Vue d'ensemble - Filler Guide


> Dragon Ball

Genre : arts martiaux / aventure
Anime : 1986~1996, 444 ép
Note : DB 4, DBZ 7, GT 2, Kai 1
Manga : 1984~1995, 42 vol (8)
Auteur : Akira Toriyama



I] DB, DBZ, DB GT, DB Kai... Je commence par lequel ?
Spoiler en bas de section :

Dragon Ball GT est une série de 64 épisodes non adaptée directement d'un manga, à l'intérêt assez douteux, se situant des années après Dragon Ball Z (291 épisodes), lui-même se déroulant 7 années après Dragon Ball (153 épisodes). Si vous voulez voir un certain personnage classe de DBZ (Trunks) devenir une chiffe molle sans raison, alors regardez-le ! Si cela reste indigne de la série originale, il ne faut cependant pas se voiler la face : qui a arrêté le visionnage au bout de 10 épisodes ?! A mon humble avis, pas grand monde. En clair, DB GT est largement dispensable, fera tiquer le fan à de nombreuses reprises (comme le coup d'avaler une Dragon Ball et qu'elle ressorte par la tête ?!?), mais on n'en mourra pas non plus. D'ailleurs, quand je vois le niveau de nullité atteint par Saint Seiya Omega, je me dis que Dragon Ball GT avait quand même un peu de marge. On peut toutefois mentionner la sympathique rétrospective de Dragon Ball et Dragon Ball Z à la fin du dernier épisode de GT, mêlée à quelques scènes originales. Par rapport à l'attitude très controversée de Trunks dans Dragon Ball GT, il est vrai que l'on peut objecter qu'il s'agit d'un "nouveau" Trunks, c'est-à-dire pas celui qui a connu l'enfer sur terre.

Au niveau de son doublage français, vous passerez également de la voix bien connue de Son Goku adulte dans DBZ, à celle de Teal'c (Recoom dans DB Kai) de la série Stargate. Un changement peu appréciable (je n'ai jamais supporté cette voix pour Goku), mais qui colle pourtant étrangement bien au personnage fier et arrogant visible à l'écran. Pour l'anecdote, on retrouve le doubleur de Shun (Saint Seiya) comme narrateur.

Dragon Ball Kai est quant à lui un remake HD de Dragon Ball Z, sans ses fillers, à quelques exceptions près. Pour arriver à ce "rendu HD", l'image d'origine a dû subir quelques coupes. Autrement dit, à part les génériques complètement nouveaux, le matériel est le même que celui de DBZ.

En résumé : sont à voir Dragon Ball puis Dragon Ball Z, tous deux tirés du manga d'Akira Toriyama. Les deux autres sont facultatifs.

Si malgré tout vous désirez vous lancer dans Dragon Ball Kai sans rien connaître de cette oeuvre, sachez juste que le générique de début de la saison Buu (épisode 99 à la fin) est des plus spoilants. En le regardant, vous aurez un avant-goût de tous les moments-clés de cette partie, ce qui pousse à conclure que cette version Kai est destinée à ceux ayant déjà vu la série. Mais dans la mesure où ses musiques ont été changées, pour un résultat CATASTROPHIQUE, il vaut mieux passer son chemin. Les spoils en question sont listés ci-dessous, donc faire attention :





!!! SPOILS !!!







- la danse de la fusion
- Son Goku en SSJ3
- Babidi, Dabra
- le gros Buu, le grand et le petit méchant
- un aperçu du combat Goku vs Vegeta
- la boule que lance Buu sur Goku SSJ3 à la fin
- Bejito
- la tête de Gotrunks en mode normal
- Gotrunks en SSJ3
- le combat Gohan vs Buu
- le M sur le front de Vegeta


II] Ok, j'ai bien compris. Mais 444 épisodes, ça commence à faire beaucoup !
Dites-moi qu'il y a 150 épisodes fillers dedans !
Pas de spoiler :

Malheureusement... non. Contrairement à des séries comme Bleach ou encore la première saison de Naruto qui ont la plupart du temps des fillers bien identifiables, le studio en charge de Dragon Ball a poussé le vice jusqu'à produire un nombre important d'épisodes à rallonge, avec leur lot de flashback inutiles.

Là où un événement ne s'étale que sur quelques pages dans le manga, dans l'anime cela se traduira parfois par un ou plusieurs épisodes juste sur cet instant. Il y a toutefois des épisodes 100% fillers, mais au regard du nombre total d'épisodes, ils ne représentent qu'un faible pourcentage. L'anime Olive et Tom souffre au passage du même mal, avec les fameux terrains de foot où il faut courir pendant 30 minutes ballon aux pieds pour en voir le bout. L'adaptation animée de Dragon Ball ne fait donc pas vraiment honneur au manga, dans la mesure où ce dernier est réputé pour son dynamisme à toute épreuve. Il faut bien se rendre compte que beaucoup d'épisodes de cette série n'adaptent qu'un seul chapitre du manga, soit environ 14 pages, ce qui ne représente pas grand-chose. Voilà la raison du rythme d'escargot de l'anime.

Concrètement, cela concerne 116 épisodes de la partie DBZ, soit 44% du total hors fillers. Pour comparaison, One Piece reprend cette "méthode" (55% des épisodes adaptés du manga), même si ses chapitres sont plus longs et beaucoup plus bavards que ceux de Dragon Ball. Le côté positif est que cela vous permettra d'apprécier comme il se doit chaque note qui compose sa bande son (de qualité), celle-ci restant probablement gravée à vie dans un coin de votre mémoire, tout comme le "cri" de Son Gohan en version française...

Si vous êtes bien avancé dans la série et voulez en savoir plus sur l'adaptation ou diverses anecdotes parfois marrantes, voici un site très complet sur ce sujet.


III] Et pour DBZ Kai, à quoi s'attendre ?
Pas de spoiler :

Comme dit précédemment, Dragon Ball Kai est un remake de DBZ. La première série n'ayant pas connu le même traitement, le premier épisode de DBZ Kai nous la résume en quelques secondes dans l'introduction.

Malheureusement, il se trouve que celle-ci spoil de façon absurde plusieurs éléments : l'OAV Baddack contre Freezer (dont le visionnage devient de fait inutile) ainsi que le grand méchant de la saison qui n'était vu qu'après bien 50 épisodes initialement (comme dans le manga). Il faut garder à l'esprit que les images étant celles de DBZ, Dragon Ball Kai contient des passages fillers que le studio n'a pas pu retirer, ceux-ci étant rattachés à des scènes tirées du manga.

Par exemple, les disciples d'Hercule sont des personnages fillers, mais ils apparaissent encore dans la version Kai ! Dans les premières saisons, les fillers avec la grenouille ou ceux avec Nappa sont eux aussi toujours présents (merci à Judex6 pour cette précision). On peut même citer Gregory sur la planète de Kaioh. En somme, il est faux de dire que les fillers ont été enlevés. Ils ont été supprimés quand cela était réellement possible. Le problème qui se pose est que certaines situations semblent comme tombées du ciel, à l'instar de l'arrivée de Végéta et Nappa sur Terre qui occasionne, par la coupe de certains passages, quelques incohérences. Du genre qui donne la désagréable impression d'avoir raté quelque chose, et pour cause. On peut ainsi parler de "remake du pauvre".

Si vous avez vu l'interview d'Eric Legrand, vous savez que le doublage vf a bénéficié d'un plus grand soin, d'une plus grande fidélité, à quelques ratés près. Il parait inutile de s'attarder sur ceux-ci tant cela dépend du ressenti de chaque individu : certains auraient voulu telle ou telle adaptation, d'autres une francisation des noms d'attaques ou de personnages.


IV] Concernant le doublage, l'adaptation en vf, la musique et la censure de DBZ Kai par rapport à l'original.
Spoiler :

Il y a d'une part ceux qui vous diront : "de toute façon, un anime ça se regarde en japonais sous-titré, alors le doublage vf on s'en moque !". Et de l'autre côté, ceux qui répondront : "t'es bien gentil, mais j'ai pas spécialement envie de me fatiguer les yeux en regardant des centaines d'épisodes sous-titrés, et puis je préfère me concentrer sur l'image ^^". A titre personnel, je préfère une version sous-titrée quand j'en regarde sur ordinateur ou tablette, mais est complètement réfractaire aux sous-titres quand il s'agit d'un dessin animé à la télévision (ce n'est pas le même confort de lecture).

Enfin vous l'aurez compris, là n'est pas le but de la "question". En ce qui concerne les différences entre le doublage vf d'époque et celui de la version Kai, on peut noter les points suivants :

- les voix de Goku (Patrick Borg), Piccolo, Freezer (Philippe Ariotti), Bulma (Céline Monsarrat), Gohan (Brigitte Lecordier), Vegeta et Yamcha (Eric Legrand) sont présentes.
- celles de Krilin (Claude Chantal, la voix de Caroline Ingalls dans la série "La petite maison dans la prairie"), Cell et bien d'autres personnages (Georges Lycan, décédé), Tortue Géniale et Maître Kaïoh (Pierre Trabaud, décédé), Chichi (doublée par Céline Monsarrat à l'époque, pour un très bon résultat) ont été remplacées, de même que celle du narrateur (Michel Ruhl à présent, entre autres la voix de Jor-El dans la série Smallville).

En outre, Raditz se retrouve avec celle de Trunks dans la série Dragon Ball GT. Celle de la 1ère version (façon salaud) lui allait bien mieux. Pour ce qui est des noms originaux comme le nom Saiyen du héros, à savoir Kakarotto ("carotte"), celui-ci est prononcé Kakarotte en français. Si DBZ Kai jouit donc d'une adaptation plus fidèle, avec des noms dans l'ensemble mieux respectés (Son Goku au lieu de Sangoku, Saiyen (prononcé Sayenne) au lieu de guerrier de l'espace, les Dragon Ball au lieu des boules de cristal, Satan à la place d'Hercule, Piccolo au lieu de Petit Coeur ou Satan Petit Coeur, Tortue Géniale inchangé ceci dit), on pourra regretter les voix irremplaçables de Cell, Krilin, Maître Kaioh ou encore Chichi. Tortue Géniale et Maître Kaioh sont doublés dans cette version par Gilbert Levy, la voix culte de Moe dans la série Les Simpson. Même si certains seront sans doute gênés de voir Maître Kaioh à l'écran avec la voix de Moe (c'est mon cas).

Concernant les noms d'attaques, nous avons droit à :

- makankosappo (Piccolo) : rayon perforant maléfique (ép. 3)
- kikoho (Tenshinhan) : catapulte d'énergie (ép. 10)
- shin kikoho : catapulte d'énergie (ép. 75)
- kienzan (Krilin) : scie énergétique (ép. 15)
- kaïoken (Goku) : (double, triple) aura de Kaïoh (ép. 13)
- genkidama (Goku) : orbe d'énergie (ép. 15)
- Final Flash (Vegeta) : Final Flash (Final prononcé à la française) (ép. 81)
- taïoken : la morsure du soleil (ép. 15)
- Big Bang Attack (Vegeta) : l'attaque Big Bang (ép. 61)

Dans la version 291 épisodes, nous avions droit entre autres à :

- Final Flash : Attention !!! (ép. 162)
- masenko (Gohan) : le kaméhamé (ép. 42), rayon magique (ép. 100)
- makankosappo : rayon maléfique (ép. 5), l'effroyable rayon destructeur (ép. 15)
- genkidama : la force universelle (ép. 33)
- kaïoken : kaïoken (ép. 20), l'insurpassable technique de Kaïoh (ép. 29)
l'attaque de Kaïoh (ép. 30), la solution de Kaïoh (ép. 30)
- kienzan : le disque destructeur (ép. 42)
- kikoho : la force de vengeance (ép. 26), force absolue (ép. 100 DB)
- shin kikoho : super technique de boule de feu (ép. 152)
- taïoken : la morsure du soleil (ép. 48), attention à vos yeux (ép. 159)
- Big Bang Attack : l'attaque du Super Big Bang (ép. 130)

Par rapport à ces modifications, on se rappellera de toute façon que le doublage d'origine était déjà chaotique, avec des personnages aux multiples voix (Goku, Vegeta et sa voix de papy dans l'épisode 5 (ainsi qu'une couleur de cheveux étrange), Krilin et bien d'autres) et une fidélité toute relative (se reporter au site mentionné précédemment).

Au niveau des musiques, ce sont celles de la série originale jusqu'à l'arc de Cell compris. On notera cependant, pour quiconque ayant vu cette dernière, que l'emplacement des thèmes musicaux n'est pas toujours très inspiré, avec par exemple des morceaux typiques de la saison des cyborgs ou de Cell entendues dès l'arrivée de Raditz sur Terre. Ou encore la première rencontre entre le commando Ginyu et Vegeta, dans DBZ Kai, qui se fait sur fond de cette musique culte lorsqu'il se présente à Cell, après lui avoir mis une petite correction grâce à son entrainement dans la salle spéciale, en se faisant appeler "Super Vegeta" (scène d'anthologie à la fin de l'épisode 156 de DBZ, en regrettant toutefois un dessin de Vegeta complètement foiré pendant quelques instants). Ou comment mettre les musiques de l'ancienne série à peu près n'importe comment. Il faut savoir que les musiques ont été intégralement refaites (au Japon), mais qu'une sombre histoire de plagiat a contraint le studio (Toei Animation) à remettre la bande son originale après coup, ce qui explique le résultat obtenu. Le compositeur plagieur semble avoir officié également dans certains vieux jeux DBZ, et sur quelques pistes de la série DBZ, dont le cultissime Battle Power Unlimited, un plagiat de The murder of love de Propaganda.

Concernant le remake de l'arc de Buu, le studio a, à mon humble avis, commis l'impardonnable. Cette fois-ci les musiques sont bel et bien changées, et le résultat est catastrophique. Elles ne procurent plus aucune sensation et sont très loin d'avoir l'impact des originales, que l'on doit au génial Shunsuke Kikuchi. Je m'efforce la plupart du temps de nuancer mes propos en concédant "qu'il en faut pour tous les goûts", mais ici celui qui préférera ces nouvelles compositions aura tout simplement des goûts de merde. Si le dessin animé de Dragon Ball a été sensiblement gâché, c'est à cause de son rythme d'escargot, pas de ses musiques.

Enfin, concernant la censure, la version Kai est sans aucun doute plus censurée que la version originale. Il n'y a qu'à comparer dans les 2 versions la scène où Goku et Raditz se font transpercer ensemble par l'attaque de Piccolo. Il y aurait d'autres exemples mais il parait inutile de tous les citer, comme ces scènes de flashback où Goku enfant apparaissait nu dans DBZ et qui subissent un recadrage dans DBZ Kai pour atténuer cette nudité. Ou alors, pour mettre tout le monde d'accord, la scène où Krilin se fait embrocher par Freezer, qui est "adoucie" dans la version Kai (ép. 79 et 38). Certains diront que de toute façon, Kai est censée être plus fidèle au manga, et que ce passage ne s'étale pas non plus sur 10 pages dans le manga. Mais il faut savoir que certains fillers ont été conservés (l'épisode 7 où Goku s'entraîne avec Gregory chez Kaioh), dont certains plus qu'absurdes (comme Krilin affrontant Cell sur un avion dans l'épisode 71). Voici deux autres exemples de censure notable :

- épisode 124 (chapitre 471) : quand Babidi fait exploser la tête, pour information incomplète, d'un délateur membre de l'organisation du dernier tournoi. L'explosion est opportunément masquée par... un palmier.
- épisode 127 (chapitre 475) : il y a un mini "masque" de censure à l'écran, quand Buu dégomme la tête de Babidi.

Cette version n'est pas exempt de bourdes au niveau de l'adaptation, même si évidemment il était très difficile voire impossible de faire pire que la première. Une des plus marquantes est sans doute celle de Trunks qui commente la transformation de Vegeta, au stade au-dessus de Super Saiyen, en disant ceci : "ça ne fait plus aucun doute, mon père est devenu un Super Saiyen". Cela faisait juste 16 épisodes qu'il avait atteint ce stade !

Et comme relativiser fait parfois du bien, avez-vous déjà prêté l'oreille au doublage version US des séries Dragon Ball ? Même si le nôtre est rempli d'erreurs et d'imperfections, le leur est juste HORRIBLE au niveau du jeu d'acteur. Personnellement, je n'ai jamais entendu pire doublage pour un anime. Et comme si ça ne suffisait pas, ils ont aussi refait les musiques à leur sauce. Si vous cherchez un thème de la série sur YouTube, il y a des chances pour que vous tombiez sur ces morceaux et non les originaux. Quelle horreur...


V] La situation des films Dragon Ball Z par rapport à la série.
Léger spoiler :

La liste n'est pas exhaustive. Concernant l'intégration de ces films dans la série, et pour que ce soit plus lisible, une précision ne sera apportée que lorsque cette intégration est possible. Cela signifie qu'en l'absence de mention particulière, les numéros d'épisodes indiqués restent donc approximatifs.

- A la poursuite de Garlic (1989) : il peut être visionné quelques épisodes après le début de Dragon Ball Z, le temps de voir certains personnages. Il est à noter que les épisodes fillers 108 à 117 constituent en quelque sorte la suite de ce film.

- Le robot des glaces (1990) : On peut le voir après l'épisode 36.

- Le combat fratricide (1990) : même chose que précédemment.

- La menace de Namek (1991) : on peut le voir autour de l'épisode 40.

- Baddack contre Freezer : l'histoire se déroule avant même le début de Dragon Ball, la première série. Il vaut mieux le regarder autour de l'épisode 40 de DBZ. Pour information, son dénouement, pour autant prévisible qu'il soit, est spoilé dans le premier épisode de Dragon Ball Kai. Il fait partie des meilleurs films, ne serait-ce que parce qu'à cette période n'existait pas encore toute cette surenchère au niveau de la puissance des protagonistes. En cela, il reste plutôt original dans sa construction. On notera que ce film contient une piste musicale non utilisée dans la série, à savoir celle intitulée "Solid State Scouter".

- La revanche de Cooler (1991) : il vaut mieux le voir après l'épisode 107.

- Cent mille guerriers de métal (1992) : la suite du film précédent. Il vaut mieux le voir après l'épisode 129.

- L'offensive des cyborgs (1992) : après l'épisode 135. A noter un dessin bien "dégueu" de Son Goku tout à la fin.

- L'histoire de Trunks : s'intègre bien à la série. Il est à voir après l'épisode 122. A l'instar de Baddack contre Freezer, il se démarque nettement des productions habituelles, et figure à ce titre parmi celles à ne pas rater.

- Broly le super guerrier (1993) : on peut le voir de préférence après l'épisode 170. Ce film figure probablement dans le top 3 des meilleurs de la liste.

- Les mercenaires de l'espace (1993) : celui-ci s'intègre bien à la série. On peut le voir après l'épisode 194. A noter que la vf appelle Satan "Monsieur Hercule Satan" presque tout le temps, ce qui finit très vite par gaver. "Hercule" portant une cape à son nom, les responsables de l'adaptation ont dû trouver judicieux d'utiliser les deux...

- Rivaux dangereux (1994) : c'est la suite de "Broly le super guerrier". On peut le voir après l'épisode 207. Ce film figure parmi les plus mauvais.

- Attaque super warrior (1994) : c'est la suite de "Rivaux dangereux". On peut le voir après l'épisode 226. Ce film est sans doute le plus nul.

- Fusions (1995) : après l'épisode 251.

- L'attaque du dragon (1995) : il s'intègre bien à la série et peut être vu après la fin de celle-ci.

En guise de conclusion : s'il n'y avait que 5 films à retenir, ce serait Broly le super guerrier, l'histoire de Trunks, Baddack contre Freezer, Fusions et l'attaque du dragon. Les mercenaires de l'espace et Cent mille guerriers de métal sont quant à eux regardables. Le reste est hautement répétitif et sans grand intérêt, et nous touchons même le fond avec Rivaux dangereux et surtout Attaque super warrior. Ce film est tellement nul qu'on a dû inventer un titre qui laisse croire le contraire. Et Bio Broly (son autre appellation), ce n'est pas mieux dans le genre. Sérieusement, on dirait une évolution du Pokemon Tadmorv, avant l'heure...


VI] Son Goku : le meilleur héros de shonen de sa catégorie ?
Spoiler (Hokuto no Ken, DB, DBZ) :

Souvent par facilité puisque c'est l'un des plus connus, on cite Dragon Ball quand on veut pointer du doigt les défauts de tel ou tel dessin animé, qui aura alors des "combats à la DBZ", comprendre pas très élaborés et qui se résument à une débauche de puissance avec des power-up alignés les uns à la suite des autres. Pourtant, s'il est un point où Akira Toriyama n'a jamais été approché de près comme de loin, c'est bien concernant ce que j'appellerais l'équilibrage de son héros. Bien sûr, on sait tous qu'un héros se situe(ra) d'emblée, dans son domaine de référence, au sommet de la hiérarchie. Mais il y a héros et héros. Il y a le héros infaillible et horripilant du début à la fin comme Tsubasa dans Captain Tsubasa (Olive et Tom), pour qui tout réussit dans 99% des cas. Il y a également Takumi, celui d'Initial D qui, non content de mettre à la rue tous ses concurrents, trouve le moyen de constamment faire la gueule. Yugi, dans Yu-Gi-Oh!, figure naturellement lui aussi sur le podium. En 4ème position, on pourrait mettre Luffy de One Piece, pour qui on dénombre seulement deux défaites en 70 volumes. Garderait-il son sourire niais tout le temps s'il était vaincu tous les 5 tomes ? Enfin, ces positions ne sont pas vraiment fermes puisque Tsubasa, lui au moins, s'entraîne tout au long du manga.

De l'autre côté, il y a les héros dits en quête d'apprentissage : Sakuragi dans Slam Dunk (on pourrait même rajouter Rukawa qui, tout prodige qu'il est, ne fait pas non plus gagner son équipe à lui seul), Gon dans Hunter x Hunter, etc. Ils débutent tout en bas de l'échelle et leurs progrès sont le fruit de leur entraînement du moment.

Au sujet de Son Goku maintenant, qu'avons-nous ? Enfant, il perd en finale des tournois d'arts martiaux contre Tortue Géniale (déguisé), puis plus tard contre Tenshinhan. Il a beau être très fort, il ne gagne pas ses 2 premières compétitions ! Adulte, il doit affronter son frère Raditz en duo avec Piccolo, et y laissera sa peau. Contre Vegeta, il ne fait pas le poids. Et c'est grâce à des concours de circonstances énormes (Yajirobe, Gohan en gorille) qu'ils arrivent à s'en débarrasser. Même en s'étant entraîné chez Kaioh, Goku n'était pas plus fort que Vegeta. Contre les cyborgs ? Il est absent à cause de sa maladie, l'auteur mettant alors en valeur le Prince des Saiyens. Malgré son entraînement dans la salle spéciale, il doit abandonner contre Cell, pour finir complètement éclipsé par Son Gohan. Contre Buu, il ne pourra compter que sur un genkidama, après avoir tenté de nous faire croire qu'en Super Saiyen 3, il aurait pu en finir avec la première forme. De manière anecdotique, même Vegeta fera malicieusement remarquer à Tortue Géniale, dans le dessin animé du moins, qu'à l'époque de leurs premiers tournois, lui-même était d'un tout autre niveau. C'est pourquoi il n'y a, à mon humble avis, pas plus équilibré que le personnage de Son Goku.

Un autre poids lourd du secteur, non cité précédemment, aurait pu faire meilleure figure. Je veux parler de Kenshiro d'Hokuto no Ken. Nous avons à la fin de la saison 2 une explication de pourquoi ce héros est aussi fort : tout simplement parce que son école d'arts martiaux est celle "des champs de bataille", héritière d'une histoire vieille de 2000 ans. Ses dignes représentants l'ont façonné en se confrontant à d'autres écoles. Cerise sur le gâteau, une statue permet à son héritier d'acquérir des techniques ultimes, rien qu'en la touchant. Et nous avons le héros qui confie à son rival qu'il vient de battre, que s'il avait été dans sa propre école et lui dans la sienne, alors leur sort aurait sans doute été différent. Il est vrai qu'on apprend plus en sortant de ses frontières, m'enfin le dernier rival régnait juste sur le pays des démons, censé être bien plus impitoyable que les contrées vues jusque-là. Bref, pour fermer cette parenthèse, c'était une fin quand même un peu facile (même si je l'ai adorée).