Vue d'ensemble - Filler Guide


> Vision d'Escaflowne

Genre : mecha / romance
Anime : 1996, 26 ép (8)
Studio : Sunrise





I] Concernant la musique, le doublage, le design des personnages et les manga.
Pas de spoiler :

Commençons par le character design : s'il y a bien une chose qui sera soulignée tant par ceux qui auront apprécié ou non cette série (culte), ce sera sans doute la façon dont les nez des personnages ont été dessinés. Quoi qu'il en soit, il apparait très improbable que cela suffise à décourager du visionnage (si vous voulez voir pire, jetez un oeil au design des lèvres dans Initial D ou aux nez dans Akagi et Kaiji). Pour le reste, l'anime n'a pas mal vieilli.

Concernant la musique, n'ayons pas peur de dire que nous avons affaire là à une des meilleures bandes son jamais produites pour un dessin animé de ce format. On a peine à croire qu'autant de musiques aient pu être conçues pour un dessin animé de seulement 26 épisodes. Mis à part le thème du générique de fin, qui parait peu inspiré et surtout en total décalage avec l'ambiance de la série, chaque composition a bénéficié de la plus grande attention. Une OST sublime que l'on doit entre autres à Yoko Kanno qui, non contente d'avoir bercé nos oreilles avec Vision d'Escaflowne, remettra ça 2 ans plus tard avec Cowboy Bebop.

A propos du doublage, brièvement : il est très satisfaisant. Et Jacques Albaret (qui double le directeur adjoint Skinner dans la série X-Files) nous refait avec Folken ce qu'il avait fait pour le personnage de Vicious dans Cowboy Bebop, c'est-à-dire un vrai travail de professionnel.

Au sujet des manga, publiés en parallèle, les dessins (assez faibles) et l'histoire n'ont pas grand-chose à voir avec ceux de l'anime.


II] Concernant le film, "Escaflowne : une fille sur Gaia", sorti en 2000.
Pas de spoiler :

Bonne nouvelle pour les amateurs de vf : les voix de la plupart des personnages sont les mêmes que celles de la série. Le film, d'une durée d'environ 1h30, en reprend fidèlement l'univers, mais raconte sa propre histoire. Il n'est pas comme certains des films Evangelion qui se contentent de remontages de la série, sans réel intérêt. On a affaire ici à une sorte de réalité alternative, qui donne au film la possibilité d'être visionné tant par les connaisseurs que les néophytes. Toutefois et comme souvent, si vous prévoyez de jeter un oeil à la série, il vaut mieux ne pas commencer par le film car celui-ci risque d'entretenir quelque confusion : les aptitudes, les mentalités et le design des personnages ne sont pas toujours ceux de la série.

Si vous commencez par le film et enchainez ensuite par la série, vous risquez de vous demander pourquoi cet idiot de personnage ne déclenche pas son "super pouvoir" vu dans le film. C'est bien simple, il n'en a jamais été question à la base ! Côté design, les personnages de Folken et Allen ont subi un sérieux lifting. L'héroïne n'a pas non plus les mêmes caractérisques. En résumé, c'est une toute autre histoire avec des personnages plus ou moins ressemblants.

Comme la série, le film contient des scènes assez sanglantes.