservé à l'équipe B, Tsubasa vérifie l'état de la pelouse avant d'y jouer son 1er match de 2ème division.

31 : Gamo et Katagiri sont dans les tribunes. Hyuga croise Sanae et ils vont assister au match ensemble. La rencontre n'est pas retransmise à la télévision. Un partenaire de Tsubasa donne le coup d'envoi. Dans un flashback, nous le voyons s'entraîner à tirer toutes sortes de coups de pieds arrêtés (corner, penalty, dès l'engagement, coup franc). Et ce qui devait arriver, arriva : du rond central, le prodige ouvre le score d'un Drive Shoot, profitant du mauvais placement du gardien et de la défense en début de match. Surtout, il ne compte pas s'arrêter là.

32 : après son but marqué à la 7ème seconde, Tsubasa récidive quelques instants plus tard, en reproduisant les schémas tactiques qu'il a déployés et travaillés avec ses partenaires à l'entraînement. Avant le match, Wakabayashi lui avait conseillé au téléphone de faire son possible pour remplir son objectif de 10 buts et 10 passes décisives dans ce même match, ce à quoi le prodige avait répondu que c'était bien son intention depuis le début. Ce qui aurait fait un score d'au moins 20 à 0, mais passons. Le coach Van Saal et Rivaul assistent ensemble à la rencontre.

33 : les joueurs adverses intensifient leur marquage de Tsubasa, si bien qu'il peut délivrer ses premières passes décisives tranquillement. Mieux, il ne perd pas l'équilibre et repousse les défenseurs trop envahissants de son corps athlétique. Histoire d'enfoncer le clou, Sanae explique à Hyuga que c'est là le résultat de son entraînement personnel à Hawaï. Le Tigre mesure alors l'étendue de sa naïveté : même en étant un prodige du ballon rond, son ancien rival ne s'est jamais reposé sur ses acquis. Après seulement 28 minutes, Tsubasa marque d'un coup franc, portant à 3 son total de buts.

34 : à Nankatsu au Japon, le petit frère de Tsubasa (5 ans), son portrait craché, défie un de ses camarades avec un message sur un ballon comme son aîné avant lui. A l'entraînement, il fait déjà des prouesses. Il marque même depuis le rond central (non, là je plaisante). A Barcelone, les autres joueurs de l'équipe A assistent également au match et constatent évidemment que Tsubasa surclasse complètement la concurrence sur le terrain. Le prodige en est déjà à son 5ème but !

35 : le public entier acclame Tsubasa. Et nous aussi d'ailleurs : Tsubasa, Tsubasa, Tsubasa, fais-nous rêver, t'es l'meilleur ! On ne remerciera jamais assez le Japon de nous avoir offert un tel génie. Le prodige se paie même le luxe de reproduire la défense dite sous-marine de Rivaul et accentue ainsi son avance au championnat du monde du copiage éhonté des techniques des autres, tous manga confondus. Il enchaîne avec une autre spécialité du numéro 10 de l'équipe A et marque son 6ème but d'un retourné acrobatique. L'arbitre siffle la fin du match, avant même les arrêts de jeu, sur le score de 10 à 0. Avec 6 buts et 4 passes décisives, Tsubasa n'est pas totalement satisfait mais reconnait que son objectif personnel était un peu trop haut tout compte fait.

36 : Hyuga s'en va sans rencontrer Tsubasa. Il veut commencer son entraînement le plus tôt possible et donne rendez-vous à son (futur) rival au Camp Nou. Les journaux sportifs font leur une sur le prodige nippon, s'interrogeant sur sa place en équipe B. Dans les vestiaires, il reçoit un appel de Wakabayashi et lui fait part de sa relative déception. Le gardien attend son match contre le Bayern avec impatience, avant de défier son ami en Ligue des Champions. Les 3 Japonais rêvent de se retrouver lors de cette prestigieuse compétition (et devinez c'est qui qui va gagner à la fin ? ^^)

37 : Hyuga débute avec Mazzantini son entraînement visant à faire de lui un joueur complet, physiquement parlant. A Munich, le Bayern (4 victoires) reçoit Hambourg (3 victoires et 1 nul). Au même moment au Camp Nou, le Barça de Rivaul reçoit le FC Valence de... Carlos Santana ! Ce dernier regrette l'absence de Tsubasa, qui assiste au match depuis les tribunes. En Allemagne, Kartz ouvre le score pour Hambourg.

38 : Kartz ouvre donc le score après 5 minutes de jeu, sur un long dégagement de Wakabayashi. A Barcelone, le premier clash de Santana avec Rivaul, remporté par ce dernier, ne lui fait plus vraiment regretter l'absence de son rival Japonais.

39 : Santana essaie de passer Rivaul avec sa spécialité et il en résulte un nouveau clash, aérien cette fois. La défense barcelonaise récupère et son prodige brésilien ouvre le score d'un retourné acrobatique. A Munich, Wakabayashi fait face à une pluie de tirs et rattrape même le tir dragon de Sho Shunko. L'auteur nous rappelle alors gentiment que personne ne peut lui marquer un but en dehors de la surface de réparation (y a-t-il un scénariste dans l'avion ?!).

Road to 2002 résumé chapitre 40 : Wakabayashi se saisit même parfaitement du tir meurtrier (avec effet de rotation) de Levin ! Le portier nippon s'était entraîné dans cette optique. Dans les tribunes du Camp Nou, la mère de Santana remercie Tsubasa pour le déclic que sa rencontre avec son fils a provoqué (fini le "joueur cyborg").

41 : les 3 défenseurs, déjà ridiculisés par Tsubasa à l'entraînement, se font... ridiculiser par Santana. Ce dernier tire en retourné mais se fait bloquer par le capitaine barcelonais. Il garde cependant possession du ballon, comme s'il était collé à son pied, tire et égalise.

42 : Hyuga poursuit ses séances de musculation et d'endurance. A Munich, Schneider s'est défait du marquage un peu trop pressant de Kartz, un de ses anciens partenaires quand il jouait à Hambourg, et file vers le but adverse.

43 : dans la surface de réparation, Schneider doit tirer du pied gauche pour ne pas se faire chiper le ballon. Plus puissant du pied droit, il s'était néanmoins sérieusement entraîné à tirer du gauche. Le gardien se jette et bloque difficilement d'une main. Sho Shunko s'élance mais Wakabayashi capte à présent le ballon des deux mains, grâce à son entraînement. Dans son élan, l'attaquant le fait percuter le poteau. Le gardien n'a rien, expliquant que le poteau est son ami (en même temps, là il n'a pas tort).

44 : à la mi-temps, le coach du Bayern reste confiant. Il aurait un plan pour renverser le score. Au Japon, Misaki est déjà pressenti pour faire partie des titulaires du Jubilo Iwata. De retour à Munich, les locaux retrouvent la pelouse l'air détendu, alors qu'ils sont menés au tableau d'affichage.

45 : la tactique du Bayern est à présent de faire circuler le ballon très rapidement afin de pousser Wakabayashi à la faute dans son positionnement. Elle porte ses fruits puisqu'à la reprise, Sho Shunko a une occasion en or, le côté gauche du but étant complètement libre. Il tire mais le gardien dévie de justesse (rires). Au Japon, voulant défendre leur place, Ishizaki et Urabe s'apprêtent à tacler Misaki par derrière (les vilains).

46 : bien sûr, Misaki les évite. Il délivre ensuite une passe décisive. Les 3 anciens partenaires en sélection nationale (U20) feront finalement ensemble leur début en J. League. A Munich, Levin est bien parti pour lober Wakabayashi. Mais ce dernier dévie du bout du majeur (rires). Sur le corner qui suit, Schneider n'est plus marqué, son vis-à-vis ayant décidé de prêter main-forte à une défense complètement épuisée par la nouvelle tactique du Bayern.

47 : suite au corner, le Suédois décoche un Levin Shoot. C'est une passe pour Sho qui remet de son tir dragon à Schneider. L'Allemand marque en transperçant les filets (que ce fut dur !). Loin de se démotiver, Wakabayashi (comme Tsubasa) explique qu'ils n'ont fait qu'égaliser et que le vrai match débute maintenant.

48 : après 30 minutes en seconde période, le FC Barcelone obtient un coup franc. Le tir de Rivaul tape la transversale. Les deux rivaux reprennent d'un retourné mais s'écrasent ensuite au sol. Rivaul ne se relève pas, touché dans le bas du dos, tandis que Santana s'élance vers le camp opposé. Il feinte les défenseurs en délivrant une longue passe. Un partenaire reprend et frappe au but : Valence mène 2 à 1. Rivaul est lui toujours au sol.

49 : Rivaul est sorti sur civière. Tsubasa est debout, le poing fermé. Cinq minutes plus tard, c'est un Rivaul toujours souffrant qui retrouve le terrain. Santana le tacle mais le numéro 10 barcelonais comptait sur cette action. En effet, grâce à la jambe de Santana, Rivaul a pu délivrer une passe décisive et les deux équipes sont de nouveau à égalité.

Road to 2002 résumé chapitre 50 : 120 000 supporters assistent au match. Emu par les encouragements du public pour leur équipe, Tsubasa se met à avoir les larmes aux yeux. Il est convaincu d'avoir fait le bon choix en rejoignant un club espagnol. Le coach d'Hambourg se satisferait bien d'un nul et fait donc marquer Sho et Levin. Wakabayashi répond toujours présent mais s'interroge sur ce football défensif. Que ferait Tsubasa s'il jouait dans son équipe ?

51 : le gardien se dit que son compatriote ignorerait les consignes du coach et viserait la victoire à tout prix. Schneider est déçu du cours du match et prévient Wakabayashi qu'avec ce jeu, il ne terminera pas dans les 3 premières places qualificatives pour la Ligue des Champions. Kartz perd alors la boule et met un coup à son ancien partenaire, lui reprochant de les avoir quittés pour rejoindre le Bayern de son père, avec en renfort des internationaux de choix. Il écope d'un carton rouge et quitte donc le terrain. Il ne reste que 5 minutes à jouer.

52 : maintenant libre de tout marquage, Schneider tente un tir depuis l'extérieur de la surface de réparation, dans les arrêts de jeu. Le gardien s'en saisit sans aucune difficulté (quelle prise de risque de la part de l'auteur ^^). Kartz l'affirme : ce Wakabayashi là est capable d'arrêter 100% des tirs de Schneider dans ces conditions. Exactement comme en début de match, Wakabayashi effectue un long dégagement mais le joueur à la récupération est bousculé et s'effondre, à la limite de la surface de réparation. L'arbitre siffle. Mais est-ce pour signaler la fin du match ou bien un penalty ?

53 : ce sera finalement un coup franc dangereux, dernière chance de l'emporter pour Hambourg, qui n'a pas eu une seule occasion en 2ème période. En Espagne, le match se termine sur un nul 2 partout. Rivaul et Santana s'échangent leur maillot. Le joueur barcelonais encourage son compatriote pour la suite de la saison. Plus tard, Tsubasa et Santana dînent ensemble. Le Brésilien lui donne un double rendez-vous : au match retour en Liga et au Japon pour la coupe du monde 2002. A Munich, le coup franc va être tiré par... Wakabayashi (comment ça y avait strictement aucun suspense ?!). Plus exactement, le gardien cours comme un forcené depuis son but pour tirer dans son élan. Son entraînement va-t-il porter ses fruits ? La réponse, tout de suite.

54 : Wakabayashi tire mais Sho se détache du mur et ne peut que renvoyer le ballon. Schneider réagit au quart de tour et envoie le ballon en direction du but vide. Dans sa tentative de sauver ce ballon qui filait en touche, il termine dans les panneaux publicitaires. Le gardien réussit néanmoins à revenir à hauteur de ses cages (le terrain fait 20 mètres ou quoi ?!) mais le ballon rebondit une fois, si bien qu'il ne peut l'atteindre dans sa course folle. Le ballon finit... dans... les... filets ! C'est tellement inattendu de la part de l'auteur (je précise que je ne connaissais pas l'issue de ce match avant de le résumer) !

55 : Schneider se relève, l'épaule droite en sang. Le coach d'Hambourg n'a pas apprécié le coup d'éclat de son gardien alors que son équipe jouait à 10. Ce sera la cause de son éventuel départ. Après le match, remporté donc 2 à 1 par le Bayern, Kartz s'excuse auprès de Schneider. La semaine suivante, Tsubasa se déplace à Malaga pour le compte de la 2ème journée en 2ème division.

56 : dès le début du match, il ouvre le score de loin, d'un imparable Flying Drive Shoot. Après 25 minutes en 2ème période, le prodige en est à 3 buts et 4 passes décisives et son équipe mène 7 à 1. Craignant que leur bus ne soit assiégé au retour par une horde de supporters locaux déchaînés, le coach (de l'équipe B) décide de sortir Tsubasa pour éviter que l'addition ne soit trop lourde. On annonce le changement et le public se met à siffler bruyamment. Siffler Tsubasa ? Non, il siffle le coach car il demande à voir encore le génie du foot à l'oeuvre (n'importe quoi !). Les supporters locaux, qui promettent l'enfer au coach s'il ne revient pas sur sa décision, avaient déjà perdu espoir en la victoire avant même le début du match, et ne s'étaient donc déplacés que pour voir le jeu merveilleux de Tsubasa (l'auteur en fume vraiment de la bonne). Tsubasa remercie le public, les bras levés. Il est tout proche de l'objectif assigné par le coach Van Saal.

Remarque : bien sûr, il n'est pas rare que des supporters locaux saluent la performance des visiteurs, mais des supporters qui se déplacent uniquement pour assister à la domination de l'équipe adverse, je ne sais pas s'ils méritent le qualificatif de "supporters" justement.

57 : on conseille à Rivaul d'être au repos pour le 2ème match du FC Barcelone. Tsubasa reçoit une carte postale de Misaki, qui va faire ses débuts en J. League. Le Jubilo Iwata affronte les Urawa Reds où évolue un Takeshi arborant sur le crâne une coupe représentant un ballon (no comment). Les Kashima Antlers de Pepe et Leo jouent contre le Vissel Kobe de Sorimachi. Le Consadole Sapporo de Matsuyama rencontre le FC Tokyo de Misugi, et ainsi de suite. Tous ces joueurs vont se livrer une lutte sans merci en J. League, avec en ligne de mire une place parmi les 23 joueurs de la sélection pour la coupe du monde.

58 : un flashback nous montre les progrès de Nitta et de Wakashimazu au sein d'un dojo. L'attaquant et le gardien s'affrontent désormais sur un terrain de football, en J. League. Du côté du match du Jubilo, Takeshi est dépossédé du ballon par la combinaison en deux temps du duo formé par Urabe et Ishizaki. Ce dernier passe à Misaki.

59 : Misaki fait des prouesses avec le ballon puis passe à un partenaire démarqué. Celui-ci tire au but mais touche malheureusement la barre transversale. Contre Matsuyama, Misugi ouvre le score d'un Flying Drive Shoot similaire à celui de Tsubasa.

Road to 2002 résumé chapitre 60 : les Antlers mènent 3 à 1 face au Vissel. Le Jubilo obtient un corner. Misaki décide de le tirer du pied gauche, lui qui a entraîné ce pied et même le reste du corps à 120% avant de se décider à intégrer la J. League. Ce sera la dernière occasion avant la mi-temps. Il s'élance...

61 : dans les tribunes, son médecin nous apprend que pendant son année de convalescence, il s'est entraîné à tirer pas loin d'une centaine de milliers de coups francs, et s'est musclé de sorte qu'il puisse se servir aussi bien du pied gauche que du droit, à l'image de Tsubasa. Ses partenaires attendaient une passe, mais Misaki marque directement grâce à son Speed Slide Shoot. De son côté, Matsuyama parvient à égaliser.

62 : Misugi et Matsuyama se quittent sur le score de 1 partout. Les Antlers l'ont emporté par 4 buts à 2. Le club de Nagoya de Wakashimazu bat celui de Kashiwa (Nitta) par 1 à 0. Grâce à une belle passe de "Takeshi-à-la-coupe-absolument-affreuse", Urawa égalise face au Jubilo Iwata, dans les dernières minutes du match.

63 : comme toujours, les cadres de la génération dorée ne s'avouent jamais vaincu avant le coup de sifflet final. Misaki se défait donc du marquage de "Takeshi-à-la-coupe-horrible" et s'élance vers le but. Preuve est donnée que sa jambe gauche est complètement rétablie. Il centre pour Ishizaki qui marque d'une tête plongeante. Avec cette première victoire, Misaki a entamé avec brio sa longue route qui le mènera à la coupe du monde. Au Mini Stade, Tsubasa va rencontrer l'équipe de Santander.

64 : aux abords du Camp Nou, qui juxtapose le Mini Stade, des bouchons se sont formés. Les gens affluent en masse pour voir le prodige nippon à l'oeuvre. On apprend que l'équipe première avait perdu son 2ème match contre le club de Numancia. Rivaul n'était pas sur le terrain. Pour le président du Barça, son coach aurait dû faire jouer Tsubasa à la place qu'occupait Fago, plutôt que de l'envoyer en 2ème division, mais l'intéressé ne veut le voir qu'à son poste de prédilection, à savoir meneur de jeu. Mais le président le prévient qu'un 3ème match sans victoire aurait des conséquences. Une heure avant le coup d'envoi, le Mini Stade était déjà plein à craquer.

65 : le public n'en a que pour Tsubasa. En Italie, Hyuga assiste aux matchs de son équipe depuis les tribunes. Pour lui également, l'attente est très difficile. En Serie B, Akai Tomeya joue son premier match. Enfin, à Milan, Aoi est vu en train d'aider à ramasser des ballons au terrain d'entraînement de l'Inter.

66 : bien que son équipe ait plus que brillé en championnat Primavera (moins de 21 ans), Gino est le seul à être monté en Serie A. Les autres ont soit été prêtés à d'autres clubs, soit changé de métier. Aoi, lui, attend d'être transféré dans un club qui boostera sa carrière. Son manager vient lui annoncer son point de chute et le Japonais est on ne peut plus enthousiaste. A Barcelone, Tsubasa est mis plusieurs fois au sol par deux adversaires n'hésitant pas à commettre des fautes. Il obtient un coup franc un peu éloigné qu'il s'apprête à tirer.

67 : il ne tire pas directement mais s'en va plutôt dribbler les deux joueurs du chapitre précédent. Il les humilie d'une feinte mais ceux-ci vont jusqu'à le retenir par le maillot. Tsubasa se retourne et son maillot déchiré laisse apparaître son T-shirt, sur lequel est écrit : "10 buts, 10 passes décisives". De son côté, Rivaul veut absolument jouer le 3ème match, même en étant diminué. Une trop longue absence reviendrait à laisser le champ libre à son rival japonais.

68 : toujours dans son élan, Tsubasa conclut son action par un retourné acrobatique et marque son 10ème but de la saison. Les deux adversaires écopent d'un jaune dans la foulée. Le match se termine sur le score de 7 à 1. Le total du prodige se monte désormais à 12 buts et 11 passes décisives. Il est acclamé par les supporters, devant un coach Van Saal souriant.

69 : un flashback nous ramène 6 ans plus tôt. Le coach Van Saal explique au jeune Rivaul que s'il accepte de jouer pour le FC Barcelone, celui-ci (le coach) prendra les rênes de l'équipe. Pour la 3ème journée de Liga, le Barça reçoit à domicile, toujours en quête d'une 1ère victoire. A Turin, Carlo Monetti convoque Mazzantini dans son bureau. Les progrès de Hyuga prendront du temps. Le coach lui demande son avis concernant une offre de transfert (un prêt). Le Japonais est reçu à son tour et n'a pas l'air d'apprécier l'idée de quitter le club.

Road to 2002 résumé chapitre 70 : c'est un coup de tonnerre pour Hyuga. Le club en question est l'AC Reggiana et évolue en Serie C (pour ceux qui douteraient encore que l'auteur déteste ce personnage) ! La décision finale revient au Japonais. Mais sa virée à Barcelone, pour voir jouer Tsubasa, lui a mis les idées en place. Suivant l'exemple de son compatriote, il accepte l'offre et promet de faire trembler les filets lors de son retour à la Juventus. Le Barça reçoit le Rayo Vallecano et Rivaul ouvre le score.

71 : le prodige brésilien double la mise. Malheureusement, il a ressenti dans la foulée une douleur aigüe dans le bas du dos. Il est ensuite bousculé dans la surface de réparation et doit être remplacé après seulement 30 minutes de jeu. Le capitaine se charge du penalty mais loupe complètement le cadre. Le Rayo revient au score en 2ème période, lorsque Gonzales marque contre son camp, pendant les arrêts de jeu...

72 : le malheureux se prend des gobelets et autres projectiles depuis les tribunes. Son équipe perd ainsi pour la 2ème fois d'affilée, si bien que les journaux en appellent déjà à la démission du coach Van Saal. Lors du match suivant et sans Rivaul, le Barça est humilié par le Celta Vigo (3 à 0). Tsubasa continue sereinement son entraînement. Il reproduit le tir de Rivaul et chantonne même qu'"il fait sien ce qu'il voit (comme technique), parce qu'il est un footballeur de génie". On lui apprend sa promotion en équipe A et il laisse éclater sa joie.

73 : il est porté en triomphe par ses partenaires, jusqu'au Camp Nou. A Turin, Hyuga vide son vestiaire, en emportant avec lui un manuel (traduit par une assistante) comprenant un programme d'exercices venant de Mazzantini. Il quitte le club, non sans saluer les joueurs sur le terrain et leur promettre un retour fracassant.

74 : le comité directeur du FC Barcelone est réuni pour décider du remplaçant du coach Van Saal. Mais devant la pression du moment et le choc de la 5ème journée à venir, on choisit finalement de reporter la décision jusqu'au prochain match. Dans les tribunes vides du Camp Nou, Van Saal discute avec le prodige nippon. Il lui explique que seul le meilleur joueur du monde peut être le meneur de jeu du Barça. Tsubasa confirme que c'est bel et bien son objectif. Il aura l'occasion de le démontrer lors du Clasico de la 5ème journée, contre le Real Madrid, le principal rival dans la course au titre.

75 : le Real Madrid est un des clubs les plus populaires au monde et le plus titré en Ligue des Champions (10). Il peut compter sur sa recrue portugaise, Fago, ainsi que sur son jeune et talentueux gardien, Callusias (Iker Casillas, image tirée du match France Espagne lors de l'Euro 2012, à la 71ème minute). Sans oublier son spécialiste des coups francs, le Brésilien Roberto Carolus (Roberto Carlos), l'Espagnol Rail (Raul, qui y a inscrit 323 buts en 741 matchs), etc. Le Real en est à 4 victoires cette saison, mais le Camp Nou ne lui a jamais réussi ces 20 dernières années. A l'entraînement, une recrue est dos au grillage, entourée d'une vingtaine d'oiseaux. C'est Natureza. Comme son rival japonais, il est tout excité en pensant au choc qui se profile (avec un tel début du Real et un Tsubasa qui arrive en mode "sauveur de l'équipe", il n'y a malheureusement aucun suspense quant à l'issue du match).

Remarque : on est d'accord que le nombre de 10 LdC remportées est plus symbolique qu'autre chose, quand on sait que le Real a remporté les 5 premières éditions de cette compétition. Donc dans un format et des modalités qui n'ont rien à voir évidemment avec ceux, autrement plus ardus, que l'on connait maintenant. Ceci dit, avec ce type de raisonnement, certains seraient alors tentés de répliquer que les 5 Coupes du Monde du Brésil seraient elles aussi à relativiser. Ce n'est pas mon propos. Le Real n'a pas volé ces 5 premiers trophées. Tout ce que je veux dire est qu'ils ont, pour moi et d'autres, beaucoup moins de poids que ceux glanés à partir des années 1990. De la même manière que la Ligue des Champions de l'OM a été obtenue sur un format de compétition bien particulier. Et, à titre personnel, pas particulièrement intéressant.

76 : Hyuga rejoint son nouveau club de Serie C. Il est surpris par la capacité d'accueil (pour une équipe de ce niveau) du stade de foot qu'il a en face de lui. Il apprend que la demande de prêt émanait de Matilda Jinnosuke, l'ancien coach nippon de la sélection uruguayenne en coupe du monde des moins de 20 ans. Son apprenti d'alors, Hino Ryoma, joue à présent dans un club argentin. Au terrain d'entraînement du Barça, Tsubasa est accueilli froidement par ses nouveaux partenaires. La situation s'envenime même au moment où sont évoqués des rumeurs de transferts, le penalty raté du capitaine et l'inexpérience de la recrue nippone. A quelques jours d'une rencontre cruciale, l'équipe est complètement désunie.

77 : Gonzales, le malheureux buteur contre son camp, appelle au calme. Le coach a choisi de le faire jouer pour son dernier match, alors que son départ (à Gonzales) semblait acté. Rivaul arrive et demande à ses partenaires d'aider Tsubasa dans sa tâche de meneur de jeu. Le Japonais laisse s'échapper quelques larmes. L'équipe se met alors à l'applaudir pour l'encourager. Le Brésilien n'a pas baissé les bras concernant la Liga et espère même jouer le Clasico. En Italie, le Nigérian Bobang accueille au FC Albese (Serie C) son nouvel équipier, Shingo Aoi (Bobang fait deux fois sa taille).

78 : Aoi est accueilli comme une star dans sa nouvelle ville d'Alba, située au nord de l'Italie. Même le maire est présent. Naturellement, tant le FC Albese que le Reggiana visent la montée en Serie B, et le choc entre Hyuga et Aoi aura bien lieu. Voyant sa recrue pleinement retrouver ses marques avec l'équipe A, le coach Van Saal confie que, depuis le début, son plan était de l'envoyer quelques temps en équipe B pour la préparer à mener le jeu du Barça en Liga. Plus que 5 jours avant le Clasico...

79 : au Japon, les amis de Tsubasa apprennent de ses nouvelles par les journaux. Et Takeshi a décidément une coupe de cheveux à vous faire tourner la page au plus vite (je l'aimais bien quand il jouait avec Hyuga). En Allemagne, Kartz et Wakabayashi (qui fait deux fois la taille de l'Allemand !) attendent eux aussi ce fameux match avec impatience. Les journalistes font monter la pression. Mais à 3 jours du choc, la condition physique du prodige ne cesse de se dégrader et il commet de plus en plus de déchets à l'entraînement.

Road to 2002 résumé chapitre 80 : devant tant d'enjeux et de pression (le coach sur un siège éjectable, la dernière chance de Gonzales, Natureza, le classement, les autres pointures du Real), Tsubasa se met à cauchemarder. Mal remis de ses nuits agitées, il se présente à l'entraînement les yeux rouges et bien diminué. A l'inverse, Natureza est lui dans une forme olympique. Ses coups francs n'ont rien à envier à ceux du spécialiste Roberto Carolus (un de ses bijoux). En outre, en sa qualité de footballeur de génie, il peut lui aussi maîtriser les techniques d'autrui. Il combine un coup franc avec son compatriote, et leur tir simultané est si puissant qu'il fait voler en morceaux la tête d'un mannequin d'entraînement. Va-t-il utiliser cette technique lors du match ?

81 : à la veille du Clasico, la condition physique de Tsubasa ne s'améliore pas. Pour préparer le match au mieux, l'entraînement se déroule cette fois sur la pelouse du Camp Nou. Le prodige s'imagine déjà les 100 000 spectateurs qui viendront peupler les tribunes. Tétanisé par l'enjeu, ses jambes ne répondent plus...

82 : le coach Van Saal assure le Japonais de sa pleine et entière confiance. Ressentir cette pression est naturel, l'essentiel étant de la surmonter lors du match. Quoi qu'il advienne, Tsubasa sera bien le meneur de jeu de l'équipe. Gonzales s'entraîne sans relâche, sous l'oeil de Rivaul, qui a quelque chose en tête. A son retour de l'entraînement, Tsubasa est accueilli par le brésilien Radunga.

83 : Radunga était le capitaine et numéro 10 du Sao Paulo FC alors que Tsubasa venait juste d'y décrocher son contrat. Il joue actuellement au Deportivo La Corogne (Liga). C'est Rivaul qui l'a contacté, afin d'aider le prodige d'une manière ou d'une autre. Celui-ci se remémore l'année de ses 17 ans et ses débuts au Brésil. Radunga et ses autres partenaires faisaient leur maximum pour l'épauler et lui enlever toute pression, malgré ses erreurs de débutant. De retour au présent, le Brésilien n'a qu'un conseil à lui donner : qu'il prenne du plaisir à jouer son Clasico.

84 : Radunga est à peine parti que Tsubasa reçoit un coup de fil de Roberto. Il se rendra à Barcelone pour assister au duel entre le Japonais et Natureza. Il rappelle à son ancien protégé que le football reste le même sport, qu'on le pratique devant une foule de spectateurs ou sans personne pour nous voir. A ces paroles, le prodige retrouve le sourire. Et ce n'est pas tout. Sanae informe son mari des nombreux messages de soutien, du monde entier, qu'il a reçus sur son site internet officiel, dont ceux de ses camarades et rivaux des précédentes compétitions. Tsubasa se sentait seul, mais à présent le voilà reboosté grâce à tous ces gens comptant sur lui (en langage "shonen", ça veut dire qu'il va gagner la rencontre à venir, cf. "le-pouvoir-de-l'amitié-qui-donne-des-tsubasa"). Le jour du match, des passants se demandent si c'est bien lui qu'ils voient jouer au ballon avec des enfants, dans un parc.

85 : Roberto est arrivé à Barcelone. En voyant le prodige, le coach Van Saal constate que sa pression d'avant-match est désormais de l'histoire ancienne. Rivaul, quant à lui, demande au médecin une injection d'antidouleur : il est prêt à mettre sa carrière en jeu pour jouer ce match. Pour Gonzales, ce sera la victoire ou la retraite sportive. Il ne reste qu'une poignée d'heures avant le coup d'envoi, tandis que le bus du Real est accueilli sous les huées des supporters locaux (pour rappel, Fago a rejoint le club ennemi).

86 : le 1er joueur à s'élancer sur la pelouse pour s'échauffer n'est autre que... Tsubasa, qui remplacera donc Rivaul à son poste. Natureza veut laver l'affront que le Japonais lui a fait subir, en finale de la World Youth. Mais cette fois, il sera question de 90 minutes de jeu, au bout desquelles il compte bien récupérer son titre de roi du foot. Le coup d'envoi va être sifflé.

87 : tous les amis et rivaux anciens et actuels ont une pensée pour le prodige nippon, en regardant la retransmission du match. Et parce qu'il a perdu, Takeshi s'est débarrassé de sa coupe horrible. Le match débute enfin. Répondant aux dernières minutes de la finale de la World Youth, Tsubasa attend à son tour Natureza dans le rond central. Et alors que sa technique a déjà été copiée plein de fois par le passé, ce crétin (désolé, là c'est mérité) d'Aoi n'en croit pas ses yeux : son compatriote vient de reproduire sa feinte à angle droit ! Alors ça pour une surprise ! Mais va-t-elle suffire pour passer le Brésilien ?

88 : Aoi constate que Tsubasa maîtrise sa technique bien mieux que lui. Les deux rivaux ne lâchent rien. On a même droit à une pose digne d'Hokuto no Ken, puisque le ballon se retrouve bloqué entre leur pied, en l'air, comme dans un combat de karaté. Le football étant un sport collectif, Roberto Carolus s'en va tirer sur ce ballon immobilisé, apparemment sans se soucier de blesser les deux joueurs dans son élan (n'importe quoi !).

89 : Natureza libère le ballon et retient le pied du Japonais. Le tir de loin est repoussé en corner par le gardien barcelonais. Fago ne peut le tirer, des supporters lui balançant tout ce qu'il leur passe par la main (chaussures, canettes, etc.). Il le tire finalement derrière un cordon sécuritaire. Gonzales est là pour défendre et remet à Tsubasa, qui contre-attaque.

Road to 2002 résumé chapitre 90 : démonstration est faite que Tsubasa s'est forgé un corps parfait pour le football. Le coach du Real avait chargé ses joueurs de ne surtout pas ménager le Japonais, quitte à l'envoyer au sol. Mais c'est perdu d'avance, puisque non seulement ce dernier a résisté à un violent coup d'épaule, mais il a pu en réaction envoyer son assaillant au sol. Cela est encore une fois dû à son entraînement personnel à Hawaï. Hyuga n'en revient d'ailleurs toujours pas.

91 : il se dit qu'il pourrait passer à ses partenaires, mais Tsubasa préfère finalement se farcir tous les joueurs adverses à lui tout seul (rires). Inarrêtable, il est mis au sol par Ivangel, d'un tacle dangereux. Le joueur du Real se prend un carton jaune mais ne regrette pas son geste, puisqu'il ne fait qu'appliquer la tactique de son coach. Le Japonais souffre du coup mais est heureux : le Madrilène n'a pu l'arrêter qu'en commettant une faute. Avant de s'élancer pour tirer le coup franc, il tape des pieds sur place, le visage rieur, comme pour se moquer de Roberto Carolus (on voit qu'il respecte ses adversaires, accessoirement des stars mondiales). Il ne tire pas mais s'écarte sur le côté, récupère le ballon et fait face à Ivangel.

92 : il passe à un partenaire qui tire au but. Grâce à une déviation de Natureza, le ballon cogne la barre transversale. Tsubasa le reprend d'un retourné acrobatique mais se fait bloquer.

93 : il réussit quand même à remettre à Grandios, le capitaine de l'équipe. Ce dernier tire mais Callusias se saisit du ballon. Natureza engage alors la contre-attaque.

94 : face au but après une série de dribbles et une feinte de génie, Natureza passe à Rail, qui ouvre le score !

95 : le Real mène donc après 7 minutes de jeu. Tsubasa n'a comme d'habitude qu'une seule idée en tête dans ces moments-là : rendre coup pour coup à l'adversaire.

96 : Almieja, un joueur que Natureza avait déjà ridiculisé, perd son sang froid et lui met un coup dans son élan. Il écope d'un carton jaune. Voulant lui en mettre un 2ème, il est arrêté de justesse par Tsubasa. Sur le coup franc à suivre, Roberto Carolus et Natureza tapent des pieds, et s'apprêtent à décocher le tir vu à l'entraînement.

97 : c'est bel et bien un tir simultané. Gonzales se jette pour le bloquer et se le prend dans l'estomac, puis s'écroule. Tsubasa récupère le ballon et se demande s'il ne vaut mieux pas arrêter le jeu. Mais le défenseur le supplie de contre-attaquer sans perdre de temps. Pour passer Natureza, Tsubasa utilise la feinte du Brésilien, qu'il a vue pour la 1ère fois dans ce match (no comment). Et l'auteur nous rappelle pour la cinquantième fois la capacité du prodige nippon à copier tout ce qu'il voit. Mais Natureza a le dernier mot, mais en fait non, puisque c'est Tsubasa finalement. Enfin peu importe, car cela se réglera dans les airs.

98 : le Brésilien remporte ce clash aérien et délivre une passe près du but barcelonais. Son partenaire s'écroule dans la surface de réparation, après un tacle apparemment dangereux d'Almieja (déjà sanctionné d'un jaune). L'arbitre sort un carton jaune. Le Barça va-t-il jouer en étant réduit à 10 pendant plus de 70 minutes ?

99 : le jaune est finalement pour Marientos du Real Madrid, pour simulation. Le ralenti confirme que le tacle était bien sur le ballon. Tel un leurre, Tsubasa attire Natureza de son côté au milieu du terrain, tandis que ses partenaires s'engouffrent dans l'espace ainsi libéré.

Road to 2002 résumé chapitre 100 : le Japonais se retrouve ensuite en position de tir, démarqué. Un flashback nous montre l'entraînement de Callusias, avec Natureza qui lui envoyait des répliques des Flying Drive Shoot de Tsubasa. Le gardien voulait être absolument certain de pouvoir rattraper ce tir. Le prodige décoche la technique en question.

101 : en moins d'une journée, Callusias avait réussi à capter les tirs de Natureza, le Brésilien lui donnant même le surnom de "Super Genius Goal Keeper". Mais dans ce match, Tsubasa avait entendu l'avertissement de son rival à son gardien (c'est-à-dire un Flying Drive Shoot à venir). Ce n'était donc pas un tir mais une passe : la Flying Drive Pass. Luikal la reprend juste devant le gardien et égalise !

102 : après 20 minutes de jeu, le Barça est donc revenu au score. Du banc des remplaçants, Rivaul félicite le prodige nippon. De joie, Aoi saute au cou de Bobang. Des tribunes, Roberto explique qu'avec sa passe décisive, Tsubasa a gagné la confiance de ses partenaires et jouera désormais pleinement son rôle de meneur de jeu de l'équipe.

103 : on apprend que lors de son stage de préparation individuel à Hawaï, Tsubasa avait emmené avec lui une pile de cassettes vidéos du jeu du FC Barcelone. C'est pourquoi sur le terrain, il donne cette impression de se fondre parmi le collectif, comme s'il y jouait depuis des années. Natureza s'attend à ce que son rival élève son niveau tout le long du match. Maintenant que le Real se méfie des passes du Japonais, Rivaul devine sa prochaine action : une percée en solitaire jusqu'au but.

104 : Tsubasa feinte Ivangel mais le ballon lui échappe, dans les airs. Blueno se positionne pour le récupérer mais le prodige a anticipé son violent coup d'épaule et s'en sert pour pouvoir tirer en reprise de volée. Callusias touche le ballon mais il finit au fond des filets.

105 : à la vue du but, Aoi agrippe à nouveau Bobang par le cou. Hyuga constate que Tsubasa a marqué en Europe avant lui. L'intéressé laisse éclater sa joie, tandis que le public et ses partenaires l'acclament. Le Real Madrid est mené par 2 buts à 1.

106 : reprenant la phrase clichée de son rival, Natureza compte bien lui aussi rendre coup pour coup. Les joueurs du Real se sentent un peu écrasés par l'atmosphère du Camp Nou, eux qui n'y ont pas gagné en 20 ans. Leur coach espère changer la donne, grâce à sa nouvelle recrue brésilienne, porteuse d'un énigmatique numéro 0. C'est une référence au titre de "roi du foot", "oh" signifiant roi, remplacé ici par un zéro (comme Raoh dans HnK prend le titre de Ken'Oh, c'est-à-dire le roi du poing, ou encore Yu-Gi-Oh!, le roi des jeux). Un flashback nous montre son test de sélection à son arrivée dans la capitale espagnole, avec des locaux qui, comme d'habitude, ont bien l'intention de ne faire aucun cadeau au nouveau venu.

107 : bien entendu, le Brésilien a passé son test (filmé, car le coach était absent) haut la main. Il n'a pas perdu l'équilibre lors de contacts très physiques, et a même marqué d'un angle complètement fermé. Son jeu était si brillant qu'il a en fait paru banal et chanceux aux personnes sur place. Quelques jours plus tard et alors que Natureza se moque un peu du club choisi tant qu'il peut y affronter Tsubasa, le coach du Real, Del Pasque (Vicente Del Bosque), l'arrête pile au moment de son départ de l'hôtel. Le coach, qui venait juste de visionner la vidéo, lui cite une à une les qualités dont le joueur a fait montre lors du test. Touché par cette reconnaissance, le prodige accepte alors de s'engager avec le Real Madrid.

108 : il ne reste qu'une minute à jouer en première période, et Natureza s'apprête à décocher son fameux tir à angle fermé, celui vu au test de sélection.

109 : le prodige tire en faisant rebondir le ballon entre les jambes d'un défenseur (no comment). Le gardien barcelonais, surpris par la trajectoire, est battu. Tsubasa, qui avait anticipé la menace, dévie le ballon de justesse et termine dans les filets. Mais ce n'est pas l'avis de l'arbitre, qui valide le but. Les deux équipes sont à nouveau à égalité, 2 partout.

Road to 2002 résumé chapitre 110 : à la pause, le coach du Real en veut à ses joueurs de ne pas avoir appliqué sa directive à la lettre, c'est-à-dire "démolir" Tsubasa. Blueno, le capitaine, fait comprendre à ses partenaires qu'il vaut mieux pour eux voir en Tsubasa l'équivalent de Rivaul. Natureza apprécie cette reconnaissance de son rival à sa juste valeur. Les deux coachs dévoilent leur tactique pour la suite de la rencontre, et le match reprend.

111 : Tsubasa chipe le ballon au Real dès la reprise. Mais il est vite l'objet d'un marquage pressant de la part de 3 Madrilènes, qui le dépossèdent à son tour. Natureza délivre ensuite une belle passe à Rail, complètement démarqué.

112 : Payol (Carles Puyol) dégage le ballon mais touche également Rail dans son élan. Le Real obtient un coup franc dangereux juste en face du but. Natureza s'élance, tandis que le mur barcelonais s'apprête à sauter. Mais le prodige brésilien se contente en fait de surélever le ballon et de laisser la place à Roberto Carolus, qui décoche un tir dévastateur qui passe sous le mur. Le gardien plonge, mais en vain. Cinq minutes après la reprise, le Real mène au score.

113 : Tsubasa passe un Madrilène en utilisant la feinte de Natureza face à Almieja. Et l'auteur, qui n'est plus à ça près, nous rappelle que son héros peut copier toutes les techniques qui lui passent sous les yeux. Mais le Brésilien avait semble-t-il prévu le coup, puisqu'il récupère le ballon en taclant avant la fin de l'action en cours. Plus tard, Fago centre mais Payol défend de la tête. Natureza se rue alors sur le ballon et frappe directement.

114 : le gardien se détend mais le ballon est imprégné d'un tel effet qu'il s'écarte complètement du cadre. Tsubasa reconnait cette technique : c'est un Flying Drive Shoot en deux temps, comme utilisé en finale de la World Youth face à Wakabayashi. Le ballon rebondit donc, pour cette fois filer vers le but. Mais Gonzales le renvoie in extremis (n'importe quoi). Fonseca et Almieja vont dégager le ballon ensemble mais, au même moment, Natureza tire dedans de toutes ses forces, et marque. Le Real mène désormais par 4 buts à 2.

115 : le coach Del Pasque voit en sa recrue un digne successeur de Pelé, Cruyff, Maradona, etc. Rivaul prévient Van Saal qu'avec une différence de 3 buts, il sera trop tard. Il part alors s'échauffer avec d'autres remplaçants. Le prodige nippon tente un retourné acrobatique mais son rival est juste derrière lui...

116 : et bloque le tir de la tête. Le Japonais écope d'un carton jaune pour son action dangereuse, ce qui semble l'étonner. Son rival a pris l'ascendant en ce début de 2ème période. Le coach Van Saal demande à Rivaul de se tenir prêt à intervenir. Hors du coup, Tsubasa se fait ensuite déposséder du ballon, qui file en touche. Le 4ème arbitre annonce alors un changement : Rivaul va entrer en jeu... à la place de Tsubasa !

117 : le Japonais, la larme à l'oeil, n'arrive pas à se faire à l'idée d'être remplacé. Le temps jouant contre eux, Gonzales doit même le sermonner. Il quitte alors le terrain en courant, en pleurs. Le coach Van Saal perçoit la motivation débordante qui jaillit des yeux de sa recrue, de même que le déchirement qu'il éprouve en ce moment. Il décide finalement de remplacer un autre joueur (ce suspense à deux balles, sérieux). Les deux "numéro 10" joueront donc ensemble, pour une combinaison inédite. Désormais, Tsubasa abandonne son idée fixe d'être meneur de jeu, sa position important peu tant qu'il est présent sur le terrain.

118 : les Madrilènes ont des difficultés à s'adapter à cette nouvelle configuration chez l'adversaire, eux qui se bornaient à contenir Tsubasa. La touche est jouée et c'est déjà la cacophonie : le Japonais est marqué par deux joueurs alors qu'il n'a pas le ballon, et Rivaul, en meneur de jeu, le récupère et tire au but dans la foulée...

119 : mais le ballon heurte le poteau. Plus tard, Natureza fait face à son compatriote. Il le feinte et saute pour éviter sa défense dite sous-marine, mais le prodige nippon l'avait anticipé et lui chipe le ballon dans les airs. Le duo barcelonais lance alors la contre-attaque.

Road to 2002 résumé chapitre 120 : à eux deux, ils se jouent de la défense madrilène, grâce à leur excellente complicité. Marqué par Blueno, Rivaul délivre finalement une passe pour Tsubasa, en retourné acrobatique. Le Japonais, face au but, la reprend à son tour en retourné, et réduit l'écart.

121 : après 21 minutes en 2ème période, le Barça revient donc à un but d'écart. Cette dernière action rappelle à Misaki le duo qu'il formait avec son ami depuis ce fameux match contre Shutetsu 10 ans plus tôt. Avec ce Clasico est née la paire en or barcelonaise, et si elle se montre à ce point efficace dès les premières minutes, c'est parce que Tsubasa a une grande expérience dans ce système de jeu.

122 : Natureza récupère le ballon et se faufile entre Rivaul et Tsubasa. Mais il est tombé dans le piège du Barça puisque, relâchant son attention après coup, Grandios lui chipe le ballon aussitôt. Natureza ne parvient plus à prévoir le jeu de son rival, alors que le sien est désormais anticipé (et au nom de quoi, au juste ?). La nouvelle paire en or fait à nouveau face à la défense madrilène.

123 : Tsubasa passe en direction de Rivaul. Mais cette fois, Luikal, un attaquant, devance le Brésilien. Le Real semble complètement désemparé face à la facilité avec laquelle le Barça jongle entre ses systèmes offensifs (un, deux ou trois joueurs en pointe). Tsubasa récupère le ballon, réalise un festival de feintes puis remet en arrière pour Rivaul, qui se trouve juste à l'entrée de la surface de réparation.

124 : Rivaul s'apprête à tirer, mais dans une position difficile compte tenu de sa blessure au dos. Derrière lui, Natureza se jette pour le tacler, les deux pieds en avant. Il arrive trop tard. La star du FC Barcelone égalise, après 31 minutes de jeu en 2ème période. Le public exulte. Seul Tsubasa affiche son inquiétude. Ils sont certes revenus au score, mais à quel prix (pour la santé de Rivaul) ?

125 : le Brésilien fait tout pour masquer sa douleur. Les deux coachs notent que si ce tandem fonctionne aussi bien, c'est grâce à Tsubasa. Le frère de Natureza se demande si le roi du foot ne serait pas effectivement le Japonais. Et Del Pasque d'en remettre une couche : surpasserait-il sa recrue et serait-il la légende à venir du 21ème siècle ? Natureza s'en veut des deux buts concédés après une perte de balle, mais ses équipiers lui remontent le moral. En fin de compte, il est heureux d'être au Real, entouré des meilleurs partenaires possibles. Le président du FC Barcelone remarque que l'égalisation est survenue grâce aux décisions de Van Saal, ce à quoi on lui répond que même en cas de match nul, celui-ci devra quitter son poste. Le jeu reprend que déjà le Real perd le ballon. Tsubasa étant marqué, Almieja passe finalement pour Rivaul. Mais ce dernier chancelle...

126 : et finit par tomber à genoux, les mains sur la pelouse. Le ballon sort en touche. Le médecin laisse le coach prendre la décision de laisser ou non Rivaul sur le terrain. Tout en lui faisant part de la ferme intention du joueur d'aller jusqu'à mettre sa carrière en jeu pour remporter ce match. Dans un flashback, nous le voyons confier à Van Saal son rêve de gagner la Ligue des Champions, ce qu'ils n'avaient pas encore réussi. De retour au présent, Van Saal s'apprête à sortir Rivaul. A cause de sa douleur, ce dernier demande à Tsubasa d'occuper seul le rôle de meneur de jeu. Il se sent néanmoins toujours capable de marquer. Il fait également comprendre au coach de ne pas le remplacer. En repensant à tout ce que son joueur met en jeu pour ce Clasico, le Néerlandais a les larmes aux yeux (et nous aussi). Quelqu'un doute-t-il encore de l'issue de cette rencontre ?

127 : en jouant à quasiment 11 contre 10 (Rivaul accuse le coup), les visiteurs imposent à présent leur rythme grâce à leur brillant jeu de passes. Del Pasque constate que Natureza a encore progressé lors de ce Clasico. Le Brésilien remet à Rail, à la limite du hors-jeu, mais surtout à l'entrée de la surface de réparation. Gonzales éloigne le danger momentanément, en taclant le joueur. Le Real presse son adversaire et récupère le ballon presque aussitôt. Natureza avait jusque-là mis en sommeil ses techniques individuelles, en délivrant par exemple deux passes décisives et en se mettant au service du collectif. A 10 minutes de la fin du temps réglementaire, il décide de jouer "son" football, et part dribbler en direction du but. Mais Tsubasa est déjà revenu à sa hauteur...

128 : et le prive du ballon en le taclant à son tour. Almieja préfère dégager en corner par précaution. Roberto évoque à nouveau la capacité du prodige à anticiper le jeu de son adversaire. Il vient surtout de sauver son équipe d'un but certain, et en profite pour rappeler à ses partenaires que la victoire en Liga passe par un succès dans ce Clasico. Fago va se charger du corner. Mais sans recevoir cette fois de projectiles, les supporters du Barça préférant savourer les dernières minutes de ce match plein de rebondissements, en encourageant leur équipe jusqu'au bout. Il ne reste plus que 5 minutes à jouer dans le temps réglementaire, et le score est toujours de 4 partout.

129 : Tsubasa estime que son équipe pourra défendre sans son aide. Il se prépare donc à une contre-attaque éclair. De son côté, Natureza se dit qu'en cas d'échec, un long ballon pour le Japonais leur serait fatal. Il le suit, avant de faire volte-face et de foncer droit au but. Le suspense est à son comble. Le corner est tiré. Les joueurs se disputent le ballon. Almieja s'apprête à le dégager en direction de Tsubasa, complètement démarqué. Mais, en dépit d'un avantage théorique, la paire en or barcelonaise a la désagréable impression que le cours du match est sur le point de leur échapper.

Road to 2002 résumé chapitre 130 : Tsubasa crie donc à Almieja de ne pas tirer, mais il est trop tard. Natureza s'interpose entre les deux joueurs et frappe directement. Il vient de reproduire la technique de reprise de Sho Shunko, vue pendant la phase préliminaire de la World Youth. Le tir, là aussi symbolisé par un dragon, transperce les filets. Roberto nous rappelle que, comme le prodige nippon, le Brésilien est un footballeur de génie capable de faire sienne n'importe quelle technique.

131 : après 41 minutes de jeu en 2ème période, le Real mène au score pour la 3ème fois du match. Félicité par ses partenaires, Natureza se jette directement dans les bras de Del Pasque, lui dédiant son but. Il en profite surtout pour lui demander une faveur : le laisser seul au marquage de Tsubasa, ce que le coach accepte. Le Brésilien sait très bien que son rival n'est jamais aussi dangereux que quand il se trouve dos au mur, et veut donc se mesurer à lui à son maximum. Il ne reste que 3 minutes à jouer, mais les Barcelonais espèrent toujours renverser la tendance grâce à leur meneur de jeu. Plutôt que de centrer en face du but madrilène, on remet légèrement en arrière, en direction de Tsubasa. Les deux rivaux vont se livrer à un duel aérien.

132 : leur tête ne les départageant pas, Luikal s'interpose alors et place la sienne. Grandios récupère, mais il se retrouve vite sans solution : tous ses partenaires sont marqués de près. Devant l'incapacité du Barça à débloquer la situation, Blueno nargue Rivaul, en lui conseillant de préparer sa retraite (on notera que l'auteur ne peut s'empêcher de faire passer les adversaires de son héros pour des sales types, comme pour mieux faire passer la pilule de leur défaite systématique). Tsubasa réclame le ballon et l'obtient. Roberto, qui avait depuis longtemps choisi son camp, tout en faisant mine de laisser croire le contraire (cf. sa petite mascarade lors de la finale de la World Youth, avec le maillot brûlé, les intimidations et son revirement opportuniste en fin de match), crie à Tsubasa d'aller affronter Natureza. Le Japonais s'élance, bien déterminé à marquer par ses propres moyens.

133 : soucieux de récupérer le titre de roi du foot, Natureza avait travaillé sa défense, avant même le début de la saison de Liga. Del Pasque s'attend à voir les fruits de cet entraînement. Tsubasa ne trouve d'abord aucune faille. Le public l'encourage, alors que les secondes défilent. L'attention du Brésilien se portant ensuite une fraction de seconde sur Grandios, venu en soutien, le Japonais en profite pour déclencher une série de feintes. Il poursuit avec une roulette barcelonaise et se met en position de tir. Le numéro "0" réplique par une roulette madrilène, et est bien placé pour bloquer la frappe de son adversaire. Mais ce dernier retient le ballon sur son pied (comme lors du but victorieux à la finale de la World Youth).

134 : le préparateur physique à Hawaï nous explique que les chevilles du prodige sont particulièrement souples (bah voyons). Tsubasa remet finalement en arrière pour Gonzales, qui tire dans son élan... et marque le but de l'égalisation. Comme pour justifier un tel but venu de nulle part, l'auteur nous raconte que les tirs de loin sont la spécialité de ce joueur. Nous entrons dans les arrêts de jeu. On aura constaté que le duel entre les deux prodiges (dont un qui voulait marquer par ses propres moyens) s'est en fait rapidement transformé en du 3 contre 1...

135 : le Barça veut tellement remporter la victoire que c'est Rivaul lui-même, interpellé par Gonzales, qui replace le ballon dans le rond central. Natureza demande quelque chose à Rail, et celui-ci acquiesce. L'Espagnol frappe très fort en arrière, tandis que le Brésilien retente une reprise à la Sho Shunko (no comment). Tsubasa se jette...

136 : et parvient à dévier le ballon. Almieja l'empêche de sortir en touche. Les Barcelonais s'engagent dans la moitié de terrain madrilène, jusqu'à ce que Tsubasa délivre une passe pour Rivaul, en position de tir.

137 : Blueno étant revenu sur lui, le Brésilien remet pour Tsubasa, qui à son tour se défait d'Ivangel. Face à Natureza, le Japonais réalise une feinte à angle droit, mais passe directement en retrait pour Rivaul, qui s'apprête à tirer dans son élan.

138 : Natureza se jette pour contrer son compatriote. Ce dernier n'ayant de toute façon plus assez de force pour tirer, son geste était une feinte depuis le début, puisqu'il remet encore une fois pour Tsubasa, désormais libre de tout marquage, d'une passe en hauteur. Callusias se précipite sur le ballon. Le Japonais, le pied à hauteur de la tête du gardien, tente un lob. Les deux joueurs se percutent ensuite violemment. Les Barcelonais réclament un penalty, tandis que les visiteurs dénoncent au contraire un jeu dangereux. L'arbitre ne siffle pas. L'auteur, qui n'hésite jamais à faire passer les adversaires de son héros pour des guignols, fait dire à Del Pasque que le score ne bougera plus (alors qu'on sait tous que c'est faux). Tsubasa, avec sa mine annonciatrice de but imminent, est toujours dans les airs.

139 : le prodige se remémore ses débuts au FC Barcelone, avec l'entraînement, l'équipe B puis sa promotion en équipe A. Et se rappelle surtout de la promesse qu'il s'était faite de montrer à tous son vrai niveau de footballeur. De retour au présent, ému aux larmes, il nous ressort sa pirouette (cf. chapitre 43, première série) en prenant appui sur le terrain avec ses mains, et envoie le ballon en direction du but vide, au terme de sa figure acrobatique. Cette dernière a même son petit nom : Zenpou Kaiten Shoot (un tir à la suite d'une rotation vers l'avant).

Road to 2002 résumé chapitre 140 : le ballon tape la transversale et retombe sur la ligne de but (ce suspense à la noix juste pour boucler le dernier tome ^^). Les deux rivaux se ruent sur le ballon. Roberto en profite pour nous expliquer l'erreur de Natureza : il n'était visiblement pas au courant qu'une même technique ne pouvait fonctionner deux fois face au Japonais. Kurumada, si tu nous lis, elle est pour toi celle-ci...

141 : ils terminent leur course au fond des filets, de même que le ballon. Tandis que Natureza reste à genoux, comme paralysé, Tsubasa laisse éclater sa joie. Il vient de démontrer l'étendue de son football.

142 : Natureza s'empare du ballon et file vers le rond central, mais il est arrêté par l'arbitre, qui siffle la fin du match. Le Barça l'emporte sur le score de 6 buts à 5. Rivaul, épuisé, est épaulé par Blueno. Il quitte le terrain, non sans avoir passé le flambeau à Tsubasa (le rôle de meneur de jeu), le temps d'être à nouveau opérationnel.

143 : Natureza se lamente d'avoir encore perdu face au Japonais, mais lui promet que l'issue du match retour à Bernabeu sera en sa faveur. Malgré tout, l'un comme l'autre prennent énormément de plaisir à s'affronter, et leur rivalité a toujours reposé sur des bases saines, sans aucune forme de rancoeur ou d'inimitié. L'équipe salue ses supporters, tandis que tous les amis (à l'étranger) du prodige ressortent conquis par le spectacle proposé.

144 : naturellement, pour le président du club, il n'est plus question de virer Van Saal. Le lendemain, Tsubasa fait la une des journaux sportifs. Avec cette victoire retentissante, son nom est désormais connu de tous. Au Japon, Katagiri retrouve Mikami au siège de la fédération. Il tient une conférence de presse où le coach (on voit seulement ses pieds) de la sélection U-22 va annoncer les joueurs retenus pour les prochains Jeux Olympiques.

Notes : cette partie du manga s'intéressant notamment au parcours de Tsubasa au sein du championnat espagnol, avec la rivalité historique entre le FC Barcelone et le Real Madrid, peut-être est-il utile de préciser un point. Mes préférences relatives à des personnages du manga ou à des joueurs réels n'influent pas dans ma description des chapitres. Ce qui serait, il faut le dire, complètement maladroit et stupide. Si je préfère le Real Madrid au FC Barcelone, je reconnais sans peine que, pour la décennie 2006-2015 du moins (ce qui est déjà énorme), le jeu proposé par le Barça a clairement été le plus séduisant, le palmarès parlant de lui-même. Ronaldinho, Samuel Eto'o, Messi, sans oublier Xavi et Iniesta, sont des joueurs hors pair, à vous donner des sueurs froides quand vous supportez l'équipe adverse. Neymar et Suarez, quant à eux, se sont admirablement bien fondus dans le collectif depuis leur arrivée récente respective, jusqu'à donner l'impression qu'ils ont toujours fait partie de cette équipe. Côté Real, Raul fait figure de légende. Zidane et sa magnifique reprise en finale de Ligue des Champions 2002 sont eux aussi entrés à jamais dans l'histoire de ce club, et encore plus depuis que le Français en est l'entraîneur suite au départ de Benitez (janvier 2016).

Ronaldo (CR7) est un excellent joueur mais, malheureusement, son ego surdimensionné a parfois tiré l'équipe vers le bas. On lui reproche également d'être très fort avec les "faibles", et invisible lors des rencontres décisives (Atletico de Madrid et Barça en tête). C'est juste une constatation, mais pour ce joueur, du moment qu'il est "pichichi" en fin de saison (meilleur buteur de Liga), la saison est satisfaisante, même en n'ayant remporté aucun trophée avec son club. Je respecte ses qualités sportives, sa motivation débordante (il vit pour le football), sa soif de victoire et sa force physique, mais du côté du jeu collectif et, SURTOUT, de l'état d'esprit collectif, ce n'est pas ça du tout. Il n'y a qu'à se rappeler du geste d'humeur qu'il s'était permis de faire, lorsqu'un de ses coéquipiers avait marqué "à sa place", en le devançant. Si ça ne démontre pas le fondement des critiques qui lui sont adressées régulièrement, je ne sais pas ce qu'il faut. N'oublions pas non plus sa célébration hautement ridicule et exagérée, après ses buts. Qu'il n'a pu s'empêcher de réitérer, torse nu, lors de son pénalty transformé du 4 à 1 en finale de la Ligue des Champions 2014, à... la 120ème minute (et donc n'ayant nullement pesé sur le cours du match, à la différence des têtes de Sergio Ramos et de Gareth Bale). Un Gareth Bale dont j'aime beaucoup l'état d'esprit sur le terrain. Il faut dire que je n'apprécie pas vraiment quand les buteurs, après une passe (vraiment) décisive, célèbrent ostensiblement leur but, en oubliant le passeur. Gareth Bale n'en fait pas des tonnes, marque de très beaux buts, et a toujours un geste de reconnaissance envers le passeur. Ce genre d'attentions qui aident vraiment à souder le collectif. Rappelons également qu'au Real "de" Cristiano, c'est ce dernier qui monopolise les pénalty et les coups francs.

Leo Messi, lui, est tout autant excellent d'un point de vue sportif, mais beaucoup plus humble vis-à-vis de ses performances individuelles. Quand, au micro, on le couvre d'éloges, il prend toujours soin de remettre l'équipe au premier plan. A titre personnel, Messi est le meilleur joueur de sa génération et pour moi il n'y a aucun débat possible là-dessus. Il faut saluer également la philosophie de jeu du club, portée vers l'attaque et le collectif. Là où, malheureusement, le club d'en face n'a fait que se séparer de ses entraîneurs au bout d'un an ou deux, empêchant la remise en question de ses joueurs "stars". Alors pourquoi préférer le Real malgré tout ? Parce que Zidane. Parce que Raul. Parce que Roberto Carlos. Parce que Casillas. Et actuellement, j'avoue avoir un faible pour son successeur, Keylor Navas, pour sa ténacité et ses arrêts décisifs. Mais ça ne m'empêche pas pour autant d'admirer, pas tant le jeu du Barça, car il est vrai que la passe à 10 peut endormir à la longue, mais les actions de buts qui sont souvent magnifiques d'un point de vue tactique. Quelqu'un qui aime le football ne peut pas dénigrer cette équipe et ce qu'elle a accompli, notamment sur la scène européenne avec ses 4 Ligues des Champions remportées en 9 ans. Fin de la (longue) parenthèse.



IV] Le résumé intégral de Golden 23 (12 tomes, 51 ko de texte).
Spoiler :

Golden 23 résumé chapitre 00 : la coupe du monde 2006 aura lieu en Allemagne. L'objectif du Japon est de terminer parmi les 8 meilleures nations, voire pourquoi pas... de la remporter. En match amical en vue de la préparation pour le mondial, le Japon est mené de 2 buts face à l'Allemagne de Schneider et Kartz, avant l'entrée en jeu en 2ème période du trio de Nankatsu : Tsubasa, Misaki et Wakabayashi, tous trois âgés de 21 ans. La paire en or ne tarde pas à réduire l'écart, d'un tir simultané, le Golden Twin Shoot, face au gardien Oliver Han (Oliver Kahn). Ce dernier, blessé, doit laisser sa place à Muller. Hyuga rentre à son tour pour les 15 dernières minutes. Tsubasa feinte Muller en laissant croire à un Drive Shoot, mais sa Drive Pass trouve son ex rival de la Toho, qui décoche un Raiju Shoot dans son élan et marque. Le score en restera là (2 partout). A l'aéroport de Frankfort, les 4 amis ont hâte de se retrouver pour la coupe du monde. Mais avant ça, il leur reste un objectif à accomplir : décrocher une médaille d'or aux Jeux Olympiques !

Note : vous m'excuserez de ne pas connaître Captain Tsubasa et ses plus de 90 tomes sur le bout des doigts. La question qui se pose et à laquelle je n'ai pas de réponse : quid de la coupe du monde 2002 ? Je croyais que Road to 2002 devait déboucher à terme sur l'édition de la coupe du monde se déroulant au Japon. D'autant plus qu'il aurait été plus crédible scénaristiquement que le Japon l'emporte à domicile, galvanisé par son public (et aidé par l'arbitrage). Je n'ai pas cherché minutieusement, à cause du côté fastidieux de la chose, mais je n'ai pas trouvé traces de mention par l'auteur de ce qu'a donné cette compétition dans le manga. Bref, cela engendre une confusion au niveau de la chronologie, et il vaut donc mieux s'imaginer que la précédente série s'intitule Road to 2006 et non 2002.


01 : le coach Kira est choisi pour prendre les rênes de la sélection U-22. Connu pour son addiction à l'alcool, il annonce solennellement son abstinence en conférence de presse. Ayant vidé (bu) ses dernières bouteilles la veille, il précise en outre s'en tenir à ça jusqu'à son objectif rempli : ramener la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Madrid. Un stage de préparation et deux matchs amicaux contre les équipes du Danemark et du Nigéria sont au programme. Pour des raisons pratiques, le sélectionneur préfère se passer pour le moment des services de ses internationaux (dont Aoi et Akai). A Fukushima, le stage de préparation débute. Les membres de la génération dorée sont évidemment présents, de même que le Real Japan 7, et tous sont prêts à tout donner pour faire partie des 23 qui iront aux Jeux Olympiques (Golden 23).

02 : nous apprenons à cette occasion qu'à l'origine, le Real Japan comprenait 11 joueurs, ce qui laisse une opportunité aux 4 derniers (dont deux joueurs de futsal déjà sur place, Furukawa Kotaro et Kazami Shinnosuke) d'intégrer la sélection. La concurrence sera donc particulièrement rude. En Espagne, la 6ème journée de Liga voit s'affronter le FC Barcelone et Valladolid.

03 : de son côté, le Real Madrid n'a pu faire mieux qu'un nul à domicile face au Real Oviedo, avec 2 buts de Natureza. Sans Rivaul, en convalescence, Tsubasa se lance dans une percée en solitaire, ses partenaires n'étant pas tous encore remis (physiquement) de leur victoire précédente arrachée dans la douleur.

04 : durant la coupe du monde 1986 au Mexique, la légende Maradona avait dribblé 6 joueurs de l'équipe d'Angleterre avant d'inscrire un but. Mais Tsubasa, lui, vient juste de dribbler (ou passer) l'intégralité des joueurs de l'équipe adverse, en partant depuis son propre but, avant de marquer ! L'auteur tente maladroitement d'expliquer cette prouesse en racontant que Valladolid s'est fatiguée en attaquant sans relâche pendant les 30 premières minutes, et qu'ils ont été surpris en n'imaginant pas un seul instant que le Japonais tenterait un tel pari.

Note : on se comprend, lorsque l'auteur insinue que Tsubasa a mis à l'amende les 11 joueurs adverses, il ne les a évidemment pas tous dribblés individuellement. Autrement dit, aucun n'a pu ou était en position de l'arrêter, et on peut parler de naufrage collectif. Pour ceux qui veulent des précisions : Tsubasa se faufile entre les numéros 9 et 10, qui n'ont pas réagi à temps, puis esquive le tacle du numéro 6. Les numéros 7 et 8 ont également réagi trop tardivement pour espérer le rattraper. Les numéros 3, 4 et 11 ont bien tenté de l'arrêter, quitte à donner un coup d'épaule musclé, mais le Japonais a tenu bon. Enfin, il n'a plus eu qu'à feinter le gardien, et marquer dans le but vide. Bref, l'auteur a osé comparer un but mythique en coupe du monde, face à l'Angleterre, à un but de son personnage principal face à la modeste équipe de Valladolid.

05 : le coach Van Saal fait remarquer qu'avec tous les miracles enchaînés par son joueur depuis ses débuts en Liga, il est désormais erroné de parler de miracles : c'est juste le jeu habituel du prodige japonais. Repensant à tout le chemin parcouru depuis leur rencontre, Roberto est de son côté ému aux larmes. Au stage de préparation, lors d'un match à 7 contre 7, les deux joueurs de futsal se défont à eux seuls de ceux de la génération dorée, pour marquer un but à Wakashimazu.

06 : les deux joueurs de futsal se sont en fait tournés vers cette discipline devant l'absence d'offres de la part de clubs de J. League. C'est pourquoi ils n'ont pas hésité un seul instant quand le coach Kira leur a proposé de rejoindre le stage de préparation. Pour eux, il est aussi question de prendre leur revanche sur la génération dorée.

07 : le jeu précis et audacieux du duo laisse les frères Tachibana complètement impuissants. Le coach Kira est même sous le charme, en parlant d'eux comme des futurs meilleurs techniciens de la génération dorée.

08 : malgré les tentatives de Jito et de Soda, le duo est toujours en possession du ballon et Kazami n'a plus que Wakashimazu devant lui.

09 : en Espagne, Luikal marque le but du 2 à 0, score final, grâce à Tsubasa. Le prodige nippon en a les larmes aux yeux, car ce match était compliqué : situé juste après un Clasico éprouvant, sans Rivaul pour l'épauler, et donc seul meneur de jeu pendant 90 minutes. Au stage de préparation, Wakashimazu dévie le ballon une première fois, mais il est repris par Furukawa qui n'a plus qu'à le pousser au fond des filets.

Golden 23 résumé chapitre 10 : c'est alors que Matsuyama, Misugi et Misaki (les 3 M) décident de se confronter à eux, et réussissent sans problème à contrecarrer leur jeu. Plus tard, Tsubasa reçoit des nouvelles du Japon par Misaki. Loin de se décourager, les frères Tachibana, Soda, Jito et les autres décident de s'entraîner encore plus durement. Sano s'étant fait refouler par Furukawa et Kazami, qui ne voulaient pas lui enseigner leurs techniques de futsal, il loue des vidéos sur le sujet dont tous s'inspirent dès le soir même. Ils suivent en cela l'enseignement de leur capitaine, Tsubasa : faire sien le jeu des autres. Dix jours plus tard, le stage de préparation s'achève, et les deux matchs au programme vont enfin avoir lieu, au Japon.

11 : à Séoul a lieu la finale des qualificatifs pour la zone Asie de la World Youth (U-19) entre le Japon et la Corée du Sud, le pays hôte. Le Japon est mené par 1 but à 0, alors qu'on entre dans les dernières minutes du match. Le coach nippon n'est autre que Mikami, et le capitaine de l'équipe, Takeshi. Un Takeshi à qui tout souriait jusqu'à la finale, mais qui doit maintenant se rendre à l'évidence : il lui est impossible de remplacer Tsubasa dans cette tâche. Porté par ses coéquipiers, il décide finalement d'abandonner sa position de meneur de jeu, qui s'est révélée inefficace face aux Coréens. Comme Tsubasa, il comprend qu'il doit faire confiance à ses partenaires, y croire jusqu'à la dernière seconde, et lance ainsi l'ultime contre-attaque.

12 : il centre devant le but coréen, et un de ses partenaires parvient à égaliser dans les arrêts de jeu. Le Japon finit par l'emporter par 5 à 4 lors de la phase de tirs au but. A Rio de Janeiro, Gamo, désormais conseiller de la sélection des U-22 (celle de Tsubasa), se rend à un stade de football. Il y retrouve Soga Yuji, un ancien membre du Real Japan 11, à la carrure plutôt impressionnante et au visage rappelant vaguement celui de Hyuga.

13 : Soga Yuji a passé une année dans divers clubs du Brésil avant de décrocher un contrat pro avec celui du Vasco da Gama. Il avait retenu l'attention de Gamo au Japon à cause de son jeu de tête. Même au Brésil, il ne brille mieux dans nul autre domaine. Soga décline l'invitation à rejoindre la sélection pour les Jeux Olympiques, en expliquant qu'il n'a encore rien montré jusqu'à présent, et qu'il veut d'abord faire ses preuves en arrêtant n'importe quel technicien brésilien. Pour autant, il fait part de son rêve de participer à la coupe du monde. Gamo le quitte, confiant en ses chances de le revoir avant. L'équipe du Danemark arrive au Japon.

14 : les Danois sont dépeints par l'auteur comme étant de véritables sauvages, harcelant des hôtesses dès leur arrivée. Mais Haas et Christiansen, les deux "mal élevés", sont vite rappelés à l'ordre par leur coach. La sélection nippone est désormais connue. Les membres de l'épopée de la World Youth en font naturellement partie, de même que le duo de joueurs de futsal. Le match est sur le point de commencer.

15 : à Barcelone, devant l'importance qu'a pris Tsubasa au sein du collectif, Gonzales se dit qu'il n'est pas sûr que Rivaul y retrouve sa place une fois rétabli. Sanae annonce à son mari être enceinte, ce qui le comble de joie. Si le rêve de Tsubasa a toujours été de remporter la coupe du monde, pour Misaki il est question de la médaille d'or aux Jeux Olympiques. Il explique que la coupe du monde n'offre qu'un trophée, tandis qu'aux Jeux Olympiques chaque joueur repart avec sa médaille autour du cou, qu'il pourra ainsi donner à son père.

Note : je ne sais pas si cette pratique est récente, mais j'ai souvenir que tant les vainqueurs que les finalistes d'une coupe du monde repartent quand même avec une médaille autour du cou, éventuellement remise par une personnalité du pays hôte. Je me trompe ?

16 : l'hymne japonais est joué, et l'auteur s'obstine à nous refourguer ses clichés les plus ringards : Haas et Christiansen sont montrés en train de bailler ostensiblement ou avec un chewing-gum aux lèvres. Haas poursuit avec une poignée de main virile à Matsuyama, à laquelle le géant Jito répond. Le ton est donné, les gentils et les méchants clairement identifiés (on se croirait dans le sketch Biouman des Inconnus). Le coup d'envoi est donné par les Danois, qui engagent aussitôt une action aérienne dangereuse près du but nippon. Dans les airs, Jito est seul face à Haas et Christiansen.

17 : ces derniers jouent salement et Jito en fait les frais, en se prenant des coups à la figure, à l'estomac et sur le genou. L'arbitre siffle la faute mais ne donne pas de carton, malgré les protestations de Matsuyama. Jito se relève cependant assez vite, sans demander de soins, en affichant une détermination intacte.

18 : Furukawa et Kazami jouent en "une-deux", mais les Danois les dépossèdent du ballon. Misaki, qui a suivi l'action, le récupère, esquive avec élégance un tacle dangereux, puis l'envoie près du but adverse pour Nitta. Ce dernier reprend d'une volée, mais il est aussitôt contré.

19 : la première occasion japonaise n'a rien donné. La taille moyenne (1m84) et les longues jambes des Danois semblent leur procurer un avantage physique pour défendre, tandis qu'ils misent tout sur leur duo d'attaquants. Côté Japonais, Jito répond présent, tel un mur infranchissable, et finit même par récupérer le ballon. Après 20 minutes de jeu, c'est au tour de Misugi de tenter sa chance.

Golden 23 résumé chapitre 20 : après une feinte de frappe, il esquive un tacle en sautant, et délivre une passe pour Misaki. En flashback, nous voyons ce dernier en compagnie de son médecin. Sa jambe gauche est totalement rétablie. Il demande à revoir la vidéo où Tsubasa inscrit un but miraculeux (contre Valladolid), que le médecin visionnait justement avant leur rendez-vous. Son médecin lui demande alors ce que représente Tsubasa pour lui. L'intéressé répond qu'il est l'ami en lequel il a le plus confiance, le footballeur qu'il respecte le plus, ainsi que... son éternel rival. Sur le terrain, Misaki n'a plus que deux défenseurs à passer avant de faire face au but danois.

21 : tel un artiste du ballon rond, fidèle à sa réputation (que lui dispute également le fantôme Misugi), il se défait de 3 défenseurs et du gardien, et ouvre le score. Ses dribbles et son toucher de balle en font désormais un joueur redoutable, à l'instar de Tsubasa.

22 : cette action de Misaki rappelle aux remplaçants japonais la façon de jouer de Tsubasa. Il s'est en effet inspiré de sa percée en solitaire lors du match contre Valladolid. Son médecin, qui assiste à la rencontre, est ému par la performance du joueur. Il l'avait averti qu'une 3ème blessure (après l'accident et l'aggravation en finale de la World Youth) serait synonyme de très longue période de convalescence, et donc de retraite sportive. Malgré ça, Misaki confie être constamment conscient du risque encouru, et a décidé de jouer les matchs les uns après les autres, sans se projeter dans l'avenir.

23 : Christiansen centre en hauteur pour Haas, qui saute. Jito est présent au marquage, mais il s'effondre subitement. Wakashimazu s'attend à une tête de la part de l'attaquant, mais ce dernier reprend du pied et met les deux équipes à égalité.

24 : Jito avait vraisemblablement présumé de ses forces, puisque le coup reçu préalablement au genou le contraint maintenant à quitter le terrain, sur civière. Il est remplacé par Izawa.

25 : Izawa remet en direction de Furukawa et Kazami. Ces derniers, après avoir été critiqués par leurs partenaires de futsal au moment de quitter cette discipline, sont touchés de les voir désormais les supporter à fond depuis les tribunes (ça sent le but).

26 : épaulé par Misaki et grâce à ses techniques de futsal, le duo se montre de plus en plus menaçant pour la défense danoise, au point qu'elle perd d'ailleurs complètement de vue le ballon !

27 : alors que même le coach danois se demandait où pouvait bien se trouver le ballon (on y croit à mort), Nitta le reprend et trouve les filets. Le gardien est resté sur place, et le Japon mène donc au score après 40 minutes de jeu. Dans les tribunes, l'équipe du Nigéria commente la dernière action. On y retrouve Bobang, le partenaire d'Aoi en Italie, ainsi que leur pilier J.J. Ochado (Jay-Jay Okocha), qui joue au Paris Saint-Germain.

28 : la mi-temps est sifflée sur ce score de 2 à 1 pour le Japon. Pour venger la sortie de Jito, les Japonais comptent bien creuser l'écart. Le coach danois espère en profiter, son équipe étant redoutable en contres. Le coach Kira, quant à lui, annonce aux siens qu'il est temps de mettre en place la formation tactique testée à l'entraînement. Les deux équipes reviennent sur le terrain, et le public n'en croit pas ses yeux. Wakashimazu a revêtu un maillot de... joueur de champ !!! (ça valait bien 3 points d'exclamation)

29 : le Japon a troqué son 4-4-2 pour un 3-5-2, avec Wakashimazu en attaquant, à gauche de Nitta, et Morisaki dans le but. Il avait toujours été dans l'esprit du coach Kira que Wakashimazu avait le profil d'un attaquant, mais à l'époque (Meiwa), la présence de Hyuga était jugée suffisante. Sa taille représente également un atout.

Golden 23 résumé chapitre 30 : Misugi centre pour Wakashimazu, qui reprend de la tête. Le ballon touche malheureusement la transversale. Mais qu'à cela ne tienne, puisque Nitta est là pour récupérer et inscrire son 2ème but !

31 : Misaki remet pour Wakashimazu, qui renvoie le ballon de la tête en direction de Matsuyama. Ce dernier décoche son Eagle Shot dans son élan et marque. Le Japon l'emporte finalement sur le score de 4 à 2 (doublé de Haas) et le coach Kira est naturellement fier de son équipe. Elle a su déployer à merveille les valeurs et les enseignements transmis lors du stage de préparation.

32 : à Hambourg, Wakabayashi est sur le banc des remplaçants depuis déjà 3 matchs. Le désaveu de la part de son coach s'explique bien sûr par son pari malheureux lors du match contre le Bayern. Son transfert dans un autre club est donc plus que jamais à l'ordre du jour. Pour sa part, Schneider espère toujours le voir rejoindre son équipe.

33 : Gamo se trouve maintenant à Bueno Aires, en Argentine, pour rencontrer le dernier membre du Real Japan 11, Igawa Gakuto. C'est un joueur complet, décrit comme rivalisant sans problème avec le jeu de tête de Soga, la puissance d'Hino Ryoma, la technicité de Furukawa et Kazami. On rapporte qu'il est même à l'aise en tant que gardien. Il avait quitté le Real Japan 11 pour rejoindre sa petite amie argentine dans son pays natal, l'épouser, et prendre la nationalité.

34 : à Barcelone, Tsubasa délivre une passe décisive pour Luikal, qui ouvre donc le score contre le FC Séville. Ses partenaires l'enjoignent à marquer un but et à le célébrer en l'honneur de Sanae et du bébé à naître. Le prodige s'exécute sans se faire prier, et double la mise aussitôt. Au Japon, le coach Kira dévoile à ses joueurs le nouveau membre amené à remplacer Jito (pas poste pour poste). Nouveau membre qui n'est autre que... Wakabayashi !

35 : Tsubasa ne compte pas s'arrêter là. Le premier but était dédié à sa femme, le second sera pour l'enfant à naître. Ses partenaires font donc tout pour lui en donner l'occasion. Heureux d'être dans cette équipe, il laisse échapper quelques larmes, et marque son 2ème but. Il mime ensuite le ventre d'une femme enceinte en enveloppant le ballon de son maillot, tandis que ses équipiers chantonnent en l'honneur de Sanae.

36 : c'est le jour de la rencontre entre le Japon et le Nigéria, qui en 1996 avait remporté la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Atlanta. Wakabayashi remplace donc Morisaki en tant que gardien. Sur l'écran géant sont diffusées les vidéos du but de Misaki contre le Danemark, ainsi qu'une réalisation d'Ochado en Ligue des Champions. Le cours du match devrait ainsi grandement dépendre des performances de ces deux joueurs.

37 : le coup d'envoi est donné. Grâce à ses (dangereuses) techniques de karaté, Wakashimazu dépossède Bobang du ballon en deux temps. Mais Ochado est à la récupération, et file droit vers Misaki.

38 : avant son accident de la circulation, Misaki prévoyait de s'engager avec le Paris Saint-Germain. Celui qui prit "sa" place fut donc le Nigérian. A cause de sa blessure, il laissa Tsubasa et Ochado briller seuls sur la scène internationale, alors que lui était cantonné à la J. League, nourrissant ainsi des regrets. Ochado se défait des "3 M" en un clin d'oeil, grâce à un enchaînement de dribbles à en donner le tournis. Ayant entendu parler de la légende de Wakabayashi (pourtant mise à mal par Natureza en finale de la World Youth), il veut à son tour tenter sa chance et marquer un but depuis l'extérieur de la surface de réparation. Il arme son tir, mais est contré au dernier moment par Misaki.

39 : le géant Bobang récupère le ballon et tire, mais Wakabayashi s'en saisit sans aucune difficulté. En contre, la tête plongeante de Wakashimazu sera repoussée par le gardien.

Golden 23 résumé chapitre 40 : le Japon concède un corner. Il apparait que les visiteurs recherchaient un penalty, et ils l'obtiennent, Urabe fauchant maladroitement un des leurs dans la surface de réparation. Ochado refuse cependant de le tirer, ne voyant d'intérêt que dans un but marqué dans les conditions décrites précédemment. Wakabayashi, sûr de lui comme à son habitude, nous confie que s'il s'élance du bon côté, il a 100% de chance d'arrêter le penalty. Le tireur choisit de frapper au centre, mais notre gardien chanceux réussit à le dévier du pied gauche, en corner. Ochado file s'en charger, en se promettant de détruire la légende du gardien (ce que Natureza est déjà censé avoir fait, bref).

41 : comme on s'en serait douté, Ochado tente un corner direct, en tirant le même Speed Slide Shoot qu'avait réalisé Misaki en J. League (voir Road to 2002, chapitre 061). Wakabayashi s'en saisit néanmoins d'une seule main, au grand désarroi de la star nigériane. Sans perdre une seconde, le gardien envoie un long dégagement en direction de Wakashimazu, qui reprend d'un splendide retourné acrobatique (le dessin en jette) depuis l'extérieur de la surface de réparation et ouvre le score.

Note : le commentateur du match précise bien que "Wakabayashi ne prend aucun but depuis l'extérieur de la surface de réparation". Cette insistance à le rappeler montre que l'auteur lui-même oublie des pans de son "scénario", à force de trop fumer.

42 : on nous rappelle qu'à l'origine, Wakashimazu jouait attaquant au club de Meiwa, et qu'il a donc opté pour un poste de gardien pour le bien de l'équipe. Le Nigéria obtient un coup franc, tandis que le commentateur nous mentionne une nouvelle fois la légende du portier nippon. Wakabayashi surprend tout le monde en demandant à ses partenaires de laisser un espace libre au milieu du mur, pour une meilleure visibilité, ce qui ne manque pas d'énerver Ochado.

43 : malgré une frappe tout en puissance, le gardien s'en saisit des deux mains avec une déconcertante facilité pour le tireur. Peu de temps après, le Japon concède à nouveau un corner que s'empresse de tirer Ochado, toujours obstiné à l'idée de briser cette fameuse légende.

44 : c'est encore un Speed Slide Shoot, tiré cette fois à l'opposé. Mais c'est peine perdue, puisque Wakabayashi le dégage d'une main derrière sa ligne. Ochado s'entête et veut recommencer, mais Bobang l'interpelle vivement en lui disant qu'il perd son temps. En effet, avant de venir au Japon, il avait regardé des vidéos de la génération dorée avec Aoi, et était donc au courant de tous ces joueurs s'étant cassés les dents face au portier. Mais Ochado n'en a cure, et le fait comprendre en tirant le corner, mais surtout en visant cette fois son partenaire. Bobang n'a pas le temps d'esquiver et se prend le ballon en pleine figure. Ballon qui ricoche et termine sa course... dans les filets ! Il n'est pas très clair quant à savoir si Bobang jouait le jeu (de la fausse dispute), toujours est-il qu'il félicite son capitaine pour l'égalisation. Dans les arrêts de jeu de la première période, Ochado donne ensuite l'avantage aux siens, après avoir pris de vitesse la défense nippone.

45 : à la mi-temps, le coach Kira commence à regretter l'absence des deux derniers membres du Real Japan 11. En Argentine, Gakuto a justement reçu la visite de Gamo. On apprend que son épouse est morte en donnant naissance à leur fille. Depuis les tribunes, lors d'un match d'Hino Ryoma (club de River Plate), il confie avoir été viré de son club de 2ème division, après une dispute avec ses partenaires. Pour subvenir à leurs besoins, il occupe un travail de manutentionnaire. En sachant que son frère aîné jouit d'une certaine réputation dans l'équipe nationale nippone (il en est le capitaine), on comprend en fait que sa vie lui parait semée d'embûches en comparaison de la sienne. Gamo lui répond que du coup, le moindre accomplissement devrait lui procurer davantage de satisfaction, et lui propose donc de rejoindre la sélection.

46 : en lui témoignant du soutien de son frère, Gamo convainc Gakuto de rentrer au Japon avec lui. Les deux hommes arrivent aux abords du stade alors que la 2ème période est sur le point de commencer.

47 : dans les vestiaires, le coach Kira prévient ses joueurs. Il n'a pas l'intention de faire appel à ses internationaux pour la phase qualificative aux Jeux Olympiques. La partie reprend. Pressé de montrer la force d'un Japon privé d'une partie de ses joueurs vedettes, Misaki passe Bobang à l'aide d'une roulette, sa (nouvelle ?) spécialité.

48 : l'auteur nous la remontre même au ralenti. Mais face à Ochado, Misaki préfère remettre pour Nitta, qui perd le ballon. A la question de savoir pourquoi il a préféré fuir leur duel, le Japonais rétorque que les passes font partie de son jeu, de sa spécialité. Ochado lui fait alors clairement part de sa déception. Misaki se charge du corner consécutif à la dernière action. Gamo confie à Gakuto qu'en J. League, même son frère était sans solution face à ses Speed Slide Shoot. Le corner est tiré.

49 : ce n'était finalement pas un tir direct, mais une passe millimétrée pour Wakashimazu. Malheureusement pour les Japonais, le gardien s'empare du ballon en premier. Plus tard, les tentatives de Sano, Misugi, Matsuyama, Soda et Sorimachi ne donneront rien face à la solide défense adverse. Les Nigérians décident en effet de jouer la montre et ne prennent même plus la peine d'attaquer. La sentence d'Ochado à Misaki ne tarde d'ailleurs pas : être un artiste du ballon rond ne suffit pas, s'il manque l'instinct de guerrier dont a su faire preuve Tsubasa par exemple. Si le Nigéria avait joué sérieusement, le score aurait été plus sévère.

Golden 23 résumé chapitre 50 : alors que nous sommes entrés dans les arrêts de jeu (3 minutes), Wakabayashi sort vainqueur d'un duel à la limite de sa zone, à l'aide d'un tacle à mi-hauteur tout ce qu'il y a de dangereux (on ne reviendra pas là-dessus). S'avançant de quelques mètres encore, il expédie dans la foulée un long ballon en direction de Misaki. Touché dans son orgueil par les paroles d'Ochado, le Japonais compte bien remettre les pendules à l'heure.

51 : tel un tigre enragé, Misaki s'élance vers la surface de réparation nigériane puis tire de toutes ses forces. Il est contré une première fois par Bobang. Il reprend aussitôt mais sa frappe est cette fois contrée par Ochado. Le Japonais réussit quand même à réaliser un lob en dernier recours. Le gardien est battu, mais le ballon heurte la barre transversale, pour retomber à la verticale (y a comme un air de déjà vu).

52 : le ballon ne franchit en effet pas la ligne de but. Misaki se jette alors la tête la première, tandis que deux Nigérians tentent de dégager du pied. Le meneur de jeu nippon percute violemment le poteau (une de ses spécialités), et parvient à égaliser ! Le front ensanglanté, il se relève pourtant aussitôt, bien décidé à gagner la rencontre. Mais l'arbitre l'arrête net : le match est terminé, sur ce score de 2 partout. Surpris, le joueur s'effondre sur le terrain.

53 : on repasse sur l'écran géant la dernière action et les spectateurs s'inquiètent de l'état de leur "héros". Mais tout va bien pour Misaki puisqu'il se relève, souriant. Ochado confie à Bobang qu'avec la présence de Tsubasa dans l'équipe, il ne fait aucun doute que le Japon sera un de leurs principaux rivaux à la conquête de la médaille d'or. Galvanisés qu'ils sont, les joueurs nippons se promettent de gagner leur ticket pour les Jeux Olympiques sans l'aide de leurs internationaux (et Wakabayashi c'était quoi ?).

54 : quelques semaines plus tard, nous retrouvons Gakuto qui s'entraîne activement sous la houlette de Gamo. Sa période d'inactivité (sportive) en Argentine a nécessité une remise en forme physique, qui semble porter ses fruits. Même le duo de joueurs de futsal, qui a décliné des offres de clubs de J. League pour continuer l'entraînement, s'avoue complètement dépassé dans le domaine. Depuis le nul obtenu face au Nigéria, le jeu de Misaki a nettement évolué. Il est devenu plus entreprenant face au but, et n'hésite plus à tenter sa chance. En clair, son profil ressemble de plus en plus à celui de Tsubasa. Son club du Jubilo Iwata a d'ailleurs remporté la J. League. Le coach Kira annonce pour le lendemain le début du 2ème stage de préparation. Alors que la J. League se termine en décembre, les championnats européens en sont seulement à la moitié à cette période. En Italie, le match déterminant pour la promotion en Serie B se rapproche. Le Reggiana de Hyuga et le FC Albese d'Aoi et Bobang auront en effet à en découdre en haut de tableau. En Espagne, le FC Barcelone de Tsubasa a enchaîné sa 10ème victoire consécutive. La première affiche en ce début d'année s'annonce explosive : le Barça, actuellement 3ème au classement, se déplace à Valence, qui occupe la 2ème place. Santana va donc tenter de prendre sa revanche face au Japonais.

55 : le FC Barcelone a 6 points de retard sur le leader, le Real Madrid, qui en compte 4 d'avance sur Valence. Rivaul se remet toujours de ses problèmes et compte bien être prêt pour la 24ème journée du championnat, c'est-à-dire le match retour du Clasico (voir En la Liga). Au stage de préparation, Gakuto vient à peine d'être présenté à ses partenaires qu'une dispute éclate ! Il leur reproche leur défense perméable lors des deux matchs de préparation, et profère des propos insultants à l'encontre d'un Ishizaki qui essayait de calmer le jeu. Ce dernier se prendra même un coup de coude de la part du nouveau venu (ça s'annonce bien). A Valence, le coup d'envoi est sifflé.

56 : dès l'entame du match, et à la suite d'une attaque barcelonaise depuis les côtés, Luikal remet de la tête à Tsubasa devant le but. Le prodige effectue son classique retourné acrobatique et ouvre le score.

57 : en génie (de 2ème catégorie) du ballon rond qu'il est, Santana a bien l'intention de rendre lui aussi coup pour coup. Pour sa part, le Barça utilise la même stratégie que pour le premier but, c'est-à-dire attaquer sur les côtés, Tsubasa agissant pour la première fois de la saison comme un leurre pour l'équipe adverse.

58 : le Barça obtient un coup franc dangereux, dont se charge le prodige nippon. Il tire à ras de terre et double la mise, inscrivant son 15ème but en championnat. Devant la forme olympique qu'affiche Tsubasa, Gonzales est désormais convaincu que Rivaul n'a plus sa place dans l'équipe (c'est sympa). Au Japon, le frère de Gakuto lui propose de s'occuper de sa fille pour qu'il puisse se donner au maximum, et ne pas gâcher bêtement sa dernière chance de devenir footballeur professionnel. L'intéressé accepte avec humilité. Pour les qualificatifs, le Japon est exempté de 1er tour. Le 2ème tour débutera dans deux mois, tandis qu'un 3ème match de préparation aura lieu dans une semaine, face au Paraguay.

59 : durant les arrêts de jeu de la première période et malgré la tentative de contre de Tsubasa, Santana réduit l'écart d'un Rising Arrow Shoot.

Golden 23 résumé chapitre 60 : après 30 minutes en deuxième période, Santana bénéficie d'une occasion d'égaliser.

61 : un tacle de Payol et la tête de Gonzales (le Ishizaki espagnol) n'ont pas suffi pour empêcher le Brésilien de marquer de sa spécialité, une variante du retourné acrobatique. Dans cette action, Gonzales s'est pris le pied de Santana en plein visage et saigne abondamment. Le but sera-t-il malgré tout accordé ?

62 : l'arbitre valide le but, Gonzales s'étant jeté bien en retard. Le Barcelonais est sorti sur civière. Mais la blessure n'a finalement pas l'air importante, puisqu'il demande à son coach de retourner sur le terrain aussitôt le saignement arrêté.

63 : à proximité du but barcelonais, Tsubasa copie la technique de Santana pour lui bloquer son propre tir. Il retient en effet son pied avec sa main, pour obtenir un effet permettant d'augmenter sa force de frappe, et parvient à ses fins. En ayant contré en cet instant la technique ultime combinant les deux spécialités du Brésilien, autant dire que ce dernier ne marquera plus lors de ce match. Personnellement, ce chapitre mérite de figurer dans la catégorie des chapitres pathétiques.

64 : Gonzales entre à nouveau en jeu. Il ne reste que 5 minutes dans le temps réglementaire. Santana fait confiance à ses partenaires pour stopper Tsubasa, alors que ce dernier arme un Flying Drive Shoot, après avoir dribblé deux joueurs de Valence.

65 : mais d'autres défenseurs l'empêchent finalement de tirer. Au cours d'un repas, Gonzales avait averti Tsubasa au sujet de la tactique défensive de Valence, si bien que notre jeune prodige la déjoue sans problème en repensant à cette discussion. Alors que la menace se fait de plus en plus pressante devant le but, le Japonais remet ensuite à Gonzales, qui surgit et tire dans son élan.

66 : bien qu'il trouve la barre transversale, l'occasion n'est néanmoins pas terminée. Non content d'avoir fait dans le pathétique 3 chapitres plus tôt, l'auteur en remet une couche, et quelle couche ! Tsubasa et Gonzales combinent ensuite "leur" tir et frappent le ballon simultanément, le Japonais nous reproduisant encore une fois la technique de son rival. Bien entendu, le Barça prend l'avantage sur cette action...

67 : et remporte le match sur ce score de 3 à 2, récupérant au passage la 2ème place au classement. Santana félicite son rival, non sans lui avoir fait remarquer qu'il l'a battu en utilisant une de ses techniques. Dans un mois aura lieu le match retour du Clasico (voir En la Liga).

68 : le Japon (U-22) rencontre le Paraguay pour son 3ème match de préparation. Après la titularisation surprise du duo de joueurs de futsal, le changement de poste, pour le moins inattendu, de Wakashimazu et l'apparition inespérée de Wakabayashi, le coach Kira surprend une nouvelle fois son monde. Igawa Gakuto jouera en effet ce match, alors qu'il est complètement inconnu du public. Un flashback nous apprend que c'est Gakuto lui-même qui avait téléphoné à son frère pour lui demander de s'occuper de sa fille. Le coup d'envoi est sifflé.

69 : s'il n'avait été sauvé par sa barre transversale, le Japon aurait concédé, dès l'entame, un but contre son camp de la part d'un Gakuto encore trop stressé par l'enjeu. Malgré son caractère exécrable lors du stage de préparation, tous ses partenaires, Soda et Ishizaki inclus, viennent lui témoigner leur soutien.

Golden 23 résumé chapitre 70 : après une discussion avec le coach Kira, qui lui parlait de son mental comme de son plus grand défaut, Gakuto avait choisi de faire profil bas. Pour la première fois de sa vie, il décida de s'inspirer du football des autres, de leur demander conseils lors du stage de préparation. Sur le premier corner du match et après avoir chassé ses doutes, il se distingue enfin en éloignant la menace avec autorité, provoquant l'admiration des siens.

71 : bien que positionné en défenseur, sa vitesse permet à Gakuto de participer à la contre-attaque aux côtés de Misaki. Il frappe finalement au but...

72 : et ouvre le score après 5 minutes de jeu. A la 30ème minute, Wakashimazu double la mise de la tête. Ce dernier prendra la place de Morisaki dans le but nippon lors de la 2ème période. Nitta marquera le 3ème et dernier but de la rencontre, Misaki ayant été à chaque fois l'auteur des passes décisives. Après ce match globalement maîtrisé, Gakuto commença à recevoir des offres de la part de clubs de J. League. Mais surtout, le jour des qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Madrid était enfin venu.

73 : à seulement 4 jours du Clasico, le Barça doit rencontrer l'Atlético de Madrid, en match en retard de la 18ème journée. Après 5 mois "d'inactivité", Rivaul est enfin de retour dans l'équipe, même s'il débutera sur le banc. Le coup d'envoi est sifflé.

74 : à la suite d'une passe ratée de Tsubasa, l'Atlético initie un contre et finit par ouvrir le score en toute fin de première période. Tsubasa s'excuse, mais on lui répond que c'est sans gravité. Le coach Van Saal l'enjoint à marquer 2 buts en seconde période, avec l'appui de Rivaul.

75 : le Brésilien demande au Japonais s'il veut continuer à occuper le rôle de meneur de jeu. Le jeune prodige répond que cela lui importe peu, dès lors qu'il peut jouer à ses côtés. Rivaul ne tarde pas à lui délivrer ce qui s'apparente furieusement à une passe décisive.

76 : Tsubasa égalise en effet d'un retourné acrobatique (faudra les compter un jour), et se jette dans les bras de Rivaul. Plus tard, les deux mêmes joueurs donnent l'avantage à leur équipe, d'une frappe simultanée.

77 : à 15 minutes de la fin du match, le coach Van Saal décide de remplacer Rivaul, afin de le préserver en vue du Clasico à venir. Le FC Barcelone l'emporte sur ce score de 2 à 1, et revient donc à seulement 2 points du leader. A Madrid, Natureza fait part à son frère de son excitation à l'idée d'affronter Tsubasa au Santiago Bernabeu. Alors que ce jour est arrivé, à Hambourg, Wakabayashi quitte son club pour de bon, et retourne au Japon. En plus de ses désaccords avec son coach, il faut rajouter que des contraintes du règlement, liées à la nationalité, l'empêchaient de fait de retrouver son poste. L'auteur nous précise d'ailleurs que la volonté du coach Kira de se passer de ses internationaux laissait place à une exception : la venue de Wakabayashi.

78 : en conférence de presse, le coach Kira annonce la liste des 23 joueurs retenus pour le 2ème tour de la phase qualificative aux Jeux Olympiques. Il est inutile de faire la liste entière, mais on notera juste la présence de Wakashimazu dans un rôle tant de gardien que d'attaquant, et le retour de Takeshi. Au même moment ont lieu deux rencontres décisives : entre Hyuga et Aoi (voir Fierce Fight in Calcio), et entre Tsubasa et Natureza (voir En la Liga).

79 : le Japon figure dans le groupe F, aux côtés de la Malaisie, de la Thaïlande et de Bahreïn, qu'il bat respectivement sur les scores (cumulés) de 11 à 0, 7 à 0 et 8 à 0, et accède ainsi au dernier tour de la phase qualificative. Celui-ci débute au mois de mai. Face à l'Australie, le Japon est mené sur le score de 2 buts à 1, après 43 minutes de jeu en seconde période.

Golden 23 résumé chapitre 80 : le Japon n'avait auparavant pu faire mieux qu'un match nul face à l'Arabie Saoudite, Ishizaki marquant contre son camp (Wakabayashi). Mais l'équipe s'était rattrapée en écrasant le Vietnam par 4 buts à 0. Alors que Morisaki a remplacé Wakabayashi en 2ème période, sorti sur blessures, Misaki va tirer ce qui est sans doute le dernier corner de la partie. Nous sommes en effet entrés dans les arrêts de jeu. Le corner est repoussé par la défense. Morisaki ayant jugé utile de participer à l'attaque, l'Australie gagne finalement la rencontre sur le score de 3 à 1, d'un dernier tir de loin en direction du but vide qu'Ishizaki n'a pu empêcher. Pour souligner ce naufrage collectif, on pourra mentionner l'expulsion de Gakuto, en réaction à une provocation d'un adversaire. Résultat des comptes : l'Australie est devant avec 9 points et le Japon derrière avec seulement 4 points. Par conséquent, il suffit aux Australiens de remporter 2 de leurs 3 derniers matchs pour gagner leur billet pour les Jeux Olympiques.

81 : naturellement, le coach Kira se retrouve sous le feu des critiques, et ses choix sont désormais remis en question, en particulier l'inexpérience de Gakuto et le fait de se priver des internationaux. En conférence de presse, le coach Kira assume ses responsabilités, mais il est interrompu par Gakuto. Ce dernier reconnait sa faute mais confie, en pleurs et en refusant de donner des détails, l'objet de la provocation : l'Australien avait insulté la mémoire de sa défunte femme, ainsi que sa fille (décidément, ces sal**** d'étrangers n'ont aucune éducation). Gakuto annonce alors son intention d'arrêter le football.

82 : bien sûr, ses partenaires le soutiennent et lui demandent plutôt de se tenir prêt pour le dernier match décisif contre l'Australie. Face à l'Arabie Saoudite, le Japon l'emporte sur le score de 2 à 0. Morisaki a cette fois gardé sa cage inviolée, alors qu'il s'en était pris 3 en l'espace de 15 minutes face à l'Australie. L'Australie qui dans le même temps a étrillé le Vietnam par 5 buts à 0.

83 : Gakuto peut compter sur l'aide de son frère et de Jito à l'entraînement. Tandis que le Japon domine tranquillement le Vietnam (3 à 0), Gakuto prie les cieux devant son téléviseur pour qu'il n'en soit pas de même pour l'Australie. Avant son match et bien qu'éliminé, Mark Owairan avait assuré à Misaki qu'il se donnerait malgré tout à fond. A la 44ème minute de la deuxième période, l'Arabie Saoudite parvient à égaliser, laissant donc aux Japonais une chance d'y croire encore.

84 : le match s'achève sur ce nul, un but partout. Le Japon n'est par conséquent pas encore éliminé. Au bout du compte, pour aller aux Jeux Olympiques, il devra s'imposer par au moins 3 buts d'écart face à l'Australie. Un sondage révèle que l'opinion publique souhaite à plus de 50% le retour dans l'équipe de ses internationaux. Le coach Kira se heurte à un véritable dilemme : faire confiance à ses joueurs qui s'étaient jurés de gagner leur qualification par eux-mêmes ou composer la meilleure équipe en rappelant Tsubasa et Hyuga. Il leur passe finalement un coup de téléphone. Plus tard, il annonce en conférence de presse la liste des joueurs retenus pour affronter l'Australie lors du match retour (au Japon).

85 : avec 60 000 spectateurs le jour J, le stade national est plein à craquer. En ce qui concerne le onze titulaire, nous avons Morisaki en gardien, Ishizaki, Soda, Izawa et Gakuto en défense, les "3 M" et Takeshi au milieu et enfin les frères Tachibana à la pointe de l'attaque. Ce choix surprenant de ne pas faire jouer d'entrée de jeu Wakashimazu ou Nitta vaut au coach Kira de se faire huer depuis les tribunes. Plus tôt, en conférence de presse, il avait d'ailleurs confirmé ses choix : il ne fera pas appel aux internationaux et validera son ticket pour les Jeux Olympiques avec cette équipe-là.

86 : il avait ajouté qu'en cas d'échec, il assumerait ses responsabilités en se retirant définitivement du monde du football et... en tirant un trait sur cet alcool qu'il aime tant (on ne rigole pas). Le coup d'envoi est sifflé. La tactique du coach australien pour la première période consiste à jouer la montre, au grand dam des Japonais.

87 : par deux fois, les Australiens font redescendre le ballon jusqu'à leur propre gardien, une tactique que l'on aurait plutôt vu pendant des arrêts de jeu. Suite à quoi trois d'entres eux se livrent à une conservation du ballon en jouant uniquement de la tête. Les Tachibana et Takeshi, faisant quasiment la moitié de la taille de leurs adversaires à l'image, sont pour l'instant complètement impuissants. Sans parler du fait que les Australiens n'auraient aucun scrupule à continuer de la sorte jusqu'à la fin du match !

88 : Izawa délaisse son marquage pour tenter de récupérer le ballon. Les Australiens passent alors à l'offensive. Mais Gakuto, attentif, dégage le ballon adressé à leur numéro 9. Un dégagement intelligent, puisque le ballon arrive dans les pieds de Misaki, qui peut donc lancer la première attaque nippone du match.

89 : Misaki se débarrasse de deux Australiens à l'aide de Misugi. Puis il s'engouffre sur le côté droit. Les Tachibana, devant le but, attendent un centre de sa part. En flashback, nous les voyons faire part au coach Kira de leur volonté d'utiliser la catapulte (Skylab Hurricane), à pleine puissance, pendant le match. Mais avec leur corps d'adulte, ils sont pleinement conscients qu'une telle technique mettra leur organisme à rude épreuve. Qu'à cela ne tienne, et puisqu'il faudra marquer le plus tôt possible, les jumeaux se disent prêts à sacrifier leurs jambes pour l'équipe.

Golden 23 résumé chapitre 90 : durant la saison de J. League, face au Jubilo Iwata de Misaki, les Tachibana avaient tenté une Skylab à 60% de son potentiel. Même si elle leur avait permis de marquer, les dommages causés les avaient contraint à être remplacés dans la foulée. Avant le match contre les Australiens, les jumeaux avaient révélé leur plan à Misaki. Celui-ci est donc censé leur délivrer un centre. Mais le moment venu, il ne peut s'y résoudre et tente une autre approche. En vain, même s'il obtient un corner. Les jumeaux sont furieux et lui reprochent sa trop grande compassion qui, selon eux, l'empêchera à tout jamais d'égaler Tsubasa. Cette critique le touche, si bien qu'il décide de tirer lui-même le corner. Amer, il se dit que Tsubasa aurait marqué le premier but (pour éviter de recourir au Skylab), alors que lui n'en a pas été capable.

91 : Misaki se résigne donc, les larmes aux yeux, à leur adresser la passe qu'ils demandaient. Les frères Tachibana déploient dans la douleur leur ultime Skylab Hurricane, devant un coach Kira ému, qui avait d'ailleurs déjà demandé à Wakashimazu et Nitta de se tenir prêts à rentrer.

92 : les jumeaux ouvrent donc le score sur cette action, d'une tête si haute qu'elle en était devenue complètement imparable. La catapulte était tellement puissante qu'un bruit a retenu l'attention du coach Kira. Un bruit qui laisse à penser que leurs jambes ne leur permettront plus jamais d'utiliser cette technique. Les deux joueurs, évacués sur civière, quittent le terrain avec le sentiment du devoir accompli. Nitta et Wakashimazu, déjà échauffés, vont les remplacer.

93 : face à la détermination et l'état d'esprit héroïque affichés par les Japonais, le coach australien demande à ses joueurs de changer de tactique, afin qu'ils gagnent perdent de manière digne.

94 : la volonté de Misaki de marquer à tout prix rappelle au coach Kira l'attitude de Tsubasa. Dans un flashback, Nitta est montré en train de s'entraîner aux côtés de Wakashimazu. Hyuga ayant mis au point son tir du tigre en tirant face à des vagues, Nitta s'est fixé comme objectif de créer un tir capable, en rebondissant sur une paroi, de traverser par deux fois une chute d'eau (un conseil de Shiryu sans doute).

95 : s'inspirant d'une technique de Tsubasa, Misaki remet en direction de Wakashimazu. S'ensuit un flashback sur la mise au point, dans son dojo, d'une technique particulièrement compliquée...

96 : l'ancien joueur de la Toho sachant sa frappe contrable, il réalise "l'acrobatie" travaillée dans son dojo, et passe finalement pour Nitta, qui s'apprête à tirer à ras de terre. Le reste du chapitre retrace l'entraînement de Nitta pour mettre au point son nouveau tir du faucon (New Hayabusa Shoot), toujours non loin du dojo de Wakashimazu.

97 : Nitta double la mise de son New Hayabusa Shoot, laissant le gardien australien sur place. Avec un tir d'une telle puissance, on peut se demander pourquoi les filets n'ont pas été transpercés, alors que des enfants de 11 ans y arrivaient bien...

98 : Matsuyama puis Soda échouent à inscrire le 3ème but. Mais sur un corner tiré par Misaki, Misugi compte bien y arriver en frappant un Flying Drive Shoot en hommage au vrai capitaine de l'équipe, Tsubasa.

99 : son tir trouve malheureusement la barre transversale. La mi-temps est sifflée. Dans les vestiaires, le coach Kira fait part à ses joueurs d'un message d'encouragements de la part de Tsubasa qui, s'il n'est pas présent avec eux physiquement, les soutient moralement. En outre, il compte bien être de la partie lors des Jeux Olympiques qui se dérouleront à Madrid. Le match reprend.

Golden 23 résumé chapitre 100 : la reprise voit le rapport de forces entre les deux équipes parfaitement s'équilibrer. A tel point que Misaki a l'impression que les minutes défilent trop rapidement. En effet, on a déjà joué 25 minutes en 2ème période. Misaki récupère le ballon.

101 : alors qu'il est sévèrement taclé à la jambe droite, laissant sa cheville en sang, l'arbitre ne siffle pas la faute. Les Australiens profitent de la confusion et réduisent l'écart après 30 minutes en 2ème période. Naturellement, les Japonais demandent à ce que ce but soit invalidé. Mais seront-ils écoutés ?

102 : l'arbitre confirme ce but fort litigieux. Misaki reçoit des soins sur le bord du terrain, laissant ainsi les siens jouer à 10 contre 11. Devant le cours du match qui semble leur échapper, il se demande quelle aurait été la réaction de Tsubasa, avant de se raviser : Tsubasa est Tsubasa, lui est... Taro Misaki.

103 : une coccinelle posée sur sa main évoque à Misaki des souvenirs du temps où il accompagnait son père, lorsqu'il peignait des paysages. Ils étaient d'accord pour souligner que la peinture et le football étaient pour eux similaires. Rejoignant son équipe, le jeune joueur, soudain poète, s'imagine le terrain de football comme étant le support sur lequel il donne vie à son art. Jugeant utile de s'inspirer de l'attitude de Tsubasa en des cas similaires, il sourit et encourage ses partenaires à y croire jusqu'au bout.

104 : le scénario de ce manga étant ce qu'il est, l'auteur trouve indispensable de faire constater à Ishizaki que Misaki s'exprime comme Tsubasa. Y a-t-il d'ailleurs un joueur qui ne lui soit pas redevable ou qui ne se sente pas obligé de l'imiter (ce copieur sans scrupule) ? Bref, Misaki dribble plusieurs Australiens, en empruntant des techniques du duo de joueurs de futsal, ce qui leur fait dire que... tel Tsubasa, leur partenaire fait sien le jeu des autres. Mais ce n'est pas tout, puisqu'on le soupçonne en effet d'avoir dans l'idée de marquer après avoir dribblé ses 11 adversaires, ce qu'avait tenté Tsubasa en Liga !

105 : il semble en réalité n'avoir jamais eu cette folle idée, puisqu'il délivre à la place un centre en direction de Wakashimazu et de Nitta. Mais ceux-ci sont étroitement marqués et ne peuvent reprendre le ballon. C'est alors que Gakuto, complètement libre, se jette et inscrit le 3ème but d'une tête plongeante.

106 : il reste 7 minutes à jouer. Les Australiens font tourner le ballon dans l'espoir de préserver leur avantage. C'est ce moment précis que choisit le coach Kira pour jouer son dernier atout : l'entrée en jeu de Sano, qui aurait montré un potentiel intéressant lors du stage de préparation.

107 : Sano perd son premier ballon, à cause de sa taille modeste selon Takeshi. Sur le contre qui suit, Ishizaki se sacrifie en renvoyant de la tête, et à bout portant, un puissant tir australien. Matsuyama récupère et redonne sa chance à Sano. Misaki étant marqué de très près, c'est à l'ancien joueur de la Hirado que revient la tâche de percer la défense ennemie. Il s'élance, sous les regards ahuris des deux joueurs de futsal.

108 : flashback lors du stage de préparation. Sano s'emploie à reproduire les techniques de futsal qu'il a visionnées préalablement. C'est alors que Furukawa et Kazami se proposent de les lui enseigner directement, les Tachibana et Misaki se joignant même à cette séance. De retour au présent, Sano se débarrasse d'un Australien, pour se faire encercler par 3 autres. Mais les techniques de futsal lui permettent de conserver le ballon, puis de délivrer une passe en or à un Misaki à présent démarqué, qui se lance dans un duel face au gardien.

109 : flashback sur Misaki et son père. Le joueur nous confie que délivrer des passes est le moyen qu'il a trouvé pour se faire des amis. Les passes sont l'essence même de son jeu. Il en est convaincu au point de ne plus chercher à imiter Tsubasa (enfin un qui se libère de la secte ?). Alors qu'il aurait sans doute pu marquer, il remet à Nitta sans la moindre hésitation. A moins de complètement rater le cadre, l'attaquant, qui n'a plus personne devant lui, est sur le point de marquer.

Golden 23 résumé chapitre 110 : mais par un tour de passe-passe comme les affectionne l'auteur de ce manga, un défenseur australien plonge au dernier moment et renvoie le tir de la tête. Nouveau flashback sur Misaki à l'école élémentaire. Il lit devant sa classe une composition où il fait part de son rêve : décrocher une médaille d'or aux Jeux Olympiques, pour l'offrir à son père en échange de l'attention et de l'affection qu'il lui porte. De retour au match, il est bien sûr parfaitement positionné pour reprendre le ballon...

111 : et inscrit le 4ème but d'un retourné acrobatique, à une minute des arrêts de jeu. Reprenant les mêmes expressions que Tsubasa, il demande à ses partenaires de rester vigilant jusqu'au coup de sifflet final. Pas peu fier d'avoir vu sa stratégie porter ses fruits, le coach Kira laisse s'échapper une larme. Il y aura 3 minutes de temps additionnel.

112 : face à 3 Australiens, Gakuto dégage avec autorité un ballon dangereux de la tête, en sautant plus haut qu'eux. L'arbitre siffle la fin du match sur ce score de 4 à 1 pour le Japon, qui se qualifie donc pour les Jeux Olympiques de Madrid. Les joueurs laissent éclater leur joie, tout en portant le coach Kira en triomphe.

Notes : juste par curiosité, voici le parcours de la sélection japonaise aux Jeux Olympiques, via wikipedia (depuis 1992, seuls participent les moins de 23 ans) :

1996 : premier tour
2000 : quart de finale
2004 et 2008 : premier tour
2012 : quart de finale

Bizarrement, ce n'est qu'après avoir résumé jusqu'au chapitre 15 de Rising Sun, et relu l'intégralité deux ou trois fois, que j'ai eu la curiosité de regarder le parcours du Japon à la coupe du monde. En bref, de 1930 jusqu'à 1994, le Japon n'y a pas participé, le plus souvent non qualifié. En 1998, 2006 et 2014, l'aventure s'arrête au 1er tour. Les meilleurs résultats l'ont étés en 2002 et 2010, avec un 8ème de finale disputé. Je savais que le Japon n'était pas une nation qui comptait dans le monde du football, mais j'avoue avoir été surpris par le tableau récapitulatif, et ce même si je n'avais aucun souvenir d'une présence du Japon à un stade avancé depuis 1998.

Cela me déçoit quelque part. L'auteur est allé bien trop loin dans son délire. Imaginez qu'un auteur occidental ait crée un "manga" ou une BD sur le tennis de table, discipline où les Chinois règnent en maîtres, pour y faire gagner un français ou un anglais, face aux meilleurs Chinois, juste parce que c'était son rêve depuis son enfance ? Ou qu'une sélection inexpérimentée d'un quelconque pays batte la sélection américaine au basket, lors des JO ? Je considère que Captain Tsubasa, du moins la série, bénéficie d'une bonne réputation, car la majorité l'a regardé pendant son enfance ou adolescence, mais surtout parce qu'elle se cantonne à un cadre national, à petite échelle (des collégiens au maximum). Une période où naturellement on cherche avant tout à se divertir, et pas à analyser ce que l'on nous sert. En tout cas, depuis que j'ai commencé à résumer ce manga, j'ai toujours eu à l'esprit que, quelque part, son auteur manquait profondément de respect au monde du football.

J'insiste sur le "quelque part". Car si je n'ai pas honte de confier que c'est précisément (résumer) Captain Tsubasa qui m'a fait m'intéresser aux différents championnats européens, je trouve ça quand même fort cette absence d'humilité chez les principaux personnages japonais. Hyuga débarque en Italie en affichant clairement son ambition d'être le meilleur buteur du championnat. Wakabayashi qui a décrété qu'il ne se prendra aucun but en dehors de la surface de réparation, parce que c'est comme ça. Tsubasa qui dès sa première saison est le principal artisan de la victoire en Liga. Je sais pas, je trouve ça particulièrement osé, ou d'une prétention infinie. Rajoutez à ça la manie de l'auteur de faire passer les joueurs adverses et étrangers pour des sales types, et la boucle est bouclée. J'y ai toujours vu là une forme de racisme, ou d'ignorance de l'autre. Par exemple, quand l'auteur montre du doigt le racisme anti-Japonais apparemment (à le lire) partagé par tous les Italiens. De souvenir, le coach de l'Inter (junior) s'étonne que le responsable des équipements, lui, un authentique Italien, se soit attaché à un Japonais. Pour s'en convaincre, lisez le début de Road to 2002, avec l'arrivée d'Aoi en Italie. L'auteur n'a de cesse de créer le sentiment qu'on a affaire au Japon, victime d'injustices diverses mais solide car soudé autour de son emblématique capitaine, contre le reste du monde. C'est une vision très manichéenne d'une compétition sportive. Ce qui est "malheureux", c'est que seuls ceux qui ont parcouru l'intégrale du manga comprendront ce que je veux dire. Sans forcément que ça les gêne, et c'est leur droit, mais ils seront forcés d'admettre ce constat. Pour les autres, l'écrasante majorité, cela leur passera par-dessus la tête, s'étant contentés des 128 épisodes de la série, ce que je peux aussi à mon tour comprendre.


V] Le résumé intégral de In Calcio (2 tomes, 13 ko de texte).
Spoiler :

In Calcio résumé chapitre 01 : dans cette série, nous nous intéressons aux parcours de 3 Japonais évoluants en Italie. Il s'agit d'Akai Tomeya, qui joue à la Sampdoria en Serie B, et bien sûr d'Aoi et Hyuga, tous deux en Serie C. S'agissant du Tigre, les progrès sont notables, surtout en ce qui concerne la conservation de son équilibre lors des contacts rugueux. Nous sommes au mois de mars. Au téléphone, Hyuga et Aoi se félicitent pour leurs prestations respectives. Hyuga donne même quelques tuyaux à son compatriote, concernant son prochain adversaire. Quand Bobang se demande s'ils peuvent se fier aux informations fournies par un rival dans la course au titre, son coéquipier lui apprend qu'il lui fait confiance autant qu'à Tsubasa. Au Japon, au stage de préparation de la sélection féminine olympique de softball, Akamine Maki, un espoir qui commençait à douter de ses capacités, est requinquée à la suite d'un appel de Hyuga, son petit ami. Ils se font la promesse de quitter Madrid ensemble avec une médaille d'or autour du cou. De son côté, Hyuga continue ses footings quotidiens, en portant des chaînes à même le corps pour pallier son problème d'équilibre. En plus du titre, son objectif est toujours d'être le meilleur buteur de son championnat. Nous sommes à présent au mois de mai, plus précisément lors de la dernière journée de Serie C. Le Reggiana de Hyuga, l'actuel leader, et le FC Albese d'Aoi, son dauphin, s'apprêtent à en découdre.

02 : le Reggiana totalise 64 points, le FC Albese 63 et AlbinoLeffe 62. Les deux premiers seront promus en Serie B. Le club d'Aoi joue cette rencontre à domicile. Le coach Kira et Katagiri sont dans les tribunes. Akai va les saluer. Le joueur, qui porte des béquilles, victime d'un tacle dangereux, confirme de fait au coach Kira son indisponibilité pour les Jeux Olympiques. Son équipe de la Sampdoria a, elle, validé sa montée en Serie A. Hyuga, qui a débarqué en Italie 2 ans après Aoi, le remercie pour les conseils pratiques qu'il lui a donnés pour la vie quotidienne. Ne se promettant aucun cadeau, les deux joueurs se serrent la main. Le FC Albese donne le coup d'envoi.

03 : sans tergiverser, Hyuga fonce s'emparer du ballon, d'un tacle très appuyé. Bobang, qui s'était entraîné à cet effet avec l'aide d'Aoi, est chargé de stopper le Tigre. Leur clash voit les deux joueurs poser le pied sur le ballon, mais le Japonais a très vite le dessus, alors que le Nigérian perd l'équilibre. Mais, comme prévu, Aoi surgit derrière son coéquipier, pour subtiliser le ballon à Hyuga.

04 : le FC Albese perd ensuite le ballon. Les deux équipes se montrent prudentes. Après trente minutes de jeu, les spectateurs apprennent l'ouverture du score d'AlbinoLeffe. Si le présent match se terminait par un nul, le FC Albese verrait sa promotion s'envoler. Le coach Pinato signale à ses joueurs que la stratégie a changé, et qu'il faudra attaquer à tout prix. Aoi réussit une percée mais sa passe pour Bobang est contrée. On remet pour Hyuga, désormais libre de leur marquage.

05 : un joueur du FC Albese tente une violente charge sur Hyuga, espérant ainsi le déséquilibrer. Un flashback nous ramène 3 jours plus tôt. Hyuga reçoit la visite surprise de Mazzantini, de la Juve, à qui il avait pris l'habitude d'envoyer une pizza par but inscrit. L'homme a fait venir, discrètement, du matériel de son club pour évaluer le physique du joueur, 9 mois après son départ forcé. Son verdict se veut encourageant : même s'il reste encore du travail, Hyuga a à présent la condition physique d'un footballeur. Ses encouragements arrachent quelques larmes à l'attaquant. De retour au match, le Tigre est le seul à conserver son équilibre, malgré le coup d'épaule adverse.

06 : tandis que le Japonais arme son tir, un défenseur s'élance pour le tacler. Cette situation rappelle à Hyuga l'occasion en or qu'il avait manquée lors de son premier et unique match avec la Juventus. Mais 9 mois après sa mésaventure, il a à coeur de montrer l'étendue de ses progrès. Il esquive le défenseur et décoche un Wild Jumping Tiger Volley qui trouve les filets, sans que le gardien n'esquisse le moindre mouvement. Pointant fièrement vers le ciel l'index de sa main droite, Hyuga est convaincu que ses désillusions sont désormais derrière lui. De son côté, Aoi encourage les siens à ne pas baisser les bras aussi tôt.

07 : Bobang tente un tir mais il est repoussé par le gardien en corner. Le corner est adressé à deux joueurs de grande taille, mais Hyuga parvient à dévier le ballon de la tête avec autorité. Surtout, à la stupéfaction de Mazzantini, le voilà déjà reparti pour mener la contre-attaque. Juste avant la mi-temps, Aoi s'interpose face à son compatriote.

08 : Aoi, qui s'était lui aussi entraîné dans cette optique, attend Hyuga d'un pied ferme. Mais ce dernier utilise une feinte, similaire à celle à angle droit d'Aoi, pour le passer. Le coach Kira et Mazzantini en restent bouche bée, eux qui ne se doutaient pas un seul instant que Hyuga maîtrisait de telles techniques. L'intéressé concède lui-même n'avoir été auparavant qu'un fonceur qui ne faisait que dribbler droit devant. Hyuga, porteur du numéro 78 (en référence aux caractères japonais du mot tigre), décoche dans la foulée un Tiger Shot. Une fois encore, le gardien se révèle impuissant. Le Reggiana mène à la mi-temps par 2 buts à rien.

09 : dans leur vestiaire respectif, les deux coachs annoncent à leurs joueurs la tactique retenue pour la 2ème période. Au Reggiana, la défense sera toujours de mise, avec l'espoir d'un 3ème but en contre-attaque, pour plier la rencontre. Au FC Albese, le son de cloche est logiquement différent : Bobang est replacé en attaque et divers ajustements sont effectués. De retour sur le terrain et alors qu'il s'attendait plutôt à être sifflés, Aoi est surpris par les encouragements nourris venant des tribunes. Mais, alors que la reprise venait juste d'être sifflée, un épais brouillard, bien connu dans la région, fait son apparition. S'il est certain que ce phénomène climatique va influencer le cours de la partie, reste à savoir dans quelle proportion.

In Calcio résumé chapitre 10 : avec ce brouillard, le ballon, de même que leurs adversaires en maillots blancs, deviennent subitement plus difficiles à repérer pour les joueurs du Reggiana. A l'inverse, les locaux semblent s'être habitués à ces conditions de jeu atypiques. Les deux équipes harcèlent l'arbitre pour suspendre ou au contraire continuer le match, la visibilité étant remise en question. L'arbitre consulte ses assistants. Pour ne pas fausser l'équité de la fin du championnat, le choix est fait de poursuivre la rencontre, en optant néanmoins pour un ballon de couleur. Le FC Albese entend bien profiter de son avantage. Toutefois, la tête de Bobang est renvoyée de justesse. Un coéquipier d'Aoi le presse d'aller participer à l'attaque, se gardant pour lui la responsabilité du marquage de Hyuga. Selon lui, ce brouillard risque de se dissiper rapidement, et le tandem Aoi Bobang est le seul à même de débloquer leur situation.

11 : Aoi et Bobang jouent en une-deux. Le duo qu'ils forment évoque à Hyuga celui de Tsubasa et Misaki. Cette année, les performances du FC Albese sont essentiellement à mettre au crédit de ses deux jeunes locomotives. Aoi esquive un tacle puis adresse une puissante passe, rasant la pelouse, en direction de Bobang. Le Nigérian reprend de la tête et réduit l'écart, après 15 minutes de jeu en 2ème période.

12 : alors que le brouillard commence à se dissiper, Aoi est arrêté dans sa course par une charge musclée de Hyuga. Le joueur du FC Albese conserve néanmoins le ballon, et entreprend sa feinte à angle droit, que son adversaire s'apprête à contrer en tendant un pied. Toutefois, ce dernier est trop court de quelques centimètres, la feinte réalisée n'étant en réalité pas à angle droit mais à 80 degrés, preuve qu'Aoi avait lui aussi réalisé quelques progrès techniques durant l'année.

13 : Aoi laisse donc Hyuga sur place puis arme son tir. Un défenseur sur lui, il remet finalement d'une talonnade pour Bobang, qui tire mais trouve la barre transversale. Aoi reprend d'un retourné acrobatique et met les deux équipes à égalité, après 30 minutes de jeu en 2ème période.

14 : sa saison pleine, où il a joué un rôle majeur dans l'équipe, conjuguée aux entraînements supplémentaires pour corriger son équilibre, n'a pas permis à Hyuga de profiter des moments de récupération nécessaires en temps normal. Cette fatigue accumulée le fait même douter de sa capacité à remporter la rencontre. Seul attaquant du Reggiana, on lui demande de faire confiance à ses partenaires en défense et de tout donner pour inscrire un dernier but.

15 : Hyuga se remémore ses premiers jours dans l'équipe. Il se souvient à quel point Gozza, un ancien joueur de Serie A proche de la retraite, l'a aidé, sur et en-dehors du terrain. Gérant d'un restaurant, il veillait par exemple à la bonne hygiène alimentaire de son coéquipier. Emu, le Tigre constate qu'il doit son redressement en grande partie à ce joueur. Avec sa vitesse qui le caractérise, Aoi dribble deux adversaires. Mais il est stoppé net par Gozza.

16 : AlbinoLeffe ayant inscrit un 2ème but, la victoire du FC Albese est plus que jamais impérative. On adresse un centre pour Bobang qu'il reprend de la tête. Mais le gardien répond présent. Il y aura 4 minutes de temps additionnel.

17 : un flashback nous montre Hyuga, Aoi et Akai déjeunant dans un restaurant italien, quelques mois plus tôt. Un événement sur la place voisine retient leur attention. Y était exposée la coupe du monde 2006 que les Italiens avaient ramenée d'Allemagne, leur 4ème de la compétition. Les 3 Japonais se voient brandir ce trophée un jour, conformément au rêve de Tsubasa et de la sélection nipponne. Mais avant, ils se font la promesse de décrocher la médaille d'or aux Jeux Olympiques. De retour au match, le ballon est dans les pieds d'Aoi.

Note : on a ici une autre confirmation du saut dans le temps effectué par l'auteur, probablement pour rendre son récit plus "actuel". Pour rappel, l'arrivée de Hyuga à la Juventus a lieu dans le manga Road to 2002.

18 : le FC Albese joue le tout pour le tout en envoyant tous les joueurs au devant, hormis le gardien. Entouré de 4 adversaires, l'athlétique Bobang parvient à sauter plus haut que tout le monde puis à remettre de la tête en direction d'Aoi, en position idéale face au but.

19 : Gozza ayant anticipé la passe pour Aoi et s'apprêtant à contrer un éventuel tir, Aoi se retient de justesse. Le Japonais évite le tacle du capitaine du Reggiana en lui sautant par-dessus. Puis, malgré l'opposition à venir de deux autres défenseurs, il décoche une puissante frappe à mi-hauteur.

In Calcio résumé chapitre 20 : au dernier moment, Aoi transforme son tir en une passe vers sa gauche. Un partenaire contrôle le ballon de la poitrine, puis tire au but. Mais il ne trouve que la barre transversale.

21 : Aoi tente aussitôt une reprise en retourné acrobatique mais il est gêné par l'intervention de Gozza. Ce dernier conserve le ballon et commence à remonter le terrain. Son coach a beau l'assurer se contenter d'un nul, Gozza désire la victoire plus que tout. Il adresse un centre pour Hyuga juste à l'extérieur de la surface de réparation. Son coéquipier est entouré d'Aoi, Bobang et de leur gardien sorti au-devant.

22 : les 4 joueurs cités précédemment sautent en même temps. Hyuga et Bobang tapent le ballon de la tête simultanément, mais le Nigérian, de même que son gardien, perd l'équilibre en retombant sur la pelouse. Au contraire du Tigre, qui décoche ensuite un tir. Aoi tente de le contrer du gauche et à bout portant.

23 : Hyuga ayant opté pour un Raiju Shoot, son compatriote est envoyé en l'air sous l'impact. Le Tigre inscrit là son 3ème but, synonyme de victoire incontestable pour son équipe. Ayant rempli ses deux objectifs, dont celui de terminer meilleur buteur, il laisse éclater sa joie. L'arbitre siffle la fin du match dans la foulée. Malgré la défaite, le FC Albese est applaudi par ses supporters, pour l'état d'esprit affiché lors de cette rencontre, et le spectacle proposé tout le long de la saison.

24 : Aoi et Hyuga se félicitent mutuellement. Concernant le match d'AlbinoLeffe, on apprend qu'une erreur avait été commise dans la communication du résultat. En effet, ce n'était pas AlbinoLeffe qui avait inscrit le 2ème but, mais son adversaire, ce dernier l'ayant même finalement emporté sur le score de 2 à 1. Autrement dit, le FC Albese est promu en Serie B la saison prochaine. En apprenant la nouvelle, les supporteurs envahissent la pelouse, pour communier avec leurs joueurs...

Note : c'est sans importance, mais je précise que je n'ai pas trouvé mention du résultat du match aller entre Hyuga et Aoi.


VI] Le résumé intégral de En la Liga (6 tomes, 35 ko de texte).
Spoiler :

En la Liga résumé chapitre 01 (ce chapitre marque les 30 ans du manga) : après leur victoire face à l'Australie, les Japonais entament un nouveau stage de préparation, cette fois-ci au Mexique, en altitude. Ils y retrouvent Hyuga, qui vient de remporter le championnat de Serie C avec son club du Reggiana en étant le meilleur buteur. Il est accompagné d'Aoi, dont l'équipe a elle aussi été promue en Serie B. Le Tigre est sorti vainqueur de leur confrontation, sur le score de 3 buts à 2. Bien sûr, Tsubasa est également présent, et fait un retour remarqué parmi les siens, au point que Misaki voit en lui leur "soleil". Tsubasa se remémore son parcours en Liga, avec ses désillusions et ses coups d'éclat. A travers ses souvenirs, nous allons maintenant savoir ce qu'a donné le match retour du Clasico de la 24ème journée, à Santiago Bernabeu. Le jour de la rencontre, alors que le personnel de sécurité veille à contenir d'éventuels débordements aux abords du stade, un inconnu, une capuche sur la tête, attire l'attention des passants à cause du ballon qu'il fait l'accompagner l'air de rien.

02 : l'inconnu se rend justement au stade, certain que la confrontation se révélera aussi passionnante que celle du match aller. Sur le chemin, un enfant laisse échapper son ballon sur la route et va pour le récupérer. C'est alors que le jeune inconnu, flairant le danger, décoche un tir qui passe sous un camion et renvoie, en le percutant, le ballon dans les mains de son propriétaire. Mais ce n'est pas tout, puisque son propre ballon, après avoir ricoché sur un lampadaire, lui revient directement sous le pied, tel un ami docile. L'auteur fait accompagner la scène de petits anges (à trompette) annonçant le messie.

03 : si des lecteurs n'avaient toujours pas compris l'importance qu'allait prendre ce mystérieux personnage par la suite, pas de panique, car l'auteur a prévu un plan B. L'enfant du chapitre précédent remercie de loin notre jeune inconnu, et n'en croit pas ses yeux lorsqu'il l'aperçoit muni d'une paire d'ailes majestueuses. Puis il le perd de vue, détourne son regard et se demande si ce qu'il voit voler au vent ne serait pas une plume d'ange (je l'avais bien dit que l'auteur fumait la moquette, mais je suis sûr que certains continuaient à le nier). Notre bienfaiteur ne s'arrête d'ailleurs pas là, puisqu'il va ensuite éclater dans les airs un ballon gonflable, d'un tir précis, récupérant ainsi pour une fillette le petit lapin qui y était accroché. Et rebelote, puisque la fillette croit à son tour apercevoir une paire d'ailes, à la différence cette fois qu'elle ramasse bien ce qui ressemble à une plume d'ange. Du côté du match, les deux équipes viennent d'entrer sur le terrain. D'humeur joyeuse, Natureza saute sur le dos de Tsubasa, en lui promettant amicalement, mais avec conviction, une défaite. Dans les tribunes, le jeune inconnu réagit à cette scène par un silence qui en dit pourtant long.

04 : le Real, qui n'a que 2 points d'avance sur son adversaire du jour, donne le coup d'envoi. Evidemment, Natureza invite aussitôt son rival à se confronter à lui.

05 : Natureza réussit à passer Tsubasa à l'aide d'une acrobatie aérienne, en emmenant le ballon avec lui entre ses pieds (no comment). Mais, suivant les conseils du coach Van Saal, Rivaul et Grandios interviennent à la seconde où le Brésilien atterrit et le dépossèdent du ballon. Puis ils remettent pour Tsubasa, qui renvoie pour Luikal, seul face au gardien. Le FC Barcelone ouvre ainsi le score après seulement une minute de jeu.

06 : mais le but est refusé pour un hors-jeu de Luikal. Rivaul laisse entendre à Tsubasa que la décision arbitrale serait tout à fait partiale, ce qui selon lui arriverait parfois lors des matchs à l'extérieur. Le Japonais n'a pas l'air surpris (on se rappellera du France Japon lors de la coupe du monde junior). Les partenaires de Natureza lui demandent d'éviter de les remettre en danger de cette façon, tout en reconnaissant que ses duels, qu'il a pour habitude de provoquer dans chacun de ses matchs, se sont très souvent révélés fructueux.

07 : voulant rendre coup pour coup à Natureza, Tsubasa tire un corner en ayant en tête la technique du tir à angle fermé que son adversaire avait utilisée lors du match aller. Le Brésilien réagit en sautant mais il est trop court. Sur cette action, le Japonais ouvre le score de son Flying Drive Shoot.

08 : décidément, l'auteur persiste (et signe) dans sa caricature des gentils barcelonais victimes d'injustices face aux affreux méchants madrilènes. Eh oui, l'arbitre invalide à nouveau le but, en reprochant à Luikal d'avoir mis au sol le défenseur Ivangel. Le coach Van Saal est furieux et le fait savoir. De son côté, Natureza constate avec joie que son rival est un cran au-dessus de celui du match aller, tandis que l'intéressé se sent en pleine forme. Dans les tribunes, l'inconnu montre enfin son visage. De type occidental (il est blond), son visage angélique s'illumine devant les prestations des deux joueurs. Rivaul constate à quel point ses partenaires ont progressé en son absence et, mettant cela sur le compte de l'exemplarité de Tsubasa et de sa rage de vaincre hors-norme, se met volontairement en retrait en demandant au Japonais de marquer le premier but.

09 : à l'aide d'une roulette et des conseils prodigués dans le manuel de Roberto, Tsubasa se défait de deux Madrilènes. Mais ceux-ci parviennent à bloquer le ballon au dernier moment. Qu'à cela ne tienne, puisque notre héros reproduit la technique de son rival, celle du chapitre 05, en emmenant le ballon avec lui, bien serré entre ses pieds (technique appelée Zenpou Kaiten, ou rotation vers l'avant). Mais Natureza a semble-t-il anticipé cet enchaînement, puisqu'il le prive du ballon dans les airs. Oui, à ce moment précis, le Japonais a les pieds à 3 mètres du sol, mais ce n'est qu'un détail. Tout comme l'auteur qui, par le biais du commentateur du match, nous rappelle que Tsubasa fait sien le jeu des autres, ce qui démontre tout son génie.

En la Liga résumé chapitre 10 : Tsubasa est aux prises avec son rival. Incapables de se départager, notre héros prend finalement le dessus après avoir rappelé que le ballon était son ami. Cerné par 3 Madrilènes, il remet finalement pour Rivaul, qui tire dans son élan...

11 : et ouvre le score, cette fois pour de bon. Natureza se sent impuissant à faire face en même temps à deux prodiges du ballon rond. Il en vient à regretter l'absence d'un équivalent pour lui de ce qu'est Rivaul pour Tsubasa (et Raul, c'est du poulet ?!). Pris d'une hallucination, il voit à présent son double, aussitôt remplacé par l'inconnu à capuche, qui lui rétorque qu'il se cherche des excuses. L'inconnu s'élève ensuite de quelques centimètres, comme s'il s'envolait lentement, affublé d'une paire d'ailes et entouré des anges du chapitre 02.

12 : l'inconnu s'envole, le ballon dans les mains. Il fait comprendre à Natureza qu'il ne peut le lui laisser, après lui avoir permis d'être le rival de Tsubasa. Le Brésilien demande pardon à celui qu'il prend pour "dieu", reconnait que sa rivalité lui a fait oublier la présence de Rivaul et promet de se racheter. Cela semble suffire à "dieu", puisqu'il laisse retomber le ballon. Natureza reprend ses esprits à ce moment-là, le ballon devant lui dans le rond central. Encore désorienté par l'expérience paranormale qu'il vient de vivre, il se le fait aussitôt chiper par le Japonais. L'action barcelonaise qui suit fait dire au coach Van Saal avoir enfin sous les yeux son football idéal.

13 : Callusias sauve les siens, alors qu'on aurait pu imaginer qu'un but était la conclusion logique des propos du coach Van Saal. Le gardien remet à hauteur du rond central pour Natureza, qui ne prend même pas la peine de contrôler le ballon et tire un Flying Drive Shoot à mi-hauteur, à la surprise de notre mystérieux inconnu.

14 : le commentateur trouve le tir meilleur que celui de Tsubasa. Flashback sur l'entrainement de Natureza. Ce dernier avait imputé le dernier but concédé lors du match aller à un manque de puissance de sa part. C'est pourquoi, bien que son corps soit déjà bien bâti et équilibré, il avait éprouvé le besoin de se renforcer en salle de musculation. En somme, tout ce qui pouvait l'aider à battre le Japonais était bon à prendre. De sa frappe des 40 mètres, Natureza égalise. La puissance et l'arc décrit par son tir forcent l'admiration des siens, tandis que ses adversaires en restent bouche bée. Même "dieu" le félicite en applaudissant.

15 : après avoir attiré à lui quatre Barcelonais, Natureza remet pour Marientos, complètement démarqué, qui tire au but.

16 : le gardien barcelonais, Valtes (Victor Valdes), effleure le ballon qui heurte ensuite la transversale et finit en corner. Fago s'en charge. Natureza et Robecaro exécutent leur tir simultané, le Twin Shoot. Mais ils manquent le cadre et trouvent le petit filet. Natureza, qui se sent pousser des ailes, avait cependant pris l'initiative de ce tir sans prévenir son partenaire.

17 : Natureza fonce vers Grandios et Rivaul, venus le marquer. Le jeune inconnu décortique la technique du numéro 0. La scène est exactement la même que ce que Tsubasa avait réalisé dans le chapitre 09, au point que le commentateur la compare à un replay. Toutefois, Rivaul ne s'avoue pas vaincu, et tente sa défense dite sous-marine. Mais son adversaire l'annihile habilement en la bloquant du pied droit, tandis qu'il passe aussitôt le ballon du pied gauche en direction de...

18 : Rail, qui marque dans la foulée. Mais le but est refusé pour une position de hors-jeu. Et voilà comment on gâche et efface d'un coup de gomme les meilleures actions avec des artifices aussi grossiers. En pensée, l'arbitre confie qu'ils sont toujours impartiaux, que l'équipe reçoive ou joue à l'extérieur. Déçu, Natureza n'en garde pas moins sa mine enjouée, et semble se faire une raison : "dieu" ne le laissera pas vaincre l'équipe de son rival sans affronter celui-ci. De son côté, Rivaul commence à prendre goût au match. Ayant remarqué son changement d'attitude, Blueno met en garde Natureza contre un éventuel coup de coude "malheureux" (et vicieux) de son compatriote. Rivaul s'était en effet fait remarquer, lors d'un Clasico en fin de championnat, pour avoir asséner un violent coup de coude au visage de Blueno, qui le muselait complètement, changeant ainsi le cours de la rencontre (voir Road to 2002, chapitre 009). Il n'avait alors écopé que d'un carton jaune, l'arbitre ne pouvant déterminer si le geste était intentionnel ou non. Le Barça avait fini par gagner, et avait remporté la Liga de justesse. Natureza, qui prend note du conseil, voit là une bonne occasion pour évaluer sa résistance face à un Rivaul en mode "sans pitié".

19 : Tsubasa félicite son rival pour s'être débarrassé sans problème de Rivaul, lui qui avait terminé à l'infirmerie la dernière fois qu'il s'y était risqué (voir Road to 2002, chapitre 008). Consigne est donnée à leurs partenaires de les laisser avoir leur duel. Le jeune inconnu semble toujours autant comblé par le spectacle proposé par les deux joueurs. Nous le voyons enfin retirer sa capuche. En plus de sa croix autour du cou, nous distinguons à présent la mention "9 todo para elfutbol" sur ses vêtements.

En la Liga résumé chapitre 20 : dans un flashback situé au lendemain du Clasico au Camp Nou, nous retrouvons Tsubasa en train d'effectuer son jogging habituel. Alors qu'il gravit des marches comme le faisait Rocky dans "ses" films, il se fait soudain rattraper puis complètement éclipser par notre inconnu à capuche. Ce dernier, qui se voit saluer pour sa performance, lui apprend qu'il avait autrefois joué au football.

21 : il rajoute que le Clasico de la veille, le premier auquel il assistait, lui avait donné l'envie de rejouer. Alors qu'ils contemplent le spectacle offert par les rayons du soleil transperçant les nuages, Tsubasa tourne la tête et s'aperçoit que l'inconnu a disparu, laissant derrière lui une... une... une quoi ? Oui, une plume d'ange, que Tsubasa ramasse. La scène finale de la coupe du monde se dessine sans problème, avec Tsubasa, muni d'une paire d'ailes (après tout, Tsubasa veut dire aile), marquant le but de la victoire grâce à un genre de Météores de Tsubasa. De retour au match, Rivaul perd patience devant le duel interminable des deux jeunes prodiges. Blessé dans son orgueil par Natureza quelques instants plus tôt, il fonce vers sa proie, bien décidé à s'emparer du ballon.

22 : Rivaul exécute sa défense sous-marine avec une telle ardeur que même Tsubasa se demande s'il n'est pas lui aussi visé par son partenaire. Le ballon est enfin libre, mais pas pour longtemps, puisque Rivaul et Tsubasa sont les premiers à se jeter dessus. Cette "défaite" de Natureza rend son coach des plus pessimistes : il se tient la tête dans les mains et voit déjà s'éloigner la victoire. Du rond central, la paire en or barcelonaise réalise son fameux tir combiné, le Super Long Twin Shoot...

23 : alors que j'aurais bien vu les filets madrilènes transpercés par le tir, il se trouve qu'il est contré de l'épaule par Blueno. Le capitaine Blueno rappelle à Natureza l'importance que revêt ce Clasico, et lui demande d'en finir avec ses duels, à moins qu'il les gagne. Avec cet arrêt et ces paroles, le Real Madrid semble repartir du bon pied. A quelques secondes de la mi-temps, Robecaro délivre un centre. Natureza s'élance et saute plus haut que Gonzales et Payol.

24 : Valtes était battu par la tête du Brésilien. Mais comme d'habitude, le sauveur Tsubasa est là pour dégager le ballon in-extremis. On siffle la mi-temps. Flashback sur notre inconnu aux abords du Camp Nou, lors du match aller. Nous le voyons enveloppé d'un habit de prêtre.

25 : notre jeune inconnu s'appelle Michael. Il semble avoir passé toute sa vie dans un monastère. L'évêque Juanito, décédé, l'avait initié au football dès son enfance et le considérait comme son propre fils. C'est grâce à lui qu'il put assister à son premier Clasico, et c'est en son hommage qu'il s'y était rendu en tenant dans ses mains son portrait. Même revêtu de sa tenue de prêtre, peu pratique pour jouer au football, il se montrait particulièrement adroit avec un ballon, en n'hésitant pas à jongler sur l'étroite rembarde de l'édifice religieux. Sanae, qui cherchait une église pour y obtenir de quoi porter chance à son mari (no comment), s'était vu remettre par Michael deux croix. De retour au présent, dans les vestiaires, Tsubasa serre l'une d'elles dans sa main (je sais, c'est dur de le faire avec le pied), en espérant qu'elle lui permettra de gagner la rencontre. De son côté, Del Pasque annonce à ses joueurs une décision pour le moins surprenante : Natureza sera sur le banc en 2ème période !

26 : le coach leur explique que la place de quelqu'un qui n'écoute pas les consignes et ne joue pas pour le collectif se trouve sur le banc. Bien sûr, Blueno et les autres prennent ardemment sa défense, ce qui arrache une petite larme au prodige brésilien. Mais c'était une fausse alerte. Le coach plaisantait et voulait juste s'assurer que son équipe était soudée. Il rajoute que si le Barça détient deux as avec Rivaul et Tsubasa, Natureza est un joker, qui pourra faire office d'as décisif ou au contraire causer la défaite des siens. Le match reprend.

27 : pour la première fois, Natureza ne la joue pas en solo face à la paire en or barcelonaise, et s'appuie sur Blueno pour la passer. Robecaro récupère, tire mais touche la barre transversale.

28 : Natureza, à l'aide de 3 partenaires, passe les 3 Barcelonais qui lui bloquaient sa course. Face au but, il réalise un retourné acrobatique, contré de la même façon par le Japonais. Rivaul dégage en touche.

29 : Natureza est intenable, si bien que Gonzales fait obstruction de son corps pour annihiler une action dangereuse. Le Barcelonais écope d'un carton jaune. Le numéro 0 se charge du coup franc.

En la Liga résumé chapitre 30 : le ballon passe au-dessus du mur, trompe le gardien et le touche pour revenir vers Rail et Marientos qui avaient anticipé la chose. Mais Tsubasa est là pour dégager en corner in-extremis. Sur le corner, Natureza effectue son tir à angle fermé, en réponse au but (non validé) de Tsubasa dans ces mêmes conditions. Mais pour la 3ème fois en 2ème période, son rival anticipe son jeu et l'empêche de marquer. Tsubasa a maintenant en tête de contre-attaquer en allant d'un but à l'autre.

31 : rétrospectivement, les joueurs du Real se diront qu'ils auraient mieux fait de l'arrêter, quitte à prendre un carton jaune. Après avoir évité quelques tacles bien trop timides, le prodige nippon prend de vitesse quiconque se met sur son chemin, avec à ses côtés Luikal et Rivaul. Il n'y a plus à présent que Callusias pour l'arrêter.

32 : Callusias pensait s'être avancé au meilleur moment, mais Tsubasa, après une feinte de tir, lui passe par-dessus et tire vers le but vide. A ce moment, le coach Del Pasque et 9 de ses joueurs se sont sentis misérables. En effet, qu'y a-t-il de plus humiliant au football que de voir une équipe entière être mise à mal par un unique joueur ? Néanmoins, grâce à la sortie de son gardien, Natureza a pu revenir à temps et dégager ce ballon qui filait dans le but. Il est félicité par les siens, tandis que Tsubasa confie n'avoir pas remarqué son retour. De son côté, Michael est toujours émerveillé par le niveau de jeu des deux prodiges.

33 : flashback sur Michael au chevet de l'évêque Juanito. Ses dernières paroles ont été de l'encourager à faire ce qu'il désirait le plus. De retour au présent, les yeux en larmes et le regard tourné vers le ciel, le jeune homme lui promet de jouer au football. Les partenaires de Tsubasa saluent malgré tout sa performance. L'intéressé leur annonce donner son maximum pour la prochaine fois. Dans sa tête, Natureza lui répond que c'est à son tour de briller aux yeux du monde, avec une technique complètement inédite.

34 : tous les amis du Japonais ainsi que ses adversaire des précédentes compétitions, les yeux rivés au poste, sont admiratifs devant ses prouesses. Les deux équipes redoutent à ce point la défaite qu'un score nul semble le plus probable. Il ne reste que 15 minutes à jouer. Le coach Van Saal se dit qu'un nul serait un bon résultat, avant de se raviser en voyant cette rage de vaincre qui jaillit des yeux de Tsubasa. Il fait procéder à des changements, en rappelant que la philosophie du Barça a toujours été d'attaquer pour gagner.

35 : pour le dernier quart d'heure, Van Saal décide donc d'avancer Rivaul à la pointe de l'attaque, tandis que Tsubasa sera seul meneur de jeu. L'intéressé se remémore alors la question posée par son coach dans son bureau (voir Road to 2002, chapitre 016). Le Japonais choisit encore une fois de la jouer en solitaire, et part dribbler ses adversaires à l'aide d'une technique de Rivaul.

36 : il réalise ensuite un retourné acrobatique après un enchaînement identique à celui de son rival (voir chapitre 28). Pour son coach, c'est un privilège et un honneur de voir évoluer un tel joueur, et ce même si toutes ses actions ne débouchent pas sur un but. Au dernier moment, Blueno tente de s'interposer de la tête.

37 : sachant son tir contrable, le Japonais, la tête en bas, remet finalement à un partenaire. Ce dernier sert Rivaul, à une dizaine de mètres en face du but. Le Brésilien effectue un retourné acrobatique.

38 : mais son compatriote, en arrivant par dessous, le contre avec là aussi un retourné. D'humeur taquine, Natureza rajoute que ceci est sa défense sous-marine à lui. Il retombe le premier, tandis que son adversaire lui tombe dessus avec la ferme intention (à en juger par le dessin) de lui asséner son fameux coup de coude destructeur. L'auteur confirme de toute façon rapidement cette impression, puisque Natureza lui-même se range de l'avis de Blueno en parlant du détenteur du Ballon d'Or comme du "tueur Rivaul". Nous voyons d'ailleurs le coude à l'endroit où serait la tête de Natureza s'il ne l'avait évité. Les deux joueurs échangent un regard inquiétant, avec un sourire froid (à la Végéta) qui ferait bien d'eux les véritables joueurs cyborgs du manga, à la place de Santana. Mais ils sont très vite ramenés au jeu par l'ènième retourné acrobatique du prodige nippon, qui a été le plus prompt à se jeter sur le ballon. Callusias s'en saisit néanmoins au même moment, des deux mains. Va-t-il être projeté dans ses filets dans le prochain chapitre, comme dans les Captain Tsubasa "old school" ?

39 : non, le gardien a tenu bon, debout les mains en l'air, tandis que la paire en or barcelonaise est toujours au sol, comme pour symboliser la solidité défensive madrilène face à l'attaque de feu barcelonaise. Après avoir tant critiqué, et toujours à raison, les faiblesses du scénario, je dois bien reconnaître que jusqu'à présent l'auteur a équilibré la donne concernant ce Clasico retour. Le score est toujours de 1 partout, et cela fait 24 chapitres qu'il n'y a pas eu de but. L'auteur explique cela de manière logique, en racontant que si le Clasico au Camp Nou avait vu une avalanche de buts (6 à 5), le temps aidant, chacun des deux prodiges s'est habitué au jeu de son rival et est désormais en mesure d'anticiper ses actions (ce que j'appelais avec ironie "le bug du scénario", quand chacun se rend coup pour coup). Natureza presse son gardien de lui remettre le ballon, et initie une contre-attaque avec le soutien de Robecaro, un joueur dont il se sent proche. Dans un bref flashback, on nous apprend que si Robecaro devait parcourir quelques 20 kilomètres pour se rendre à l'école autrefois, il était question de 30 kilomètres pour Natureza, pieds nus. Robecaro centre pour son compatriote, qui se trouve marqué par... Tsubasa. L'auteur nous rapporte que, comme ceux mentionnés précédemment, son héros courait lui aussi des dizaines de kilomètres chaque jour, avec son ami le ballon. Les deux joueurs exécutent au même moment leur retourné acrobatique, tandis que le frère du prodige brésilien se remémore à cet instant son entraînement particulier.

En la Liga résumé chapitre 40 : dans un flashback, Natureza et son frère sont sur le terrain d'entrainement du Real Madrid. Le prodige lui expose sa toute nouvelle technique, censée lui permettre de frapper le ballon dans les airs à 3 reprises avant de toucher le sol, par exemple du pied droit, puis du gauche et enfin du droit. Frapper à deux reprises ne pose pas trop de problèmes. C'est même de cette manière que Tsubasa avait remporté la World Youth face au Brésilien. Natureza concède que rares seront les occasions d'utiliser cette technique (particulièrement difficile), mais il est persuadé qu'il devra en passer par elle pour battre son rival. De retour au présent, les retournés des deux joueurs ne les départagent pas lors des deux premières tentatives. Alors que Tsubasa est surpris par cette situation inédite, Natureza pense déjà à la 3ème étape.

41 : le Brésilien, qui a le dernier mot, tire donc en direction du but. Et marque, à la stupeur générale (Michael, Sanae et Van Saal inclus). Tsubasa, les mains et genoux à terre, semble abasourdi par ce que vient de réaliser son rival. Mais il est vite ramené à la réalité par Rivaul, qui lui rappelle qu'il est toujours temps de renverser le score.

42 : il reste 10 minutes dans le temps réglementaire. Le coach Del Pasque procède à des changements indiquant clairement son objectif : conserver son avantage. Natureza reconnait avoir été égoïste lors du précédent Clasico, en demandant à marquer Tsubasa en fin de partie, ce qui a causé la défaite de son équipe. Sa vision du jeu a muri, puisqu'il fait désormais confiance à ses partenaires en défense (on a vu ce que ça a donné avec Santana). Trois Madrilènes sont au marquage de Tsubasa.

43 : le Japonais est mis en difficulté mais, avec cette impatience qui le caractérise, se met en tête de récupérer le ballon et d'égaliser par ses propres moyens. Il est alors arrêté dans son élan par Fonseca, qui lui suggère de faire confiance à ses partenaires. Ce dernier dépossède Fago du ballon, et remet au prodige nippon, au milieu du terrain.

44 : Tsubasa est aussitôt assailli par les trois Madrilènes chargés de son marquage. L'arbitre siffle une faute. Devant le positionnement adverse, Tsubasa conclut que ce n'est que par un exploit individuel (le sien, mais la précision était-elle nécessaire ?) que son équipe pourra égaliser. Il s'élance donc, dans l'idée de créer une opportunité pour ses partenaires, en dribblant d'abord les trois Madrilènes qui l'avaient mis au sol précédemment, mais qui cette fois ne pouvaient se risquer à un contact irrégulier sous peine de subir un coup franc dangereux. Le prodige les dribble donc en les prenant de vitesse, mais il se fait aussitôt contrer par le capitaine Blueno.

45 : Tsubasa est l'objet d'un marquage poussé, si bien que ses partenaires font circuler le ballon en attendant qu'il se positionne idéalement. Mais la dernière passe des Barcelonais pour leur meneur de jeu est interceptée. Il reste moins de 5 minutes dans le temps réglementaire.

46 : le coach Van Saal joue le tout pour le tout. En effet, hormis deux défenseurs (Payol et Gonzales), tous ses autres joueurs sont priés de participer à ce qui sera vraisemblablement la dernière attaque du match.

47 : Tsubasa se défait de 3 Madrilènes à l'aide de ses partenaires, et s'apprête à tenter sa chance depuis l'extérieur de la surface de réparation.

48 : c'était bien sûr une feinte, mais qui a porté ses fruits, puisqu'elle a trompé pas moins de 4 joueurs adverses. Le prodige délivre donc une passe pour Rivaul, libre de tout marquage. Mais le tir du Brésilien est contré à la dernière seconde par Sergio Ramon (Sergio Ramos), tout juste entré en jeu. On annonce 2 minutes de temps additionnel. Une fois n'est pas coutume, alors que Tsubasa semblait avoir perdu tout espoir, il est remotivé par Rivaul, qui compte bien marquer grâce à leur duo.

49 : ils jouent la touche, tout près du but madrilène. Michael les compare aux 2 faucons qu'il a vus dans la matinée. Tandis que l'intuition de Natureza lui dicte de retourner devant le but, ses partenaires font face à la paire en or barcelonaise, bien décidée à marquer par ses propres moyens.

En la Liga résumé chapitre 50 : sans l'intervention de Natureza, Tsubasa était bien parti pour égaliser. Mais le Brésilien dévie donc le tir, et le ballon est renvoyé par la barre transversale.

51 : Natureza dégage aussitôt le ballon jusqu'au rond central. Tandis que les Madrilènes pressent l'arbitre de siffler la fin du match, Rail préfère aller jusqu'au corner adverse pour gagner du temps. Ce qui ne colle pas du tout avec la mentalité de ce joueur exceptionnel, mais passons. Natureza demande le ballon, dans l'idée d'alourdir le score pour l'emporter sur l'ensemble des deux confrontations (5 à 6 + 3 à 1 = 8 à 7 pour le Real), exactement comme Tsubasa l'avait voulu lors des matchs contre Meiwa. Mais la passe de Rail est interceptée par Gonzales, qui renvoie en direction de Tsubasa.

52 : le Japonais comptait tirer directement d'un retourné acrobatique, mais Rivaul lui demande de s'avancer. Le Brésilien, au milieu de 3 Madrilènes, remet donc de la tête à son partenaire. Tsubasa décoche son Drive Shoot, alors que Natureza arrive à toute allure par derrière pour l'en empêcher.

53 : le tir, depuis une distance d'environ 30 mètres, décrit un arc de toute beauté. Arrivant en retard, Natureza fauche son rival, qui n'avait d'ailleurs pas remarqué son arrivée (d'où la précision du tir). Le ballon heurte la transversale, retombe à la verticale sur la ligne de but, et finit dans les filets. Plaqué au sol, Tsubasa a vécu son but de manière originale, en se basant uniquement sur les bruits caractéristiques de chacune de ces trois étapes. Le FC Barcelone est parvenu à arracher l'égalisation, et le match est terminé.

54 : le coach Del Pasque souligne l'importance de Rivaul dans cette dernière attaque, avec sa lecture du jeu et sa passe décisive, sans oublier Gonzales au départ de l'action. Rail s'en veut de n'avoir pas plutôt conservé le ballon, mais le coach leur rappelle qu'ils sont toujours en tête de la Liga. Même si le match s'est conclu par un nul, Tsubasa concède à son rival une sorte de victoire. Sa technique des 3 tirs en extension l'a vraiment impressionné. Il avoue même ne pas pouvoir la reproduire actuellement. Natureza ne semble pas de cet avis, puisqu'il se dit qu'avec un peu d'entraînement, le prodige nippon pourra s'approprier cette technique (comme si c'était un scoop). Les deux joueurs se saluent et évoquent l'éventualité d'une prochaine confrontation durant les Jeux Olympiques, si le Brésil et le Japon venaient à se rencontrer. De son côté, Michael quitte le stade, le ballon toujours aux pieds. Il téléphone à un certain Raphael, à qui il fait part, surmotivé par le match qu'il vient de voir, de son désir de rejouer au football. Donnant l'impression de flotter au-dessus du ballon, il annonce son intention d'intégrer l'équipe (de Raphael) et de reprendre l'entraînement aussi vite que possible.

55 : lors du derby catalan de la 36ème journée du championnat, le FC Barcelone bat l'Espanyol par 2 buts à 1. De son côté, avec 5 réalisations de Natureza et un triplé de Santana, le Real bat Valence sur le score de 5 buts à 4. Il ne reste que deux journées de championnat à jouer, et le Real Madrid devance le Barça de seulement 2 points, tandis que Valence occupe la 3ème place. Au centre de formation du FC Barcelone, le coach des U-12 discute avec un journaliste sportif, qui lui demande s'il a décelé une pépite dernièrement. Il lui révèle qu'hormis Valtes, Payol et Xavii de l'équipe première, un joueur, Michael, avait attiré son attention 10 ans plus tôt lors de sessions d'admission, au point de vouloir l'engager immédiatement. Personne n'avait en effet été capable de le déposséder du ballon. Mais le jeune garçon, accompagné de l'évêque Juanito, voulait juste évaluer son niveau. A l'époque, lors d'un tournoi régional, les U-12 du FC Barcelone avaient affronté à plusieurs reprises l'équipe locale où jouait Michael, sans jamais l'emporter. Le prodige formait un duo avec Raphael, qui joue actuellement dans le club de Numancia.

A l'entraînement non plus, Michael n'a rien perdu de son talent, et personne n'arrive à lui prendre le ballon. Raphael fait d'ailleurs remarquer que lui et le ballon sont toujours amis. Numancia, 18ème du classement, est donc en position de relégable. La 37ème journée voit justement s'affronter le Real Madrid et Numancia, tandis que le Barça fait face au Deportivo de Radunga. Ce sera le premier match de Michael, qui avait décidé de passer d'abord par une remise en forme physique, et dont l'objectif est de se mesurer à Natureza et Tsubasa.

56 : au Stade de Riazor, à La Corogne, Radunga avait provoqué Tsubasa juste avant le coup d'envoi, en critiquant sa dépendance à Rivaul. Le Japonais, tombé dans le piège, s'est donc élancé dans l'idée de montrer à son ancien mentor l'étendue de ses progrès. Si ceux-ci sont bien réels, il se fait cependant déposséder du ballon par un partenaire de Radunga, après avoir tout de même dominé ce dernier. Le Barça défend néanmoins solidement, et Rivaul enjoint ses équipiers à pardonner le jeu individuel du Japonais (en totale opposition avec la philosophie collective du club), eu égard à ses prouesses passées. Tsubasa reconnait son erreur et cherche à marquer pour se faire pardonner. A Numancia, le match est sur le point de commencer, alors que la pelouse et les tribunes sont enveloppées d'un épais brouillard blanc (évoquant le paradis ?).

57 : le brouillard se dissipe légèrement, laissant apparaitre Michael au milieu du terrain, ballon aux pieds. Dans l'autre match, Radunga avait réussi à limiter l'influence des deux as du Barça pendant la première période. Mais, à la récupération d'un ballon, la paire en or frappe simultanément au but. Radunga se jette sur eux pour contrer du pied.

58 : le choc, d'une rare violence, fait s'envoler le ballon. Les deux Brésiliens, les jambes momentanément paralysées, se demandent par quel miracle Tsubasa est lui toujours capable de bouger. Le prodige reprend donc de sa spécialité, le retourné acrobatique, et marque le but de la victoire. Il explique ensuite avoir prévu l'impact sur sa jambe et a donc réalisé cette action de but à l'aide de l'autre jambe valide uniquement (le saut et le tir). Dans leur bus, les Barcelonais apprennent le résultat de leurs rivaux madrilènes : Numancia a battu le Real par 1 but à 0. Le FC Barcelone est donc leader avec 1 point d'avance. Surtout, Michael, le buteur, a complètement annihilé le jeu de Natureza, puisque ce dernier n'a pas été en mesure de tirer ne serait-ce qu'une fois (on y croit à mort). Pour symboliser le gouffre qui sépare les deux joueurs, l'auteur nous montre Natureza à genoux sur la pelouse, la tête ne dépassant pas les genoux de Michael, debout avec le ballon dans une posture de vainqueur. Le coach des U-12 et le journaliste, qui ont assisté à ce match, ont eu l'impression d'avoir vu jouer un ange. En apprenant le nom de ce fameux joueur, Tsubasa se rappelle de leur rencontre.

Note : je suis curieux concernant l'issue des JO ou de la coupe du monde. Enfin non, on sait tous que le Japon remportera cette dernière, pour boucler le manga une bonne fois pour toutes. Ce que je veux dire, c'est qu'un ange ou un dieu du foot, ça ne se décrète pas, ça se démontre, et avec des coupes. Donc honnêtement, si Michael ne remporte pas les JO avec l'Espagne, autant dire qu'il ne remportera rien du tout, et pour un ange du foot, ça ne le fait pas vraiment. Il aurait donc seulement servi à faire oublier le potentiel de Natureza (qui accumule quand même 3 défaites cinglantes et un nul honteux), et surtout servi de faire-valoir au vrai dieu Tsubasa (lui aussi, ses ailes vont bientôt pousser, comme Seiya et Michael). Enfin bref, alors que les JO sont le rêve de Misaki, je ne vois franchement aucune autre possibilité que de lui briser son rêve en faisant échouer le Japon. La fin du manga regagnerait alors un peu en "cohérence" (je n'ai pas dit crédibilité), ce qui ne serait pas un mal. Sinon, je sais bien que Captain Tsubasa et réalisme font deux, mais pourquoi l'auteur a-t-il complètement passé sous silence le parcours de Tsubasa et Natureza en Ligue des Champions ? Et la Coupe du Roi ? Il aurait pu en faire mention en quelques pages.

Pour revenir à Michael, on imagine sans peine qu'il sera la grande attraction de la future coupe du monde (ou des JO). Coupe du monde où, bien entendu, notre héros battra le "dieu du foot", après le sacrifice rituel d'un ou deux partenaires voire de l'équipe entière, et régnera ainsi éternellement sur ses congénères, tel Zeus au sommet de l'Olympe.



VII] Le résumé intégral de Rising Sun (en cours).
Spoiler :

Rising Sun résumé chapitre 01 : Tsubasa se remémore ses débuts dans la ville de Nankatsu, qu'il contemple depuis la fameuse colline où il avait lancé un défi à Wakabayashi. Son défi est à présent de décrocher la médaille d'or aux Jeux Olympiques de Madrid. Trois mois plus tôt, la Liga connait son dénouement. Le FC Barcelone, avec un point d'avance sur le Real, affronte la lanterne rouge Grenade, dans un match qui ne s'annonce donc pas expl... (pardon). Dans un "terrible" suspense comme les affectionne l'auteur, le Barça est pourtant mené 1 à 0 à la mi-temps, tandis que Natureza a réalisé un hat-trick face à Getafe. A la reprise, Tsubasa obtient et transforme un penalty. Quelques instants plus tard, le prodige alourdit l'écart d'un Flying Drive Shoot. Puis Rivaul trouve la transversale, mais le Japonais reprend d'un retourné et marque. Le commentateur le décrit comme étant l'as du Barça. Le FC Barcelone remporte ainsi la Liga.

02 : les récents champions défilent dans les rues de Barcelone. Les partenaires de Tsubasa lui rappellent à quel point ils lui sont redevables, et font même un détour jusqu'au domicile de Sanae pour lui exprimer leur gratitude. Le jeune couple décide de retourner au Japon pour la naissance de l'enfant. Après s'être ressourcé, notre héros s'envole pour le Mexique, où ses compatriotes sont en stage de préparation. Les 23 joueurs qui composeront la sélection seront connus après deux matchs amicaux, contre la Nouvelle-Zélande et le Mexique. Face aux premiers, la paire en or retrouve très vite ses marques, tandis que Hyuga se charge d'ouvrir le score, servi par Wakashimazu. L'ancien capitaine de la Toho double même la mise, sur une passe de Tsubasa. Le match se déroulant en trois sessions de 30 minutes (pour faire tourner l'effectif), le Japon l'emporte sur les scores de 7 à 0, 5 à 1 et 4 à 1. Est venu maintenant le temps d'affronter la sélection mexicaine, emmenée par son gardien Ricardo Espadas. Le coach Kira s'attend à une opposition d'un tout autre niveau, les locaux étant naturellement habitués à jouer à une telle altitude.

03 : deux ans plus tôt, lors de la World Youth, le Japon l'avait emporté sur le score de 2 à 1. Le match va commencer. Le capitaine nippon reçoit du capitaine mexicain, Hugo Ramirez, une poignée de main "virile", qui annonce la couleur (cf. les critiques adressées à l'auteur). Dès le coup d'envoi, Tsubasa ridiculise son homologue en le dribblant avec audace, puis décoche un Drive Shoot. Dans un flashback, nous voyons l'entrainement spécial d'Espadas. Il a été initié à la lutte par ses camarades. De retour au présent, il se saisit parfaitement du ballon.

04 : le gardien sort ensuite de sa zone et résiste au tacle d'Aoi. Puis il délivre un long ballon en direction du but adverse. Deux Mexicains tirent simultanément, mais "dieu Wakabayashi" (l'auteur le fait assimiler à une divinité depuis le début du manga) s'en empare là aussi sans trop de difficultés. Espadas rattrape les tirs de Misaki, Ishizaki, Soda et même l'Eagle Shot de Matsuyama (que des tirs de loin). Mais cette fois, il ne peut sortir de sa zone à cause du pressing de Wakashimazu et Hyuga. Ce dernier se jure d'ailleurs d'être le premier à lui marquer un but. Et évoque un serment qu'il aurait fait la veille au soir, avec Aoi et Tsubasa, et à la demande de ce dernier.

05 : reconnaissant que leurs compatriotes s'étaient qualifiés sans leur aide, les trois joueurs se sont promis de quitter l'équipe s'ils ne contribuaient pas d'une manière ou d'une autre à sa victoire. De retour au match, le coach Kira repositionne ses attaquants. Hyuga entreprend alors une percée en solitaire, la défense mexicaine s'étant montrée jusque-là impénétrable. Il est taclé et mis au sol par deux joueurs mais, suivant leur plan, Tsubasa est là pour récupérer et s'engouffrer dans la brèche, en s'appuyant sur les crampons de son partenaire pour leur sauter par-dessus (no comment).

06 : le prodige dribble deux Mexicains puis décoche une frappe en retourné acrobatique. Espadas étant sorti de sa cage, il arrive à bloquer le tir à bout portant, mais ne peut se saisir du ballon. Wakashimazu et Hyuga s'élancent et frappent le ballon simultanément d'un Twin Shoot. Le coach Kira, la larme à l'oeil, est ému de voir en pratique le duo d'attaquants formé par ses deux protégés. Espadas répond toutefois présent, et dévie légèrement le ballon de sa main gauche. Le ballon heurte la transversale, retombe à la verticale, et est poussé dans les filets grâce à une tête plongeante d'Aoi (pour changer).

07 : pour encourager ses joueurs, le coach Kira brandit sa médaille de bronze, obtenue aux Jeux Olympiques d'été de Mexico, en 1968. De son côté, Wakabayashi défend son but avec autorité, en confiant que la présence de Tsubasa, son équipier mais néanmoins rival, le pousse à donner le meilleur de lui-même. Le match se conclura par un score de 8 à 0, avec un hat-trick de Tsubasa. On notera qu'Espadas, blessé, avait dû céder sa place. Les 23 joueurs retenus pour la compétition sont désormais connus.

08 : au Brésil, l'équipe menée par Rivaul écrase la Belgique sur le score de 6 à 0, avec des triplés de Natureza et Santana. Faisant partie du staff, Roberto jure une nouvelle fois de défaire le Japon de Tsubasa. Le tirage au sort du premier tour a été effectué. Dans le groupe A figurent l'Espagne de Michael, le Cameroun, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande. Dans le groupe B : la France, le Mexique, la Corée du Sud et le Ghana. Dans le groupe C : le Japon, les Pays-Bas, l'Argentine et le Nigéria. Et enfin dans le groupe D : le Brésil, l'Allemagne, la Chine et le Sénégal. Le Japon a hérité du fameux groupe de la mort.

Note : "groupe de la mort", si on admet, en se plaçant dans le monde alternatif de ce manga, que le Japon est désormais une nation redoutée sur le plan footballistique.

09 : au Japon, Sanae attend des jumeaux, avec un accouchement prévu comme par hasard vers la finale de la compétition (l'auteur sait comme toujours ménager le suspense). Si le Japon et le Brésil terminent premier de leur groupe, alors le Japon aura vraisemblablement sur sa route l'Espagne en demi-finale et le Brésil en finale. Autrement, un affrontement face au Brésil aurait sans doute lieu dès les quarts de finale. L'équipe du Japon se rend en Espagne sans Tsubasa, ce dernier ayant été hospitalisé en urgence à la suite d'une fièvre due à sa dure saison en Liga et son style de jeu épuisant pour l'organisme. Mais ses partenaires ne s'inquiètent pas vraiment, car ils sont persuadés qu'il les rejoindra très vite. Au Brésil, Roberto met en garde Natureza : connaissant bien son ancien protégé, il est convaincu qu'il mettra à profit son repos forcé pour se ressourcer et revenir encore plus fort. A l'hôpital, Tsubasa reçoit la visite de 3 joueurs mexicains déjà rencontrés, lui apportant un mot de soutien d'Espadas, ainsi qu'un plat de soupe préparée par leur mère. A son air ravi, le coup de pompe du Japonais semble déjà de l'histoire ancienne.

Note : si jamais l'auteur a l'occasion de traiter de la coupe du monde, donc 2 ans plus tard, je mets ma main à couper qu'il dessinerait les jumeaux attendus par Sanae comme les portraits crachés de leurs parents...

Rising Sun résumé chapitre 10 : pour récupérer plus rapidement, Tsubasa est placé dans un caisson hyperbare. Son préparateur physique personnel est également sur place pour soulager ses muscles de la fatigue accumulée. Le match d'ouverture voit l'Espagne affronter le Cameroun. Roberto est soucieux d'évaluer le niveau de Michael en sélection nationale. Le coup d'envoi est sifflé, et déjà les 2 as du Cameroun, dont Etaw (Samuel Eto'o), font face à Michael. Mais ce dernier leur subtilise le ballon en les envoyant valser au passage (no comment), puis remonte le terrain en donnant l'impression de glisser sur le ballon, à la manière d'un skateboard, laissant tout le monde bouche bée.

11 : les mains derrière le dos, Michael surprend tout le monde en donnant l'impression d'avancer sans fouler la pelouse. Profitant de la situation, il arme tranquillement un tir du droit, d'un geste si rapide que l'oeil ne peut suivre le mouvement. C'est une réplique améliorée du tir dragon du Chinois Sho Shunko. Améliorée, car Michael n'a pas eu besoin de frapper en contre pour dégager la puissance requise. Le ballon heurte la transversale et revient sur Fersio Torres, qui marque d'une reprise. Si les autres n'y ont vu qu'un but chanceux, Raphael salue le génie pour sa passe. Après 15 minutes de jeu, Rail inscrit un autre but "chanceux", après qu'un tir de Michael ait été dévié par un défenseur. Juste avant la mi-temps, l'Espagne alourdit la marque avec encore Michael à l'origine de l'action. Alors que les Japonais s'interrogent sur leur chance de sortir de leur groupe sans Tsubasa, ce dernier débarque à l'improviste et, ayant vu les exploits du prodige espagnol, leur confie son impatience à l'idée de disputer les matchs du premier tour.

12 : le Japon joue son premier match contre les Pays-Bas à Barcelone, au Camp Nou. Tsubasa, titulaire, se montre assez serein. Le Japon a déjà affronté ses 3 adversaires du groupe C, ce qui fait qu'Ide Tamotsu, le spécialiste des données, s'est vu faciliter sa tâche. Pour les Néerlandais, ce match est une occasion de prendre leur revanche, puisqu'ils s'étaient faits éliminer en demi-finale de la World Youth, 2 ans plus tôt, sur le score de 1 but à 0 (le fameux match zappé par l'auteur). Le Japon donne le coup d'envoi. Pour dissiper la pression et s'habituer à la pelouse, Tsubasa enjoint ses partenaires à faire circuler le ballon dans leur moitié de terrain, ce qu'ils font. Une fois le ballon récupéré, le prodige s'élance dans l'idée de dribbler le capitaine des Pays-Bas, Bryan Cruyfford. Le choc s'annonce rugueux.

13 : à leur contact, le ballon s'élève à la verticale. Les 2 joueurs tentent ensuite de reprendre de la tête, mais Misaki est le premier sur le ballon. Il remet pour Aoi, vite dépossédé par Luikal. Mais Misaki est encore une fois à la récupération. Puis il délivre une passe pour Hyuga dans la surface de réparation. Le Tigre s'apprêtait à faire parler sa puissance, mais Davi (Edgar Davids) lui subtilise le ballon. Davi évoluant à la Juventus en Serie A, il en profite pour lancer une pique assassine à celui qui avait dû la quitter pour la Serie C, "inutile" qu'il était. Cruyfford étant marqué par Tsubasa, Davi opte pour un long ballon en direction de Luikal. Mais Wakabayashi l'avait anticipé en s'avançant et s'en empare donc. Si Aoi cherche à se rattraper, Hyuga brûle d'impatience à l'idée de montrer ses progrès à Davi (lui clouer le bec), tandis que Cruyfford et Tsubasa, qui ne veut pas perdre "à domicile", ne se sont toujours pas départagés. Après 20 minutes de jeu, le ballon est dans les pieds du capitaine néerlandais, près du rond central.

14 : le 2ème round du duel des capitaines se précise. D'une combinaison assez ridicule, Cruyfford saute en bloquant le ballon entre ses pieds, rappelant une technique déjà employée par Natureza puis Tsubasa. Pensant que le ballon lui passerait au-dessus, le Japonais saute haut et se fait avoir. En effet, Cruyfford choisit plutôt de faire rebondir le ballon sous son adversaire, le laissant seul dans les airs. Prêt à aller jusqu'à commettre une faute, Aoi tente un tacle, mais il est évité. Cruyfford, à l'entrée de la surface de réparation, arme son tir. Jito et Misugi s'élancent pour le contrer, tandis que Luikal, en position de hors-jeu, se positionne de façon à réduire le champ de vision de Wakabayashi. Le "Spiral Shot" de Cruyfford, qui passe entre les jambes de Jito, trompe le portier nippon et trouve les filets. Santana et Natureza n'en reviennent pas : Tsubasa et Wakabayashi ont été feintés coup sur coup par le même joueur. Comme d'habitude, passée la surprise du moment, Tsubasa retrouve son naturel résolument optimiste, et rappelle à Misaki qu'ils ont encore largement le temps de renverser le cours du jeu. En réaction, le coach Kira envoie Wakashimazu à l'échauffement.

15 : redoutant son remplacement, Nitta redescend d'un cran, pour au moins aider à la circulation du ballon. S'en aurait suivi un joli une-deux avec Tsubasa, si celui-ci et Aoi ne s'étaient rentrés dedans. Avec un Aoi trop nerveux, le coach Kira envoie cette fois Takeshi à l'échauffement. Wakabayashi, encore sorti au devant de Luikal, annihile une occasion et renvoie pour Soda. Ce dernier centre ensuite pour Hyuga, qui place une tête, malgré les 3 Néerlandais qui l'encerclaient. S'il trouve malheureusement la barre transversale, au moins aura-t-il surpris ses adversaires, en particulier Davi. Toujours positif, Tsubasa tempère la fougue d'Aoi et félicite ses partenaires pour cette belle action. Devant cette cohésion affichée, Ide conseille au coach Kira de différer les remplacements, ce qu'il accepte. Aoi subtilise le ballon, remet pour Matsuyama qui décoche son Eagle Shot. Le tir étant bloqué, Nitta est le plus rapide à la récupération et transmet à Misaki. Celui-ci renvoie à Tsubasa, en passe d'effectuer un retourné acrobatique. Cruyfford bloque le tir dans les airs, mais le Japonais, du pied gauche et toujours dans les airs, délivre une passe pour Misugi, qui lui aussi avait préparé son retourné.



VIII] Le résumé des films Olive et Tom (en cours).
Spoiler :

Film 1 : "La sélection" (1985, 35 minutes)

Commence par un flashback sur le dénouement de la finale du championnat national, avec le nul 4 partout entre la Toho et la New Team (Nankatsu). Les meilleurs joueurs de ce tournoi participent à un stage de préparation à l'issue duquel seront choisis ceux qui affronteront une sélection des meilleurs joueurs européens (Schneider, Pierre, le gardien Hefner). Thomas y participe. S'ensuit un flashback remake d'un quart d'heure, du tout début de la série, depuis Thomas qui s'accapare un terrain en repoussant diverses tentatives de tirs au but (baseball, rugby, handball) jusqu'à son nul contre la Newpie d'Olivier. Au stage de préparation, face au tir de Peterson (Soda), Thomas ferme les yeux et capte le ballon. Pearson (Katagiri) constate que Thomas utilise la télépathie (bah voyons !). Ed Warner (Wakashimazu) est sur le même terrain et réalise les parades qu'on lui connait. Ben (Misaki) les rejoint et leur fait part du message de Schneider, qui n'a pas l'intention de perdre un match, fut-il amical. Le film s'achève sur Olivier marquant un but à Thomas.



Film 2 : "Le défi européen - match amical" (1985, 41 minutes)

On notera que le doublage vf est différent de celui de la série. L'équipe de Kirk Pearson est accueillie à Paris par Pierre Leblanc (Alcide), capitaine de l'équipe de France. La sélection junior nippone va disputer un match amical contre une sélection des meilleurs joueurs européens. A l'entraînement, les Japonais sont provoqués par le capitaine anglais. Thomas lui propose de régler ça par un duel. Le gardien, pas tout à fait remis d'une blessure à la cheville (pour changer), est sauvé par la barre transversale. C'est alors que Schneider, surnommé "l'empereur du ballon rond", arrive et met fin à la "querelle". Thomas, par ailleurs engagé par un club allemand (Hambourg), devra céder sa place à Ed Warner. Schneider et le gardien Hefner sont sur le banc et le match commence. Avec leur technique du rebond sur les poteaux, les frères Derrick (Tachibana) ouvrent le score. Les jumeaux négligent ensuite le jeu collectif en chipant le ballon à Tsubasa et en refusant de passer à Landers (Hyuga). Ils se font déposséder mais Danny (Takeshi) récupère et passe à Landers qui, la jouant à son tour trop perso, se fait tacler. Ed Warner dévie un tir du capitaine anglais ainsi que la tentative d'un autre joueur, de sa parade façon arts martiaux. Schneider et Hefner entrent en jeu. L'Allemand feinte Olivier et remet à Pierre qui égalise. Hefner bloque de justesse (en s'aidant de la transversale) un tir de Landers. Ed Warner reçoit le tir de Schneider en plein dans l'estomac et finit éjecté au fond des filets, juste avant la mi-temps. A la pause, les Japonais reconnaissent leurs errements dans le jeu collectif, tandis que Thomas va leur prêter main-forte. A la reprise, il se saisit du ballon après un tir à effet de Schneider. Olivier tire face à Hefner, trouve la transversale, mais il reprend d'une tête plongeante et égalise. Thomas s'élance d'un poteau (façon Ed Warner) pour rattraper une tentative de Schneider. Le gardien européen s'avance tandis que Ben fait une passe à Landers en retourné. Ce dernier, marqué par Schneider, préfère passer à Olivier, d'un retourné là aussi. Le prodige nippon marque d'un retourné acrobatique quelques secondes avant le coup de sifflet final, et le Japon gagne la rencontre sur le score de 3 buts à 2.



Film 3 : "La revanche" (1985, 1 heure)

Le match retour se joue un an plus tard, au Japon. Pearson annonce à Thomas qu'il ne pourra pas y participer cette fois, étant sous contrat avec un club allemand. Landers s'entraîne à la montagne avec le coach Kira. Au programme : séances de méditation et exercices physiques. La sélection européenne s'entraîne face à la Mumbo de Julian Ross (sans lui) et gagne par 10 buts à 0. Olivier constate les progrès de cette sélection depuis l'année dernière. Landers s'entraîne à shooter un aigle en plein vol et y parvient. Le match commence, sans Landers, ni Ben, ni Thomas sur le terrain. Olivier décoche un tir en retourné mais Hefner se saisit du ballon. De son côté, Warner annihile deux tentatives. Sur une passe des frères Derrick, Olivier ouvre le score. Warner se prend le tir de Schneider en pleine face et s'écrase contre le poteau, souffrant. Alan Crocker le remplace. Il se prend lui aussi le tir de l'Allemand en plein visage mais est sauvé par la barre transversale. Encore sous le choc, il ne bouge pas d'un pouce face au tir du capitaine anglais, qui égalise. Pierre tente un tir de loin mais le gardien, toujours tétanisé, ne défend pas sa cage. Le Japon est mené 2 à 1 à la mi-temps. A la reprise, Alan Crocker se reprend le ballon de Schneider mais se ressaisit grâce aux mots de Thomas. Il doit quand même sortir, ce qui décide le portier d'Hambourg à intervenir. Le public convainc la fédération à l'autoriser à jouer la rencontre. Thomas réussit à parer le tir à effet de Schneider. Landers entre en jeu et l'équipe reprend espoir. Il tire de loin et égalise, Hefner n'ayant esquissé le moindre mouvement. Julian rentre pour les 5 dernières minutes. Il dégoûte Schneider par sa technicité et centre pour Olivier qui donne l'avantage aux siens d'une reprise de volée. Du rond central, Schneider tire et égalise, laissant Thomas sur place (il ne distinguait même plus le ballon). La fédération accorde une prolongation exceptionnelle de 10 minutes, à la demande du public, ravi par ce match. Landers tire mais Hefner défend sa cage en réalisant une acrobatie à la Ed Warner. En fermant les yeux, Thomas rattrape cette fois le tir spécial de Schneider. Le commentateur nous dit qu'il s'est servi de ses "pouvoirs de télépathe" (bah voyons !). Julian remet en direction d'Olivier, qui reprend d'un retourné simultané avec Landers pour passer le contre de Schneider et trouver les filets adverses. Le Japon gagne le match par 4 buts à 3.



Film 4 : "La coupe du monde junior" (1985, 57 minutes)

Note : les références temporelles données sont celles du film, et non des matchs.

Avant toute chose, précisons qu'il ne s'agit pas vraiment d'une coupe du monde junior, mais d'un tournoi amical opposant les sélections juniors japonaise, nord-américaine (Etats-Unis), sud-américaine (Brésil et Argentine) et enfin européenne (leurs meilleurs espoirs). Les 3 matchs du premier tour et de la finale se déroulent aux Etats-Unis, au Los Angeles Memorial Coliseum. Les périodes sont de 30 minutes, et non 45. Le premier tour oppose le Japon et les Etats-Unis, tandis que les Européens (Hefner, Pierre, Schneider, le capitaine anglais) feront face aux Sud-Américains.

Les Américains et les Japonais, coachés par Freddy Marshall et avec Ed Warner dans les buts, ouvrent donc le bal. Le meneur de jeu US s'appelle Sylvester Stall Luke Skyw. A la 5ème minute, le commentateur s'étonne de ne pas voir brandi un carton rouge pour des coups d'épaules musclés des Américains. Olivier marque à sa première occasion (7'20), tandis que Landers creuse l'écart (8'). Philippe Callaghan inscrit quant à lui le but du 3 à 0, score final (8'30).

La sélection sud-américaine, coachée par Roberto, fait figure de favorite. Schneider ouvre le score pour les Européens, mais Diaz égalise. Pierre, dit "le chef de l'équipe de France", donne l'avantage aux siens, avant que Ramon Victorino n'égalise à son tour. Dans les dernières secondes du match, Diaz feinte Hefner d'un retourné à 10 à 15 mètres de hauteur (même Tsubasa n'est jamais allé aussi haut) en passant à Victorino qui marque le but du 3 à 2, score final.

La finale se déroule de la 18ème minute jusqu'à la fin du film. Bruce Harper et les jumeaux ne la jouent pas, tandis que Julian Ross entrera en jeu seulement pour le dernier quart d'heure. Thomas retrouve les buts. Carlos Santana, surnommé le cyborg pour son tempérament impassible, est titularisé. Son design est différent de celui du manga, notamment au niveau de la coupe de cheveux.

Santana ouvre le score d'une reprise en tir en feuille morte (Drive Shoot), juste avant la pause (26'40). A la mi-temps, Thomas annonce à Ed Warner qu'il peut prendre sa place comme convenu, étant donné qu'il s'est pris un but. Mais Warner le traite de lâche, confie qu'il n'aurait sans doute pas fait mieux, et le pousse à prendre sa revanche. S'il se prend un autre but, le remplacement s'effectuera. Santana a été entraîné par Roberto. Il ne connaît que les techniques qu'il lui a enseignées, donc similaires à celles d'Olivier. D'origine modeste / pauvre, il joue au foot pour pouvoir aider ses parents à élever convenablement ses petits frères et soeurs (histoire différente du manga).

En deuxième période, Olivier égalise d'un retourné acrobatique (39'15). Thomas finit par prendre sa revanche en arrêtant le tir en feuille morte de Santana, d'une seule main, même s'il a été ralenti par Olivier, Landers et Ben (44'). Dans les dernières secondes du match, Landers ne tire pas au but, mais adresse une puissante passe en retrait à Olivier. Ce dernier reprend d'un tir en feuille morte, qu'il dit meilleur que celui de Santana, et inscrit le but de la victoire (52'). Enfin, Roberto félicite chaleureusement Olivier, qui lui répond que s'il en est arrivé là, c'est grâce à lui. Santana, qui a laissé tomber son masque de pierre au fur et à mesure du match, remercie Olivier pour la leçon de football (les Japonais se motivaient en répétant que le ballon était leur ami, comme l'apprend Roberto à ses joueurs). Olivier annonce à Roberto qu'une fois ses études terminées, il s'envolera pour le Brésil, pour s'entraîner auprès de lui.

Avis express : les voix sont encore une fois celles de la série Olive et Tom le retour, donc pas du tout un gage de qualité. Le commentateur se contente du minimum et le résultat est difficilement supportable. C'est la voix de Vegeta dans Dragon Ball GT, que j'ai toujours détestée au plus haut point (avec celle de Goku adulte toujours dans GT). Il double également le personnage de Santana. Les gags ou coquilles sont en outre relativement nombreux. Par exemple :

- à 3'35, Diaz prévoit d'accéder facilement aux demi-finales, alors qu'il y est déjà.

- à 18'25, il y a un Landers typé Brésilien parmi les remplaçants à côté de Roberto.

- à 20'50, Olivier dit à Ben : "Allez, Ben ! Ne la joue pas perso, fais circuler." (rires)

- à 21'15, Landers demande le ballon à Danny Mello, qui s'exécute. Landers conclut par : "Merci, mon ptit. C'est bon".

- à 42'15, le commentateur dit au sujet de Santana : "Ca y est, il est entré dans la surface de réparation. Attention au coup franc, ce serait trop bête !". Sauf que Santana était toujours à l'extérieur de la surface de réparation.

- à la 53ème minute, le tableau d'affichage indique "Japan vs Nouth America".

En somme, un film à zapper sans regret...


IX] Au sujet du doublage français et de l'adaptation de la 1ère série.
Pas de spoiler :

Nous retrouvons pour Olive et Tom 3 voix bien connues :
- celle de Vincent Ropion (Nicky Larson)
- celle de Joëlle Guigui (Bart dans les Simpson)
- celle de Barbara Tissier (Princesse Sarah, Ranma 1/2)

Comme à peu près toutes les séries de cette époque, le doublage a été effectué en petit comité. Ainsi, plusieurs personnages étaient doublés par le même comédien. Ceci dit, certains excellent à cette tâche, comme par exemple Joëlle Guigui qui s'occupait entre autres de Mark Landers et de Bruce Harper, pour un résultat plutôt bluffant.

Concernant l'adaptation, quasiment tous les noms et prénoms ont été modifiés, sans être systématiquement francisés. D'ailleurs, l'inspiration était ici plutôt à chercher du côté outre-Atlantique : Jason, Bruce, Ben, Allan, Ted, Sandy, Ralph, Bob, Freddy, James, Jack, etc. Une des conséquences directes se manifestera lors de la lecture du manga : vous devrez réapprendre les vrais noms (évidemment japonais) des différents protagonistes et vous y habituer, ce qui sera loin d'être une mince affaire. Ou comment passer de Olivier Atton à Tsubasa Ohzora, Thomas Price à Genzo Wakabayashi, Mark Landers à Kojiro Hyuga, Ed Warner à Ken Wakashimazu, etc. Même si d'un autre côté, on peut comprendre que les noms aient été changés pour la diffusion française. L'exercice de repérage ne sera en tout cas pas toujours facile, beaucoup de personnages dessinés par l'auteur se ressemblant comme deux gouttes d'eau (la couleur des cheveux qui change, ou 2 ou 3 traits),


X] Au sujet des séries et manga sortis.
Léger spoiler :

Le basket-ball a son Slam Dunk (ou KnB pour les autres), le volley-ball son Jeanne et Serge (ou Haikyu) et le football son Olive et Tom. Concernant ce dernier, l'auteur étant particulièrement prolifique, une petite synthèse s'impose. On trouve entre autres :

- "Captain Tsubasa", la série (1983~1986) : diffusée en France sous le titre "Olive et Tom", elle comporte 2 saisons pour un total de 128 épisodes (56 pour le primaire et le reste pour le collège). Elle adapte 25 des 37 volumes du manga de 1982. Dans le détail, les épisodes 98 à 104 sont un arc filler, sous la forme d'un flashback, censé se dérouler 3 ans plus tôt et montrant nos héros au sein d'une sélection lors d'un tournoi international à Paris. Cet arc s'inspire de la suite du manga, puisque l'on retrouve certaines têtes bien connues (Schneider, Pierre, etc.).

- "Shin Captain Tsubasa" (1989~1990) : ce sont 13 OAV qui constituent la suite directe de la série précédente. Le rythme y est beaucoup plus soutenu, ce qui n'est pas pour déplaire. Elles adaptent les volumes 25 à 36 du manga, c'est-à-dire la coupe du monde junior à Paris.

- "Captain Tsubasa : World Youth", le manga (1994~1997) : suite directe en 18 volumes et qui concerne la coupe du monde des moins de 20 ans au Japon, mais aussi les parcours de Tsubasa au Brésil et de Shingo Aoi en Italie. Toute une partie est évidemment consacrée à la phase préliminaire en zone Asie.

- "Captain Tsubasa : Road to 2002", le manga (2001~2004) : celui-ci raconte les carrières internationales de Tsubasa au FC Barcelone (Espagne), Wakabayashi en Allemagne, Hyuga en Italie et des autres en J. League (Japon). Cette partie fait 15 volumes, les 6 derniers s'attardant (c'est le cas de le dire) sur le Clasico entre le Barça et le Real Madrid.

- "Captain Tsubasa : Golden 23", le manga (2005~2008) : en 12 volumes, nous raconte le parcours de l'équipe japonaise lors des qualificatifs aux Jeux Olympiques (l'objectif étant de les gagner, avant une coupe du monde).

- "Captain Tsubasa : In Calcio", le manga (2009) : celui-ci s'attarde sur quelques joueurs évoluant dans le championnat italien, dont Kojiro Hyuga. On compte 2 volumes.

- "Captain Tsubasa : En la Liga", le manga (2010~2012) : concerne Tsubasa au sein du championnat espagnol (la Liga), avec le match retour du Clasico entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Cette partie fait 6 volumes.

- "Captain Tsubasa : Rising Sun", le manga (2013~201?) : la partie concernant les Jeux Olympiques de Madrid.

- "Olive et Tom, le retour" (2001~2002) : diffusée en France, cette série de 52 épisodes débute par un remake méchamment accéléré (du 1,2 tomes par épisode, qui dit mieux ?) des 36 premiers tomes du manga originel, qui dure le temps de 31 épisodes, dont un récapitulatif. Naturellement, la fidélité est toute relative puisque les scores et actions diffèrent du manga. Par exemple, lors de leur première rencontre, Hyuga défie Wakabayashi officieusement et lui met un but, le gardien étant blessé. Ici, le futur joueur de la Toho ne le marque même pas ! Il ne gagne plus 7 à 6 en match de poule, mais par 3 buts à 2. Les transitions sont, elles, bâclées voire parfois carrément absentes. Le reste adapte (très) partiellement World Youth et Road to 2002. On notera que les voix françaises sont différentes de celles de la toute première série, pour un résultat plutôt lamentable (des enfants qui ont une voix de jeunes adultes). Comme à l'époque des vieilles séries des années 80 ou 90, le nombre de doubleurs comédiens a dû être particulièrement réduit, puisque l'on remarque sans problème que certains protagonistes de la série sont doublés par la même personne. Visuellement parlant, la différence est évidemment très nette entre les deux séries. En conclusion et en 3 mots : série à oublier.


XI] Les critiques que l'on peut formuler concernant l'auteur et son héros.
Spoiler :

A lire si vous n'avez aucune envie de jeter un oeil sur la suite du manga de 1982, ou si tout simplement vous vous moquez complètement de ce titre.

Le personnage principal de ce manga représente un cas particulier. Dans son groupe particulièrement restreint figurent aussi ceux des manga Yu-Gi-Oh! et Initial D. On aurait même pu rajouter Luffy de One Piece, si ce n'était cet arc de 3 tomes (sur 80) où il apparaissait réellement en difficulté. Tsubasa est le modèle même du héros infaillible du début à la fin. C'est un génie du foot à qui tout réussit. Son principal concurrent aura beau s'entraîner comme un forcené à tirer des boulets de canon face à des vagues hautes de 5 mètres, il ne le battra jamais. Même Vegeta dans Dragon Ball, personnage pour le moins complexé (ou frustré), aura droit à ses moments de gloire. Tsubasa est un peu comme Chuck Norris sur internet. Rien ne lui résiste, et ce ne sont pas ses quelques blessures (avec les mises en garde du médecin, ou la fois où il saigne au niveau de l'abdomen mais continue de jouer) qui l'empêcheront de marquer dans les dernières minutes des matchs. Tsubasa, c'est un peu le Kenshiro du monde du football : il a la capacité d'assimiler et parfois même d'améliorer les techniques que ses adversaires ont mis des années à créer et peaufiner. Et ça, rien qu'en les voyant faire une seule fois.

Tsubasa, c'est ce héros qui a décrété que le ballon était son ami, comme Yugi plus tard a fait une fixation sur ses cartes de jeux. Et parce que le ballon est son ami, Tsubasa est le meilleur joueur du monde, même quand il rencontre des joueurs réputés ou affublés des meilleurs qualificatifs possibles : "empereur du foot", "fils du dieu du foot", "roi du foot", etc. Puisque Tsubasa ne perd jamais aucun match important (celui en poule perdu 7 à 6 ne compte pas), on ne le voit évidemment jamais se remettre en question, formuler des doutes, demander l'aide de ses compagnons, s'excuser sincèrement pour ses faiblesses ou échecs : non, tout ceci est bon uniquement pour ses adversaires ou ses co-équipiers. Tsubasa, lui, est né sous une bonne étoile, qui lui permet de réaliser toutes sortes de prouesses. D'ailleurs, la fin du volume 29 est éloquente, puisque nous y apprenons que conformément à l'objectif qu'il s'était fixé, il n'a été battu par aucune équipe durant ses 3 années de collège. Et tout ça grâce à un manuel que lui avait laissé Roberto.

En parlant de bonne étoile, il arrive quasiment (après un faux suspense à 2 balles) directement dans le prestigieux club du FC Barcelone (cf. Road to 2002), quand son rival le plus bosseur, Mark Landers, atterrit dans le championnat italien, non pas en Serie A (équivalent de la Ligue 1 en France), mais en "Serie C", pour être promu en Serie B à la fin des 2 tomes traitant de son parcours. Le destin joue vraiment parfois de sales tours ! Enfin plus exactement, Hyuga (Mark Landers) est sorti au bout de 31 minutes de match lors de ses débuts en Serie A avec la Juventus, car il ne fait pas le poids face à la défense d'un joueur adverse (Thuram). Surtout, il quitte la Serie A parce qu'il n'est tout simplement pas à la hauteur physiquement, la faute à son mode d'entraînement draconien qui lui a complètement déséquilibré le corps (il tombe au moindre contact, le pauvre). En ce qui concerne Tsubasa, il débute en équipe B, avec un objectif de 10 buts et 10 passes décisives pour la saison. Résultat des courses : il le dépasse en seulement 3 matchs de 2ème division, où il en a profité pour bâtir sa légende. Et passe donc ensuite en équipe A.

Après ces paragraphes sarcastiques, redevenons sérieux un moment : Olive et Tom est évidemment un dessin animé culte et suffisamment intéressant pour donner envie de voir les 128 épisodes, malgré les terrains de 30 kilomètres et les longueurs (le dernier match s'étale sur 20 épisodes, soit à peu près 6 heures !). Les techniques de foot (dont certaines bien folles et surréalistes), combinées à la diversité des personnages, rendaient les matchs un minimum captivants. Le générique, qu'il soit français ou d'origine, était également plaisant. Il était aussi amusant de voir à l'écran, dans les tribunes ou les équipes adverses, tous ces clones de Patty, de Bruce Harper, d'Olivier ou encore de Danny Mellow. Ou dans le manga, tous ces joueurs aux jambes follement démesurées (voir la photo de mariage à la fin du volume 18 de World Youth). En bref, Captain Tsubasa a de nombreux points positifs. Mais son héros est juste l'un des plus chouchoutés par son auteur qui existe. Quel exemple pour la jeunesse ? Question humilité, on repassera. Olive et Tom, c'est un peu comme si Vegeta était le héros de Dragon Ball, et réussissait tout ce qu'il entreprenait sans jamais connaître la moindre défaite, avec toujours un sourire arrogant au coin de la bouche. Ce serait lassant, non ? Le gros problème est que Tsubasa est autant décisif en défense qu'en attaque, quand Wakabayashi ne garde pas les cages. Qu'il ait un Morisaki ou, excusez du peu, un Victor "Valdes" comme gardien (en Liga), Tsubasa trouve toujours le moyen de sauver son équipe dans les moments chauds. Quand avez-vous vu un vrai génie comme Messi jouer un rôle primordial en défense ? Un tel joueur serait cramé physiquement au bout de 45 minutes. Ce qui n'est jamais le cas concernant Tsubasa.

En conclusion, il est un peu inutile de découvrir les suites du tout premier manga, puisque ce ne sont jamais que des copier coller, avec juste de nouvelles têtes et de nouveaux trophées à aller chercher. D'ailleurs, l'auteur tourne terriblement en rond, puisqu'il répète un nombre incalculable de fois (moi-même, j'ai des difficultés pour le calculer) les mêmes principes ou schémas scénaristiques, à savoir :

- Tsubasa peut copier en un instant toute technique qui lui passe sous les yeux (c'est écrit noir sur blanc (enfin jaune, dans la version J'ai lu) une bonne centaine de fois dans le manga)
- personne ne peut marquer un but à Wakabayashi (Thomas Price), en dehors de la surface de réparation
- même lorsqu'un joueur y parvient enfin, l'auteur feint l'amnésie et répète donc la même "vérité"
- Tsubasa est un prodige japonais du ballon rond, ce que les commentateurs répètent en boucle
- il met un point d'honneur à rendre coup pour coup à l'adversaire (et heureusement que ce n'est pas toujours réciproque, sinon il y aurait un bug dans le scénario)
- il y a clairement Tsubasa et les autres sur la planète football
- le Japon a vraiment une génération dorée capable de tout remporter
- marquer ou défendre au péril de sa vie ou de sa carrière est une volonté partagée par tous les joueurs japonais, qui dès 11 ans avaient déjà préparé leur testament
- tant que la fin du match n'est pas sifflée, il est toujours possible de renverser le score
- le point précédent n'est valable que pour l'équipe où joue Tsubasa
- quasiment toutes les équipes que rencontre Tsubasa ou la sélection nippone comprennent au moins un sale type (arrogant, violent, tricheur ou antipathique), comme pour mieux faire passer la pilule de leur défaite systématique
- une même technique ne peut fonctionner 2 fois sur Tsubasa, car c'est un génie du foot (dédicace à Kurumada)

Enfin bref, heureusement qu'on trouve à côté des Slam Dunk ou autre Hajime no Ippo (seulement si on ne met pas trop le focus sur son héros qui a des airs de Rocky Balboa), des manga beaucoup moins dans l'excès, qui ne font pas la part belle à un seul protagoniste "ultra chouchouté", et qui font donc du bien.

J'ai résumé l'intégrale du manga parce que le délire de l'auteur m'amuse (tout en me consternant un peu, je dois le reconnaître), et surtout parce que ça se résume plutôt facilement.

Un dernier rajout, qui m'est venu à l'esprit après avoir lu et terminé le shonen sportif (boxe) Hajime no Ippo : Captain Tsubasa manque cruellement d'humour ! Cela est principalement dû à l'absence de vraie transition (coupure) entre les matchs, comme on trouve dans HnI. Car si on ne peut évidemment pas attendre des gags lourdingues pendant des compétitions sérieuses, pouvoir "souffler" entre ces matchs ou compétitions n'aurait pas été du luxe. Que les joueurs jouent en mettant leur vie en jeu, soit. Ce n'est et ne sera ni le premier, ni le dernier shonen à jouer de ça. Mais le vrai problème est donc que l'intensité ne retombe que rarement. Au début, voir Ishizaki se prendre un tir adverse en pleine face pouvait prêter à sourire, mais quand on s'aperçoit au final que l'auteur a abusé de cette technique pour annihiler certaines occasions un peu chaudes, on en conclut qu'il n'y a pas une once d'humour en fin de compte.