Vue d'ensemble - Filler Guide


> Ken le survivant

Titre original : Hokuto no Ken
Genre : arts martiaux
Anime : 1984~1988, 152 ép (7)
Manga : 1983~1988, 27 vol (8)
Auteur : Tetsuo Hara / Buronson



I] C'est fidèle au manga ou pas ?
Léger spoiler :

Mettons-nous d'abord dans l'ambiance, avec pourquoi pas une vidéo parodique hilarante, ou celle d'un fan , visiblement lui aussi très sensible aux musiques de l'anime.

Ken le survivant est constitué de 2 séries appelées communément Hokuto no Ken 1 (109 épisodes) et Hokuto no Ken 2 (43 épisodes), cette dernière n'ayant jamais été doublée. La série s'achève au chapitre 210, correspondant à peu près au milieu du volume 24. La fin du manga n'a donc jamais été adaptée, ce qui représente tout de même un peu plus de 3 volumes. On dénombre par ailleurs une vingtaine d'épisodes fillers, sans grande conséquence concernant la fidélité de la série par rapport au manga.

Le manga reste toutefois bien plus violent que l'anime. On peut citer 3 exemples :

- Raoh qui détruit un vieillard, alors que dans l'anime ce dernier survit
- Shachi qui reste en entier dans l'épisode 37, alors qu'il perd son bras gauche et sa jambe droite dans le volume 22
- le sang de couleur blanche (pas toujours) et les explosions de corps en noir

En bref, Hokuto no Ken et City Hunter à la télévision, même combat : ça édulcore à mort ! Ou dit autrement : "tu ne le sais pas encore, mais c'est déjà censuré !". Ceci dit, il y a édulcoré et édulcoré. Les coupes opérées dans City Hunter sont d'un tout autre niveau que celles qui ont été faites pour HnK, qui reste un dessin animé très violent par nature, alors que le premier a quasiment tout perdu de sa noirceur pour faire la part belle à la comédie.


II] J'ai vu sur youtube des extraits du doublage français. C'est une parodie réalisée par un groupe de fans ou c'est vraiment le doublage officiel de la série ?
Pas de spoiler :

Vu comment est posée cette question, vous avez une idée de la réponse. Pour résumer, la petite histoire raconte que l'équipe de doublage de l'époque était pour le moins réticente à adapter cette série en l'état, à cause de sa violence et surtout du jeune public visé (cf. le Club Dorothée). Ils ont donc décidé, en demandant bien sûr au préalable l'accord des responsables et auteurs japonais, de... Euh, une seconde, une erreur s'est glissée. Ils ont donc décidé, a priori de leur propre chef et sans aucun respect pour l'oeuvre originale, de doubler la série de manière humoristique. Ceci était censé atténuer la violence de l'anime, ce qui était d'une certaine manière un peu inutile car elle censurait d'elle-même la plupart des scènes violentes (explosions de tête, de corps, etc.) en les remplaçant d'office par des corps informes de couleur noire et en coloriant en blanc le sang et les organes jaillisants. Certes, tout n'était pas censuré par le studio d'animation, mais peut-on croire un seul instant qu'une scène horrible est plus acceptable juste parce qu'un personnage à l'écran raconte une blague ou fait un jeu de mots l'instant d'après ? Toujours est-il que Ken le survivant a connu sans aucune contestation possible l'adaptation la plus éloignée et la plus irrespectueuse qu'une série japonaise ait pu avoir.

Et si c'était à refaire ? Etrangement, ce doublage décalé, pour toute personne dotée d'un minimum d'humour, est une perle dans son domaine. On ne compte plus le nombre de répliques cultes tout droit sorties des cerveaux de l'équipe de doublage, dont principalement Philippe Ogouz, la voix du héros Ken. Cette série, comme la plupart à l'époque, a été doublée en petit comité (incitant au jeu de celui qui sortira la réplique la plus décalée), si bien que Philippe Ogouz a au final doublé un nombre incalculable de protagonistes. Moi-même, j'ai des difficultés pour le calculer. Quoi qu'il en soit, on se tournera naturellement vers une version sous-titrée, afin d'apprécier à sa juste valeur un titre qui mérite le visionnage, ne serait-ce que pour les références dont il a été l'objet (One Piece, Le collège fou fou fou, Nicky Larson, GTO, Bleach avec l'épisode 138 où quelqu'un lit carrément ce manga et reprend la fameuse expression : "tu es déjà mort", etc.).

Deux des principales écoles d'arts martiaux de cette série s'appelant, brièvement, le Hokuto et le Nanto, les doubleurs comédiens se sont donnés à coeur joie d'en trouver des dérivés (parodies de noms d'attaques) à visée humoristique :
- Nanto de fourrure, Nanto qu'on laisse au vestiaire, Nanto de lapin, Nanto de vison, attaque Nanto de tigre, attaque Hokuto (hauts couteaux) à pain la fureur du dragon, Hokuto de cuisine, Hokuto à viande, Hokuto à beurre, Hokuto à désosser, Hokuto multi-lames, Hokuto suisse, Hoku-torrent de montagne, Hoku-taureau de combat, Hokuto à huître, Hokuto à éplucher, Hokuto à steack, etc.

Certains [qui ?] (citations nécessaires, ou on te brûle ta baraque !) seront tentés d'affirmer qu'il vaut mieux une version française qui prête ouvertement à rire, plutôt qu'une qui se prenne au sérieux, souvent en vain. Ce délire ne commence toutefois qu'après une dizaine d'épisodes environ.

Quelqu'un avait extrait une bonne partie de ces doublages décalés (il en manque quelques-uns). En tant que fan de HnK (vf et vo), je lui adresse mes remerciements. L'archive est accessible via le site yusuketeam.com. Pour les connaisseurs de l'anime, rires garantis !


III] Retranscription des répliques cultes de Ken le survivant (157).
Pas de spoiler :

Comme on n'est pas à l'abri d'un lien mort avec le temps, et aussi pour ceux qui ne pourraient écouter les sons sur le moment, voici une retranscription partielle de ces fameux doublages cultes. Forcément, cela rendra moins bien à l'écrit, mais on aura déjà une bonne idée du niveau de délires atteint par les doubleurs comédiens. Au passage, on notera que Philippe Ogouz, la voix du personnage principal (Ken), faisait aussi la plupart des voix des méchants de seconde zone, ce qui a dû faciliter encore plus la chose. A noter que les épisodes 80 à 91 inclus ne comportent strictement rien de "délirant", autrement dit leur doublage est normal.

- [Ken avec l'accent mexicain] Yé toujours eu confiance en la justice de mon pays.

- [Ken toujours avec l'accent] A votre service, señor.

- Dis-moi c'que représente cette statue ? Allez ! [Ken] Yé aucoune idée.

- Cet homme monstrueux s'appelait Amiba Résille.

- Ton heure a sonné ! [l'autre] Mais non, t'avances.

- Attaque Nanto de vison des 1000 poings.

- C'est le spécial de l'école de Nanto de vison.

- 4... 3... 2... qu'est-ce qu'il y a après ? Ah, 1.

- 5... 4... euh... oui, 3 !

- 1... 2... 3... 4... euhhh... 6... euhh, non, 5, non, 5. Enfin, apportez-moi les prisonniers d'la cellule numéro 5, voilà, c'est ça !

- Je vais compter moi-même jusqu'à 3. [Ken] Si tu sais l'faire !

- Ça m'est égal, na, ça fait même pas mal ! [Ken] Dans 7 secondes, tu s'ras mort ! [l'autre] Non, non, pas 7 secondes, c'est pas assez. Donne-m'en 2 d'plus !

- Tranchez-lui la tête ! Et les pieds, et les bras... Alouette.

- [des prisonniers sur le point d'être guillotinés] C'est vrai, c'est pas la peine de nous raccourcir, on est déjà tout ptit ! Hé, j'y tiens à ma tête, c'est tout l'portrait d'ma mère. Fais pas ça. Rien qu'd'y penser, j'ai la migraine.

- [une brute dont la tête est comprimée par Raoh] Tiens, j'ai la migraine !

- [une brute obligée d'être à 4 pattes] Hé, fais quelque chose, hé, j'suis pas un chien. J'vais pas passer le reste de ma vie comme un chien. Vous n'avez pas l'droit ! Donnez-moi au moins... d'la pâtée.

- [Ken] Tu n'pensais tout de même pas que tu allais pouvoir nous posséder avec ce déguisement grotesque. [une brute, mal déguisée en vieille femme] Tu veux dire que tu sais depuis l'début que j'me suis déguisé ? [Ken] Evidemment. Qui pourrait croire une seconde qu'une femme aussi horrible puisse exister. Surtout avec une barbe... de 5 jours. [l'autre] Zut, j'avais pas pensé à ça. [Ken] La prochaine fois que tu voudras jouer à la ptite mémé, tâche de te raser d'un peu plus près. [l'autre] Ah, bah oui.

- [Ken] C'est la coutume. On m'a appris ça quand j'étais ptit. Tu n'peux plus contrôler tes mouvements. Tu vas rester comme ça à 4 pattes. Et si jamais tu essaies de bouger, tu exploseras tout simplement. Boum... Boum, boum ! [l'autre] Non !!! [Ken] Si.

- [un adversaire à l'agonie] Comment as-tu fait ? [Ken] J'peux pas te l'dire !

- Ah, je t'en prie. Sauve-moi s'il te plait, cet homme me glace, je veux pas avoir froid. Je te recommanderais auprès de mon maître, vite, sauve-moi ! [Ken] Inutile d'emmener tes valises, la consigne de la gare est fermée, mon grand.

- Sa botte secrète est redoutable. Elle est si rapide et si tranchante que lorsque le sang jaillit... oh, c'est déjà un bloc de glace à la vanille, et le corps de l'adversaire s'est bleuit par le froid.

- La technique de combat de la banquette royale est née en Chine, lorsque la mousse tâche.

- Mon bras est cassé, il est cassé, il m'a cassé le bras. Maman j'ai mal, j'ai maaaaal ! [Ken] La prochaine fois, je te casserais les pieds.

- Tu ne pourras pas me tuer, tu m'entends. Je vais venger tous mes frères. [Ken] Tais-toi et cesse de mentir. Tu es déjà mort et tu n'le sais pas.

- Pauvre idiot, tu es déjà mort et tu n'le sais pas.

- Tu n'le sais pas encore, mais tu es déjà mort ! [l'autre] Quoi, qu'est-ce que tu dis ?!

- Sais-tu au moins que tu es mort ?

- [une brute à 2 secondes de la mort] Je... suis... une mouette ! [un autre] Et moi, un cormoran !

- [Rei s'adressant à un méchant] Alors, tu es le ptit dernier ? [Ken] Oui, le dernier d'la classe !

- Excellence, Excellence ! [l'autre] Qu'est-ce qui s'passe encore ? [le garde] C'est Toki, Excellence. [l'autre] Et qu'est-ce qu'il a fait, Toki ? [le garde] Tic Tac Toki ! [l'autre] Quoi ??? Il a fait Tic Tac, Toki ? Bizarre. Il était plongé dans une totale léthargie depuis qu'il est ici, et il a fait Tic Tac tout d'un coup comme ça, Toki ?

- Toki, Toki ! Tout l'monde n'a que c'mot-là à la bouche ! Pourquoi on ne jure que par lui ? Pourquoi tout l'monde est toqué de Toki, alors que j'suis un génie !

- Allez, avance ! Froid, tiède, chaud, viens, tu brûles !

- Attaque Hokuto à viande, du doigt de la mort.

- Buvez, mes enfants. Buvez cette eau croupie pendant qu'elle est fraîche.

- Ken, qu'est-ce que tu fais là ? [Ken] J'aiguise mes couteaux. [Rei] Ahhh, il faut toujours que tu aiguises tes couteaux.

- [un homme à l'agonie avec trois couteaux dans le dos] L'homme aux 7 cicatrices ? [Ken] Oui, c'est moi, et toi tu es l'homme aux 7 couteaux ?

- Attends ! C'est toi l'plus fort, je l'reconnais. Ton spécial de la Grande Ourse était incomparable. J'te fais mes excuses... [Ken] Garde tes excuses pour dieu le père, car tu auras bientôt des comptes à lui rendre !

- Tiens bon ! [Ken, moribond] Facile à dire.

- Comment est-ce que tu as pu découvrir mon secret ? [Ken] Fastoche !

- [Shu] Merci de ton aide. [Ken] Oh, c'était fastoche. [Shu] Sans toi, j'aurais été obligé de baisser les armes devant eux. [Ken] Mais oui, mais enfin. [Shu] Ils faisaient partie des troupes de choc du colonel Souther. [Ken] Hmmm.

- [Ken] Shin. Tu vas voir, c'que tu vas voir !

- Si on t'a suivi jusqu'à aujourd'hui, c'est parce que tu es le génie sans bouillir.

- Par le couteau à viande, je couperai vos gigots !

- Je suis le roi du haut canif.

- Adieu l'héritier du Hokuto de cuisine.

- Ce sont mes osselets qui craquent [suivi de bruits d'osselets].

- Je suis l'meilleur, tu entends ? Je suis le meilleur aux osselets.

- Ses plaies se sont refermées. [l'autre] Je dirais même plus... Ses plaies sont refermées. Toujours à c't'heure-ci.

- Retourne chez toi, je t'en prie. Tu prends des risques avec moi.

- Tu es sans nul doute l'héritier du Hokuto multi-lames.

- L'essence même de l'école Hokuto à beurre est de frapper son adversaire, sans le toucher.

- C'est lui ! Le maître du Hokuto à beurre.

- Il existe une contre-attaque fulgurante qui est enseignée dans l'école Hokuto de cuisine.

- C'est ici et maintenant que s'achève ta route. Je serais bientôt le seul et unique détenteur du savoir Hokuto à huître.

- Attaque couteau à pain, la fureur du dragon.

- Il utilise la technique planche à pain !

- Viens affronter ton destin ! J'te f'rais comprendre que tu n'es pas de taille à vaincre le roi du Hokuto à pain.

- Le secret de l'école Hoku-torrent de montagne réside dans la supériorité de l'esprit sur la matière. (note : c'est dit par un remplaçant, qui semble s'être forcé à sortir ces répliques idiotes, tellement elles paraissent fades en comparaison des originales)

- Attaque Hokuto du sabre du cheval blessé. (note : idem. Personnellement, j'ai toujours trouvé cette réplique désespérément nulle.)

- Même si nous gagnions, nous perdrions notre honneur de disciples du Hoku-taureau de combat. (note : encore dit par un remplaçant...)

- Et rien ne pourra me faire changer d'avis, puisque Ken devient l'héritier de l'école Hokuto suisse.

- L'attaque de la Grande Ourse est d'une puissance incalculable. Moi-même j'ai des difficultés pour le calculer.

- [sur une musique triste] Il m'a demandé de vous remettre ceci. Il m'a dit qu'il regrettait de ne pas avoir pu libérer votre frère. Il m'a dit beaucoup d'autres choses, mais malheureusement j'ai oublié.

- Quoi qu'il arrive je tiendrai ma promesse. Tu paieras pour tes crimes. Je suis ton juge et je s'rai ton bourreau ! [Souther] Ha, ha, ha. Ah oui ? Eh bah c'est celui qui dit qu'y est.

- Je suis Souther, le roi du Nanto... de fourrure.

- Quand le désordre règne parmi le Nanto de cuisine, le Hokuto sème la paix.

- Ha, ha, ha, ha, ha. La légende veut que quand le désordre règne dans le Nanto de cuisine, l'héritier du Hokuto de fourrure apparaisse pour ramener la paix.

- Détrompe-toi. C'est de la victoire finale que j'me rapproche. Et de la fin du Hokuto à viande.

- Attaque Nanto de tigre. [l'autre] Attaque Nanto... de fourrure.

- Attaque Nanto, le poing du guerrier dans la figure. [Ken] Attaque Hokuto, coup d'pied volant avec pointure.

- Coup d'pied volant, non identifié.

- Attaque aux petits couteaux sinueux et torturés.

- Couteau de cuisine, et petit canif.

- Ha, ha, ha, ha. Quand 2 disciples de l'école Hokuto canif et Nanto de vison s'affrontent, il n'y a jamais de survivant.

- [Ken qui essaie d'ouvrir une porte blindée en vain] Oh, je glisse, mes ongles. Oh, j'ai plus d'ongles. Mes doigts, mes mains !

- [un méchant frappé par Ken] Hé, j'ai pas vu les coups partir, hé. Oh, mais oh, qu'est-ce qui s'est passé, hé ? Ken, arrête, j'ai rien vu du tout !

- [une brute à son chef en train de suffoquer] Courage, capitaine, ça n'est qu'une arête !

- Je suppose que tu connais cette attaque d'Hokuto de cuisine, n'est-ce pas ?

- Vengeance par la botte secrète du couteau de cuisine !

- Tire-bouchon saignant et couteau.

- Attaque Hokuto dite attaque helvète.

- [un méchant qui va bientôt mourir] Ah non, ah non non ! C'est pas possible, c'est pas écrit dans l'histoire. Nan, nan, nan, tu dois pas m'tuer !

- Défense Hokuto à désosser.

- C'est une défense Hokuto à éplucher.

- Couteau de cuisine, couteau de salle à manger ! Maintenant vous connaissez la douleur des blessures.

- [le narrateur] Un des six grands maîtres du Nanto qu'on laisse au vestiaire a levé une armée qui pille tout sur son passage.

- Couteau à steack, montre-moi c'que tu sais faire.

- Ce désordre n'a que trop duré. [Raoh] Je sais, Ryuga. [Ryuga] Cette époque a besoin de toi, tu dois servir d'axe et de guide et faire régner l'esprit de discipline que tu as acquis à Hokuto. [Raoh] Quel couteau ?

- Est-ce que vous savez où je peux trouver Ryuga ? [l'autre] A Montélimar !

- [Ryuga] Je vais tuer celui que tu aimes. Et je resterai fidèle à Montélimar.

- Je vais déclencher contre toi la technique du Phoenix Arizona. (note : Phoenix est la capitale de l'Arizona)

- Mais j'suis bien impressionné cependant par ta détermination et ton courage. [Ken] Je n'sais même pas ce que signifie le mot courage. [l'autre] Eh bien courage, veut dire quelqu'un d'courageux. Et quelqu'un, euh... qui s'rait particulièrement courageux si tu vois c'que j'veux dire. Quelqu'un qu'aurait pas peur, quoi.

- Des miracles... Eh bah si lui fait des miracles, tu peux m'appeler Jean-Baptiste !

- L'oiseau du vent de l'école Nanto d'lapin. J'ai de plus en plus l'impression de l'avoir déjà rencontré.

- Les oiseaux de feu de l'école Nanto, sont des disciples particuliers qui ont reçu un entraînement spéciaaal. Leurs attaques ont la grâââce et la rapidité de l'oiseau de feu et leur pouvoir est d'une force et d'une cruauté sans égaaal.

- Oh mon dieu, il est mort. [l'autre] Nan pas encore. Argh, ho, il reste encore un tout ptit peu d'vie en moi.

- Oeil pour oeil, oreille pour oreille.

- [Mamiya] Viendra le temps où même les gens comme toi souriront. [Ken, soupirant] C'est dur de dormir ici.

- Ha, ha, ha. Personne ne peut me battre. Je n'suis pas seulement le plus beau, je suis également le plus intelligent et tu vas bientôt l'apprendre... par les journaux, ha, ha. [Toki] Par les journaux, attention, à mon avis il a une idée derrière la tête.

- Décidément les temps comme les oeufs sont durs. Et la bêtise... n'a pas d'limites.

- Peut-être un. Deux sûrement. Trois bouteilles en bois. [une brute] Bah quoi, qu'est-ce qui t'prends ? Pourquoi tu comptes comme ça ? [Ken] Tu le sauras bien assez tôt. Huit peut-être. Neuf sûrement. Et dix avec vous. (note : il compte les morts à venir)

- Bah, ça va pas, hé, qu'est-ce qui t'prends, Névada ? [l'autre] C'est Rei qui m'a mis une baffe [il explose]. [Amiba] C'est la baffe de Nanto.

- Oh, il abuse, hé ! Vous abusez chef, non vous abusez, hein !

[brute 1] Regarde ! Y a un homme étrange, là-bas ! [brute 2] Mais y a rien d'étrange, je l'trouve plutôt sympathique. [brute 1] Moi, je l'trouve étraaaange ! [brute 2] Qui ? Lui ou moi ? Qui est-ce qui est le plus étrange de nous deux ? [brute 1] Mais j'sais pas, en tout cas lui il est étrange ! [brute 2] Il est plus quoi ? [brute 1] Etraaange ! [brute 2] Qu'est-ce que tu dis, étrange vermine ? Quoi, j'entends pas ? Mais r'dis-le ! [brute 1] Ben j'te dis que parmi les étranges, c'est lui l'plus étrange ! [brute 2] Ben je veux oui, c'est moi le plus étrange ! [brute 1] Etrange, étrange, est-ce que j'ai une gueule d'étrange ? [brute 2] Ben j'vois pas ce qu'il a d'étrange moi, je vais aller le découper en tranches... et comme il m'plait pas, j'vais aller lui dire !

- [Ken] Lequel d'entre vous veut prendre la suite. Chacun a le droit à sa part. [brute 2] Quoi, mais c'est quoi là, c'est un monstre ce type là. Il est méchant ! [brute 1] Il est étraaange !

- [un méchant avec un fouet] Tu me parais fatigué. Je crois que t'as besoin d'un bon ptit coup d'fouet.

- [idem] Tu vas voir avec quoi j'vais battre mes oeufs en neige !

- Des chaînes, apportez des chaînes ! La 1ère, la 5, la 8, la 7.

- Roi du couteau de cuisine, roi du couteau à viande, adieu l'ami !

- Ne m'touche pas. Mon père va être furieux. Il a horreur qu'on fasse du mal à son fils. [l'autre] Ha, ha, ha ! Tu as un père, toi ? J'te croyais tout droit sorti d'une boîte à ordures.

- Tiens, je crois que tu as oublié ça. [une brute à qui on lance ses 2 bras coupés] Ah non, pas mon peigne !

- [un méchant qui vient de se faire découper un bras] Nan, c'est pas vrai. Il a cassé ma montre !

- [Shu] Bravo. [Ken] N'est-ce pas. [Shu] Tu es le premier homme à avoir pu parer cette attaque. [Ken] Hmm, oui, oui, oui. [Shu] Mais je m'demande combien de fois tu l'éviteras. [Ken] Eh bah tu verras. [Shu] Mais je n'peux pas !!! (note : il est "aveugle")

- [Shu] Et si l'on n'éprouve aucune peur de son adversaire, notre attaque devient imprévisible, indéchiffrable. [Ken] Je pourrais peut-être m'en faire un ami... en l'aidant à traverser la rue.

- Ton destin brille mille fois plus fort que toute la lumière que j'aurais pu voir au cours de ma vie et c'est grâce à moi. [Ken] Bon bah ça va comme ça.

- Il est dans les choux, Shu. Ha, ha, ha.

- J'ai entendu ta prière, Shu. Je suis près de toi, mon ptit Shu.

- [Ken] N'as-tu pas encore compris ? Cette tombe que tu m'as gentiment réservée... sera la tienne. [l'autre] Alors là, je me marre !

- [Shin qui frappe son adversaire au visage] Idéal, contre les rages de dents !

- [Shin] J'espère que t'as encore d'autres bottes secrètes. [l'autre] Arrête de faire le fanfaron. Je vais te tailler la tête en rondelles comme un salami ! Alors, qu'est-ce qui arrive ? [Shin] Tu voulais me montrer ta botte secrète, idiot, et maintenant tu parles de salami ? Allez, approche !

- Il n'a aucune chance de s'en sortir vivant. Ils vont le découper en rondelles... comme du saucisson.

- [Ken] J'ai touché tous les points vulnérables de ta poitrine. [l'autre] Tous ? [Ken] Ils vont exploser lentement les uns après les autres. [l'autre] Oh non, pas les points, pas les points !

- Vas-y, souris ! Qu'est-ce que tu attends ? [l'autre] Oh non, par pitié. Il me manque déjà 2 dents ! [Raoh] Et moi, il me manque de l'humour !

- [Ken] Ce n'était pas très difficile, le mensonge se lit sur ton visage. [une brute qui va bientôt mourir] Quoi ??? [Ken] Regarde-toi bien en face, tu comprendras c'que j'veux dire. [la brute] Bah, j'vois rien du tout sur mon visage. J'suis moche quoi, c'est tout.

- [brute 1] Eh, pas grand-chose. Il a inscrit un message sur mon corps, il m'a dit d'te l'apporter. [brute 2] Quel message ? Hé, mais t'as vu ta tête ? [brute 1 qui explose] Naannn !!! [brute 3] Euh, c'est un drôle de message.

- Mon corps est taillé dans l'acier, tu n'peux rien contre moi. Tu n'peux pas m'atteindre ! [l'autre] Ton acier est en train d'rouiller !

- Quelle ironie du sort. Je dois affronter mon meilleur ami. Pourquoi ? [le 2ème] Pourquoi ? [le 1er] Moi j'ai dis pourquoi ! [le 2ème] Bah moi aussi ! [le 1er] Pourquoi ? [le 2ème] Pourquoi quoi ? [le 1er] Pourquoi quoi quoi ? [le 2ème] Mais pourquoi tu dis pourquoi ? [les 2] Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

- [Souther] Pourquoi faut-il que les gens souffrent au nom de l'amour ? Réponds-moi, pourquoi ? Pourquoi doit-on souffrir au nom de l'amour ? Pourquoi ? Pourquoi ? [voix off] Parce que ! [Souther] Pourquoi ? [voix off] Parce que !

- Qu'est-ce que t'attends, mords-le ! [Ken] Plus d'canines, et plus d'molaires. Tes crocs gluants ne sont pas prêts de resservir, ma ptite poule.

- [au sujet du monstre désormais impuissant] J'ai toujours su qu'il n'était qu'une grande gueule.

- Oh, mais qui es-tu, toi ? [Ken] Mon nom est sans importance pour toi, pustule.

- Toi l'étranger, qui es-tu ? [Ken] Je n'réponds pas à un monstre comme toi.

- Tu parles trop langue trop longue, ça rend bavard.

- Attrapez-le ! [un autre] Tu l'as dit bouffi !

- Toi tu fonces dans l'panneau tête baissée, pov'pomme !

- Confidence pour confidence, gros pouf.

- Quand tu voudras, grosse tête enflée.

- [Ken] Réfléchis-bien à tous les crimes que tu as commis pendant le temps qu'il te reste, mon gros. [l'autre] Nan, nan, attends. Attends, maigrichon.

- Ha, ha, ha. Tu perds ton temps ! [Ken] C'est c'que tu crois, gros lard. J'ai une petite surprise. [l'autre, frappé de partout] Ahhh, je maigris...

- Dites-moi, les rigolos. J'vous conseille de la laisser tranquille.

- A cause de cet idiot, on a perdu du temps. Il va falloir qu'on l'rattrape et que j'retrouve Henri, Roger, Jean-Pierre et Marcel. Allez, dépêchez-vous un peu ! En avant, toute la bande. [un autre] René, attends-moi !

- Mais c'est pas croyable ! Personne n'a résisté. Je m'demande comment j'vais m'en sortir, moi. Ô, viens à mon aide. Ô, mon frère Michou.

- [Ken] En réalité cette tombe était beaucoup trop ptite pour toi. Mais tout s'arrange dans la vie, il suffit d'être patient. [l'autre, bientôt mort] Qu'est-ce qu'il m'énerve !!!

- [Ken] Jackal, enfin on se retrouve ! [Jackal] Ahhh, justement j'te cherchais moi aussi, je tenais surtout à m'excuser. C'est un affreux malentendu, et j'aimerais qu'on devienne bons amis. Parce que, ha, ha. Au fond, moi j'ai rien contre toi... Tiens, attrape ça ! [Ken qui esquive] Tu veux dire, tu ne peux rien contre moi ! [Jackal, dépité] C'est pas un homme ce type-là, c'est une calamité.

- Je suis la 6ème étoile de l'école de Nanto... et je me lève tôt.

- Le roi du Nanto ou tard ne devrait pas perdre son temps avec ce minable. Je vais lui régler son compte, moi.

- Tu es Ken le survivant et tu as suivi l'enseignement de l'école de Hokuto ou tard ? [Ken] Plutôt tard. [Ryuga] Plutôt tard que jamais, là est le principal.

- Tu as assassiné mon père, Raoul. Tu l'as tué, pour assurer tes ambitions. Tu vas payer. [Raoul] Tu m'f'ras un prix ?

- Le moment est venu de payer tes factures. Et elles sont chères.

- Quand on s'attaque aux Kibas, c'est perdu d'avançass.

- [le narrateur] Rei, prénommé Albert Rei, de la famille des Kibas et grand maître des arts martiaux, a trahi les siens pour une raison inconnue, en combattant aux côtés de Ken pour sauver le village de Mamiya. Le bruit court que ce mystérieux personnage est à la recherche de l'homme aux 7 cicatrices pour se venger. Mais dans quel but Raymond Rei, exactement, doit se venger ? Et quels secrets se cachent sous le voile de la mariée ?

- [le narrateur] L'héritier du Hokuto de cuisine est le seul capable de venir à bout du tyran. Et de détruire l'édifice sacré du Nanto de fourrure.

- [le narrateur] L'oiseau du vent, Shu, plus connu sous le nom de Shu, est tombé aux mains du terrible Souther.

- [le narrateur] Mais Shiba, fils de l'oiseau du vent, vient à son secours. Il parvient in-extremis à libérer Ken de la prison où celui-ci agonisait. Ken... est à genoux. C'est rare pour un héros.

- Le désordre a frappé l'école Nanto de trois quarts, à cause de l'ambition démesurée de Uda.

- Je te présente mes gardes du corps personnels : Benji et Gigi.

- Le roi du Hokuto très aiguisé a décidé de devenir le maître de toute la planète. (épisode 46)


IV] Ma critique de la fin du manga Hokuto no Ken.
Spoiler :

A l'occasion de la fin de ma relecture intégrale du manga (la première), j'ai jugé intéressant de partager mes critiques concernant le dénouement. Brièvement, après avoir défait Kaioh dans le Pays des Démons, Ken connaît quelques aventures qui servent essentiellement à développer l'initiation de Ryu, le fils de Raoh. Il faut également préciser qu'à ce stade du manga, tous les ennemis rencontrés n'arrivent pas à la cheville de l'héritier du Hokuto Shinken. En parcourant les 3 derniers volumes, plusieurs interrogations, qui s'adressent à ceux ayant déjà lu le manga, me sont venues à l'esprit :

- depuis quand Bat sait atteindre des points vitaux ?!
- qui a eu intérêt à lui apprendre à toucher des points vitaux rendant amnésiques ?!
- d'où il peut guérir des blessures infligées par Borgue ?!
- quid de la mère de Ryu ?!
- qui le formera au Hokuto Shinken puisque Ken, l'unique héritier, s'y refuse ?!
- d'où Julia peut rendre Ken amnésique depuis l'au-delà ?!
- d'où lui vient son désir de le voir faire le bonheur de Lynn ?!

Bref, c'est quoi cette fin bidon ? En fait, en terminant le dernier volume, j'ai eu le sentiment que ce n'était en fin de compte pas spécialement regrettable que l'anime se soit arrêté au duel contre Kaioh. En tout cas à mes yeux, cette fin, qui certes ne manque pas de défauts, est bien meilleure que celle du manga. Un manga dont le message global, déroulé tout du long, est que l'amour triomphe toujours face à la violence. Et ce, même si Ken doit lui aussi en passer par... la violence ^^. De la violence imprégnée d'amour en somme.

Si le scénario n'est pas terrible sur la fin, la qualité des dessins fait par contre plaisir à voir.


V] Des clins d'oeil ou des références dans cette série ?
Pas de spoiler :

Les auteurs du manga se sont inspirés essentiellement de Bruce Lee, célèbre acteur chinois de films d'arts martiaux (The big boss (1971), La fureur du dragon (1972)), et de la série de films des années 80 Mad Max, où jouait Mel Gibson (L'arme fatale). On retrouvera ainsi, particulièrement dans le 2ème film, de nombreuses références à son univers impitoyable, son personnage principal, les costumes utilisés, la technologie et le contexte (le manque de ressources) de cette époque, la brutalité et la bêtise des méchants, etc. L'épisode 19 (filler) reprend même des éléments typiques du film. Concernant l'hommage à Bruce Lee, il y a bien évidemment l'usage de nunchaku par Ken, un clin d'oeil qui laisse peu de place au doute, sans oublier quelques postures et attitudes.

On peut aussi mentionner Toki qui, par son allure et ses capacités, rappelle un peu (ce qu'on rapporte sur) Jésus-Christ. Plus léger, dans Hokuto no Ken 2 (version manga), nous voyons à un moment Jabba the hutt (cf. Star Wars), personnage qui n'y ressemble plus vraiment en version dessin animé (épisode 04). Pour l'anecdote, on aperçoit Maître Yoda dans YuYu Hakusho. Sinon, les premiers dessins de Falco rappellent très nettement le visage de Dolph Lundgren (Rocky 4, Expandables), cette ressemblance tendant à s'estomper par la suite, hormis la coupe de cheveux.


VI] Au sujet de la série : "la légende de Raoh" et de l'édition du manga par Asuka.
Pas de spoiler :

Cette série dérivée, issue d'un manga de 5 tomes publié en 2006, comporte 13 épisodes (2008). On peut la visionner après avoir terminé Hokuto no Ken 1 (108 épisodes). Le manga n'a pas été dessiné par Tetsuo Hara. Le style est donc plutôt différent, sans choquer outre mesure. On peut assimiler ce titre à ce qu'est Lost Canvas pour Saint Seiya, c'est-à-dire un complément à destination des fans. Cette série est tout à fait recommandée pour les amateurs du personnage de Raoh, et ce d'autant plus qu'il n'y a pas énormément d'épisodes. Cerise sur le gâteau, son générique de début n'a pas vraiment à rougir face à celui d'Hokuto no Ken. Concernant la chronologie, "la légende de Raoh" s'arrête avant la rencontre entre les 2 personnages.

Au niveau du scénario, j'ai constaté, à ma grande surprise, que l'anime a zappé plusieurs personnages de l'histoire. Ainsi, nous retrouvons Amiba à la fin du tome 2 / début du tome 3, et l'origine de son différend avec Toki. Dans le tome 4, nous voyons Mamiya aider Reina à s'enfuir de la prison du lieutenant de Yuda, Dagar. A la fin du tome 4, Reina et Soga font face à Jagi, qui se fait passer pour Kenshiro. Mais il leur dit la vérité, vu qu'il confie n'avoir aucun intérêt à se frotter à Raoh. L'épilogue du manga nous donne des nouvelles de Ryu, le fils de Raoh. En résumé, ni Amiba, Mamiya, Jagi et Ryu n'apparaissent dans la série. Enfin, Sakuya est un personnage exclusif à l'anime, qui demeure fidèle dans les grandes lignes.


VII] Résumés des films et avis (en cours).
Spoiler :

- Shin Hokuto no Ken 1 (2003) : "la forteresse idolâtre", 56 minutes

résumé : l'histoire se passe quelque part vers la fin du manga, et donc bien après celle de l'anime, puisque Ken a enjoint Ryu, le fils de Raoh, à poursuivre son initiation par ses propres moyens. Ken suit donc sa route en solo et part au secours de Sarah, une guérisseuse "faiseuse de miracles" (à l'image de Toki), enlevée par le tyran Sanga. Ce dernier règne sur LastLand, un domaine où il s'est assuré du monopole de l'eau potable et de l'asservissement de la population, en faisant passer pour des divinités Sarah et un jeune prestidigitateur amnésique faisant jaillir de l'eau de ses mains. Ken est accompagné par Toby, le frère aîné du "magicien" désormais connu sous le nom de dieu Doha. L'héritier du Hokuto Shinken ne fera qu'une bouchée de Sanga, en le réduisant en charpie. C'est alors qu'un soir, un inconnu débarque à LastLand, avec l'intention d'en prendre le contrôle...

Avis : d'abord, le générique d'intro n'est franchement pas déplaisant. Musicalement, il n'y a rien de dérangeant non plus. Les compositions, et ce sera le cas pour la trilogie, s'insèrent parfaitement. Mais il faut dire qu'elles répondent au minimum syndical et que, pour ma part, aucune ne me restera en mémoire passé le visionnage. Ce sont donc avant tout des musiques d'ambiance, dans un esprit très éloigné des OST des séries originales. C'est graphiquement que la différence sautera aux yeux : certains décors et tous les véhicules (jeep, motos) sont réalisés en CG, c'est-à-dire dans un genre de 3D qui crée donc un contraste énorme avec le reste de la scène (les personnages). Personnellement, je ne suis pas réfractaire au changement, s'il ne dénature pas l'existant. Autant les CG dans la partie Hadès de Saint Seiya m'ont complètement fait décrocher de son univers dès les premières minutes, au point même de choquer mon petit coeur de fan, autant ici, il est nécessaire de rappeler qu'Hokuto no Ken l'anime n'a jamais brillé par ses dessins. C'est même l'un des plus "moches" ou vides qui existe. Ceci étant dit, pour les véhicules, il n'y a rien de perturbant. Mais pour les décors, ils m'ont donné l'impression d'être un peu surréalistes par moment, d'être plus des genres de maquettes 3D sorties d'un projet d'un architecte que de véritables constructions. Concernant l'histoire, rappelons d'abord l'objectif des auteurs, car ils se sont directement impliqués. Pour l'anecdote, ils ont même refusé à Akira Kamiya de reprendre son rôle de Ken (ce qui m'a incité à écouter la vf, qui n'est pas mauvaise), pour se tourner vers quelqu'un de plus jeune (forcément). L'objectif est donc tout simple : montrer ce que devenait Ken après la fin du manga. En tant que fan, ce film ne fait qu'utiliser les mêmes ficelles déjà vues 100 fois (Ken invincible, qui arrive toujours après qu'un village soit rasé, qui se venge en faisant sauter des têtes, etc.). Sans la réputation du manga ou de l'anime, ce film serait au mieux quelconque, au pire ennuyant. Mais parce qu'il y a Hokuto no Ken dans le titre, certains vont sans doute vous affirmer en haussant la voix que c'est forcément une tuerie, ce qui ne sera pas mon cas (sauf sous la torture évidemment, mais mon coeur est situé à droite alors ça va). Plus sérieusement, la trilogie adapte un manga des auteurs originaux, sorti en 1996, et intitulé "jubaku no machi" (the cursed city).



- Shin Hokuto no Ken 2 (2003) : "la technique interdite", 48 minutes

résumé : l'enfant, que Sanga faisait passer pour le dieu Doha, tombe gravement malade. Pressé par le temps, Ken décide d'aller chercher lui-même un remède, en franchissant une zone dangereuse contrôlée par les Clifflanders. Pendant ce temps, l'inconnu, dénommé Seiji, s'empare de la ville de LastLand sans rencontrer de résistance notable. Il est le fils de Sanga et voue à son père, qui l'avait jadis laissé pour mort en le jetant d'un précipice, une haine telle qu'il réduira son cadavre (recomposé par on ne sait quel miracle) en bouillie. De son côté, Kenshiro se heurte aux Clifflanders, sortes de bonzes pratiquant le Hokumon no Ken, un art martial dérivé du Hokuto Shinken et dont Seiji est lui-même détenteur. Mais leur chef s'incline très vite devant le légendaire successeur du Hokuto Shinken, et lui dévoile leur secret : ils ont choisi de consacrer leur vie à la défense de leur temple, édifié en réalité autour d'un stock d'armes de destructions massives issues des dernières guerres, et dont ils redoutent les ravages si elles tombaient entre de mauvaises mains. Après lui avoir remis le remède qu'il recherchait, il lui apprend que les lois de leur école punissent de mort tout déserteur (à cause du fameux secret). En tant qu'unique héritier du Hokuto Shinken, Ken accepte donc de se charger du fils de Sanga. C'est alors qu'éclate une révolte populaire à LastLand, déclenchée par Toby. Seiji, qui retient Sarah prisonnière, ordonne de réprimer ce soulèvement dans le sang.

Avis : toujours sans grand intérêt. Ce n'est qu'une banale suite, qui fait penser qu'on aurait sans doute préféré la fin du manga à la place. Et pour ceux qui rétorqueraient que la fin du manga n'était pas sensationnelle non plus, c'est sans doute vrai, mais entre une adaptation du manga de base et celle d'une suite possible qui n'a strictement rien d'original, je préférerais toujours le premier cas et de loin.



- Shin Hokuto no Ken 3 (2004) : "tout le poids de la compassion", 53 minutes

résumé : à son retour, Ken est piégé par Toby, qui l'enferme dans un sous-sol de la forteresse. Cet homme veut profiter du fanatisme religieux qui s'est emparé de la population pour faire d'une pierre deux coups : sauver son frère (le dieu Doha aux yeux des gens) tout en éliminant Seiji par la force du nombre. Mais le disciple du Hokumon se montre intraitable et le bain de sang qui a lieu effleure à peine sa conscience. Toby trouvera ainsi la mort, tué par un ancien lieutenant de Sanga. De son côté, Sarah aide Ken à s'échapper. Le duel final peut débuter. Un duel ô combien déséquilibré, puisque Seiji se fait rapidement remettre à sa place. C'est alors qu'intervient sa grand-mère (elle choisit bien son moment), qui lui explique la véritable nature du geste de son père : c'était les larmes aux yeux qu'il l'avait jeté du précipice (bah voyons !), voyant par là un bon moyen de l'endurcir et de lui permettre d'atteindre son but, qui était de le surpasser. Seiji, comprenant que sa haine était en fin de compte infondée, ne peut retenir ses larmes. Il finit par se suicider en se touchant un point vital (heureusement que Ken ignore sa localisation sinon ses combats dureraient 10 secondes). LastLand est libéré, et les problèmes d'eau potable apparemment de l'histoire ancienne, puisque les gens se baignent dedans comme si elle n'avait jamais manqué. Quant à Kenshiro, il décide de reprendre sa route, le Hokuto appelant le Hokuto...

Avis : j'ai été pas mal déçu par ce 3ème film. Un "tout ça pour ça ?!" m'est venu à l'esprit. Le coup de la grand-mère fait quand même super cliché, de même que le père qui agit comme un psychopathe, mais en fait non, c'était pour le bien de son fiston adoré. A force de s'enfoncer dans des clichés, les auteurs n'ont pas l'air de se rendre compte que cela finit par affecter l'oeuvre originale. Cela reste honnête pris à part, comme une aventure lambda de Kenshiro. Mais ce n'est pas comme si au cours des 152 épisodes de la série, on n'avait pas eu notre dose de ce type d'histoires. Qui n'avait toujours pas compris que Kenshiro était un genre de vagabond défenseur des opprimés, qui faisait toujours leur fête aux méchants pilleurs ou tyrans ? Encore une fois, l'inutilité de cette trilogie peut faire regretter la non adaptation de la fin du manga, surtout qu'elle comprend une histoire indépendante qui aurait tout à fait eu sa place dans ce type de films (je parle de l'histoire du roi Assam, de ses 3 fils et de la succession). Sur le fond, tout a été dit. Sur la forme, quand je vois les projections d'organes (intestins et compagnie) à la Akira le film, je ne regrette pas vraiment les effets de censures visuelles à l'époque. J'ai adoré Akira, et voir du sang (virtuel) jaillir ne me choque évidemment pas plus que ça. Mais le degré de détails au niveau des explosions de corps m'a un peu passé l'envie de les voir à 5 ou 10 reprises par épisode.



- La légende de Julia (2007), 1 heure

Il est inutile que je résume le film, puisque ça reviendrait à se lancer dans un résumé du manga, ce dont je n'ai jamais eu l'intention. Par contre, il est peut-être intéressant de préciser à quel moment de l'histoire il s'arrête : quand Ken bat Souther (épisode 68), la scène finale étant celle de la grande pyramide, avec Raoh et Julia observant le dénouement chacun de leur côté.

Avis : il faut savoir qu'il n'y a aucun vrai combat montré pendant l'heure que dure ce film. Et pour cause, le point de vue adopté est celui de Julia, et on ne la voit quasiment pas de tout l'anime. Même en étant un grand fan de Hokuto no Ken, je ne trouve strictement aucune utilité à ce film, à part pour le côté financier bien entendu (poule aux oeufs d'or du type Dragon Ball ou Saint Seiya, où "quand y en a plus y en a encore"). L'histoire de Julia peut être résumée en 5 lignes. De façon anecdotique, je n'ai pas aimé une petite liberté prise par rapport au scénario du manga. Le film montre en effet Rei être fait prisonnier par Julia, dans une situation rappelant un peu celle de Juza. Il y a comme une sorte de réécriture de l'histoire qui donne à mon avis lieu à une incohérence flagrante du même type que celles que peuvent générer les fillers. Le doublage vf n'est quant à lui pas mauvais. Les noms des techniques ou d'écoles d'arts martiaux sont prononcés tels quels, par exemple : "Hokuto Hachimon Kudan", "Nanto Koshuken", "Nanto Gokutoken", "Shinketsushu", et de manière "neutre". Je trouve qu'ils s'en sortent honorablement, compte tenu de la difficulté d'un tel exercice. Pour comparaison, je me souviens n'avoir pas supporté les noms des techniques de Bleach prononcés en version française. C'est ce qui me fait dire qu'ici les doubleurs comédiens ont trouvé une sorte de juste milieu. Concernant les dessins, je déplore en revanche qu'ils aient été par moment réalisés à l'arrache ou grossièrement, notamment au niveau des traits des personnages. Sans parler de Jagi qui ne ressemble pas vraiment à celui de la série. En conclusion, la légende de Julia se montre aussi intéressant qu'un hypothétique film narrant le point de vue de Saori lors de la bataille du Sanctuaire (Saint Seiya). Son rôle plus que secondaire rend le tout passablement ennuyeux.



- Hokuto no Ken 2 : l'héritier du Hokuto / Raoh den gekito no sho (2007, 1h22)

Comme pour le film sur Julia, on a droit à un condensé de l'anime, de son final plus précisément (épisodes 83 à 108). Par contre, j'ai trouvé la motivation pour rendre compte en détails du contenu de ce film dédié à tous les fans de Raoh.

- du début à 7 min : l'introduction qui plante le décor, en présentant d'un côté Raoh, ce dictateur qui rêve de régner sur le monde en en passant s'il le faut par la terreur. Et de l'autre, Kenshiro son cadet, qui lui barre la route en se posant en défenseur des opprimés.

- jusqu'à 8 min 30 : petit aparté sur Reina et le pirate Akasachi qui se trouvent dans le Pays des Démons (ou Shura), terre natale de Kenshiro et de Raoh. C'est ce dernier, qu'elle aime et avec qui elle a combattu par le passé, que Reina attend anxieusement, les yeux rivés vers l'horizon. Bien qu'elle sache pertinemment qu'il n'a jamais aimé que Julia, morte après s'être jetée du palais de Shin (la faute à l'architecte comme chacun sait ^^).

- jusqu'à 11 min 30 : Shuren de la Flamme, membre des 5 étoiles du Nanto Goshasei, attaque Raoh par surprise, mais se fait laminer en retour. Raoh ordonne ensuite à son conseiller Girack de découvrir l'identité du dernier général du Nanto.

- jusqu'à 16 min 30 : Ken se recueille sur la tombe de Toki. Puis il est attaqué par Fudoh de la Montagne (du Goshasei), qu'il décide d'épargner, frappé par la bonté qui se dégage de son regard. Fudoh lui demande de les aider à protéger le dernier général.

- jusqu'à 27 min 30 : Raoh a des visions du vieux maître Ryuken dans une chute d'eau. Fudoh révèle à Ken que Julia est le dernier général. Lui et d'autres l'avaient ainsi sauvée avant qu'elle ne s'écrase. De son côté, Girack l'apprend directement en la voyant sur un balcon de son palais, sans son masque, et file en avertir Raoh (sa cape lui permet de planer). Ce dernier, furieux, décide d'aller à sa rencontre sans plus attendre.

- jusqu'à 38 min : l'armée de Raoh prend d'assaut le palais de Julia, pendant que Raoh fonce tout droit vers elle. Il est arrêté quelques instants par Rihaku de l'Océan, seulement quelques instants car celui-ci ne fait pas le poids. Kenshiro intervient à point nommé, et domine son aîné grâce à sa maîtrise du Muso Tensei, un arcane ultime que l'on acquiert grâce à la douleur et la tristesse ressenties face aux êtres chers disparus. Se sentant impuissant face à cette technique, Raoh en tremble de peur. Mais le combat est interrompu par les hommes de Rihaku, qui ont fini par enclencher le dernier piège, à savoir la destruction du palais. Dans sa chute, Raoh tombe nez à nez avec Julia, et l'emmène de force sur son cheval.

- jusqu'à 50 min 30 : dans ses appartements, Raoh, blessé dans son orgueil, se met à cauchemarder en revivant son échec. Pour laver cet affront, il décide d'aller défier Fudoh, dont le sang du démon coulait autrefois dans les veines. Le géant jouit en effet d'une réputation de guerrier impitoyable à faire passer Raoh pour un tendre. Ce dernier a encore en mémoire l'épisode de la taverne, où Fudoh avait massacré plusieurs personnes, et l'avait épargné en le voyant trembler comme une feuille. Sauf que depuis, Fudoh s'est assagi, jusqu'à recueillir sous son aile une bande d'orphelins. Affronter et vaincre Fudoh sans être entravé par la peur est donc un test pour Raoh, censé lui permettre d'évaluer ses chances face à Kenshiro. Le combat, un des plus sanglants de l'anime, tourne très vite à l'avantage du despote. Mais Fudoh, moribond, fait preuve d'une volonté implacable, allant jusqu'à faire douter Raoh, qui reculera d'un pas malgré lui. Ses soldats, à qui il avait pourtant intimé l'ordre de le cibler s'il venait à reculer, criblent à la place Fudoh de projectiles meurtriers. Il a vaincu le géant, mais a échoué dans sa quête, car sa peur incontrôlable est toujours présente. C'est donc une victoire au goût amer. D'humeur massacrante (il allait en effet trucider ses hommes), Raoh abandonne son armée et se prépare pour l'affrontement final.

- jusqu'à 51 min 30 : Kenshiro assiste aux derniers instants de Fudoh, entouré de ses "enfants".

- jusqu'à 58 min : dans son palais, Raoh a des visions de Toki à travers des flammes, qui à son tour lui fait la morale. Voulant connaitre ce chagrin qui lui permettrait de s'élever au Muso Tensei, il se résoud à tuer Julia, la femme qu'il aime. Au moment de porter le coup fatal, celle-ci, à genoux et comme résignée, crache du sang. Elle souffre des effets de la poussière radioactive générée lors de l'holocauste nucléaire, et se sait condamner à très court terme. Devant le dévouement admirable de cette femme, des larmes coulent des joues de Raoh. Puis, dans un éclair assourdissant, le tyran porte son coup.

- jusqu'à 1h 02 min : Raoh convoque tous ses lieutenants, dont le conseiller Girack, dans la salle du trône, officiellement pour récompenser leurs oeuvres. La porte d'entrée est refermée. L'aîné du Hokuto décapite alors son conseiller, et le reste a droit à un bain de sang. Raoh, le démon suprême, a éliminé les démons qui auraient fait souffrir la population, eut-il perdu contre Kenshiro.

- jusqu'à 1h 19 min : Kenshiro se recueille devant la sépulture de Fudoh, quand Kokuoh, le destrier de Raoh, vient le trouver. C'est un appel de son maître pour lui signaler que l'heure est venue d'en finir. Le duel a lieu dans l'arène de formation du Hokuto, un lieu hautement symbolique car chargé d'histoire. Raoh accueille son adversaire. Julia, morte selon lui, git quelques mètres plus loin. Maitrisant désormais tous deux le Muso Tensei, cet arcane se retrouve de fait inutile. Le combat prend donc un tour plus bestial, plus sauvage, sans garde. Le prochain assaut sera décisif. Tandis que Raoh déploie son aura, Ken, en pleurs, lui confie qu'il a toujours été son modèle. Puis le cadet du Hokuto pénètre le thorax de son rival de son coup de poing. Raoh se vide de son sang. Encore une fois, Ken l'a emporté grâce aux coeurs de ses défunts amis et adversaires qui vivent à travers lui. Raoh préfère se suicider en se pressant les points vitaux en question. Dans ses derniers instants, son coeur semble avoir retrouvé la sérénité, puisque l'homme sourit, et exprime à Ken la fierté qu'il éprouve envers son petit frère. C'est à ce moment que Julia se réveille, elle qui était au final seulement évanouie. Ken se précipite à ses côtés. Comme illuminé par le ciel, Raoh prend une pose conquérante, confesse n'avoir aucun regret, et finit comme statufié. Débarrassée du despote, la population retrouve sa joie de vivre. La dépouille du vaincu termine sur un bûcher funéraire, comme celle de Toki auparavant. Kenshiro et Julia devisent sur ses vraies motivations, et souhaitent à son âme d'enfin trouver la paix.

- jusqu'à 1h 22min (la fin) : au Pays des Démons, Kokuoh ramène à Reina les cendres de l'homme qu'elle a aimé. Dans une séquence en images de synthèse dignes de celles du jeu Warcraft 2 (1995), elle les disperse ensuite en mer, depuis le bateau d'Akasachi.

Avis : comme déjà dit, ce film reprend la fin d'Hokuto no Ken 1, avec des différences obligées et parfois malheureuses. Fudoh n'a plus la même voix que dans la série et Ken n'a plus ses problèmes aux yeux quand le palais de Julia s'effondre. Oui, c'est tout à fait anecdotique, en effet. Par contre, ce qui passe mal personnellement, c'est la façon dont Ken et Raoh apprennent la vraie identité du dernier général ! Alors que dans l'anime, on a droit à la cultissime musique du générique de fin (Yuria eien ni), dans le film il n'y a strictement aucun effet dramatique, ni intensité. Le contraste est saisissant. Dans le film, c'est ce bouffon de Girack qui joue les espions volants pour le compte de son maître. C'était quelque chose de voir Raoh torturer ce bon vieux Juza le nuage, pour obtenir les informations demandées. La mort de Fudoh avait droit à la même musique, avec des séquences émouvantes le montrant en train de jouer avec ses enfants sur son dos. Autre changement important : alors que dans le film, à la 50ème minute, Balga implore et obtient de Raoh qu'il épargne ses hommes, il en va autrement dans l'épisode 104 de l'anime. En effet, dans celui-ci, un autre lieutenant sans nom explique à Raoh, qui semblait comme paralysé face à l'emprise psychologique d'un Fudoh pourtant archi-dominé, que sans l'intervention de ses soldats, il aurait sans doute perdu la vie. Pour rappel, ils avaient reçu l'ordre de lui décocher un projectile si jamais il reculait. Ce qu'il a fait, inconsciemment. Mais le tyran ne l'entend pas de cette oreille et, de rage, dégomme la tête de son lieutenant. Quatre autre soldats auront beau bredouiller le même argument, ils subiront le même sort, d'un seul coup de poing. Raoh aurait préféré mourir que de continuer à vivre après cette humiliante "défaite". Tétanisée, son armée prend donc la fuite de peur de subir son courroux. Bizarrement, les cinq hommes n'ont néanmoins pas perdu la vie, puisque Julia les soignera à leur retour au palais. Ce qui entre nous est du grand n'importe quoi, car vu les images, on jurerait que leur tête ont été éclatée. En plus, un Raoh furax qui frappe de simples soldats, sans les tuer, est-ce crédible ?

Graphiquement, c'est plutôt satisfaisant. Les dernières secondes avec le bateau en images de synthèse sont par contre ratées à mon goût. C'est dommage car il s'agissait quand même de montrer la dispersion des cendres de Raoh, donc un dernier adieu en somme. Ryuken et Toki qui apparaissent en visions, cela m'a un peu surpris. Hokuto no Ken n'est pas connu comme un anime utilisant ce genre de procédé, où on fait parler les morts. A noter une petite erreur (ou non), à la 31ème minute, quand Rihaku dit à Raoh : "Tu n'as jamais connu ta mère. Pourtant Julia a touché ton coeur". C'est faux, puisque dans Hokuto no Ken 2, nous voyons Raoh pleurer le sacrifice de sa mère. Ou alors j'ai mal compris. En version française, on entend des expressions comme : "Muso Tensei", "Tensho Honretsu", "Hokuto Goshoha", etc. Bref, il est loin le temps des adaptations mal faites. Sinon, le choix des cheveux blancs pour Raoh, alors qu'ils sont noirs dans l'anime, ne se justifie pas vraiment. Le meilleur ou le pire pour la fin, si vous avez lu mon coup de gueule dans les notes de Soten no Ken, la préquelle d'Hokuto no Ken. A 1h 17 minute, Rihaku nous sort une énormité, à la mort de Raoh, en osant dire qu'un grand homme les a quitté ^^. Et tous les villageois massacrés par l'armée de ce "grand homme", ils en pensent quoi ?! Pour ces quelques raisons, je préfère rester sur la série, même si elle comporte également son lot de bizarreries, comme les proportions hallucinantes de Raoh lors de son combat contre Juza, quand ce dernier tente désespérément de lui arracher le bras ^^. Même si j'ai pu constater qu'elles étaient fidèles au manga. Et puis, les gueulantes hystériques ou passionnées du narrateur dans les preview des épisodes à venir (jikai en japonais), après l'ending, sont justes "priceless".



- Hokuto no Ken 3, la légende de Kenshiro (2008), 1h19 + 10 minutes d'extra

Ce film se décompose en 3 parties. D'abord, les cinq premières minutes qui concernent les retrouvailles de Ken et Julia, peu de temps après la défaite de Raoh. On assiste à leur mariage dans une chapelle en ruine et dans la plus stricte intimité (il n'y a qu'eux). Mais la maladie de Julia joue les trouble-fêtes et même Ken ne peut rien contre elle. Sentant sa fin proche, elle lui demande de lui raconter sa vie depuis leur séparation forcée par Shin, ou plutôt de le raconter (symboliquement) à l'enfant qu'elle porte en elle, dans l'idée qu'il transmette un jour la légende de son père (oui, c'est assez glauque).

Ensuite, le film proprement dit, qui se révèle être un épisode 1 (de la série) rallongé, avec évidemment des graphismes remis au goût du jour. En résumé, après avoir été laissé pour mort par Shin, Ken est récupéré et devient la propriété d'un marchand d'esclaves, Guruma. Il se trouve que son état actuel l'empêche de pratiquer son art destructeur, et ce ne sera qu'après le sacrifice de Guruma et du maître de Shin (ils lui sauvent la vie), qu'il retrouvera la pleine possession de ses moyens. Malheureusement, alors que la situation du village semblait s'éclaircir, le méchant du film le fait sauter, et l'héritier du Hokuto Shinken est le seul survivant du carnage. Le film s'achève sur Ken, en larmes, criant sa colère. Le vieux maître de Shin l'a néanmoins convaincu d'embrasser sa destinée de sauveur, faite de larmes, de tristesse et de sang.

Enfin, le "bonus" de 10 minutes nous montre des images du 1er épisode de la série façon manga, c'est-à-dire des scènes de Ken dans une cellule avec Bat et Lynn. Ce bonus prend fin avec Ken sauvant Lynn des mains du "géant", après lui avoir asséné un Hokuto Hyakuretsuken.

En conclusion, ce film s'adresse donc à ceux qui ont déjà vu la série, à cause des "spoils" présents dans les cinq premières minutes. Le doublage vf est tout à fait correct, de même que le design global. Au niveau des musiques, la reprise de You Wa Shock fait son petit effet, ainsi que les deux pistes inédites, dont celle du bonus. En tant que fan de HnK, c'est un film appréciable dans l'idée, mais pas vraiment indispensable ou à voir. En tout cas, il fait beaucoup plus sens que les 3 films Shin Hokuto no Ken qui eux n'apportaient strictement rien. J'ai bien aimé la scène où Ken tente de presser un point vital sur le front de son adversaire, sans effet (alors qu'on s'attend normalement à une explosion). Même le public se demande ce qu'il fabrique ^^.



- La légende de Toki (2010), 50 minutes

Comme pour les autres productions des années 2000, Kenshiro n'est plus interprété par le génial Akira Kamiya. Du coup, je n'ai eu aucune hésitation à "switcher" sur la vf, d'autant plus qu'elle est plutôt correcte. En vrac, on y entend : Ken'Oh, Hokuto, Hokuto Shinken, Hokuto Hyakuretsuken, Koku'Oh, les points vitaux Sekkatsuko, Hokuto Tokeikoho, Raoh et non Raoul, Muso Insatsu, etc. En résumé, ce film est un bel hommage à Toki, l'homme qui aurait pu devenir l'héritier du Hokuto Shinken si sa maladie n'en avait décidé autrement. Son sort rappelle un peu celui de Misugi (Julian Ross) dans Captain Tsubasa : un génie dans son domaine, mais trop diminué pour prétendre au devant de la scène. Dans la série d'origine, le duel entre Raoh et Toki m'avait marqué à l'époque. Par contre, je ne me rappelais plus que Toki n'avait déjà plus que quelques années à vivre avant le cataclysme nucléaire. Du coup, personnellement, son sacrifice (il ne rentre pas dans le bunker, déjà rempli au maximum, et subit donc les effets de la poussière radioactive) le rend un peu moins héroïque. Etant donné que ces films ne se gênent pas pour présenter quelques scènes qui entrent parfois en contradiction directe avec le manga, il semble possible que l'on ait affaire ici à un rajout de cette sorte.

Les passages de la série (ou du manga) repris sont les suivants :
- sacrifice de Toki (Ken et Julia dans le bunker)
- Toki qui soigne des villageois
- Toki qui tue ses deux geôliers dans la cité-prison Cassandra
- Ken qui porte le coup final à Souther
- tout le duel contre Raoh

Le film s'arrête à la fin du duel contre Raoh. Le lendemain, Toki rejoint Sarah, une jeune femme médecin qui avait insisté pour l'accompagner dans son périple. On ne voit donc pas sa mort (cf. Ryuga).

J'aimerais rajouter qu'un des passages qui m'a le plus marqué dans Hokuto no Ken, c'est justement ce duel fratricide. La musique de fin d'épisode (avant générique, celle intitulée "les 2 étoiles du mal") était juste épique dans ce contexte. C'était pour moi une musique "parlante", faisant à elle seule avancer le scénario, comme si par ces notes Raoh nous disait : "ok, on vient de terminer un combat comme y en aura pas d'autres comme celui-ci en 150 épisodes, mais bon c'est pas tout ça, j'ai encore du pain sur la planche moi !" (cf. le rappel à Kenshiro de l'affronter quand il veut).


VIII] Quelques notes au sujet de la série Soten no Ken (Fist of the blue sky).
Spoiler :

Brièvement, le manga fut publié de 2001 à 2010, pour un total de 22 volumes. L'anime, diffusé entre 2006 et 2007, fait 26 épisodes. Il demeure très fidèle, à un ou deux points près (mineurs).

Je transpose ici quelques notes que j'avais prises au moment du visionnage de cette série. J'ai fait un petit effort pour la mise en forme, mais ça n'ira pas plus loin que ça. En résumé, je l'ai trouvée infâme, inintéressante et indigne des auteurs d'Hokuto no Ken. L'intrigue se situe avant celle d'HnK.

Episode 1 : vraiment nul, à tel point que j'ai eu envie d'arrêter la série seulement à ce stade. L'opening est également complètement quelconque.

Episode 2 : nul aussi.

Episode 3 : un peu mieux quand même. A la fin, Kasumi Kenshiro révèle qu'il est le 62ème successeur du Hokuto Shinken.

Episode 4 : on voit Kasumi Ramon, portrait craché et petit frère de Kenshiro. Ils sont au port et Kenshiro embarque pour aller se venger des meurtriers de sa copine (Yu-Ling) et de son meilleur ami (Pan, le frère de Yu-Ling) à Shanghai. Il prévient Ramon que s'il ne revient pas, ce sera lui le nouveau successeur (en fait, Ramon, c'est Ryuken, le 63ème successeur). Au début du manga et de la série, on voit Ryuken tenir dans ses bras Kenshiro (celui d'HnK) bébé, et comme il constate qu'il a la même marque aux étoiles que son grand frère, il décide de l'appeler Kenshiro.

Episodes 4, 5 et 6 : un peu plus classiques et donc plus regardables déjà (j'ai enchaîné les 6 premiers épisodes).

Note 1 : SnK très moyen jusqu'aux dernières secondes de l'épisode 9, avec l'entrée en scène d'un autre pratiquant du Hokuto, le Hokuto Sonkaken, appelé Ling-Wang. Il tue d'ailleurs quelqu'un en lui découpant le crâne et extirpant la colonne vertébrale.

Note 2 : il faut attendre l'épisode 13 pour enfin voir un "vrai" combat. Malheureusement, le méchant Ling-Wang est assez caricatural, et son flashback rappelle trop la scène entre Raoh et Ryuken. Le début du 14 confirme qu'il a perdu, mais il ne meurt pas. On nous sort un autre cliché puisqu'on le voit, dans un autre flashback, effacer la mémoire de la jeune femme qu'il aime (la copine de Kenshiro, comme par hasard). C'est nul ! Oui, on s'en doutait, mais ni Pan, ni Yu-Ling n'ont été tués. Sinon, mais dois-je vraiment le rappeler : dans Hokuto no Ken 2, Kaioh efface la mémoire de Lynn, vu qu'elle se refuse à lui. Aucune originalité, donc.

Note 3 : Ling-Wang meurt à la fin de l'épisode 14. Il s'était pris des balles des hommes d'un chef mafieux, qu'il n'a pas pu éviter à cause de son combat contre Kenshiro qui l'avait diminué.

Episode 15 : on apprend que Ling-Wang avait confié la copine de Kenshiro, amnésique, à un rebelle. Deux ans plus tard, elle se trouve à leur tête (1500 "bandits" contre l'envahisseur), et se fait appeler Xiu-Bao.

Episode 16 : un nouveau chef (boss) des mafieux apparait. Il se nomme Zhang Tai-Yan, et est un maitre du Hokuto Sokaken (sûrement la dernière des 3 branches présentées au début : Shinken, Sonkaken et Sokaken). Cet individu est particulièrement porté sur les femmes, et "autres", mais en n'hésitant pas à user de sa force pour en faire ce qu'il veut. Bref, avec cet épisode, cette série est définitivement une mauvaise blague (ou farce), son seul mérite étant d'être fidèle au manga.

Episode 17 : l'homme du Sokaken fait sauter la chambre d'hôpital de la soeur du Colonel Guise, alors qu'elle venait juste de se rappeler de son frère. Elle décède dans ses bras.

Episode 19 : à noter la présence de soldats quintuplés (l'effet Olive et Tom ^^). Graphiquement, c'est très inégal : leur barbe et couleur de barbe changent même l'instant d'après, pour encore changer par la suite. Les dessins du manga sont bien meilleurs que ceux de l'anime.

Note 4 : Soten no Ken fait penser à ce qu'est Gunnm Last Order pour Gunnm, une grosse blague, et encore, dans GLO les premiers tomes étaient normaux / classiques.

Note 5 : Tai-Yan est sans doute le méchant le plus bidon de tout Hokuto no Ken.

Episode 23 : les boss Hong Hua Hui encore en vie sont à présent tous morts. Kenshiro défait Tai-Yan, mais lui et Guise le laissent en vie, car sa destinée (expliquée par un des 5 moines qui l'accompagnaient) est d'affronter son père pour être le successeur du Hokuto Sokaken. C'était le souhait du père, qui voit d'ailleurs l'étoile de la mort. Cet épisode est vraiment "pourrissime". On a encore eu droit au flashback révélation qui montre que sa mère n'a pas été tuée par son mari (elle était enceinte, mais pas de lui), mais qu'elle s'est suicidée en se rentrant une épée dans la poitrine. Tai-Yan, 6 ans, s'est réveillé, a vu le résultat, et a donc voué une haine à son père. De retour au présent, il confesse même qu'il a tué des femmes et kidnappé des mariés à cause de cet événement là, qui l'aurait en quelque sorte traumatisé. C'est donc un Tai-Yan repentant et pleurant qu'on voit à la fin de l'épisode. J'ai jamais vu plus débile.

Episode 24 (chapitre 79) : au début, Kenshiro concède que la mort du "bouffon" Tai-Yan serait une grande perte pour le monde des arts martiaux (le mec a juste v…. plein de nanas !!). Le scénariste a fumé ou quoi ?! C'est comme si on disait que la mort d'H....r fut une grande perte, parce que des dictateurs comme lui on en a rarement vu ! Non, mais n'importe quoi les gars. Enfin bref, petite différence avec le manga cette fois, puisque Chen the Weasel, le Hong Hua Hui qui se noie dans le manga, est toujours en vie à la fin de l'épisode. Au final, Tai-Yan s'en est sorti avec une balafre en forme de croix sur le visage, administrée par Guise avec son épée. Cette blessure est censée lui rappeler sa nouvelle résolution.

Note 6 : concernant la musique, c'est TOUJOURS la même pour les moments douloureux ou tristes. Elle m'a rappelé la bande son du film Gladiator. C'est vraiment lourd à force, notamment lors des derniers épisodes.

Episode 25 : à la fin, Chen tire plusieurs fois sur Pan. Je vous évite le vieux jeu de mots à deux balles. Pas fait exprès, mais du coup, ça compte double, non ?

Episode 26 : Pan est mourant mais Kenshiro le sauve avec son Hokuto. Il explique que les points vitaux peuvent tuer, mais peuvent aussi redonner la vie, enfin la préserver, comme ce que fera Toki. Ils font retrouver la mémoire à Yu-Ling en la faisant lire la lettre qu'elle avait adressée à Kenshiro voilà 2 ans, puis en l'envoyant dans des endroits qu'elle a connus le jour de son mariage. Un mariage avorté à cause du départ précipité de Kenshiro, ne pouvant se marier avec elle vu qu'il avait dû tuer son futur beau-père, une vieille crapule qui voulait même éliminer Pan. Mais elle n'était pas au courant. Pan s'en sort, même si on ne le voit pas rouvrir les yeux. Il reste toujours sur son lit d'hôpital. A la fin de l'épisode, Chen tente de tuer Yu-Ling, mais Kenshiro lui règle son compte. La scène finale montre Yu-Ling se rappelant de tout, et le couple s'enlaçant. Bref, on a droit à un happy end, comme l'indiquait le titre ("To a better tomorrow"), même si le manga, lui, continue.

En conclusion, et même si je me répète, j'ai trouvé cette série nullissime du début à la fin, et c'est un gros fan de Hokuto no Ken qui le dit. Même Raoh Gaiden s'en sort très bien dans son style. Là, c'est juste pas possible. Il y a des films ou dessins animés que l'on peut avoir regardé il y a un bail, et oublié notre avis les concernant. Pour les films, ce n'est pas trop gênant, cela ne demande qu'une heure et demie de revisionnage. Pour un dessin animé de (souvent) 26 épisodes, c'est déjà plus pénible. Tout ça pour dire que je ne regrette pas d'avoir pris ces notes.