Vue d'ensemble - Filler Guide


> Nicky Larson

Titre original : City Hunter
Genre : action / comédie / policier
Anime : 1987~1991, 140 ép (8)
Manga : 1986~1992, 36 vol (8)
Auteur : Tsukasa Hojo



I] L'anime est-il fidèle au manga ?
Pas de spoiler :

C'est le même topo que pour Hokuto no Ken. Le manga n'étant pas du tout destiné à un public jeune, l'adaptation en dessin animé s'en est de facto retrouvée édulcorée. Et de quelle manière ! Sans revenir en détails là-dessus, il n'y a qu'une seule chose à retenir : si vous avez aimé l'anime, lisez le manga, vous redécouvrirez avec plaisir l'univers qu'on a dû nous maquiller.

Il ne faut pas se voiler la face cependant : sans cette censure, l'anime n'aurait jamais été diffusé à l'époque, du moins en France. Concernant la fidélité, il y a un grand nombre d'épisodes fillers, dont certains de qualité plus qu'honorable (épisodes 50, 51, 82, 83, 100, 101 et bien d'autres). L'anime n'adapte cependant pas les derniers volumes du manga (il s'arrête vers le début du volume 31) et condense voire survole parfois quelques intrigues un peu "longuettes", donc il n'y a pas de dénouement à proprement parlé.

Il bénéficie par ailleurs d'une bande son de qualité, avec des morceaux tels que Footsteps, Want your love, Chance, Get Wild ou encore Escape, nous transportant comme rarement au plus près des personnages ou de l'univers de la série. Le héros est doublé dans sa version japonaise par le génial Akira Kamiya, officiant par ailleurs sur Hokuto no Ken (Kenshiro) ou Détective Conan (Kogoro Mouri).

Un petit mot rapide sur le manga. Globalement plutôt bon, il souffre néanmoins d'un défaut prononcé, à savoir la grande redondance des affaires et des gags utilisés. C'est bien simple : au moins les 25 premiers volumes ne contiennent pas grand-chose question scénario, et se résument pour la plupart à Ryo faisant l'obsédé toutes les 5 pages alors qu'il est censé protéger ses clientes. Dix fois plus adroit que les "méchants", il n'est quasiment jamais mis en défaut. Ce sont donc, à 90%, 25 tomes remplis de gags situés en-dessous de la ceinture. Si vous ne goûtez que peu de ce genre d'humour, alors le mieux est de laisser tomber ce manga. Mais c'est le propre de ce genre de titres, comme Détective Conan, où le scénario en retrait fait qu'on a souvent l'impression de lire des histoires indépendantes de type "fillers". Car oui, le scénario de City Hunter ne justifie pas vraiment de s'étaler sur 35 volumes, d'autant plus que certaines histoires ont tendance à traîner en longueur pour rien. Sans oublier celles qui manquent franchement d'intérêt du début à la fin, comme avec Kamimura (tome 22), la jeune détective à la recherche d'un chien, ou encore la revenante du tome 25. En résumé, c'est un manga qui fait la part belle à l'humour, mais sa redondance fait qu'il vaut mieux espacer les lectures, même si certains gags sont vraiment percutants (comme les coups de Kaori), et que certaines postures sérieuses de Ryo font vraiment leur petit effet. Pour cette raison (type de gags), l'anime est définitivement à voir au moins une fois en vostfr, car la vf dénature complètement les dialogues. Au passage, je suis très surpris qu'un tel manga soit paru dans le Shonen Jump. Ce n'est pas du tout une lecture appropriée pour les enfants, ni même les collégiens, sauf à considérer qu'il est acceptable de montrer un homme constamment en état d'excitation. A part ça, Angel Heart, du même auteur et reprenant un peu le même univers, mais surtout le même schéma, m'a complètement laissé de marbre.

Concernant l'anime, le principal défaut est que bien trop d'épisodes se résument à une cliente, exerçant la profession de XXXX (mannequin, avocate, écologiste, chanteuse, chercheuse, "héritière", ninja, journaliste, présentatrice, romancière, dentiste, coiffeuse, etc.), qui loue les services de Ryo Saeba pour se protéger de mafieux, sans se douter un seul instant (au début) des risques qu'elle prend avec cet obsédé. Etant donné qu'elles résident presque systématiquement chez lui, on se doute des ressorts comiques que cela engendre (le meilleur exemple étant celui de l'épisode 27 avec Umibozu / Mammouth obligé de poser des pièges partout pour que Ryo n'approche pas sa cliente). Saupoudrez donc l'épisode de 4 ou 5 gags vus ou archi-revus passé un certain stade, d'une ou deux musiques qui font (heureusement) toujours effet, et emballez c'est pesé ! Personnellement, je suis arrivé à une liste best-of de 70 épisodes recommandés, sur un total de 140, ce qui passe déjà bien mieux. Car malgré tout, le studio a réalisé quelques fillers de grande qualité, comparé au reste (manga inclus), qu'il serait donc dommage de rater.

Le 8 que je donne à l'anime est en prenant en compte uniquement les 70 épisodes de mon best-of. Sinon, les dizaines d'épisodes fillers bas de gamme baissent forcément la note. Je procède ainsi car cela reviendrait à devoir noter la première série Naruto en incluant la centaine d'épisodes fillers, ce qui serait absurde comme vous en conviendrez. Par contre, le manga comprenant des histoires pas forcément palpitantes, souvent prétexte à des gags graveleux, il est difficile de passer outre ce défaut.


II] J'aimerais en savoir plus sur la censure de Nicky Larson.
Léger spoiler :

Elle a été effectuée à 3 niveaux :

- un premier niveau de censure que l'on doit donc au studio en charge de l'animation. Dans le manga, Ryo Saeba (alias Nicky Larson en vf) ne se contente pas de tirer sur l'épaule des méchants pour leur faire abandonner leurs plans : non, il leur envoie carrément des fléchettes dans les articulations pour les faire souffrir, leur tire dans la tête pour leur exploser la cervelle sans se poser de questions, les empoisonne et les crible de clous. Dans le tome 1, il va même jusqu'à décapiter un ennemi (sous l'emprise d'une drogue) ! Bref, c'est très cru. Il a un magnum et ne fait pas dans la dentelle avec. Ensuite, on peut parler de la censure radicale d'une composante essentielle du manga par rapport à l'humour, à savoir le millier de gags en-dessous de la ceinture, au sens propre comme au figuré (les fameux "mokkori" ou "coucou" dans la version J'ai lu).

- le deuxième niveau de censure nous vient tout droit de l'adaptation des dialogues made in France. Toutes les références de Ryo aux hôtels deviennent des invitations à dîner avec ses clientes dans des restaurants végétariens. Du côté des méchants, le doubleur comédien attitré a choisi de prendre énormément de liberté, avec des dizaines d'improvisations toutes plus ridicules les unes que les autres ("je vais te tirer une boulette !", "je l'ai fait exprès de dire que j'étais mort", etc.). Enfin, on se consolera en louant le travail admirable de Vincent Ropion, la voix de Nicky Larson et de bien d'autres personnages fictifs (Ranma, Jeanne et Serge, Olive et Tom, Le collège fou fou fou, Lost, Smallville, etc.). Sans oublier la prestation remarquable d'Edgar Givry (acteur dans la série "H" aux côtés de Jamel Debbouze, voix de Richard Dean Anderson dans les séries MacGyver, Stargate, etc.) dans les épisodes 82 et 83 et qui démontre à tous qu'on peut doubler un personnage dans cette série sans se croire obligé de prendre toutes ces libertés ou ces voix d'idiots façon Maurice Sarfati. Pour l'anecdote, j'ai découvert un peu par hasard qu'il avait fourni exactement le même type "d'interprétation" pour le dessin animé Tom et Jerry.

- le dernier niveau est celui de la censure musicale. En effet, la version française coupe les musiques dès lors que les paroles sont en japonais ! Et ce n'est pas du tout fait intelligemment, puisque je parle bien d'une coupure en cours de musique, juste avant les paroles, et non d'une suppression pure et simple. Dans le même genre, ces musiques sont parfois carrément remplacées par d'autres, comme "suna no castle no casanova" en vo, qui devient "footsteps" en vf, comme dans l'épisode 46 par exemple (mais il y en a d'autres). Toujours à la fin de ce même épisode, "footsteps" est cette fois-ci carrément zappé ! Cela s'inscrit dans la logique des modifications effectuées à l'époque dans l'anime en vf (diffusion Club Dorothée), où tout signe, symbole, mention du japonais à l'écran était systématiquement remplacé par un cadre traduit tout moche. On comprend qu'en ayant francisé à l'extrême les noms des personnages (cf. Raoul, Roger, Henri, André, Jean-Lou, Hervé, Philibert, etc.), tout élément évoquant le Japon devait passer à la trappe.

Alors oui, il est certain qu'une traduction est la bienvenue, mais vu comment c'était fait à "l'arrache", je serais d'avis que la priorité était plutôt de supprimer toute écriture japonaise. D'ailleurs, en parlant de ça, vous avez sans doute remarqué qu'en ce qui concerne Ken le survivant, les responsables de l'adaptation vf avaient poussé le vice jusqu'à remplacer les sous-titres des attaques par leurs délires à base de "hauts couteaux de cuisine", donc bon...


III] Des clins d'oeil ou des références dans cette série ?
Léger spoiler :

Sans différencier le manga de l'anime, on retrouve des clins d'oeil : à la série de films L'inspecteur Harry (Dirty Harry en vo et interprété par Clint Eastwood), à Ken le survivant, aux chevaliers du zodiaque (épisode 75), à la série Cat's Eye du même auteur, etc.


IV] Résumés des 6 films City Hunter, avis et topo sur leur doublage.
Spoiler :

Certains sont des films, d'autres des OAV. Je suis de ceux qui se moquent complètement de cette distinction, donc pour simplifier, je les appellerais tous des films. Il m'apparaît plus simple de parler du doublage dans un seul bloc, histoire d'éviter les redites.

On distingue deux exceptions :

- le film 4 : comédiens et noms (cf. Nicky, Laura, Hélène) de la série en vf
- le film 6 : comédiens de la série mais noms originaux (cf. Ryo, Kaori, Saeko)

Hormis Vincent Ropion, qui demeure la voix de Ryo, les 4 autres films bénéficient d'une distribution différente mais commune, et des noms originaux.

Dans le détail, pour les films 1, 2, 3 et 5, le casting comprend :

- Philippe Roullier (Jet Black dans Cowboy Bebop) pour des voix secondaires
- Brigitte Aubry pour Kaori (pas celle de la série)
- Bérangère Jean (Faye Valentine dans Cowboy Bebop) pour Miki
- Gilbert Levy (Moe dans les Simpson) pour Falcon
- Susan Sindberg pour Saeko

Concernant l'adaptation des films 1, 2, 3, 5 et 6, on peut entendre en vf :

- Kaori, Reika, Umibozu, monsieur Mammouth, City Hunter
- Falcon, agence Saeba, Ryo, Ryo Saeba, Saeko Nogami, Saeko

Pour les films 4 et 6, le casting est le même que pour la série, à savoir :

- Michel Barbey, la voix grave de Falcon
- Anne Rondeleux pour Laura (Danièle Douet faisait la 1ère voix)
- Agnès Gribe pour Hélène
- Maurice Sarfati pour les voix secondaires bien débiles (film 4)

Comme j'ai pu dire ailleurs, ce ne sont en fait pas des résumés, censés être concis, mais des comptes-rendus détaillés. Par conséquent, certains pourront arrêter la lecture après ce qui constituera pour eux un résumé, tandis que les autres pourront tout lire selon leur envie.

Film 1 : Amour, destin et un magnum 357 (1989 - 1h24)

Résumé : Nina Steinberg, pianiste renommée et amie de Maki (la violoniste de l'épisode 27), profite de son invitation au Japon pour un concert de charité pour solliciter l'aide de Ryo afin de retrouver son père. Mais les vies de Nina et de son grand-père, qui l'accompagne, sont mises en danger par les hommes de l'ambassadeur de Galieri orientale, à cause de documents compromettants qu'ils ont obtenu un peu par hasard. Après une tentative de kidnapping, déjouée par Ryo, l'ambassadeur décide d'envoyer des troupes d'élite directement dans son immeuble. L'opération est cette fois un succès : le grand-père est emmené en hélicoptère, tandis que Kaori s'accroche à l'appareil.

Ryo et Falcon font donc équipe pour les délivrer, pendant que Nina est en plein concert. A la résidence de l'ambassadeur, les deux anciens mercenaires emploient comme toujours la manière forte, sans rencontrer de résistance à leur hauteur. Sur place, le colonel Helsen, qui s'avère en réalité être le père de Nina, défie Ryo lors des dernières minutes du film. Helsen, surnommé l'exterminateur rouge, est un agent des services secrets aux ordres de la Galieri orientale. Le duel est sans enjeu ni réelle signification, puisque les hommes de l'ambassadeur ont déjà tous été neutralisés, et sa villa dynamitée en guise de dernier recours. Ryo s'en sort indemne car la balle a touché un pendentif qu'il portait sur lui. Un pendentif qu'il avait emprunté à Nina et qu'il savait contenir une micropuce renfermant les fameux documents. Mais celle de Ryo atteint Helsen au niveau du coeur. Les autorités de l'Est, pour lesquelles il travaillait, annoncent ainsi officiellement la mort du colonel Helsen.

Nous assistons néanmoins quelques jours plus tard à un happy end puisque, après un bref séjour à l'hôpital, il retrouve sa fille juste avant son départ du Japon. Ryo avait en effet retiré de la poudre de sa balle afin de la ralentir et éviter d'atteindre le coeur. L'homme compte rattraper le temps perdu, puisqu'à la demande de son beau-père, qui réprouvait ses activités, il avait accepté de quitter sa femme avant la naissance de leur fille. C'est la raison pour laquelle le grand-père de Nina s'était toujours montré réticent à discuter avec elle de cette période de leur histoire. Ryo félicite Kaori pour le cran dont elle a fait preuve en décidant de s'accrocher à l'hélicoptère. Enfin, la micropuce n'ayant pas été détruite et Saeko n'en voulant pas, il la jette à la mer...

Avis (3/10) : pour moi, c'est clairement le moins bon des 6 films. Le duel final arrive comme un cheveu sur la soupe. On en met un parce qu'il en faut un, mais strictement rien ne le justifiait, car Helsen n'est jamais montré en ennemi. Au contraire, il participe même à déjouer la tentative de kidnapping de sa fille et de son beau-père. A la 55ème minute, le passage où Kaori s'accroche à l'hélicoptère des troupes d'élite ne m'a pas du tout paru crédible, elle qui lève les mains dès qu'un voyou la prend en joue. Et ce, même si elle sait qu'elle porte un émetteur et que Ryo saura la retrouver. Brigitte Aubry est la voix de Kaori pour les films 1, 2, 3 et 5, et j'ai trouvé qu'elle s'en sortait très bien dans son rôle. Gilbert Levy s'est quant à lui occupé de Falcon. Il nuance bien sa voix, afin qu'elle ne rappelle pas trop celle de Moe dans les Simpson, mais elle est un peu trop aiguë à mon goût et ne colle donc pas vraiment au personnage bourru qu'est ce bon vieux Mammouth. La voix hyper grave de la série est tout simplement irremplaçable.

Sur le fond, Kaori qui déjoue les ruses de Ryo l'obsédé, c'est du vu archi revu, mais comme dans tous les épisodes de la série et les 5 autres films en fait. Ce genre de scènes fait partie de l'ADN de City Hunter. C'est aussi essentiellement pour cette raison qu'Angel Heart n'a rien à voir avec son prédécesseur question ambiance. Bref, le pauvre Ryo est obligé de coucher deux fois dehors, ligoté, pour calmer ses ardeurs. On a droit à la 35ème minute à une musique sympa, intitulée "Love games". Celle de l'ending est pas mal également, pour un ending (titre : Jurokuya). Le colonel Helsen est orthographié "Ferzen" dans les crédits. A la 52ème minute, le genre de dialogue qui aurait été édulcoré du temps du Club Dorothée. A noter que le sens est le même en japonais :

- Nina à Ryo, dans la salle de tir de l'immeuble : "Vous voyez, ça y est, vous l'avez rangée (son arme) et vous recommencez (à faire le pervers)".
- Ryo : "Rangée ? Mais qu'est-ce qu'elle veut dire par là ? Elle veut que je lui montre ou quoi ?"
- Nina : "Je voudrais pouvoir le voir au moins une fois. Rien qu'une seule fois".
- Ryo : "Hein ?"
- Nina : "Je voudrais pouvoir lui demander pourquoi il a quitté ma mère".

Enfin, on peut signaler deux répliques à la "Tontons flingueurs", un film qui au passage m'a paru sans consistance :
- à la 30ème minute, Ryo dit à un méchant : "T'as l'oeil vif mais la main molle".
- et à 1h00, Falcon répond à Ryo : "Ca tombe bien, j'ai des fourmis dans la gâchette".



Film 2 : Bay City Wars (1990 - 42 minutes)

Résumé : Un soir, Kaori et Miki assistent à l'inauguration du complexe ultra moderne Bay City, dans l'hôtel du même nom, où Ryo doit lui aussi se rendre. Mais l'hôtel est pris d'assaut par les forces armées du général Guillian, dictateur de la République du Costero, en Amérique du Sud, et en fuite depuis l'intervention de troupes américaines. Elles prennent donc Kaori, Miki et les autres invités en otages. A mesure qu'ils s'approchent de l'hôtel, quadrillé par les troupes de Guillian, Ryo et Falcon se rendent compte de la situation. Le premier tend à faire l'imbécile sur ce qui devient rapidement un véritable champ de bataille, tandis que le second fait parler la poudre en affichant tout son professionnalisme.

En guise de représailles, pour avoir été contraint de fuir son pays, Guillian tente d'infiltrer le système de défense stratégique du Pentag***, en utilisant les superordinateurs installés dans l'hôtel, pour lancer sur les américains leurs propres missiles. Mais Ryo intervient in extremis pour empêcher Luna, la fille du dictateur, de déclencher le processus, en tirant près de son clavier d'ordinateur. La jeune femme étant jusqu'au-boutiste, et notre héros hésitant à tirer sur elle, Falcon débloque finalement la situation en dégommant l'unité centrale d'un tir de roquette. Dépité, Guillan prend alors Ryo pour cible, mais ce dernier riposte et l'envoie se faire électrocuter sur le câblage béant de l'unité centrale. Malheureusement, le dictateur a eu le temps d'activer les explosifs disséminés un peu partout dans l'hôtel, son but étant que personne ne survive à leur mission terroriste. Le lendemain matin, à l'aube, on retrouve l'hôtel détruit. Bien sûr, on ne sait par quel miracle, Ryo et toute la bande s'en sont sortis vivants. Luna, seule rescapée parmi les preneurs d'otages, est prise en charge par la police. On apprendra au passage que Falcon s'était impliqué dans cette affaire (on ne rôde pas autour d'un hôtel, lourdement armé, sans raisons) après s'être fait piéger par Saeko qui, dans le cas contraire, aurait pu divulguer une anecdote embarrassante pour lui. Un chantage dans la même veine que ceux employés pour Ryo, en somme...

Avis (5/10) : je n'ai pas noté de musique remarquable. Je l'ai déjà souligné, mais énormément d'épisodes de l'anime sont on ne peut plus répétitifs dans le déroulement de leur intrigue. Et très souvent, à titre personnel, ils ne sont "sauvés" que par la présence de musiques cultes comme Footsteps ou Want your love, accompagnant à la perfection les moments forts. Alors si de bonnes musiques sont absentes, permettez-moi de faire part de ma déception. A noter à la 25ème minute, l'intervention ridicule de deux hélicoptères des Marines, descendus par une batterie d'artillerie lourde ennemie positionnée en plein milieu d'un pont, complètement à découvert. Ils pouvaient pas les neutraliser à distance ?! A la 33ème minute, l'ordinateur de Luna affiche un très joli "Lunch Code", au lieu de "Launch Code" (?). Sinon, avez-vous remarqué comment sont nommées toutes les dictatures dans la série comme dans les films ? C'est toujours une "République de ceci", "République de cela" ^^. C'est fidèle à la réalité ceci dit. L'ending se contente de reprendre des séquences du film. Bref, Bay City Wars reste regardable. J'aime bien ses graphismes, qui évoquent ceux de la 3ème "saison" de City Hunter, à partir de l'épisode 115. Mais niveau contenu, cela reste assez faiblard.



Film 3 : Complot pour un million de dollars (1990 - 45 minutes)

Résumé : en ville, Ryo et Kaori distribuent des tracts afin de promouvoir l'agence Saeba et attirer des client(e)s. C'est ce moment que choisit Emily O'Hara, une américaine de 25 ans (une "blonde canon" selon Ryo), pour solliciter leur aide. Elle se dit en effet poursuivie par la mafia et leur expose sa situation plus en détails. Pour assurer sa protection, elle est prête à débourser 1 million de dollars. En l'apprenant, Kaori est enchantée, tandis que Ryo réclame des avantages en nature, sous la forme de "crac crac". Mais au moment de conclure l'affaire, le trio est mitraillé par un malfaiteur, qui prend aussitôt la fuite à bord de sa voiture. Grâce à la vigilance de Ryo, tout le monde en sort sain et sauf.

Dans l'immeuble qui lui sert de domicile, notre pervers, fidèle à lui-même, est à la manoeuvre pour reluquer la belle sous la douche. Alertée par le fracas de Kaori, qui comme toujours veille au grain, Emily brandit par réflexe son propre révolver. Redevenant un bref instant sérieux, Ryo la soupçonne de savoir s'en servir. Le soir, dans un supermarché, Kaori tombe sur Falcon en train de faire ses courses. Il l'avertit qu'un tueur à gage, en provenance de Los Angeles, serait arrivé en ville pour éliminer Ryo.

Après dîner, Kaori, désormais inquiète, propose d'aller faire un tour au bar Cat's Eye. La partenaire de Ryo espérait ainsi que Falcon lui en apprenne plus en voyant leur mystérieuse cliente. Là, un inconnu en voiture brise une vitre du bar pour permettre à un hélicoptère miniature, façon drone, d'y pénétrer et prendre Ryo pour cible. Emily, qui laisse échapper le nom de Douglas, l'avertit qu'il peut exploser en cas de destruction. Ryo s'éloigne donc, et se débarrasse de l'appareil dans un parc désert, en toute sécurité. Douglas repasse devant eux en voiture, comme pour les narguer. Puis, face au comportement étrange d'Emily, un agent spécial de la CIA, Ryo lui récite les grandes lignes de son CV, montrant ainsi qu'il n'était pas dupe depuis le début.

De retour au bar, Kaori est heureuse d'apprendre qu'Emily n'était pas le tueur à gage en question. Douglas est un terroriste recherché par la CIA, expert dans le maniement d'explosifs à distance (drones hélicoptères, avions, blindés, voitures, bateaux miniatures). Il a tué le frère d'Emily (avec un bateau miniature piégé), Daniel, il y a de ça 6 mois. La victime faisait également partie de la CIA. Emily voulant se venger, et Ryo étant la prochaine cible de Douglas, voilà la raison de sa venue au Japon. Le lendemain, Dick, le chef de district de Los Angeles à la CIA et patron d'Emily, l'appelle pour l'informer de l'emplacement de la planque de Douglas. En l'apprenant, Emily s'y précipite, suivie par Kaori. Mais arrivées sur les lieux, elles sont endormies par Douglas. Chez lui, Ryo reçoit un appel du terroriste, qui le convie à l'hippodrome (désaffecté et délabré) de Yokohama le soir même.

A l'intérieur du complexe sportif, Dick retrouve les deux jeunes femmes ligotées, non pas pour les libérer, mais pour les tuer. C'est lui qui a en réalité engagé Douglas pour éliminer Daniel, car ce dernier connaissait sa véritable identité, à savoir celle d'un espion de l'Est, dénommé Yuri. Un espion qui officiait tour à tour pour le compte des deux "blocs", y trouvant naturellement son compte. Dick souhaitait donc que Ryo élimine Douglas, devenu trop gênant pour lui. De son côté, Ryo, qui n'a eu aucun mal à se défaire de Douglas et de ses "joujoux" piégés, intervient in extremis pour neutraliser Dick et libérer les deux femmes.

Mais l'espion profite de l'obsession d'Emily (à le tuer) pour la prendre en otage, puis s'enfuit en jet pack. Ramené au sol par Emily qui s'était agrippée à lui, les deux se retrouvent sur la pelouse de l'hippodrome, pour être pris pour cible par un drone de Douglas. La jeune femme cible l'engin, mais sans réussir à l'atteindre. Kaori lui crie alors de "ne pas penser à la vengeance et de viser avec le coeur", ce qui constitue pour elle un déclic, car c'était justement ce que Daniel lui avait conseillé lors d'une séance de tirs. Le conseil porte ses fruits, et Emily se débarrasse donc du drone. Yuri, qui n'en mène pas large, est arrêté dans la foulée, de même que Douglas.

Quelques jours plus tard, Emily retourne dans son pays, et décide de rendre son arme, l'esprit enfin apaisé. Au bar Cat's Eye, Ryo se fait chiper son chèque d'un million par Saeko pour financer la restauration de l'hippodrome, tandis que les 10 000 dollars de l'accompte sont récupérés par Falcon pour les réparations du bar...

Avis (6/10) : comme pour le film précédent, j'apprécie assez le style graphique, rappelant celui de la 3ème saison de la série. Le travail réalisé au niveau de l'adaptation est tout simplement ce qui aurait dû être fait pour la série. Et très franchement, qui peut dire que les délires de Maurice Sarfati, à base de "boulettes" et de "bobos", manquent dans ce film, à le rendre plus fade ? Je le dis pour ce film car c'est le premier que j'ai visionné, mais cette remarque se vérifie aussi pour les 5 autres. A noter une très bonne musique originale à la 40ème minute (Love games), un peu gâchée au début par la voix de Jet Black (Cowboy Bebop) pour Daniel. Je précise : Philippe Roullier est un très bon comédien dans ce type d'exercice, mais j'ai immanquablement l'image de Jet Black en tête lorsque j'entends sa voix, donc cela me ressort toujours un peu de l'anime que je regarde, et c'est fort dommage. L'ending ne fait là encore que reprendre des séquences du film. Un film que j'ai trouvé regardable, surtout pour les fans de City Hunter, mais tout à fait dispensable. Je ne l'ai vu que deux fois, mais il n'est tellement pas original que j'ai eu l'impression de l'avoir déjà vu 20 fois. Le scénario avec "une beauté qui cache son jeu au début, Ryo qui cherche à l'attraper, Kaori qui veille au grain, et pour conclure une histoire qui se veut dramatique mais que tout finit bien", c'est on ne peut plus classique. D'ailleurs, le passage vers la fin où Douglas balance à Ryo des dessous féminins, pour pouvoir s'enfuir en détournant son attention, c'est un gag recyclé de l'épisode 53, avec le Renard. De manière anecdotique, Kaori aurait dû soupçonner une autre personne (d'être le tueur à gage) en plus d'Emily, puisqu'au début du film, l'américaine est elle-même prise pour cible...



Film 4 : Services secrets (1995 - 1h26)

Résumé : Rosa Martinez, une secrétaire de 36 ans, engage Ryo pour une mission. Son patron, James McGuire, est candidat à la présidence de la République du Guinam, à la tête d'un mouvement démocratique. Il demande à Ryo de veiller sur sa fille Anna, agent des services secrets chargés d'assurer sa protection. Agée de 24 ans, celle-ci ne veut pas que ça s'ébruite (qu'elle est sa fille), par rapport à sa carrière. Après avoir subi les assauts répétés du satyre, Anna est ciblée par un sniper en pleine rue, mais Ryo la sauve. L'auteur des coups s'appelle Lunquist. Il est employé par Gonzales, le plus gros trafiquant de drogues de tout le Guinam.

Anna est en froid avec son père car elle est convaincue qu'il a tué sa mère quand elle avait 6 ans. En réalité, sa mère s'était interposée entre James et Gonzales qui lui tirait dessus. Anna se fait enlever mais Ryo la libère, après une course poursuite. Dès lors, elle peut continuer sa mission au service de sécurité, si et seulement si Ryo est son garde du corps. Et bien sûr, il en profite à mort pour la harceler. Comme d'habitude, en compagnie de Ryo, Anna devient moins rigide, et laisse paraitre ses sentiments. Mais même en ayant appris la vérité, elle continue de se montrer glaciale à l'égard de son père. En plein jour, lors d'une visite au cimetière où repose la femme de son patron, Rosa se fait enlever par les hommes de Gonzales.

Ce dernier cherche à s'emparer d'une mine de diamants découverte par James, à l'origine de leur discorde entre Peter et lui d'un côté, et James de l'autre. La mère d'Anna a donc perdu la vie pour cette raison. James voulait utiliser la richesse de cette mine pour le bonheur de son peuple. Rosa est en fait du côté de Gonzales, car Peter, tué par James pendant la fameuse altercation, était son fiancé. Le soir même, James sème son service de sécurité, et se rend aux hommes de Gonzales, qui l'emmènent en hélico, ainsi qu'Anna de force. Au pied de leur hôtel, Ryo assiste à leur décollage, aussitôt rejoint par Mammouth. Lui et Lunquist étaient rivaux du temps où ils étaient mercenaires. Il veut donc lui régler son compte. Sur le paquebot de Gonzales, Rosa demande à James de lui pardonner sa trahison, puisqu'elle donnait des informations sur son parcours et sur son emploi du temps. Mais James ne lui en veut pas.

Pendant leur captivité, Anna et son père se réconcilient pour de bon quand elle apprend qu'il a retrouvé (et conservé) une de ses vieilles poupées, confectionnée par sa mère, au péril de sa vie. Ryo et Mammouth, armé d'une sulfateuse, prennent d'assaut le bateau et canardent tout ce qui bouge. Finalement, Rosa délivre James et Anna de la cabine où ils étaient enfermés. Mammouth tue Lunquist en lui brisant la nuque d'un suplex. Gonzales révèle que c'est lui qui a achevé Peter, James ne l'ayant que blessé. Ryo intervient in extremis pour défaire la petite dizaine d'hommes de main qui avait l'ordre de descendre James, Anna et Rosa, pris au piège. Le bateau mis hors-service par Mammouth, qui en a détruit la salle des machines, Gonzales s'enfuit en hélico, en essayant d'éliminer Anna au passage. Il la vise, mais elle est sauvée par Rosa qui s'interpose et décède sur place. Alors que Mammouth s'apprêtait à détruire l'hélico d'un tir de roquette, Ryo, affichant un regard de tueur comme rarement, l'arrête et lui demande de le laisser s'en charger. Il fait exploser l'hélico d'un tir de magnum bien placé. Sur fond d'une musique émouvante, Anna pleure la mort de Rosa. Dans l'épilogue, nous apprenons par les journaux télévisés que James a été élu président, et qu'une très importante mine de diamants a été découverte dans la foulée...

Avis (4/10 en vf, 6/10 sinon) : si les voix françaises et les noms sont ceux de la série, les dialogues ne sont par contre pas édulcorés. Ryo parle bien d'hôtel et non de restaurants végétariens. Nous avons droit comme toujours à un happy end, si ce n'est la mort tragique de Rosa accompagnée par une très bonne musique originale, intitulée "Hunter in the city". Ses 15 premières secondes m'ont rappelé l'atmosphère qui se dégage du film Ghost in the Shell. Les querelles de "couple" entre Ryo et Kaori, bien qu'archi classiques, font bizarrement toujours effet dans ce film, encore plus que dans les trois précédents j'ai trouvé. Est-ce dû à la comédienne d'origine pour Kaori ? Notre héros passe d'ailleurs encore deux nuits dehors, ligoté, à force d'harceler ses clientes. A la 41ème minute, le père de Saeko, préfet de police, l'avertit qu'en cas d'échec, elle devra choisir parmi trois prétendants. C'est un film plutôt passable, indiscutablement gâché par la participation de Maurice Sarfati au doublage, avec ses intonations parfois volontairement débiles. En sachant qu'il s'occupe de quelques voix secondaires, mais surtout de celle de McGuire, il est impossible de passer outre ce défaut particulièrement pénalisant (- 2 points à la note). A part les 10 dernières minutes, avec la mort violente au suplex, celle de Rosa et le regard noir de Ryo, il n'y a pas grand-chose de remarquable. Il est très rare qu'une femme meurt dans City Hunter. Il y a bien la jeune femme du tome 1, ou de l'épisode 5 je crois. Pour l'anecdote inutile, "Lunquist" est orthographié "Lonqueast" dans le générique de fin, mais étant donné qu'on y lit également "Mamouth" avec un seul m, et "Mc Gire", je préfère ne pas m'embêter avec cette question...



Film 5 : Goodbye my sweetheart (1997 - 1h26)

Résumé : Takeaki Mutoh, un terroriste surnommé "le professeur", débarque d'un aéroport. A sa sortie, il réussit sans peine à semer le dispositif de filature mis en place par Saeko. Quelques jours plus tard, Emi Makazé, une artiste reconnue, reçoit dans sa loge un bouquet de roses noires de sa part, son frère. Sans nouvelles de lui depuis 13 ans, elle se tourne vers "City Hunter" afin de le retrouver. C'est au bar Cat's Eye qu'elle donne quelques détails. Elle n'avait que 13 ans la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Leur seule photo de famille se trouvant au pensionnat (pour filles) de son école de théâtre, ils décident de s'y rendre. Sur place, Kaori menotte Ryo au volant de sa voiture, pour l'empêcher d'harceler les étudiantes, puis pénètre dans le bâtiment avec Emi. Mais quelques instants plus tard, il se fait cibler par Takeaki armé d'un fusil sniper. Heureusement, le tir ne fait que briser la chaîne des menottes. Ryo cours rejoindre sa cliente dans sa chambre du pensionnat, et l'éloigne de la fenêtre au moment même où une balle était tirée. Le projectile atteint la fameuse photo qu'Emi s'apprêtait à montrer à Kaori, et laisse un trou à la place de la tête de l'homme recherché. Le soir même, la balle est analysée par Falcon au bar Cat's Eye. Saeko se joint à Ryo pour partager ses informations sur le tireur, qu'elle tient du QG de la légion étrangère en France. Takeaki est soupçonné d'une dizaine d'assassinats et d'une multitude d'autres méfaits. Mais il n'est jamais tombé, faute de preuves. Le lendemain, les détenus Tatsuoka et Yamauchi sont transférés via un fourgon cellulaire. Tatsuoka, surnommé "la brute", a été condamné à perpétuité pour le meurtre à mains nues de 5 policiers. Yamauchi, surnommé "feux d'artifices", est un expert en explosifs, derrière la plupart des attentats à la bombe de ces dernières années. Le conducteur n'est autre que Takeaki. Après s'être débarrassé des deux gardiens en précipitant le fourgon dans un ravin, il explique aux prisonniers les avoir recrutés pour un petit travail.

La nuit tombée, et comme à son habitude, Ryo s'infiltre pour rejoindre Emi dans son bain, avant de se faire éjecter de son appartement par Kaori. Dehors, Falcon lui donne d'autres informations sur le professeur. Fer de lance de la légion, Takeaki fut abandonné par son régiment dans les lignes ennemies. Pire, il ne fut pas épargné par les bombes alliées qui suivirent. Laissé pour mort, il élimina ensuite consciencieusement les responsables du bombardement. Le lendemain, Emi reçoit à nouveau un bouquet de roses noires de la part de son frère, accompagné d'une carte d'invitation à le rencontrer, le soir à 22h. Malgré les protestations de Kaori, Emi s'y rend quand même en douce, secondée par Ryo. Le lieu de rendez-vous est un parc d'attraction. Le professeur s'adresse à eux de loin. Il explique à Emi que Takeaki Mutoh, le frère qu'elle aimait, est mort sur les champs de bataille, avant de renaître avec une seule idée en tête, se venger. Takeaki nous révèle qu'Emi n'est pas sa vraie soeur, ce qu'elle savait déjà. Ses parents adoptifs (à Emi) sont morts il y a 5 ans. Takeaki n'entendait parler que de la réputation de City Hunter à la légion. Ce qui lui a donné envie de se mesurer à lui. Takeaki met à l'épreuve les talents de Ryo, en faisant sauter une portion de voie ferroviaire. Ryo prévient in extremis la catastrophe, en faisant passer le feu de signalisation au rouge, d'un tir de magnum (le dispositif défectueux renvoyant un feu rouge, le conducteur freine à temps). A la suite de quoi Takeaki s'envole en hélico, en promettant à City Hunter quelque chose de grandiose. Le lendemain matin, Emi raconte son passé à Ryo, comment les parents de Takeaki l'ont sorti de l'orphelinat à l'âge de 5 ans, comment celui-ci, un étudiant brillant mais renfermé sur lui-même, lui témoignait de son affection. Les derniers mots qu'il a tapés sur son ordinateur, avant de disparaitre, étaient d'ailleurs à son attention ("Goodbye my..."). Après avoir partagé d'autres souvenirs de jeunesse avec Ryo, Emi le prie de faire tout son possible pour neutraliser son frère.

Dans le quartier de Shinjuku, un camion piégé occasionne plusieurs morts. Takeaki appelle Saeko et l'informe que plus d'une centaine d'engins explosifs sont disséminés dans Shinjuku, reliés de sorte qu'ils exploseraient tous si un seul était désactivé. Il réclame en outre 1 milliard de yens. Le compte à rebours est de 3 heures. Malgré la désapprobation de Kaori, Emi accepte de participer à l'inauguration d'un nouveau train à pilotage automatisé, sur la ligne (circulaire) Yamanoté. Elle prend donc la place du conducteur, avec à bord plus de 300 personnes, dont Kaori à ses côtés. Malheureusement, le siège d'Emi est piégé et servira de détonateur si jamais elle le quittait. De plus, le train ne peut ralentir à moins de 60 km/h. Sans perdre de temps, Ryo se rend dans le train en y sautant depuis la jeep de Falcon. Il fait ensuite échanger leur place aux deux femmes, Emi étant nerveusement à cran. C'est alors que Takeaki fait se séparer la locomotive de tête du reste. Il suit en effet l'action de près, à bord d'un hélico piloté par Tatsuoka. Ryo dépose Emi, en la portant dans ses bras, de l'autre côté du train détaché, en sécurité. Mais elle revient aussitôt, ne pouvant abandonner Kaori en l'état.

Ryo quitte le train en s'agrippant à une passerelle, puis se rend dans les égouts pour intercepter et neutraliser Yamauchi, qui récupérait une partie du milliard que la police faisait transiter par là. Saeko rejoint Falcon et Miki dans un hélico de l'armée qu'ils ont subtilisé, tandis que les autorités s'apprêtent à sacrifier Kaori et Emi en conduisant le train vers une voie de garage. Mais Falcon se charge de modifier l'aiguillage à coups de fusil anti char. Ryo retourne dans le train avec Yamauchi. Dès lors, ce dernier devait forcément désactiver son "joujou" s'il tenait à la vie. Mais Takeaki le descend d'un tir de fusil sniper en pleine tête. Depuis son hélico, il demande à Tatsuoka de le déposer sur le toit du train, et c'est à partir de ce moment que l'affrontement final commence. Au terme duquel, Takeaki, qui avait prévu depuis le début de mourir avec tout le monde dans la destruction de Shinjuku, est gravement atteint d'une balle. Ryo est lui touché à l'épaule droite. De son côté, Tatsuoka perd la vie dans l'explosion de son hélico, déstabilisé par un tir de Falcon. Takeaki, à l'agonie, refuse d'indiquer à Ryo quel fil couper, parmi 6 fils de couleur. Ryo s'en remet alors à son 6ème sens : il soulève la jupe d'Emi et demande à Kaori de couper le fil bleu, la couleur des sous-vêtements de sa cliente. Kaori s'exécute et l'explosion est évitée à quelques secondes près. Au terminus, Takeaki meurt, après quelques mots affectueux échangés avec sa "soeur", en pleurs.

Avis (8/10) : à la 23ème minute, face au traditionnel harcèlement de cliente de la part de Ryo, Kaori se montre d'une rare violence ^^. La musique accompagnant le dénouement (à 1h19) est une variante de Hunter in the city, dont elle reprend les 30 premières secondes à peu près. Je n'ai pas trouvé la piste correspondante dans l'OST du film. Petite coquille à la 18ème minute, puisqu'on peut lire "Tatuoka" sur la fiche de renseignements de Saeko. La musique de l'ending est une reprise de Get Wild (Special 97), chanté par une femme. Pas mauvaise, mais je préfère de loin l'originale. A la 53ème minute, Kaori n'est pas très inspirée, quand elle dit tout haut, avec Ryo à l'autre bout du fil : "Hein ? Emi est... ? Tu veux dire qu'elle est assise sur une bombe ?!" Et les passagères de paniquer. A 1h01, un gag énorme, quand Ryo retire une dizaine de massues des poches de Kaori (mais où les cachait-elle ?), en lui demandant ce qu'elle comptait faire avec. Contrairement au premier film, le duel final est annoncé au préalable. Il n'y a pas de musiques particulièrement remarquables, et c'est bien dommage. Mais tout le reste est à la hauteur.



Film 6 : Flash spécial ?! La mort de Ryo Saeba (1999 - 1h30)

Résumé : Un jour de pont, Miki, Falcon, Kaori et Ryo sont en sortie entre amis sur la luciole des mers, une zone touristique très prisée. Au même moment dans un train express, le président de la chaîne Mega City TV, le magnat des médias Jack Douglas, est assassiné. Le soir, Kaori ramène une cliente, coiffée d'un large foulard pour passer incognito. Elle s'appelle Sayaka Asagiri, une présentatrice télé de la chaîne en question, dont la voix et le physique faisaient justement craquer Ryo. En l'apprenant, Kaori change d'avis, mais après plus de 4 mois d'inactivité, elle cède finalement devant l'insistance de Ryo. La journaliste lui demande d'assurer sa protection, contre 100 000 dollars et des avantages en nature. En entendant ça, Ryo devient surexcité et leur met à tous deux ses "menottes d'amour spéciales Ryo Saeba", qui ne seront retirées que 16 minutes de film plus tard tout de même. Après avoir été l'objet d'une tentative d'assassinat chez Ryo, Sayaka leur explique qu'on en veut à sa vie car elle a été témoin du meurtre de son patron par un homme du surnommé Mad Dog, le bras droit de feu Jack Douglas. Elle ajoute que tous les employés de Mega City TV portent une bague empoisonnée, géolocalisable, qui permet à Mad Dog d'avoir un contrôle total sur ses subalternes. Elle n'est donc en sécurité nulle part. Le poison déclenche une crise cardiaque, et c'est cette méthode qui a été utilisée pour son défunt patron. En outre, Mad Dog a maquillé les faits, et fait passer la victime pour son simple secrétaire, occupant ainsi la place et l'identité laissées vacantes.

En ville, les équipes de Mega City TV s'arrangent pour diffuser des séquences truquées montrant Ryo sous un jour dangereux, forçant Sayaka à le suivre (toujours menottée) en la menaçant d'un couteau ou d'une arme à feu incrustée à l'image (gags assurés). La police est donc à la poursuite du "ravisseur" pervers, et encercle l'hôtel où Sayaka est retenue, mais heureusement Saeko s'arrange pour faire diversion. Lasse de devoir constamment fuir à cause de sa bague géolocalisable, Sayaka se résoud à laisser Ryo la lui ôter d'un tir de son Magnum 357 Python. On attribue à Ryo la responsabilité de 3 meurtres réels (ses poursuivants, des tueurs professionnels), pourtant commis par Mad Dog en personne. Ryo, épaulé par Falcon, a sur le dos les forces spéciales, en réalité une milice, et l'affrontement se déroule sur un véritable champ de bataille improvisé. De son côté, Kaori se rend au siège de Mega City TV, afin de tirer les choses au clair, et rencontre celui qui se faisait passer pour Jack Douglas. Mais elle est à peine arrivée qu'elle se retrouve prisonnière dans un local. On nous informe que Mad Dog s'avère finalement être le surnom du bras droit du bras droit de Douglas, celui qui l'assassine dans le train.

La bataille finie, Ryo s'infiltre dans le building de Mega City TV, et règle son compte sans problème au comité d'accueil, avant d'éliminer Mad Dog d'une balle entre les yeux. S'ensuit une explication entre Ryo et celui qui se faisait passer pour Jack Douglas, une vieille connaissance autrefois connue sous le nom de Jack Knife. Flashback sur leur duel interrompu du temps où ils étaient mercenaires, pour déterminer le véritable numéro un du milieu, et ravir à son rival le coeur de Sayuri. Ryo a l'avantage, mais au moment d'achever son adversaire, Sayuri s'interpose et semble y laisser la vie. De retour au présent, on apprend que Jack n'a plus que 6 mois à vivre, du fait d'une maladie cardiaque. Après avoir atteint les sommets, son unique but, tel une obsession, est de reprendre leur duel. Son objectif désormais à sa portée, on nous révèle que cette Sayaka était Sayuri relookée, et qu'elle a fait ça pour exaucer le dernier souhait de Jack, et aussi pour se venger de s'être fait tirer dessus. Mais Ryo n'était pas dupe et avait compris son petit jeu depuis le début, grâce à quelques indices. Jack rêve de filmer la mort de Ryo Saeba. Leur duel se déroule dans un quartier de Shinjuku reconstitué en plateau. Atteint à l'épaule droite, Ryo est ensuite "transporté", par la magie des effets spéciaux, dans des ruines qui sont la réplique exacte du lieu de leur premier duel, il y a 10 ans. Pendant ce temps, Kaori a pu s'échapper du local où on l'avait enfermée, et commence à démêler le vrai du faux en voyant la vraie Sayaka. Puis elle file à la recherche de son partenaire, tombe sur Sayuri, et la convainc qu'il n'aurait jamais tiré volontairement sur une femme. Sayuri se précipite alors vers les deux hommes, qui étaient sur le point d'en finir. Elle s'interpose et est gravement atteinte par la balle de Jack. Ryo, lui, n'a pas raté son ennemi, qui meurt. Dans les bras de Ryo, Sayuri réalise que 10 ans plus tôt, il avait seulement visé son pendentif. Elle s'était donc juste évanouie. Dans le pendentif, se trouvait une photo de Ryo. C'était son moyen pour signifier qu'il fallait l'oublier. Elle décède avant d'avoir pu terminer ses dernières paroles (elle l'aimait encore et la photo était toujours dans son pendentif).

Dans un message vidéo posthume diffusé juste après, Jack laisse 10 secondes à Ryo et Kaori pour s'enfuir. Les deux partenaires prennent leurs jambes à leur cou et détalent comme des lapins, tandis que l'autodestruction amène à l'écroulement du building. Dans l'épilogue, devant les ruines encore fumantes de Mega City TV, Sayaka se présente en tant que journaliste indépendante. Et prend soin de rétablir la vérité concernant les événements récents. Ryo et Kaori sont, eux, en convalescence à l'hôpital. Ryo est intégralement bandé et tous deux sont sur des chaises roulantes. Bien sûr, cela n'empêche pas l'étalon de Shinjuku d'harceler les infirmières et de se prendre un coup de massue de la part de Kaori...

Avis (5/10) : naturellement, si Jack avait été moins stupide, il aurait commencé par faire sauter les étages inférieurs en priorité. J'ai trouvé que celle qui doublait Sayaka jouait tout son texte sur le même ton. C'était limite chiant, sans expression. J'ai bien aimé la musique heavy metal de l'opening, très "représentative" de l'esprit City Hunter (titre : Illusion City, auteur / compositeur : Anchang, interprète : s.x Machineguns, durée : 3min45). A noter, à la 36ème minute, le caméo de Tsukasa Hojo, en plein travail sur sa planche à dessin. A la 12ème minute, nous retrouvons un Ryo toujours aussi obsédé ("quand je vois une femme aussi censuré"). Le truc du pendentif lors du décès de Sayuri est très bien trouvé, et rajoute au tragique. L'ending montre uniquement des séquences du passé de Ryo, Jack et Sayuri ensemble, sur la musique de Get Wild. C'est filler, mais on montre le trio comme étant très soudé et performant. En conclusion, il y a bien quelques gags sympa, comme ceux de l'équipe TV qui maquille les images et fait passer Ryo pour un psychopathe, mais l'intrigue de fond m'a plutôt barbé. Tout ce foutoir pour obtenir un duel de la part de Ryo. D'une manière générale, il faut bien avoir à l'esprit que si on regroupait certains épisodes fillers de la série par 2 ou 3, histoire d'en faire des films de 40 ou 60 minutes, hormis la qualité graphique inférieure, cela reviendrait à ce que l'on nous a servi ici. Si certains sont accrocs à la série au point de regarder et d'apprécier 36 fois les mêmes intrigues, tant mieux pour eux. Ma remarque est aussi valable pour les internautes n'ayant pas spécialement la série ou le manga en tête, qui tombent sur un de ces films sur internet un peu par hasard, et en font un éloge démesuré.

Bilan : de cette session de visionnage, car il faut bien retenir quelque chose de positif, je garderais en souvenir quelques séquences. Pour rappel :

- film 1 : la musique Love games, à la 35ème minute, et l'ending (Jurokuya)
- film 2 : rien de particulier
- film 3 : la musique Love games, à la 40ème minute
- film 4 : le dénouement avec la musique (Hunter in the city)
- film 5 : le meilleur des 6, mais sans musiques notables
- film 6 : l'opening (Illusion City)