Vue d'ensemble - Filler Guide


> Slam Dunk

Genre : basket-ball
Anime : 1993~1996, 101 ép (7)
Manga : 1990~1996, 31 vol (9)
Auteur : Takehiko Inoue




I] Jusqu'où est allée la série par rapport au manga ?
Pas de spoiler :

Les 101 épisodes vont jusqu'au chapitre 197, soit le dernier du volume 22. On dénombre très exactement dix épisodes fillers.


II] Au sujet de la comparaison entre les dessins de l'auteur et des joueurs de NBA.
Spoiler :

On trouve sur internet des images comparant des joueurs de NBA en pleine action et présentant des similitudes avec certaines cases (personnages, postures, etc.) dessinées par l'auteur. Elles sont consultables sur ce site.

En outre, dans une interview publiée à la fin du volume 15, l'auteur confie s'être naturellement inspiré de matchs professionnels, précisant même en avoir visionné un "nombre infini".


III] Mon avis sur l'anime et le manga Slam Dunk.
Léger spoiler :

Gros succès au Japon (5ème manga du Shonen Jump le plus vendu avec près de 120 millions d'exemplaires, à rapporter aux 31 volumes publiés), Slam Dunk est un petit bijou. Son personnage principal, Sakuragi, est l'anti Yugi ou Tsubasa par excellence, dans la mesure où même s'il compense largement par son physique (son endurance, sa détente et sa taille étant des atouts évidents), il ne débute pas dans sa discipline en étant un tueur ou le meilleur au monde. C'est même le contraire. Cette caractéristique permet ainsi de ne pas éclipser les différents joueurs, équipiers comme rivaux, et donc de ne pas les cantonner à un rôle de faire-valoir. Rien que pour cette bouffée d'air frais, l'auteur mérite toute notre considération. Il a su par ailleurs agrémenter son oeuvre de nombreuses touches d'humour, surtout dans les premiers tomes, là où des titres comme Captain Tsubasa ou Kuroko's Basket ne font que se prendre au sérieux quasiment du début à la fin. Qui a déjà ri en les lisant ou en les visionnant ? Mieux, Sakuragi n'a jamais peur du ridicule, et on peut voir ce trait de caractère comme une véritable leçon de vie. Cette dernière phrase m'est venue après une relecture complète de l'oeuvre.

Du côté de la série, certains diront que l'animation ou les dessins ne sont pas à la hauteur du manga. Et c'est tout à fait exact. L'auteur lui-même le déplore dans une interview publiée par Kana, en ajoutant que dans un monde idéal, il aurait fait les dessins lui-même. Bien sûr, il concède aussitôt qu'avec les délais à respecter et l'argent requis, il n'aurait jamais pu s'en sortir tout seul. Il est vrai, et mon second visionnage m'en a convaincu, qu'il y a trop de plans fixes en général. Ce n'est pas pour minimiser ce défaut, mais l'abus de plans fixes n'est pas non plus une caractéristique propre à Slam Dunk naturellement. Toujours est-il qu'il n'y a rien de vraiment gênant, et que ce n'est quand même pas du niveau de Sailor Moon, non plus.

Les dessins des 10 derniers tomes sont deux ou trois crans au-dessus du reste, ou ont en tout cas indéniablement fait l'objet de plus d'attention, notamment au niveau des visages, bien plus détaillés. Les tous derniers tomes affichent une qualité graphique générale tutoyant les sommets, et il n'était pas rare que je prenne le temps "d'admirer" certains plans. D'ailleurs, le soin apporté aux couvertures donne le ton. Encore une fois, je conçois que l'auteur trouve la version animée inregardable, par rapport à ses propres exigences, mais le fan lambda ne peut à mon avis se permettre de faire la fine bouche.

Si le manga a cartonné, la série a néanmoins dû s'arrêter 9 "volumes" avant la fin. Les accrocs devront donc se tourner vers le manga.


IV] Les résumés des 4 films Slam Dunk.
Spoiler :

1) "Hanamichi vs Oda"
(1994 - 29 min)

Résumé : Shohoku joue contre Takezono, une des 8 meilleures équipes du département, et est menée 21 à 24. C'est le second match amical de Sakuragi. Un flashback nous ramène une heure plus tôt, au sein du lycée Takezono. Oda, qui joue dans cette équipe, se moque de lui. Le génie se défend en lui rappellant sa performance contre Ryonan. Le meneur de Takezono insiste, pour le faire sortir de ses gonds, en lui disant qu'il ne pense qu'à se battre et ne sait pas ce qu'est vraiment le basket-ball. Sakuragi, piqué au vif, se retient de justesse en frappant à côté. Oda est une star dans son lycée composé majoritairement de filles, si bien que le moment venu, Sakuragi est accueilli sous les huées. Il commet énormément de fautes de débutant et devient la risée du public. Shohoku revient à 34 à 36 sur un panier de Rukawa. Et recolle au score grâce à Akagi, sur un rebond de Sakuragi. Oda s'apprête à tirer mais la défense éclair de Sakuragi le perturbe. Il obtient une faute et 2 lancers francs qu'il rate, toujours surpris par ce que venait de réaliser le rouquin. Ce dernier est au rebond mais passe à Oda (au lieu de Rukawa) qui en profite pour marquer. Malgré son niveau déplorable, Sakuragi se donne à fond sur le terrain. A la lutte avec Oda, il termine sa course sur un mur et s'écrase au sol. Le coach de Takezono applaudit son acharnement et sa combativité, bientôt rejoint par l'ensemble du public. Oda relève Sakuragi. Le match est terminé (score non révélé) et les 2 coach se souhaitent bonne chance pour les éliminatoires du tournoi inter-lycées.

Avis express : ce film n'a pas grand intérêt, en partie à cause des 4 ou 5 scènes directement reprises du manga et qui font donc doublons puisqu'on les a déjà vues dans la série. Notons toutefois que l'on retrouve Oda et son équipe de Takezono dans les fillers des épisodes 47 à 49, face à Kainan. Kainan affronte bien Takezono dans le manga, mais l'auteur nous apprend simplement le résultat dans une case. Ce film prend place chronologiquement entre les épisodes 19 et 20.


2) "Vers le titre national ! Sakuragi Hanamichi !"
(1994 - 45 min)

Résumé : au début du film, Sakuragi maltraite sa bande d'amis, puis donne un coup de tête à Aota du club de judo, qui l'invitait encore à le rejoindre. Il est sur les nerfs parce qu'expulsé d'un match pour la 3ème fois d'affilée, à cause d'un dunk sur la tête d'un adversaire (et sans inscrire un seul point). Dans son lycée, Sakuragi affirme à qui veut l'entendre qu'il mènera l'équipe jusqu'à devenir championne régionale, ou plutôt jusqu'à l'obtention du titre national ! Kogure, le "binoclard", parle de battre l'équipe de Tsukubu pour être parmi les 8 meilleures. Akagi précise que le match contre Shoyo sera ensuite décisif pour accéder à la phase finale du tournoi inter-lycées. Tsukubu a aussi un "fouteur de troubles", mais pour son capitaine, Godai, c'est aussi un joueur clé. L'intéressé est d'ailleurs vu en train d'épater Haruko en dunkant pendant qu'elle s'entraînait sur un terrain. Sakuragi rapplique et s'ensuit un échange de coups de tête. Il s'appelle Rango Koichiro, et a des points communs avec le rouquin : il fait le pitre et joue au basket pour être populaire auprès des filles, a craqué sur Haruko, donne des coups de tête, est résistant, etc. Il propose à Sakuragi de faire d'Haruko l'enjeu de leur match : s'il gagne, elle sera à lui. A l'entraînement, le rouquin est toujours aussi nul aux tirs. Akagi lui dit que de toutes façons il ne comptait que sur ses rebonds, ce qui rappelle à Sakuragi que "celui qui maitrise le rebond domine le jeu".

Maki de Kainan assiste au match, de même que Fujima et Hanagata de Shoyo, le géant Uozomi de Ryonan, et le jeune Hikoichi, toujours à prendre des notes. Ce sera le 4ème match de Shohoku. Sakuragi est remplaçant et harcèle comme d'habitude le coach Anzai pour faire son entrée, en génie qu'il est. Rango pose problème à Shohoku, tandis que Sakuragi rentre finalement assez tôt sur le terrain. Godai brille aux tirs à 3 points. Rukawa sonne le réveil de Shohoku, et à la fin de la 1ère période, ils sont menés 52 à 40. En voulant dunker, Sakuragi fait un passage en force. Mitsui l'informe qu'un tireur à 3 points n'aime pas voir un bon rebondeur sous le panier, et qu'il peut ainsi gêner Godai. Sur l'action d'après, il obtient un rebond (Rango n'a pas pu l'en empêcher), et permet ensuite à Akagi de marquer en dunkant. Sakuragi sauve encore un ballon qui filait en touche et percute des chaises, mais il en ressort indemne. Face à Rango qui veut shooter, Sakuragi fait sa défense éclair, quand il donne l'impression d'être partout à la fois. Il se fait remarquer avec ses rebonds, si bien que Tsukubu demande un temps mort. Ils ne mènent plus que 62 à 60. Le rouquin a 3 fautes et Akagi lui "interdit" de se faire expulser.

A la reprise, il en enchaîne pourtant une autre. Voulant à tout prix marquer, Godai fait faute sur Sakuragi. Le capitaine conteste la décision de l'arbitre, lui touche l'épaule et finit par se faire expulser. Shohoku mène ensuite par 81 à 70 puis 92 à 74. Akagi fait constater à Sakuragi les conséquences qu'engendrent une expulsion. Leur équipe mène à présent par 94 à 76. Hikoichi n'en revient pas : Sakuragi a déjà récupéré 22 rebonds (soit à égalité avec le record régional). Il en fait part à Uozumi, si bien que cela parvient jusqu'aux oreilles de l'intéressé, qui s'imagine déjà décrocher le record. Ses amis en tribune attendent eux plutôt sa 5ème faute, synonyme d'expulsion. Rukawa marque, ce qui lui attire les foudres du rouquin, lui reprochant de l'empêcher d'effectuer un dernier rebond. Aux prises avec Rango, Sakuragi récupère enfin le rebond tant désiré, et tout le monde salue sa performance. Mais l'arbitre siffle la 5ème faute. Le record ne sera donc pas battu. Shohoku l'emporte par 111 à 79 et fait désormais partie des 8 meilleures. Sakuragi est applaudi par les spectateurs, pour ses rebonds et son record égalé. Les deux équipes se saluent. Sur le parking, Rango et Sakuragi, qui se parlaient, se battent à nouveau en voyant Haruko venir vers eux.

Avis express : pas grand intérêt là non plus. Ce film n'apporte strictement rien par rapport à l'anime. Tous les ingrédients sont déjà dans les épisodes, donc ce serait limite comme revoir certains épisodes deux fois de suite, ça ne servirait à rien. Cependant, il est à noter que ce film adapte en fin de compte deux pages du volume 9 du manga, où le résultat du match et l'expulsion de Sakuragi sont simplement mentionnés. Pour l'anecdote, on pourra noter que dans leur vestiaire, les joueurs de Shohoku ont leur maillot dessiné à l'envers. Alors que l'instant d'après (ils ont toujours une serviette autour du cou), ils sont à l'endroit. Ce film prend place chronologiquement entre les épisodes 35 et 36.


3) "Shohoku en danger ! Sakuragi Hanamichi l'enflammé !"
(1995 - 39 min)

Résumé : le tournoi régional a déjà vu les victoires de Kainan face à Shohoku, par 90 à 88, et de Ryonan sur Takezono, par 117 à 64. Le film s'ouvre sur Sakuragi demandant à être rasé entièrement chez un coiffeur. La "mauvaise passe" à la fin du match contre Kainan est encore dans tous les esprits et le rouquin admet volontiers à ses partenaires la responsabilité de cette défaite. A la fin d'un de leur entraînement, un jeune inconnu vient dunker pour épater la galerie. Le coach Anzai arrive à son tour et le présente. Il s'agit de Michael Okita, le capitaine de l'équipe du lycée Ryokufu. Il fait partie d'une équipe formée récemment et qui ne participe donc pas au tournoi inter-lycées. Mais elle compte de bons éléments, en premier lieu son capitaine, tout juste revenu des Etats-Unis. Ils sont venus proposer un match d'entraînement. Ayako, la manager de Shohoku, rappelle à Anzai qu'ils ont un match contre Takezono dans 3 jours. Akagi accepte cependant la proposition, malgré l'inquiétude quant au risque de blessures. Lui et Kogure voyaient surtout là l'occasion de remotiver l'équipe après la défaite encaissée face à Kainan.

Le match a lieu le jour même. Akagi doit récupérer de son entorse et ne le jouera donc pas. Shohoku est d'abord sévèrement menée, mais revient à 46 à 52 en 2ème période, grâce aux exploits de Rukawa, après un "coup de gueule" d'Akagi. A 10 minutes de la fin du match, Kogure tire un lancer franc, le rate mais sauve le ballon qui allait sortir. Il se relève, les lunettes cassées et saigne légèrement. Il perd connaissance quelques secondes plus tard et se remet à l'infirmerie, où on lui apprend que l'entrée en jeu d'Akagi, apparemment remis, a changé le cours du jeu. A 2 minutes du coup de sifflet final, Shohoku est menée 73 à 74. En écho à la fin du match contre Kainan, Sakuragi récupère un rebond, mais cette fois-ci ne se trompe pas et passe bien à Akagi, qui dunk. Sur la dernière contre-attaque de Ryokufu, Sakuragi défend d'une claquette. Miyagi lui remet et le rouquin tire au panier... lamentablement. Le capitaine revient défendre. Sakuragi le feinte puis dunk à son tour, des deux mains ! Hélas, une seconde trop tard. Shohoku l'emporte tout de même sur ce score.

Avis express : encore un film dispensable, mais qui s'insère très bien dans la série. Si on omet le fait qu'Akagi se montre assez stupide pour risquer de se blesser à 3 jours d'un match important. A la fin, le fait que Michael parle de retourner aux USA laisse Rukawa "songeur". Ce film prend place chronologiquement entre les épisodes 60 et 61.


4) "L’âme d’un basketteur ! Hanamichi et Rukawa, brûlants comme l’été"
(1995 - 39 min)

Résumé : ce film se situe juste après le match entre Shohoku et Kainan (épisode 60), auquel assiste un certain Ichiro. Il a repris le flambeau de l'équipe du collège où jouait Rukawa, et son rêve est de remporter le championnat national à ses côtés (une fois au lycée donc). Mais il se voit malheureusement diagnostiquer une maladie dont le traitement devrait lui ôter définitivement tout espoir de fouler à nouveau les parquets. Bien sûr, cette nouvelle sonne comme un coup de tonnerre pour lui et ses proches. Sa soeur demande donc une faveur à Akagi, par l'intermédiaire d'Haruko : organiser un match d'entraînement avec l'équipe, comme un cadeau d'adieu pour son frère au monde du basket-ball. L'intéressé (Akagi) commence par décliner la proposition, mais se ravise très vite en pensant à la chance qu'il a de poursuivre son sport favori malgré l'entorse sévère qu'il s'était faite.

Le match a lieu, avec Rukawa et Akagi d'un côté, et Sakuragi et Ichiro de l'autre. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Rukawa ne fera aucun cadeau à Ichiro, au point que notre rouquin jouera le beau rôle en encourageant le jeune homme. Le match, dont le résultat n'a au bout du compte aucune espèce d'importance, se terminera par un nul (78 partout). Mais surtout par une belle action d'Ichiro, qui était jusque-là complètement neutralisé par Rukawa, malgré ses qualités reconnues, et qui feintera son idole pour passer à Sakuragi. Le rouquin marquera le panier égalisateur sous les acclamations du public. En guise de conclusion, Rukawa retrouve naturellement un semblant d'humanité en offrant son maillot à son fan, maillot qu'il accrochera dans sa chambre. En outre, Ichiro se voit proposer un poste de manager adjoint de l'équipe, ce qui lui permettrait d'accomplir son rêve, même si ce n'est pas de la manière envisagée au départ.

Avis express : comme vous avez dû vous en rendre compte, ce dernier film joue principalement sur le côté émotionnel, sur la corde sensible. J'ai critiqué le manque d'originalité des premiers, donc je ne me vois pas le faire pour celui-ci. A noter que le match se déroule lors des 20 dernières minutes. Cette histoire aurait fait de bons fillers pour la série. Si j'ai pour coutume de préférer de loin des fillers humoristiques à des fillers censés émouvoir, par objectivité je ne peux "cracher" bêtement sur la 2ème catégorie, au nom de la diversité du public. Autrement dit, il en faut pour tous les goûts. En bref, je ne garderai probablement aucun (bon) souvenir de ce film, comme les autres d'ailleurs, mais il m'apparait comme étant le meilleur du lot. En tout cas, celui dont le scénario est un minimum travaillé. Ce film prend place chronologiquement entre les épisodes 60 et 61.


V] Slam Dunk ou Kuroko's Basket, lequel est le meilleur ?
Léger spoiler :

Oui, j'essaie de le faire avec modération, mais la question est volontairement débile. Ce site n'a d'ailleurs jamais eu vocation à vous dicter vos goûts. Je sais qu'il y a des internautes qui ne le comprennent pas tant que ce n'est pas écrit, donc ç'aura au moins été fait une fois. Par contre, il ne m'est pas interdit de donner mon avis, qui n'engage que moi.

Concernant leur adaptation en anime, il est clair que Kuroko l'emporte haut la main. Mais il faut nuancer ce constat en précisant qu'il a eu la chance de bénéficier des pratiques des studios des années 2010 où, au plus, une saison de 25 épisodes sortait chaque année (comme Haikyu). En somme, la chose la plus intelligente à faire. Contrairement à Slam Dunk, et une flopée d'autres vieux manga, qui malheureusement ont connu une adaptation à la chaîne, au détriment du rythme, et parfois à grand renfort de fillers. Personnellement, le rythme dans l'anime Slam Dunk ne m'a pas posé problème. Mais je comprendrais tout à fait que quelqu'un y trouve à redire. Pour autant, un second visionnage récent me permet d'affiner ce jugement. Ce second visionnage m'a rendu certains matchs (mineurs) ou passages inregardables. Un peu comme certaines parties de Dragon Ball Z le sont devenues à cause du rythme d'escargot, l'arc des Saiyens ou de Freezer en particulier.

Sinon, c'est concernant l'histoire que tout se gâte. Slam Dunk et Kuroko ne jouent en effet clairement pas dans la même catégorie. Ce serait comme comparer Giant Killing (football plutôt réaliste) à Captain Tsubasa (totalement irréaliste). Je n'irais pas juqu'à dire que le basket dans Slam Dunk est réaliste, mais l'auteur s'est efforcé de s'en approcher en tout cas. Ce n'est pas du tout le cas dans Kuroko, donc partant de là, la comparaison entre les deux n'a pas lieu d'être. Ou alors, il faudra me citer l'épisode de Slam Dunk où :

- un joueur (Midorima) rentre plusieurs fois des tirs à 3 points de l'autre bout du terrain
- un joueur arrive à passer inaperçu tant sur le terrain que dans la vie de tous les jours
- un joueur (Akashi) détient un oeil façon sharingan qui lui permet d'anticiper les actions futures (l'anticipation existe en sport, mais à ce point c'est du pur délire)
- un joueur (Kise) copie toutes les techniques ou styles de jeu des autres (ça s'appelle même Perfect Copy)

Sans oublier le fait que dans l'équipe du héros, l'auteur ne se contente de développer que deux joueurs, le héros compris. Dans Slam Dunk, tous les joueurs de Shohoku ont leur moment à eux, leur histoire et leur propre caractère, et n'apparaissent donc pas comme de simples pantins présents uniquement parce qu'une équipe se compose de 5 personnes. Surtout, Kuroko's Basket est un shonen pur et dur dans l'âme, où le tandem de héros gagne parce qu'il peut compter sur ses partenaires (cf. le pouvoir de l'amitié ou du collectif), quand le grand méchant rival, à qui pourtant tout réussissait jusque-là, échoue finalement car il ne comptait une fois de trop que sur lui.

Ce ne sont pas de gros spoilers, car quand on commence un shonen sportif, on ne s'attend pas forcément à ce type de super pouvoirs. Donc il est plutôt utile que le lecteur en soit informé au préalable. En outre, à l'instar de Captain Tsubasa, ce n'est pas dans Kuroko's Basket que l'on trouvera ne serait-ce qu'une once d'humour. Bref, à chacun son style d'anime en somme...

Pour citer quelques points qui m'ont déplu dans l'anime de Slam Dunk, je dirais :

- la prononciation de l'anglais par les personnages : qui fait parfois saigner les oreilles. Entendre Hikoichi prononcer par moments le mot "unbelievable" quelque chose comme "unbilivabluya" a de quoi gaver. Neuf fois sur dix, les rebonds deviennent des "ribondo" (le r est un r roulé). D'une manière générale, "l'engrish" a un côté un peu agaçant à la longue. Je me dis qu'ils pourraient faire un petit effort. Dans JoJo's Bizarre Adventure, à un moment, Polnareff, un français, prononce le mot mademoiselle "mademoiséru". Vous vous souvenez sans doute que dans Death Note, Light était prononcé "Raïto", engendrant des confusions dans l'adaptation fansub. Le pire exemple dans le genre foutage de gu*** est sans conteste la prononciation du français par Sarah dans l'anime Princesse Sarah, en version originale japonaise. Dans l'épisode 3, la petite Sarah épate sa classe en s'exprimant en français, sa mère étant française. Eh bien, je mettrais ma main à couper que sa doubleuse a prononcé ses premiers mots de français lors du doublage de cet épisode ! Enfin, ce n'est pas tant la prononciation que l'accent que je remet en cause ici, pour un personnage dont la langue natale est soi-disant le français. Comparez simplement avec l'accent du professeur de français dans le même extrait, et sa manière très convaincante de dire "mademoiselle". Si son doubleur y arrive, pourquoi d'autres nous sortent des "mademoiséru" ? Ces exemples sont juste là pour préciser qu'évidemment Slam Dunk n'est pas le seul anime concerné par ce "défaut".

- l'eyecatch parlé : une idée hautement ridicule. Vous entendez à chaque milieu d'épisode un gamin s'exclamer (c'est surjoué à mort) à quel point c'est chouette de jouer au basket avec ses amis. Et en anglais s'il vous plait, avec l'accent qui va bien cette fois. Au bout d'un moment, j'ai été forcé de couper le son, tellement ça devenait pénible d'entendre les mêmes paroles.

- le second visionnage : qui est par moments difficile. Les adaptations de Kuroko's Basket et d'autres shonen sportifs ont montré qu'il était possible d'adapter à peu près 4 chapitres par épisode, en particulier lors des matchs. En outre, un sport aussi dynamique que le basket nécessite une adaptation qui le serait tout autant. Comme dit précédemment, les matchs mineurs adaptés à 2 chapitres l'épisode en deviennent fatalement ennuyants. Ce sont par définition des matchs sans aucun suspense, alors on en vient très vite à ne pas vouloir perdre son temps à les revisionner intégralement. Le dernier match, qui reste malgré tout intéressant à suivre, s'étale sur 18 épisodes. A titre de comparaison, la finale dans Kuroko's Basket dure 8 épisodes.

Sans vraiment de rapport, une petite image montrant une coquille dans l'écriture de "basket ball team", écrit "basket bool team" dans l'épisode 71.