Vue d'ensemble - Filler Guide


> YuYu Hakusho

Genre : arts martiaux / tournois
Anime : 1992~1995, 112 ép (5)
Manga : 1990~1994, 19 vol
Auteur : Yoshihiro Togashi




I] La série est-elle fidèle au manga ?
Pas de spoiler :

Oui, elle l'est. On peut néanmoins remarquer que quelques chapitres (sans grande importance) du début ont été zappés. Par contre, la fin de l'anime prend quelques libertés par rapport à la version papier. Il est vrai que celle-ci faisait dans l'expéditif, certains auraient même dit dans le bâclé, avec par exemple des combats non montrés. N'étant pas fan de ce manga, je n'ai pas d'avis vraiment tranché sur cette question. Toujours est-il que les deux fins sont différentes, par certaines omissions. On sera gré au studio de n'avoir quasiment pas mis de fillers, mais en contrepartie, le rythme en pâtit un minimum. Tout ça entre autres parce qu'une dizaine de chapitres n'a pas été adaptée...


II] Mon avis sur YuYu Hakusho ?
Léger spoiler :

YuYu est souvent cité pour illustrer l'âge d'or du principal hebdomadaire de prépublication de manga au Japon, le Weekly Shonen Jump, aux côtés de Slam Dunk et bien sûr Dragon Ball, quand il était tiré à 6 millions d'exemplaires avant de chuter de moitié une fois ces titres terminés (1996).

C'est un pur shonen 100% baston, d'arts martiaux. Si vous aimez les combats et ne prêtez aucune importance au scénario ou au fun, alors c'est une série faite pour vous. Pour s'en convaincre, sachez que l'on dénombre 4 saisons et que la 2ème, de 41 épisodes (36% du total), repose exclusivement sur un tournoi.

L'auteur, Yoshihiro Togashi, est connu pour reprendre allègrement certains concepts, design ou idées d'autres mangaka (voir Hunter x Hunter). Alors, quand bien même son tournoi vous intéresserait, comment ne pas lâcher une moue plus que dubitative en voyant que son dénouement s'avère être une repompe sans aucun scrupule de celui du Cell game dans DBZ (Toguro et le sort de Kuwabara (ép. 63 et 64) sont une référence explicite à vous savez quoi). Cela demande une vérification, mais il semblerait que les conclusions de ces 2 tournois aient été écrites à peu près à la même période. Enfin, on ne s'étendra pas sur les épisodes 68 et 69 qui sont un clin d'oeil aux Stands de JoJo's Bizarre Adventure.

D'une manière générale, on pourrait appeler ce manga "Tournoi Hakusho" (voire, si on la joue mauvaise langue, "Tournoi Plagiat Hakusho"), puisque même la fin prend la forme d'un tournoi. Ce qui est regrettable est que cette dernière saison ouvrait des perspectives intéressantes pour un shonen de ce type, mais que nouveau manga oblige (Level E), l'auteur a préféré en terminer là. On ne peut pas dire que cela fasse très sérieux. Au niveau de l'humour, on compte quelques gags bien décalés comme il faut (et l'apparition de maître Yoda dans le dernier arc), mais pas un humour régulier à la Dragon Ball.

En conclusion, YuYu est un shonen très classique, avec une histoire assez basique, où les montées en puissance (power up) des héros se font en pensant à leurs amis (façon Fairy Tail, One Piece, Naruto, Bleach, CDZ, etc.) ou de manière encore plus artificielle, rappelant dans sa facilité la méthode de la super eau dans la tour Karin, dans Dragon Ball. Entre parenthèses, c'était tellement facile que le studio avait cru bon de créer par dessus 2 ou 3 épisodes fillers sur ce sujet ^^. L'ensemble est un peu limite, à moins que vous ne considériez qu'enchaîner des duels ou des tournois soit suffisant. On a le sentiment que l'auteur a tellement centré son manga autour des combats et des clichés inhérents, que pour son oeuvre suivante (HxH), il s'est comme juré cette fois de les reléguer au second plan ou de les éliminer carrément.

Il y a donc, à mon humble avis, 2 points de vue possibles :

- soit ce serait une de vos toutes premières séries, et dans ce cas les clichés et repompes ne gâcheraient en rien votre visionnage (absence de recul). Il se peut que vous appréciez ce titre pour ce qu'il est, c'est-à-dire un dessin animé de baston en 112 épisodes, ni trop court, ni exagérément long.

- soit vous avez déjà lu (ou vu) avant DBZ, Saint Seiya mais surtout HxH, et vous serez à la fois déçu et surpris. Déçu, parce que YuYu n'apporte quasiment rien de plus que les 2 premiers titres. Pire, les (bonnes) musiques se comptent sur une main et les passages cultes pas vraiment plus. Surpris, parce qu'on peut l'être en se demandant comment l'auteur d'un manga aussi basique et convenu (à relativiser pour l'époque, certes) a pu sortir un HxH aussi fouillé et à mille lieues des sentiers battus.


III] Quelques remarques à propos du doublage et de l'adaptation.
Pas de spoiler :

Concernant le doublage, on peut noter les éléments suivants :

- le doubleur de Kurama est le même que celui de Kurapika dans Hunter x Hunter version 1999 (Frédéric Popovic).

- celui de Hiei a aussi officié dans Fullmetal Alchemist, pour Roy Mustang (Martial Le Minoux).

- Yann Pichon, Spike dans Cowboy Bebop, s'est occupé du personnage de Kuwabara.

- le narrateur est interprété par Philippe Roullier, la voix de Jet Black dans Cowboy Bebop. Il fait également quelques personnages secondaires.

- Gilbert Lévy, la voix de Moe dans les Simpson, interprète le personnage de Sensui (épisode 71). J'ai trouvé que ce choix de voix ne collait pas du tout.

- Jacques Albaret, voix de Vicious dans Cowboy Bebop et de Skinner dans X-Files, a également eu quelques rôles secondaires, comme dans l'épisode 10 (un des 8 duellistes) ou encore Suzaku dans l'épisode 18.

- Naïke Fauveau, Hitomi dans Vision d'Escaflowne, s'est occupée du personnage de Keiko.

- le blond de l'épisode 70 est doublé par Patrick Béthune, la voix bien connue de Jack Bauer dans 24.

Concernant l'adaptation en vf, on peut remarquer que les noms n'ont pas été modifiés, ni francisés. On a même des noms d'attaques originaux. C'est suffisamment rare pour être souligné. Il demeure bien sûr quelques maladresses, comme dans l'épisode 22 où Kuwabara et sa soeur parlent de francs, alors que dans l'épisode 27, la monnaie est exprimée en yens. Cela fait un moment que j'ai regardé la série, mais même si elle n'est pas vraiment mon genre, côté adaptation et voix, je n'ai jamais vraiment tiqué. J'ai trouvé, dans le domaine de la japanim, que YuYu Hakusho avait quand même bénéficié de l'apport de pointures du doublage.


IV] Petite remarque concernant le traitement de la svas**ka d'un des personnages.
Pas de spoiler :

Je préfère censurer ce type de mots pour éviter que ce site finisse dans la "corbeille" de google, ou soit pénalisé d'une façon ou d'une autre, à cause de filtres un peu trop pointilleux.

Bref, c'est une chose qui a retenu mon attention lors du visionnage de YuYu Hakusho. En effet, dans l'épisode 11, le moine duelliste Kazemaru arbore le fameux symbole sur le front. Je ne mets pas d'images, mais donc ceux de Ace pour One Piece, et Neiji pour Naruto, ont été modifiés pour leur passage en dessin animé. Naturellement, YuYu Hakusho n'a pas eu autant d'impact que les deux autres, notamment sur le marché de l'export, mais on peut se demander pourquoi les Japonais ont décidé d'opérer ce changement à une décennie d'intervalle.


V] Résumé du premier film et avis.
Spoiler :

Je n'ai pas trouvé son titre. Sa durée est de seulement 25 minutes.

Résumé : Botan se rend sur Terre, pour solliciter l'aide de Yusuke. Enma Junior a en effet été kidnappé alors qu'il se la coulait douce pendant ses vacances, sur une plage. Son ravisseur, Garuga, un gorille à tête de sorcière, travaille pour le compte de Koashura. Ce dernier veut le sceau d'or, un objet précieux censé ne pas quitter le bureau du roi Enma, et qui confère l'autorité sur le monde des esprits. Yusuke se rend donc sur les lieux avec le sceau d'or, accompagné de Botan et Kuwabara. De son côté, Enma Jr est ligoté sur un poteau, dans la Vallée du Magma. La route du trio est jonchée d'obstacles car, comme dit précédemment, le sceau d'or est un objet particulièrement convoité. Un démon sylvestre, avec ses lianes régénérantes, met nos héros en mauvaise posture. C'est alors que Kurama intervient pour les sortir d'affaire, tandis que Hiei se charge de découper en rondelles la gargouille ayant ramassé le sceau. Hiei et Kurama temporisent pour sécuriser leurs arrières. En tête, Kuwabara se sert de son épée d'énergie comme d'une perche pour permettre à Yusuke d'atteindre le sommet où se trouvent nos deux ravisseurs.

Koashura, une demi-portion plus bête que méchante, ne comptait pas vraiment faire de mal à Enma Jr. Il libère donc ce dernier en échange du sceau d'or. Mais Garuga s'en empare et envoie valser son "maître". Le combat débute. Yusuke projette son rayon astral, mais son ennemi le renvoie grâce au bouclier réflecteur se situant sur son torse. Il en profite pour apparaitre sous sa vraie forme, plus monstrueuse qu'auparavant. Son vrai nom est révélé. Il s'agit de Yasha, un criminel fugitif. Yusuke est clairement dominé dans ce début d'affrontement. Hiei, Kurama et Kuwabara arrivent à leur tour pour s'occuper d'Enma Jr et des autres. Le rayon astral de Yusuke est encore renvoyé par Yasha, mais le rayon perce la roche, ce qui génère une projection de magma qui recouvre le démon. Légèrement affaibli, il revient à l'assaut. Yusuke décoche à nouveau son tir, sauf que cette fois, le magma refroidi, recouvrant le corps de Yasha, l'empêche de déployer son bouclier. Il meurt donc et le conflit prend fin. En pleurs, Koashura leur explique qu'il voulait seulement se venger d'Enma Jr, pour une histoire remontant à la maternelle. Il s'était fait doubler par son rival le jour de l'anniversaire de Kotennyo, la fillette dont il était amoureux. Sur Terre, en ville, Yusuke subit les remontrances de Botan et de Kuwabara, après avoir confié que l'astuce du magma refroidi n'était finalement qu'un coup de bol...

Avis (8/10) : c'est pas méchant. Il y a de la baston, de l'humour, que demander d'autres ? Et la méthode pour en finir avec Yasha a le mérite d'exister au moins, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Ce n'est pas un film dans le sens classique du terme, mais plutôt un épisode rallongé de quelques minutes, ou une OAV.