Vue d'ensemble - Filler Guide


> La quête de Daï (Fly)

Titre original : Dai no daiboken
Genre : action / aventure / fantasy
Anime : 1991~1992, 46 ép (7)
Manga : 1989~1996, 37 vol (8)
Auteur : Koji Inada / Riku Sanjo



I] L'anime est allé jusqu'à quel tome ?
Pas de spoiler :

Les 46 épisodes couvrent le manga jusqu'au début du volume 10 à peu près.


II] C'est adapté de la série de jeux vidéo Dragon Quest ?
Léger spoiler :

La quête de Daï s'inspire de cette célèbre série de jeux vidéo au Japon (avec Akira Toriyama, le papa de Dragon Ball, au character design), meilleure vente dans sa catégorie. C'est d'ailleurs son scénariste, Yuji Horii, qui l'a supervisé. Le manga reprend le principe des armes, des armures, des noms de magies, de l'univers dans lequel évoluent les héros et bien entendu cette lutte du bien contre le mal. M. Horii nous apprend dans le volume 37 qu'à son tour, la série a puisé dans les armes, armures et incantations crées par les auteurs du manga.

J'ai joué (et abandonné très tôt) à Dragon Quest 4, fini les 5 et 6 sur Nintendo DS (deux jeux cultes). Quelques années plus tard, j'ai terminé le tout premier (le choix proposé par le boss final est bien trouvé) et enfin le 3 sur Game Boy Color. Pourquoi je précise tout ça ? Pour expliquer pourquoi je me sers du 3ème opus pour rapporter les origines (au niveau du design) des grand-père et père adoptifs de Dai et de Hyunckel, car c'est tout simplement le dernier Dragon Quest auquel j'ai joué. Bref, dans la version anglaise du jeu, Brass est une réplique du monstre appelé "Druid". Quant au père squelette de Hyunckel, c'est tout bêtement le monstre appelé "Skeleton". Ce ne sont que deux exemples, le manga regorgeant de monstres tirés des jeux, à commencer par les célèbres slimes.

Le dessin animé, pour le plus grand plaisir des fans, reprend en outre des musiques des jeux, que l'on doit au génial Koichi Sugiyama. A titre d'exemples : l'intro de Dragon Quest 3 sur Super Nintendo (à partir de 2 minutes 25, l'air que tout le monde connaît), et cet autre thème.

Pour l'anecdote, Masashi Kishimoto, l'auteur de Naruto, est un inconditionnel de Dragon Quest, comme il le dit lui-même dans son oeuvre. En ce qui concerne le manga, on peut d'ailleurs noter une ressemblance entre son personnage de Jiraya (sage, puissant et pervers à la fois) avec celui de Matoriv (un magicien sage, puissant et pervers également). Même si le plus connu dans cette catégorie, toute proportion gardée, parait être Tortue Géniale de Dragon Ball, voire dans un autre registre, Happosai dans Ranma. On peut mentionner également la similitude entre Tobi (Naruto) et Myst-Vearn (Fly), personnages dont l'identité reste mystérieuse pendant bien plus d'une dizaine de volumes.


III] Au sujet des éditions "J'ai lu" et du traitement qu'a connu Fly.
Pas de spoiler :

"J'ai lu" est une maison d'édition qui a cessé la publication de manga vers le milieu des années 2000. On lui doit en France des titres cultes comme Fly (la quête de Daï), Ken le survivant (Hokuto no ken), Captain Tsubasa (Olive et Tom), City Hunter (Nicky Larson) ou encore JoJo's Bizarre Adventure (jusqu'au volume 46). Leurs manga se distinguaient par rapport à ceux des autres acteurs du marché (Glénat, Kana) par :

- l'utilisation d'un papier de très mauvaise qualité, qui virait très vite vers le jaune.
- un prix de vente légèrement inférieur à la moyenne constatée à l'époque (en même temps, vu la qualité du papier)
- des onomatopées retranscrites, quand elles l'étaient, de manière discrète (pas l'horreur de chez Glénat donc)
- le sens de lecture étant celui d'origine, l'éditeur se croyait obligé de numéroter les cases afin d'indiquer leur ordre.

S'il y avait bien un point où ils étaient semblables à leurs concurrents (surtout Glénat), c'était concernant l'adaptation des noms des personnages de leurs titres. Imaginez si Kana avait publié Saint Seiya en remplaçant le nom du héros Seiya par Seiyar, simplement parce que c'était le nom entendu dans la vf (par contre, on voit bien écrit "les chevaliers du zodiaque" sur les manga, avec en tout petit le titre original ^^). Eh bien ici, comme l'anime était connu sous le nom de Fly, le manga et son héros se retrouvent nommés de la même façon, comme Son Goku est devenu Sangoku.

Les choix douteux ne s'arrêtent pas là. L'anecdote la plus marquante et qu'ont certainement encore en tête les adeptes de la première édition (le manga a été republié par Tonkam de 2007 à 2013), c'est la présence des fameux "il (elle)" pour qualifier un personnage (Aban) du début du manga, dont le sexe n'était pas identifiable de manière catégorique, la faute à sa coiffure notamment. Alors le temps d'en être absolument sûr, nous lisions ces "il (elle)" pour parler de lui (ou d'elle). L'éditeur était au courant que le dessin animé diffusé préalablement en France s'appelait Fly, mais n'avait manifestement pas prêté attention au fait que le personnage en question avait une voix masculine en vf. Voici quelques perles sur ce thème :

- dans le volume 1, Aban se présente à Fly en disant : "Pardon, je ne me suis pas présentée...". Plus loin, on lit : "Je suis très fatiguée..."
- quelques pages plus tard, Blass (grand père adoptif du héros) nous confie, en parlant d'Aban : "En effet, cet homme n'est pas n'importe qui... !!" (purée, c'est une homme ou un femme, le Aban ?!).
- toujours dans le volume 1, Pop (disciple d'Aban) nous dit : "Le maître lui a déjà montré cette technique décisive. Elle a vraiment l'intention..."
- dans le même volume, Aban nous dit : "Alors je me suis doutée...", ou encore : "Hum, je suis honteuse...".
- mais retournement de situation dès le volume 2, puisque le traducteur, assailli par le doute, choisit à présent une position neutre. En effet, Aban nous dit maintenant : "Je suis content(e)". Hadlar y met son grain de sel, et lui réplique : "Pas si vidé(e) que ça !!". Abant poursuit : "J'en suis sûr(e)". Et s'ensuit une flopée de "il (elle)" ou "elle (il)" par la suite.

On peut quand même légitimement se demander comment se passaient les relations entre les ayants droits japonais et les acheteurs étrangers, pour en arriver à de telles approximations pour des choses aussi élémentaires. En outre, on assiste à un véritable festival du côté de l'adaptation des noms, quasiment tous retranscrits phonétiquement, même si l'on est forcé de reconnaître que c'était très loin d'être évident, surtout à l'époque :

- Pop devient "Poppu" (Pop dans l'anime)
- Maam devient "Fuam" (Sam dans l'anime)
- Brass devient "Burasu" (Blass dans l'anime)
- Lon Berk devient "Ron Berku"
- Badak devient "Badaku"
- Hadlar devient "Hadora"(Hadler dans l'anime)
- Merle se fait appeler "Meruru" (vol. 9)
- l'orichalque devient du "oriharukon" (à vos souhaits)
- l'attaque "bloody scraid / scryed / que sais-je" devient "bloody sukuraido"
- le royaume de Lomos (anime) devient celui de "Romusu" (vol. 1), puis "Romus" (vol. 2) et à nouveau "Romusu" (vol. 2)

Tout cela paraissait prévisible, dès lors que l'éditeur français n'était même pas en mesure d'obtenir le sexe des personnages du manga dont il avait la charge. D'un autre côté, et un peu comme les anime diffusés par le Club Dorothée, cette période voyait l'émergence du marché des manga et aucun des éditeurs n'avait la qualité comme ligne de mire. Des manga étaient publiés dans le sens de lecture occidental (chez Glénat, pas chez J'ai lu, ni Kana), avec les pages inversées. Qui n'a pas été surpris par ce volume 16 de Dragon Ball, où un personnage se retrouve avec un trou béant au niveau du coeur, et ose quand même dire : " bof, ta prise n'a pas atteint les parties vitales". Son coeur était-il situé dans ses pieds ?! En outre, même un titre comme One Piece n'a pas bénéficié chez Glénat de toutes les attentions auxquelles on aurait pu s'attendre (sens de lecture modifié en cours de route, noms de personnages ou de lieux adaptés).

Un petit paragraphe sur les coquilles ou fautes d'orthographe s'impose. Au cas où certains se demanderaient ce que vaut cette édition, si jamais elle leur apparaissait sur un site de vente en ligne. Ce ne sont que quelques exemples :

- dans le volume 2, certaines cases contiennent toujours le texte japonais (à au moins 3 reprises), en plus de sa traduction. A d'autres moments, il reste des traces de japonais dans la case.
- dans le volume 3, Saboera se fait appeler Saboera dans la page de présentation des personnages, puis Zaboera, puis à nouveau Saboera...
- dans le volume 1, Fly attaque avec Begirama, écrit Pegirama quelques pages plus loin.
- à la fin de ce volume, apparait "Adora", orthographié "Hadora" par la suite.
- toujours dans ce volume, le royaume du Papunika perd un p dans une case et devient le Paunika.
- on peut y lire "Va-t-en" à la place de "Va-t'en". Sans doute pourquoi jusqu'à récemment, j'ai toujours fait cette faute (j'exagère un peu)...
- on peut aussi y lire : "Quelle terrible force à l'épée du maître !". Et une inversion avec Blass qui remarque les efforts d'Aban à l'entraînement, alors qu'il s'agit de Fly.
- à la fin du volume 30, successeur écrit "sucesseur" et de la bonne manière dans la même page.
- dans le volume 19, on peut lire page 55 "miroir de Jabal", pour y lire page 154 "miroir de Shabal".
- dans le volume 20, une coquille avec "horiharukon" page 163.
- et pour terminer sur un combo, Kilvearn est appelé "Kilvan" (pourquoi pas) dans le volume 8 et "Kilyan" dans sa fiche de personnage avec "Kilvan" dans la même page. A la fin du volume 9, il se présente en tant que "Kilban" à Fly (aussi juste que Kilvan, mais il ne fallait pas changer !), puis à nouveau Kilvan plus loin dans ce même tome. Dans le volume 28, on a droit à un joli "Kilyam" dans une fiche de personnages.

Au niveau de la transcription des insultes, on a droit à peu près à tout, jusqu'à des "fils de p***" (volume 4) ou "enfant de p***n" (fin du volume 2), dits par Pop.

Et tout ça pour la modique somme de 29 FF (ou 4,50 euros) pour les 20 premiers tomes, puis 5,50 euros pour le reste. J'ignore si ces défauts ont été corrigés lors de réimpressions.

En conclusion, on peut dire qu'à peu près tous les éditeurs principaux connaissaient ce genre de faiblesses (noms changés, mal orthographiés, coquilles, sens de lecture, etc.), mais que les éditions J'ai lu forçaient quand même un peu la dose sur certains points et ce, même si on leur doit malgré tout de grands classiques comme ceux cités en début de section. Pour finir sur une note humoristique, on pourra rappeler l'édition de Ken le survivant, où Kenshiro nous expliquait le sens de lecture original en ces mots : "Bon, écoutez-moi bien ! Ce manga est publié dans le sens original, ça veut dire que les bulles se lisent de droite à gauche et de haut en bas ! Pigé ? Alors bonne lecture, gamins !".



IV] Au sujet du doublage et de l'adaptation de la série.
Pas de spoiler :

Concernant la version française de la série, c'était aussi la fête au niveau des changements de noms de protagonistes et des erreurs en tout genre (Ivan prononcé Ivan puis Ivane, Fly qui à 2 reprises invoque "Megante" alors que c'est une toute autre technique). Pourtant, on pouvait noter des efforts particuliers au niveau des noms des magies (bagi, bagiragon, mera, merami, ranarion, sortilège de Io, etc., dits tels quels), là où on aurait pu s'attendre à des "par la magie de glace !", "par la boule de feu !", "par la moustache de feu", "par la barbe de feu" (attention, il y a un piège).

On retrouve une nouvelle fois l'habituel "petit massacre de doublage entre amis", qui a contribué à la renommée de séries comme Ken le survivant ou les chevaliers du zodiaque. Il a donc lui aussi été réalisé en petit comité. A ceci près que pour Fly, les doubleurs comédiens ne se sont pas du tout souciés de modifier ne serait-ce qu'un peu leur intonation. Résultat, on a l'impression de voir Ivan (Aban dans le manga) dans presque tous les épisodes, même quand il n'est pas présent physiquement. Sa voix est bien trop reconnaissable et cela peut nuire au plaisir de visionnage. Ce n'est malheureusement pas le seul cas notable.

Fly est doublé par Jackie Berger, la voix de Jeanne dans Jeanne et Serge ou celle de Gon dans Hunter x Hunter (2011). Krokodin, doublé par Jean-François Kopf, rappelle Shin dans Hokuto no Ken. Les connaisseurs de la vf de ce dernier s'imagineront les efforts déployés par ce doubleur comédien pour ne pas retomber dans la "déconnade", au moins par réflexe. D'ailleurs, entendre le personnage massif de Krokodin parler à un moment de "petit footing" en fera sourire certains.

Pour revenir sur l'adaptation et en ayant en tête ce qui a été écrit sur celle du manga, voici quelques perles (liste non exhaustive) :

- Kilvearn (le dieu de la mort) se fait appeler "Kanathos" par Hadler puis Thanatos par Saboera, dans l'épisode 39.
- dans l'épisode 42, son acolyte chantonne à trois reprises : "Kilvearn est le meilleur !".
- Baran se fait appeler Falcan (lire "Falcane") par Hadler dans l'épisode 39 (et d'autres).
- Baran se présente en tant que Falcan dans l'épisode 42.
- l'amnésie collective ayant disparue pour le dernier épisode, le 46, Hadler se met enfin à l'appeler Baran (lire "Balane").
- le Freeze du manga est appelé Santor dans l'anime.
- Myst-Vearn se fait appeler Bantor dans l'anime (bonjour la confusion !).
- pour se faire appeler, correctement cette fois, Myst-Vearn dans le dernier épisode...

Honnêtement, en commençant par cette série et si elle vous branche, il y a des chances pour que vous deveniez fou.

Par rapport à notre amie la censure, elle était bien sûr de la partie, avec des découpes aux petits couteaux sinueux et torturés...


V] Au sujet du manga, ainsi qu'un rapide focus sur l'édition par Tonkam.
Très léger spoiler :

Oui, parce que la série, avec ses seulement 46 épisodes (dont certains censurés) couvrant à peine un tiers de l'histoire, ne mérite donc pas vraiment que l'on s'y attarde plus que ça. En plus, elle a eu le malheur d'être interrompue alors que les choses sérieuses commençaient vraiment. Un peu comme si on arrêtait Hunter x Hunter juste avant la saison introduisant la brigade fantôme, alors que tout reste à venir. Mais n'entendez pas qu'elle n'est pas regardable, car rien qu'avec ses excellentes musiques, tirées du jeu, on n'a aucune peine à suivre l'histoire.

Le manga, même s'il obéit aux règles classiques du shonen (lecture pour ado), propose une galerie de personnages suffisamment travaillés pour faire mouche. Honnêtement, des méchants comme Hadlar ou Myst-Vearn, ça ne court pas les rues. Et même parmi leurs sbires, comme les pions, on reste à des années-lumière au-dessus de ceux proposés par exemple dans... d'autres manga (un peu de politiquement correct pour équilibrer le tout). On s'attache à Pop, l'acolyte du héros, parce que l'auteur ne le limite pas à un rôle de faire-valoir, une remarque aussi faite par le réalisateur de l'anime lui-même (cf. tome 11 par Tonkam). Prenez les compagnons du héros dans Bleach ou Naruto, et vous constaterez que passé un certain stade, ils deviennent complètement largués. Les auteurs ont peut-être voulu coller à l'univers du jeu de rôle (Dragon Quest et compagnie) où, bien que nos personnages aient des capacités très hétérogènes, nous n'en faisons pas moins ce qu'il faut pour les garder au meilleur de leur forme (équipements, niveaux). Dans la quête de Daï, c'est le même principe : les personnages adaptent leur équipement au gré des combats et passent même par des séances d'entraînements. Le scénariste a aussi pensé à mettre à jour les fiches de renseignements de ses personnages, en montrant diverses statistiques, magies et techniques apprises, exactement comme on le verrait en jouant à un Dragon Quest. En bref, même si on sait très bien que Daï est le héros, et qu'à ce titre il surpasse tout le monde, on prend quand même plaisir à suivre les combats annexes.

Le manga distille ce qu'il faut d'humour et l'aventure est prenante et riche en rebondissements. On pourra toujours avancer que ce manga est "classique", mais des classiques aussi bien travaillés avec "seulement" 37 volumes, encore une fois ça ne court pas les rues. On pourra aussi trouver que le début est un peu lent mais, sans écarter complètement ce constat, ce serait un faux débat, puisque quasiment tous les manga de ce type mettent un peu de temps pour arriver à température (exception faite de Saint Seiya, qui connaît quand même un départ tonitruant grâce au tournoi). Et ce ne sont pas One Piece ou Hunter x Hunter qui prouveront le contraire.

En conclusion, la quête de Daï est un manga qui ne déçoit pas. Et même si ce devait être le cas, comment ne pas faire preuve d'indulgence quand on est en présence de moins de 40 volumes. Dans la catégorie heroic fantasy, il remplit pleinement son office, et sa lecture s'adresse aussi bien aux enfants, adolescents ou adultes adeptes du genre. Pour ceux qui tiqueraient sur le "adultes", sachant qu'il y en a bien qui regardent One Piece ou Naruto, je ne vois aucune raison de ne pas rajouter la quête de Daï.

Une petite parenthèse sur la version Tonkam, puisque j'ai fini par en lire quelques volumes rapidement. Evidemment, même s'il était très difficile de faire pire, il va de soi que cette édition enterre celle de J'ai lu.

A part ça, les traditionnels "chefs d'armées" y sont appelés des "légats". C'était la première fois que je rencontrais ce mot, mais il a l'air de très bien convenir. On parle donc par exemple de "légat des ombres".


VI] Le résumé des films.
Spoiler :

Merci à la Tsubasa Fansub pour le partage de ces films.

Film 2 : "Debout ! Disciples d'Avan !" (1992, 40 minutes)

Le film commence par un rappel du sacrifice d'Avan face à Hadlar, résultant de l'invocation de Megante. L'histoire nous amène ensuite juste après la défaite de Crocodine (épisode 19, chapitre 32). Nos 3 héros, Dai, Pop et Maam sont alors à la recherche d'un bateau qui les emmènera jusqu'au royaume de Papnica. Mais ils seront la cible de deux sbires de Saboera. D'abord, une Medusa Ball, monstre géant, les attaquera au port mais mourra très vite après une attaque coordonnée du groupe. Puis ce sera au tour de Verdosa, le mage des rêves et des illusions. Il tente dans un premier temps de duper le trio en se faisant passer pour Avan, après avoir puisé dans les rêves de ses victimes. Seul Dai ne se fait pas avoir, car il n'a passé que 3 jours avec son maitre. Verdosa manipule alors Pop et Maam contre leur gré grâce à un faux pendentif, afin de tuer Dai, mais Gome intervient aussitôt pour briser les objets en question et ramener nos héros à leur état normal. En dernier recours, il se bat depuis un serpent géant de pierres, mais Dai le tue d'un Avan Strash amplifié par la marque du dragon. A la fin, nous voyons la scène non filler où un monstre poisson est repoussé par le bateau d'un genre nouveau, offert par le roi de Romos (chapitre 32).

Avis express : les musiques sont celles de l'anime. Ce film ferait 2 fillers potables sans plus pour ce type d'anime, donc pas du tout à voir absolument. C'est vraiment le minimum, surtout que le coup de la duperie est une ruse vieille comme le monde. Enfin, avec des yeux d'aujourd'hui, car en 1992...

Film 3 : "Vainquez-les ! Les 6 nouveaux grands généraux !" (1992, 40 minutes)

Le film se situe après la mort de Flazzard (épisode 38, chapitre 72) et débute par Hadlar qui constate que l'hexagramme maléfique n'est plus qu'à moitié complet (chapitre 73), autrement dit la force militaire diminuée de moitié. Le Grand Stratège Maléfique Galvass l'interrompt soudainement dans sa réflexion. Il est l'ombre d'Hadlar, censé agir là où ce dernier n'est pas. Galvass veut tuer Dai pour récupérer la place d'Hadlar, son rival (commandant des armées du mal). S'ils se ressemblent physiquement, Galvass, lui, n'hésite pas à laisser de côté sa fierté, si cela lui permet d'atteindre son objectif. Alors que le trio de héros déjeune paisiblement après avoir aidé à la reconstruction de la ville (royaume de Papnica), celle-ci est attaquée par les 6 sbires généraux (bis) de Galvass, à savoir :

- Beglom, celui des Super-Dragons
- Zangrey, celui des Cent Fauves
- Double Doller, celui des Ombres Maléfiques
- Blagun, celui de la Glace et des Flammes
- Menelo (une "femme"), celui des Démons
- et enfin DeathSkull, celui des Immortels.

Tandis que les quatre premiers généraux se chargent d'isoler Dai et Pop, DeathSkull prend possession de l'âme de Maam, suite à quoi le groupe de Galvass se retire. Le compte à rebours commence, puisqu'il faudra ramener l'âme sous 24h, sous peine de voir la jeune femme mourir. Plus tard, Galvass fait parvenir au groupe une invitation à combattre, ainsi qu'une fiole d'eau immunisante pour une seule personne. En effet, l'aire prévue pour accueillir les hostilités, une forêt, a été volontairement contaminée par un poison. Pop se porte volontaire mais Dai l'assomme, boit l'eau (qui s'avère empoisonnée), puis file au lieu de rendez-vous. Pop et Leona s'y rendront ensuite à leur tour.

Malgré les effets du faux antidote, Dai découpe en deux Beglom d'une déconcertante facilité (25ème minute), d'un Kaiha Zan (trancher les vagues). Mais il est trop mal en point pour faire face à Menelo et son fouet à épines. Et l'intervention de Pop et Leona n'offre qu'un bref moment de répit. Dans un duel de géants, Crocodine se chargera d'éliminer Zangrey (31ème minute), son homologue, en se faisant malgré tout perforer par une lance. Blagun sera tué par Hyunckel (31ème minute), d'un Avan Strash, tandis qu'un peu plus tôt (30ème minute), Dai avait défait Double Doller d'un Kuretsu Zan (déchirure de l'air). Dai éliminera également Menelo (32ème minute), d'une épée enflammée dans le dos. DeathSkull défait par une attaque combinée de Crocodine et Hyunckel (33ème minute), Galvass récupère alors l'énergie "vitale" de ses défunts sbires pour bénéficier du classique power-up (cf. Dragon Ball GT et les dragons maléfiques ou le film DBZ sur les cyborgs). Grâce à l'intervention de l'âme de Maam, Dai sort de son coma passager causé par les deux poisons, arbore la marque du dragon au front, annihile l'attaque ultime de Galvass, et le tue par la même occasion (37ème minute). Maam peut ainsi récupérer son âme, et tout finit bien.

Avis express : les musiques sont celles de l'anime. Un film passable là encore. Par contre, je ne peux pas m'empêcher de louer la qualité des musiques. C'est donc du classique pur jus, mais pas inregardable non plus, surtout avec des musiques aussi entrainantes.